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mercredi, 20 mai 2009

Couper n’est pas rosé

logorosé.jpg“Je m’engage à défendre le rosé dont la qualité est le résultat d’une vinification et je m’oppose à ce que le rosé puisse être un mélange de vin”. Pour ce faire rendez-vous sur coupernestpasrose afin de signer la pétition et de s’opposer à la fabrication d’un ersatz de vin. Lire la suite (et signer !) sur vinsurvin 2.0.

12:10 Publié dans VINS ROSES | Lien permanent | Commentaires (6)

vendredi, 03 avril 2009

Le rosé, vin androgyne

marilyn-manson.jpgSouvent méprisé à cause de son côté mi-blanc, mi-rouge, mi-figue, mi-raisin, sorte de tafiolle de la winosphère mondiale, le rosé n’en possède pas moins un atout non négligeable, être la parfaite alternative entre blanc et rouge. Point de patriotisme débordant, mais les rosés français enfilés depuis le retour des beaux jours sont très excitants. Lire la suite sur VinSurVin 2.0...

lundi, 23 mars 2009

Un Rosé, un Blanc.

rosée du matin.jpgAlors que d'aucuns ont à l'esprit que seul le bon rosé est produit en Provence, il n'est pas inintéressant de se tourner vers le travail de vignerons opérant là où il fait moins chaud. Après le rosé, le blanc : un mercurey de chez David Déprés que vous dégusterez à Paris dans quelques jours. Lire la suite...

vendredi, 08 août 2008

Rosé, rosas, rosa...

 

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Son rosé 2007 a été médaillé d'or au Concours Général Agricole 2008. Elle connaît tout le monde en Provence et elle a convié votre humble serviteur à un séjour en famille dans ses pénates. "Elle", c'est Mireille Martin, régisseuse au Domaine de l'Anticaille. Dévouée, généreuse, amoureuse de sa région et de son métier, elle n'a de cesse de marteler que le rosé est à classer au même rang que le rouge et le blanc. Cela restait à prouver ! Pour se faire, visites de domaines, rencontres à Aix et dégustations (de rosé). Impressions plus que satisfaisantes ! 

Baux de Provence, Bandol, Bellet, Cassis, Côtes de Provence, Coteaux d'Aix en Provence, Coteaux de Pierrevert, Coteaux Varois, Fréjus, Palette, Sainte Victoire... Pas facile de s’y retrouver dans l’AOC des côtes de Provence ! Qu’à cela ne tienne, avec une guide comme Mireille Martin pour défricher l’appellation et vous présenter ses préférés de la région, cela devient un jeu d’enfant. Motivation première lors de ce séjour, essayer de saisir l’esprit "Provence" et de rompre avec les idées reçues selon lesquelles le rosé, tant convoité au pays de l'OM, serait classé en Ligue 2. Chose accomplie ? Si la Ligue des Champions est encore loin, la Ligue 1 est à portée de main !

 

VINSURVIN n'a pas attendu de séjouner au pied de la Montagne Sainte-Victoire pour s'intéresser à ce "troisième sexe" ! Les rosés de M.1878504062.JPG Louison à Faugères (domaine des Estanilles) sont parmi ce qui se fait de mieux en la matière, et le sujet est régulièrement abordé ici. On ne va pas retracer l'histoire de ce vin ; cependant, considéré en Provence comme le premier vin élaboré par les romains (qui ne maîtrisaient pas encore suffisamment bien les méthodes de vinification pour faire du rouge), on a dans cette région une idée précise du vin que l'on aime et que l'on veut faire. Il est saisissant de voir que le rosé est une véritable institution dans la région, comme le champagne à Reims ou le vin jaune dans le Jura. Qui a dit "et le bas de tableau pour le PSG" ?!

 

La concentration n'est pas ce qu'il faut rechercher dans les rosés de Provence, même si certains offrent en bouche une belle structure et une sacré richesse. Là-bas, on s'attache dans un premier temps à faire un vin d'une couleur soignée, limpide, d'une belle brillance, et de teinte "pomelo". Le nez se veut frais, riche de petits fruits mûrs (fraise, framboise, abricot) et secs (amande) ; il est gourmand, flatteur. La bouche est vive, rafraichissante, gouleyante, composantes essentielles dans une région où il fait "cagnard". Mais elle est parfois ronde, souple, cette bouche. Elle nous conduit vers des notes chaudes de fruits très mûrs puis s'équilibre avec une acidité agrumée.  

