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mercredi, 28 avril 2010

Mon caviste dans le 18ème

abbesses.jpgQuiconque a participé à un TupperWine de VinSurVin s’est peut-être rendu chez le beau Fabrice (une tendance), Cave Lya, en plein cœur du délicieux quartier des Abbesses, à Paris XVIIIème. Chez Fabrice, Fabrice a flashé sur deux fabuleux flacons bio : un de rugbyman et un pour femmes sensibles. Ou serait-ce le contraire ? Lire la suite sur VinSurVin 2.O...

samedi, 10 avril 2010

Mon caviste dans le 10ème

la Contré.jpgChaque semaine, VinSurVin vous emmène chez un caviste parisien, un vrai, et vous conseille des vins adaptés à des moments précis. Aujourd’hui, même si vous vous trouvez au bord du Canal Saint-Martin, il faudra faire un crochet par la Contre-Étiquette pour vous procurer la bouteille de ce soir ou de ce week-end. Direction Belleville, à la “ContrÉ”. Lire la suite...

samedi, 13 juin 2009

Le Petit Hippolyte va chez un “caviste”

cavehippolyte.gifHier je suis allé dans un magasin de vin que c’est rare que mon papa il va dans ce genre d’endroit mais vu qu’il a perdu les clés de sa cave et que Champion était fermé alors on avait pas le choix. Moi je bois que de l’eau même si papa il dit que l’eau de Paris c’est du pipi de ras et que pour sa santé il vaut mieux la couper avec du vin. Lire la suite sur VinSurVin 2.0...

mercredi, 11 mars 2009

J'achète un Ochato à Belleville

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Le vin, c’est fait pour être bu ! Afin de faire découvrir ses dernières trouvailles à l’équipe d’Ochato, VinSurVin s’est invité dans les tout nouveaux locaux du site parisien de vin en ligne. Au programme, des vins de copains à boire avec la cuisine de tous les jours. Lire la suite...

dimanche, 08 mars 2009

Me Gusta Miranda !

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La rencontre avec Miranda, une espagnole avec qui je prendrais bien des cours de claquette, m'a rapproché de mes origines ibériques, cette tendre Espagne dont les vins  sont trop souvent marqués par la barrique et la sur-concentration. Vamos a bailar. Y a beber. Lire la suite...

 

mardi, 30 septembre 2008

L'Hardi Vin fait peau neuve !

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Que de beaux souvenirs à l'HardiVin, rue des Dames, dans le 17ème arrondissement de Paris : le mémorable TupperWine 2.0 animé par le géant Daniel-Etienne Defaix ; le TupperWine 10.0 animé par l'excellente Martine Becker... Mais non, l'Hardi Vin n'est pas mort ! Au contraire, il fait peau neuve. Et revient plus vivant que jamais.

Descendez à la station Place de Clichy, dirigez-vous vers la Fourche, prenez à gauche direction mairie du 17ème, ça y est, vous êtes dans la fameuse rue des Dames. La première boulangerie à droite fait du très bon pain. Les Caves Populaires sont le repère des amateurs de vin : un bar à vin très sympa. Le bistrot des Dames, et sa fameuse courette si agréable aux beaux jours, est the restaurant dans lequel déjeuner ou dîner dans le quartier. Il y a Aubergine aussi : beaucoup de potentiel. Vous traversez la rue des Batignolles. Et oui, c'est ici les Batignolles !

Poursuivez la descente vers le 17ème (encore plus) chic. Enjambez les rails de Pont Cardinet, traversez la rue de Rome. Les restaurants nePhoto038.jpg manquent pas : le Nove Sette, un des rares restaurants italiens dans le quartier ; attention, carte des vins soignée. 3 Pièces Cuisines, plus typé "djeuns" mais excellent pour boire un verre ou se donner rendez-vous. Il suffira de se rendre dans la rubrique "bons plans restos à Paris" pour en savoir plus sur ces différents lieux... Numéro 97, numéro 100, voici le 109 rue des Dames : vous êtes devant l'Hardi Vin, seul caviste dans la rue.