 

1714730901.JPGNous avons dégusté trois rosés avec Mireille. Que l'on pourrait qualifier de "gammes différentes". Notez les différences radicales de couleur (sur les photos) ! Des différences, on en retrouve également en bouche : la palette d'arômes est bel et bien variée. 

 

Fruité Défendu : couleur pomelo. Asssemblage de petit grain, grenache, syrah. Après que le gaz se soit évaporé (classique en rosé de Provence), on note un nez outrancier de fruits très (trop?) mûrs, puis d'alcool : assez déconcertant. L'attaque est souple, la bouche ronde, de fruits secs. 6,25€ ? Un peu cher. CQFD.

 

Domaine de l'Anticaille, 2007 (7€) : Mireille n'est pas contente de l'échantillon, le vin ne réagit pas bien, ce sont des choses qui arrivent. D'une belle brillance, le nez est chaud de fruits rouges puis d'agrumes. La bouche est ronde, souple et mériterait plus de fraîcheur. Un bon potentiel. Vivement 2008 ! Par ailleurs, l'échantillon de ce rosé (pourtant) vendu "à la négoce" (dégusté au domaine) m'a bien plu.

 

Château Ferry Lacombe, Cascaï, 2007. Attention, les choses deviennent sérieuses. La robe est d'une brillance remarquable. Le nez est très aromatique, élégant, fleuri (pétales de rose). En bouche, légère déception : l'attaque est un peu mollasonne. On aimerait plus de peps et de vivacité. Mais finesse, fruit et gras compensent. De même que la belle persistance en bouche. 

 

Cette dégustation ne saurait être complète sans le coup de coeur de VINSURVIN à Cours Mirabeau à Aix-en-Provence. Affaire à suivre, ainsi que les Bellet, de Nice...

 

 

 

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Photos VINSURVIN, juillet 2008. 
1. A l'Anticaille, Mireille Martin monte sur les chais pour soutirer un échantillon de rosé.
2 et 3. Vignoble et un vieux pressoire au domaine de l'Anticaille, Trets, Bouches-du-Rhône.
4. Les trois flacons dégustés.

  

mardi, 05 août 2008

Accord met et vin... rosé

Pendant que la moitié sud de la France se régale de salades fraîches et de vin rosé, la moitié nord en est presque à resortir les gros pulls, cuisiner des boeufs bourguignons et sortir les cahors. Cependant, certains resistants ont décidé qu'ils continueraient d'accompagner leurs plats de vin "rosé", comme votre humble serviteur.

1495430106.gifEst-ce parce que VINSURVIN est de retour d'Aix en Provence que le rosé lui monte à la tête, où est-ce simplement dans l'air du temps ? Ce midi, filet mignon de porc et sa fondue de courgettes et tomates à l'huile d'olives (AOC Provence, ça va de soi...). Cerise sur le gâteau, la fondue a légèrement caramélisé, offrant aux gourmets à table un bouquet d'arômes absolument délicieux. Pour accompagner ce plat (chaud), choisissons un vin... frais. Un rosé, frais. Oui, mais, lequel ?

Si, aujourd'hui, de Cahors à Bourgueil en passant par l'Arbois, les vignerons de France et de Navarre ont décidé de "sortir" leur rosé, parfois très réussi comme parfois obsolète, il est assez étonnant de constater que non seulement le rosé est un vin culte en Provence (faisant, avec le Pastis et l'OM, partie intégrante de la culture méridionale, comme nous le verrons ultérieurement sur VINSURVIN) et que ce "troisième" vin (après le rouge et le blanc) est élaboré par les provençaux avec le plus grand soin.

Affublé des pires noms d'oiseaux (vin féminin, donnant mal à la tête, léger, secondaire -voire "sans intérêt" pour les362741882.jpg puristes), seul le rosé peut pourtant magnifier (et s'accorder avec) un très grand nombre de plats, que rouge et blanc ne toléreraient pas. Le rosé devient donc une excellente alternative. Quel rosé pour habiller ce plat mêlant viande blanche et légumes parfumés, dotés d'une certaine acidité et d'une touche de caramel ? Au hasard, c'est la Cuvée du Temple de Château Bas (Vernègues, 13) qui trôna sur la table, Marilyne Lottin m'ayant fait parvenir, via les Caves Parisiennes de Radu, à Château Rouge (rue Muller, Paris XVIII), les derniers opus de la maison.

Choix judicieux puisque l'accord fut sensationnel. Sa couleur serait d'un tuile clair mais en jetant un oeil sur cette étude (p. 10), on la qualifierait alors de pelure d'oignon. Dieu merci, il ne le sent pas. Au contraire, le nez de cet assemblage de syrah et de cabernet est très aromatique et chaud, de fruits rouges mûrs. Sa bouche est vive, puis elle présente de la rondeur et une matière riche et opulente,  soutenue par une acidité qui n'est pas sans rappelée l'amertune des peaux d'agrumes. Le vin se fond avec le met puis tranche, se dissocie pour apporter fraîcheur et tonicité. "C'est le rosé qu'il fallait", entend-on autour de la table.

Si la blanquette de veau, la poule au pot et le boeuf bourguignon demeurent des classiques indétrônables de la cuisine française, cette dernière n'en reste pas moins une cuisine évolutive, non figée et ouverte aux autres cultures. L'apport de la gastronomie orientale, de la cuisine chinoise ou japonnaise permettent à des vins de retrouver une seconde jeunesse. C'est tout à fait le cas des vins rosés. Mais n'oublions pas qu'avec des plats aussi "simples" que celui présenté aujourd'hui, ce dernier joue un rôle prépondérant dans le plaisir de la table.

mercredi, 02 juillet 2008

J'ai testé pour vous...

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Entre les rencontres impromptues dans les salons de moleskine, les échantillons passés de main à main Place de Clichy, les colis dans la boîte à lettres, et ceux livrés par les coursiers des boîtes de com, la difficile tâche de VINSURVIN se voit aujourd'hui étendue. Si on est loin des errances dans les vignes ou des goûte-moi-ça dans les troglo, ces échantillons réservent parfois de belles surprises. Revue des derniers dégustés -et appréciés. Avec mes remerciements.

1084671118.JPGChampagne Thienot Brut Rosé. Boudé par les puristes, négligé par l'acheteur lambda, adulé par les femmes, le champagne rosé tarde à se faire une vraie place dans le paysage oeno-culturel français. Et c'est dommage, car ce vin, expression du charme et de la séduction, peut surclasser bon nombre de champagnes. Si celui de Bertrand Lhopital est un exemple de fraîcheur, de fruité et de raffinement, difficile de bouder celui des Thienot. Assemblage des trois cépages champenois (chardonnay, pinoit noir, pinot meunier), ce champagne rosé ouvre le bal sur de petites bulles nerveuses, mais, qualité essentielle, sans développer l'effervescence (type alcaselzer) des champagnes lambda. C'est d'abord sa vivacité, son côté explosif en bouche qui ravit le dégustateur, aspect que l'on retrouve d'ailleurs dans le Brut. Petits fruits rouges, puis griotte, framboise tapissent le palais dans une matière onctueuse, si ce n'est crémeuse. Des notes que l'on aimerait faire durer en bouche. Associé à des biscuits roses de Reims, comme ceux de la Maison Fossier, et voilà un moment des plus plaisant. Pour faire sobre.

Les arômes de ce Champagne Thienot Brut, produit de l'assemblage des trois cépages champenois également, sont vifs, gais et somme toute assez marqués.  Mais ce champagne surprend essentiellement par la fraîcheur, la densité, et la profondeur de sa matière. La bouche est fleurie, juvénile et d'une belle puissance, qui mériterait d'être un peu canalisée. Difficile une fois de plus de bouder son plaisir avec de tels vins.