Photo010.jpgL'Hardi Vin ne paie pas de mine, comme ça. Mais ne vous fiez pas aux apparences. A l'intérieur, et avant rafraichissement de la devanture, Olivier et Jérôme s'affairent à trouver la bouteille qu'il vous faut. Qualité numéro une de ces deux cavistes, proposer des vins de viticulteurs que les deux acolytes connaissent. En effet, ces derniers se rendent souvent dans le vignoble afin de dénicher des vins de qualités, vendus ensuite à des prix raisonnables. Et à regarder les étagères, on parierait volontier qu'ils ont des régions préférées : le Languedoc tient en effet une place privilégiée. A ce sujet, on s'intéressera à Puechcamp, ce remarquable vin de pays des Cévennes (8,30€). Le Rhône peut se targuer d'être représenté par des vins aussi rares que bons : goûtez ce Visan du Domaine Florane (10,90€), et donnez m'en des nouvelles... La Bourgogne n'est pas en reste avec un pouilly fuissé trié sur le volet (20€), comme un mâconnais autour des 8€. Les "digestifs" occupent une place non négligeable également, comme cet Armagnac de chez Marcel Trépout. Enfin, pas de risque de se tromper avec ce vin corse du Domaine Leccia !

Côté dégustations, pour 35€, Olivier et Jérôme proposent des soirées thématiques qui ont beaucoup de succès. L'occasion de goûter de très jolis vins de France et de Navarre et d'en apprendre plus sur les régions où on les élaborent et les vignerons qui les produisent. Griotte sur le gâteau, l'Hardi Vin acceuillera un TupperWine assez exceptionnel, en février, avec la présence d'Alain Chabanon, ce talentueux vigneron de Montpeyroux dans le Languedoc.

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109 rue des dames, Paris 17.

samedi, 07 juin 2008

Lya du bon vin chez mon caviste.

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Parce qu'à Paris on trouve ce qui se fait de mieux et ce qui se fait de pire, pas de raison que le monde des cavistes échappe à la règle. Quand on ne maîtrise pas trop les vins de France et de Navarre, et encore moins ceux de l'étranger, le parisien lambda se réfugie souvent chez un caviste connu, comme celui portant le même prénom que notre président. Entre gens n'y connaissant pas grand chose en vin, on se comprend. Pour les autres, mais aussi pour la catégorie précédemment citée, il y a nos chers cavistes indépendants, qui, en règle générale, ont le chic de nous faire découvrir des vins sortis de nulle part. Parmi les préférés de VINSURVIN, il y a CAVE LYA, aux Abbesses.   

On aurait pu également intituler cette rubrique "j'ai du bon tabac dans ma tabatière" ou, plus probant, "j'ai du très bon vin chez mon p'tit caviste." Parce qu'il faut rendre à César ce qui appartient à César : ces deux flacons dégustés un week-end de janvier dernier, et le plaisir énorme qui en découla, furent glanés chez Fabrice, Cave Lya, Paris XVIII. Ce qui démontre la maîtrise du maître des lieux dans son domaine.

Ouverte en premier avec un apéritif dînatoire (copa corse, cake salé maison, homous / pain libannais, palette de légumes crus en dipping, etc...) : un FAUGERES 2005 de chez Alain Ollier, du Domaine Taillefer. Mon acolyte Christophe (alias Sancho Panza de las Gonnesses), présent pour l'occasion, a le délicat souvenir de me rappeler que nous faillîmes goûter leur vin en 2006 lors de notre périple héraultais. Mais nous avions opté pour le (délicieux) Domaine de Valambelle et pour le (superbe) Domaine des Estanilles, de M. Louison, à la place. Next time...

La robe de ce faugères est sombre et profonde. Dès l'ouverture, le nez est exubérant de notes de garigues, de tabac et de cuir, pour laisser place ensuite aux fruits noirs. C'est drôle car Christophe ressent d'abord le fruit, puis les notes que je décrivais en premier lieu! Les sens de chacun ne détectent pas les mêmes arômes au même moment, où est-ce notre sensibilité, guidée par notre instinct, notre expérience de la vie, nos simples inclinations, qui déterminent nos premières impressions? Mystère.