Découverts au Salon des vignerons Indépendants du Carrousel du Louvre, les blancs de Château Bas, Coteaux d'Aix en Provence, nous1172876218.jpg prouvent une fois de plus la diversité, la complexité et la richesse du terroir français. Ouvert à l'apéritif, alors que le soleil tape sur les carreaux, Pierre du Sud intrigue le dégustateur. Pour un peu, il le laisserait dubitatif. C'est aussi pour ce genre de réaction que l'on aime le vin. Car quoi de pire que quelqu'un qui ponctue sa première gorgée d'un "ah, il est bon !" puis enchaîne sur un "et le boulot, ça va ?".

Pierre du Sud n'amasse pas mousse mais ne s'embarasse pas de fioritures non plus. Le nez exprime d'abord des notes franches et fraîches d'agrumes, notamment de citron jaune, puis viennent les fleurs blanches, le tilleul, avant que n'exultent des notes plus chaudes, comme l'ananas. La bouche est ardente nette et sans détour. De la fraîcheur, du zest, du citron jaune pressé. On en mettrait dans sa gourde pour aller arpenter le massif des Maures. A suivre sur VINSURVIN, les rosés de Château Bas...

130215527.gifOn finit avec le Domaine du Grand Guilhem, 2005, un fitou (rouge) des montagnes qu'Arnaud Vivancos m'a confié, la semaine dernière. Son architecte, Gilles Contrepoids, qui opérait dans l'informatique à Paris il y a une quinzaine d'années, rêvait d'avoir un domaine. Après avoir passé ses diplômes et vinifié à droite à gauche, il lance son premier millésime en 1998. La gamme des vins de ce reconverti est assez large : cru fitou, fitou grand guilhem, divers rivesaltes, corbières blancs et rosés...

On ne parle pas beaucoup du fitou sur VINSURVIN, la plus vieille appellation du Languedoc, au même titre que les corbières, c'est vrai. Ces deux appellations souffrent probablement du fait que les gros rendements de carignan donnent souvent des vins fades et sans reliefs. On entend et lit, çà et là, que Fitou vécut son heure de gloire dans les années 80 et que de nombreux vignerons se seraient endormis sur leurs lauriers... Mais Gilles Contrepoids éveille nos sens avec ce fitou Domaine Grand Guilhem. Il exprime des notes assez viriles et une certaine puissance à l'ouverture. D'ailleurs, des notes de cuir dominent nettement l'ensemble en premier lieu... Fruits noirs, kirsch, garrigue (thym, laurier), poivre noir s'invitent pour créer une agréable richesse aromatique. La bouche est ronde mais pas grasse comme certains faugères, les tanins sont un peu mous, et le fruit noir qui domine les premiers instants manque un peu de maturité, à mon goût. Des notes réglissées enrobent  une matière équilibrée et droite. Le vin est d'une certaine corpulence et s'exprime dans une longueur tout à fait honorable. Un beau potentiel qui pourrait s'avérer encore plus abouti dans les millésimes à venir. Je demande à goûter les 2003 et 2004 !     

Voilà, j'ai testé pour vous, mais n'oubliez pas que, chaque mois, vous pouvez également tester les vins de VINSURVIN lors des TupperWine. Prochaine édition, mardi 8 juillet, dans le XVIIIème arrondissement de Paris. Renseignements et inscriptions ICI.

A suivre sur VINSURVIN,  Mas Nicot : 70 % grenache, 30% syrah, un excellent rosé languedocien qu'il faudra vite se procurer.

 

samedi, 07 juin 2008

Des rosés qui n'ont pas à rougir.

Décriés par les puristes, adorés par les femmes, les "rosés" n'ont pas toujours bonne presse et éprouvent certaines difficultés à se faire une place au soleil, entre les blancs, stars des apéritifs et des plats de poissons, et les rouges, maîtres incontestés en la matière. Alors que nous approchons tant bien que mal de l'été, VINSURVIN passe en revue quelques rosés dégustés grâce aux échantillons reçus, chaque semaine plus nombreux.

1261282311.jpgLe rosé, c'est pour les femmes. Ou pour les tapettes ; le rosé, c'est un mélange de blanc et de rouge ; le rosé, ça manque de personnalité.  Pléthore sont les stéréotypes dont souffre le troisième sexe de la viticulture. Sorte d'androgynes ni blanc, ni rouge, si les rosés ont souvent été le parent pauvre du vin, on lui prête aujourd'hui un peu plus d'attention. Dégustés l'été en apéritif, avec des grillades, des salades ou même des desserts, certains d'entre eux sont aussi les parfaits accompagnateurs, quelle horreur cette formule, de plats épicés comme les tagines.