La bouche est ample, presque charnue, oncteuse et grasse. Presque compotée, elle offre une jolie complexité, celle qui nous fait toujours dire "si, si, il y a un truc, mais, attends, je n'arrive pas à le définir...". Certains appellent ça l'ignorance! Ca doit être ça... On savait 2005 une année exceptionnelle sur le territoire, mais parvenir à un tel équilibre et une telle maturité (avec seulement 12,5% d'alcool), après si peu de temps de bouteilles, nous le confirme. Et prouve assurément la grande maîtrise des hommes et des femmes derrière ce vin. Bravo! Les Collines d'Alain Ollier retiennent donc toute notre attention. Parisiens : accourez Cave Lya pour vous en procurer. Autour des 7€, voilà un excellent rapport qualité-prix.

Vient ensuite le Château des Légendes, un Terrasses du Larzac 2005 (appellation trompeuse, ces vins n'étant pas faits à Millau, mais en Côteau du languedoc), de chez Christophe Fontaine. Le nez est plus floral, plus aérien, plus subtil peut-être. La bouche est assez légère à l'ouverture, sur une jolie palette de fruits noirs avant de nous guider vers des notes plus herbacées, plus épicées. Une jolie finesse, de l'élégance. Quelle maîtrise ici encore. Il m'en faudrait deux cartons! Autour des 9€ pièce, ça les vaut largement. Rendez-vous Cave Lya pour s'en procurer.

Ces deux vins sont, une fois de plus (et il suffit de les goûter ou de cliquer sur Les Vins du Languedoc pour s'en rendre compte) de fantastiques preuves que le Languedoc est bel et bien en pleine révolution. Finie l'image de ces vins de table destinés aux clochards ou à la cuisine, bonjour les VDP de grande qualité. Au prix d'énormes sacrifices, de peines et de souffrances, les languedociens ont su prendre le taureau par les cornes. A tel point que cette région qui était sur le point de recevoir le coup de grâce il y a encore peu de temps se pare aujourd'hui d'un somptueux habit de lumière. 

CAVE LYA, 64 rue d'Orsel - 75018 Paris / Tél : 01.42.52.53.76

Lire par ailleurs : Côté Cépage / Sol & Mio

vendredi, 15 février 2008

Ma Laviniattitude tombe en désuétude.

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Après plusieurs années de bons et loyaux achats chez le géant du vin parisien, j'ai été soudainement pris d'une grosse crise de panique, hier soir. Tout à coup, perdu au milieu des côtes du rhône, des vins australiens et des vins chers, je me suis soudain senti anachronique, hors sujet. Je me suis demandé ce que je faisais (pour rester poli) dans ces Galeries Lafayette du vin. Moi le défenseur des petits viticulteurs et des petits cavistes, j'étais là, entrain de me fourvoyer. Lavinia, c'est fini? Pas nécessairement. Car le magasin de la Madeleine trouve essentiellement sa place sur le marché des (vins) étrangers et des vins spécifiques. 

J'étais entre Saint-Lazare et Opéra. Dans l'impasse. Car j'atteignais le dernier jour pour mener à bien la mission qui m'avait été confiée : acheter du vin pour l'anniversaire de mon ami X. X n'a rien d'érotique et encore moins de pornographique (malgré un physique avantageux), c'est juste qu'amateur de bons petits vins lui-même et défenseur du commerce de proximité, il lui est interdit de livrer ses confessions et d'exprimer ses convictions et opinions en public : il travaille pour un gros groupe de distribution dont le sens de la démocratie nous rappellent quelque peu le droit d'expression à la russe et à la chinoise. 

Pour un long apéritif dînatoire entre copains, Y (dont je dois taire l'identité et masquer le visage car la grande société pour laquelle elle travaille ne tolérerait pas que son nom soit associé à celui d'une femme qui consomme du vin, chose qui demeure encore très impolitiquement correct dans les hautes sphères de l'entreprise ; d'ailleurs, à ce sujet, un jour &#?%U$+°)M^#f***U --- COMMISSION DE CENSURE ETAT FRANCAIS / VOTRE QUOTA DE MEDISANCE EST ATTEINT) m'avait donc confié un budget de 90€ pour environ six bouteilles, soit 15€ par unité. For some reason, j'avais envie de mettre une touche exotique à cet anniversaire. Je téléphonai donc à Yasmina, Nu Ahn Wu et Katarina  me dirigeai donc vers le département des vins étrangers mais trouvai malheureusement porte close pour "réembellissement". Première déception. Certes, je trouverais bien quelques Ribeira del Duero, Pouilles et autres Mendoza au sous-sol, mais le choix serait plus restreint. L'amertume me gagna.