Aujourd'hui, le "travail" VINSURVIN est loin de celui tiré des rencontres avec les vignerons. Mais, nombreux étant les échantillons à arriver chaque semaine à Paris, il est normal de faire honneur à ceux qui valent le détour. Reçu il y a quinze jours, Roselya mérite que l'on s'arrête sur lui ; ou sur elle. Féminin ou efféminé, ce bordeaux rosé signé Terroirs de Tutiac de couleurs framboise claire présente un nez gourmand et généreux de fruits mûrs, de fraise. En bouche, c'est farandole de fruits rouges acidulés mais aussi de griottes, qui donnent du gras à un vin très concentré par ailleurs, chose rare dans ce type de vin. La finale est poivrée et gouleyante. Un bon rosé.

Le Mâcon rosé de Jean Gonard, des Caves Charnay-les-Mâcon, est d'une belle brillance et il arbore une couleur tuile claire. Un nez marqué par le fruit rouge mais aussi par des notes de sous-bois et d'amande grillées, de noisettes comme on le retrouve, et c'est surprenant, dans les blancs du Mâconnais. Un rosé léger, rond, poivré, qui remplira très bien son rôle cet été.

En attendant de déguster, entre autres, l'Arbois Rosé d'Henri Maire, les rosés de Provence de Château Bas, le rosé ardéchois du Château de la Selve, mais aucun Tavel, il ne faut pas hésiter à mettre quelques-uns de ces vins au frais, surtout sous les grosses chaleurs.

vendredi, 18 avril 2008

De Telmont / Larher : jolie loft story.

 

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Bertrand Lhopital, dont les champagnes de Telmont feraient rougir les plus grandes marques, et le pâtissier Arnaud Larher, sacré meilleur ouvrier de France 2007, étaient réunis jeudi soir au Loft Moncey, à deux pas de la Place de Clichy, pour créer une parfaite association entre leurs talents respectifs. VINSURVIN ne pouvait manquer ce rendez-vous.

Sophie Valicon n'a donc que des idées géniales ! Après nous avoir fait découvrir les somptueux champagnes de Telmont dans ce (non moins somptueux) loft en plein coeur de Paris, en décembre dernier, elle nous conviait hier soir au pacs entre un champagne rosé frais, gourmand, fruité, et une verrine composée d'un Baba Cedra (imbibé au champagne rosé), de fruits, d'une crême et d'un subtil et fin chocolat blanc aux tons rosés. Dois-je vous conter le plaisir éprouvé ? Impossible. Voilà des choses qui ne se racontent pas, mais qui se vivent (monsieur)...

Si l'on a déjà entendu parler de Bertrand Lhopital (Champagne de Telmont) sur VINSURVIN, l'occasion sera donnée aux gagnants du super jeu-concours VINSURVIN, TUPPERWARE, WINE SPECTATOR, RIRES & CHANSONS de découvrir les champagnes de Bertrand, mardi 10 juin 2008. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, c'est le talentueux Tarlant (Benoît de son prénom) qui vient d'annoncer sur VINSURVIN (commentaire à l'appui) son désir (c'est très Champagne ça, le désir) de nous faire déguster ses champagnes à l'automne prochain. Mais revenons à Bertrand Lhopital : abordée mercredi 9 avril dernier, chez lui à Damery, et hier soir au Loft Moncey, la thématique de cette dégustation qui-n'a plus-de-nom-et-ça-c'est-vraiment-triste semble se diriger vers un parallèle entre deux champagnes, puis un voyage dans le passé. Les veinards qui ont pu déguster la cuvée O.R, millésimée 1999, ainsi que le champagne rosé, mercredi soir dernier à l'Entrepôt (dont je remercie encore le charmant directeur, Jean-Luc, pour son généreux acceuil) ont eu un joli aperçu du travail de Bertrand.

Et Arnaud Larher dans tout ça ?! Discret, espiègle et surtout très doué, celui que l'on surnomme l'Artiste de Montmartre parle peu mais juste. Curieux, expérimentaliste, innovateur, le meilleur ouvrier de France 2007 nous délecte d'un dessert riche en arômes, en douceur et en complexité. A l'image de son concepteur, la verrine n'a rien de sentencieuse. Aucune ardeur, que de la douceur. Aucune emphase, que de l'extase. Le met est tout en rondeur et en volupté.

Rencontré lors de la dégustation des champagnes De Telmont, j'avais soumis à Arnaud l'idée d'un feu-Tupperwine avec une thématique accord met-vin. Comme par hasard, le sujet est revenu sur la table hier soir. Dingue. Il ne reste plus donc qu'à prendre rendez-vous avec le maître patissier et de lui apporter quelques flacons afin de préparer cette dégustation à laquelle, bien sûr, chères lectrices, chers lecteurs, vous serez conviés si, et cela va de soi, vous êtes en mesure de répondre au quiz (hyper difficile) permettant l'obtention du césame.

Deux dégustations de champagne, un accord mets patissiers et vin, et bien d'autres régions et vignerons à découvrir : ce qu'on est bien, sur VINSURVIN.

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Votre humble serviteur (et sa verrine), Bertrand Lhopital et Arnaud Larher
au Loft Moncey, jeudi 17 avril 2008. 

 

mardi, 26 septembre 2006

FAUGERES: VRAI GENRE.

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Photo Bertrand Celce.

Chers amateurs de bon vin! Chacun mettra ce qu'il veut derrière l'adjectif "bon", le but étant de distinguer les bons des mauvais. Et oui, ici, nous faisons dans l'ostracisme! A mort les vulgaires chardonnays servis dans les café parisiens! Pendez les faiseurs de Sauvignon de comptoir! Au pilori les négociants de fonds de barriques! Place à la nouvelle vague, à la subtilité et la complexité. Dieu me garde d'un quelconque ellitisme satisfait! Un vulgaire exemple de prix pour justifier l'humilité dont je me prévaux me semblerait déplacé. Mais j'insiste, il n'est point nécessaire de grimper dans les hautes sphères pécuniaires pour trouver son plaisir. Réservons cela aux incultes manants des salons de moleskine. Je ne me fatiguerai donc  jamais de  signifier à ces établissements français et parisiens qui croient hisser haut les couleurs des terroirs français qu'ils nous servent trop de vins éreintés, misérables et insipides. Je les ai (suffisamment? je ne crois pas!) montré du doigt pour ne pas omettre de distinguer, ne serait-que que lexicalement, les vins mauvais des vins très bons. A y regarder de près, il y a du travail dans la distribution du vin français.  

Aujourd'hui, je vous redirige vers le blog de Bertrand Celce, photographe et grand amateur de vin, blog classé dans le Top 7 de Food and Wine, s'il vous plaît! Bertrand et sa femme aiment à flâner chez les vignerons français. Il en ressort des posts très riches en explications, informations et anecdotes ainsi que de superbes photos. Attention, blog réservé aux anglophiles!  

En browsant un peu les posts, je suis tombé sur un dédié à Faugères, d'où la photo ci-dessus. Je cherchais des photos sur le Domaine des Estanilles, à Lenthéric (34), que j'ai visité cet été et qui a accompagné le repas d'anniversaire d'Hippolyte dimanche dernier. Sans Michel Louison, propriétaire de ce domaine et natif de Tours, l'appellation Faugères n'aurait jamais connu une telle notoriété. Sur une tajine d'agneaux aux abricots et aux épices absolument exquise (et maison, cela va sans dire, n'est-ce pas Dorothée?!), nous nous sommes littéralement délectés du Rosé Prestige de Michel Louison. Une jolie robe brique foncée. Un nez très expressif d'orange sanguine mais aussi de garrigue, de thym et d'épices. Une attaque sur des notes d'agrumes se prolongant vers les impressions aromatiques du maquis. Une bouche gourmande, généreuse et fraîche, sur des arômes de sous-bois, de cigare et d'épice douce. Un vin... bon, pour reprendre les termes de l'introduction, mais en réalité, il faut le dire, assez extraordinaire. Voire sublime. L'accord parfait en outre avec la tajine. Une classe à lui. Un genre à part.

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