Lorsque j'accédai au rez-de-chaussé, le lieu me sembla froid. Les tons sont foncés, les lumières faibles (ce qui pour le vin n'est pas une mauvaise chose en soi mais cela crée une impression chlostrophobique) et le personnel absent.  Je commençai par la Bourgogne. En dehors d'un pinot noir (un peu maigre pour l'occasion), rien n'entrait dans mon budget. Un Auxey-Duresses aurait peut-être fait l'affaire, mais son prix était trop élevé. A ma grande surprise, j'étais très restreint pécuniairement : Languedoc, Rhône et Loire étaient à peine à ma portée. J'eus soudain souvenir d'avoir acheté de bons vins espagnols dans cette maison à partir de 7€! La France deviendrait-elle inabordable?! Pas en-dessous de 11,00€ pour un Chinon ou un Bourgeuil. Idem pour un Pic-Saint-Loup. A ce prix, pas mieux qu'un Côtes-du -Rhône, les Cairanne et Saint-Joseph ne m'inspirant pas confiance. Surtout en millésime 2006.

Si les prix sont donc rédhibitoires, on ne peut pas dire que l'amabilité et la prise d'initiative soient le fort de la maison. A la recherche d'un Anjou Village de Brissac, le monsieur-plongé-dans-ses-chiffres ne lève même pas la tête pour me répondre. Il me marmonne presque une réponse et ne cherche pas à me diriger vers un autre vin. Je demande à jeter un oeil sur les vins tenus au frais, comme le caviste, chaleureux et aimable comme une porte de prison. En caisse, le garçon prend le chaland de haut et daigne faire son paquet cadeau. Ce qui n'est pas le cas de ces étrangers à qui l'on déroule le tapis rouge.

En substance, l'autre soir, j'ai eu comme l'impression de faire mes courses chez Carrefour. Acceuil, conseil et considération, éléments essentiels pour moi, furent tout simplement négligés : je fus considérablement choqué par la médiocrité du service. La maison se positionne donc davantage sur les marchés de l'étranger-plein-de-dollars, du nouveau monde et des vins prestigieux. Ce qui laisse finalement beaucoup de place pour les autres : les petits cavistes qui vendent du bon vin sans estorquer le client. Avec le sourire en prime.

jeudi, 14 février 2008

La caviste de la semaine.

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Ne ressentez-vous jamais cette impression en entrant chez un caviste? La profusion de bouteilles a quelquechose d'intimidant, pour ne pas dire d'effrayant. Elles prônent sur leurs étagères, au garde à vous les unes à côté des autres et elles vous fixent du regard. Celles postées en haut sont les plus impressionnantes. A les regarder, on en aurait presque le tourni. Lorsque le magasin est vide et que le caviste est occupé à faire ses comptes ou à ranger ses bouteilles, elles semblent s'adresser à vous.

"Ne me prends pas, non seulement je suis trop chère pour toi, mais en plus, je suis bien trop subtile : tu ne me comprendrais pas.

"Moi, moi, moi! Achète-moi s'il te plaît! Il fait tellement chaud dans ce magasin. Et la lumière me fait tellement mal aux yeux. Regarde ma robe, elle est passée."

"Hè, bidule! T'as d'jà vu un magnum comme moi? Regarde-moi un peu le bidon! Et à l'intérieur, que du bon vin! Du charnu, du qu'a du goût de raisin, pas de chaussette!"

Et puis arrive le caviste. Le caviste, c'est une sorte de Père Noël. Mais parfois de Père Fouettard. Ou il vous sort un joli sourire, un joli conseil et une jolie bouteille. Ou il se traîne un migraine de la dégustation de la veille et se montre particulièrement impatient.

J'arrive de chez MA caviste locale. Elle se trouve 96 rue Legendre, dans le 17ème arrondissement de Paris. La rue Legendre fait le lien entre le 17ème populaire des Epinettes et le 17ème dit "bobo" des Batignoles. Nicole Lhoste, de Côté Cépage est loin d'être perdue dans le quartier et dans la variété pléthorique des vins français. "Je vends le vin que j'aime", ne cesse-t-elle de marteler. Nicole et moi aimons le même vin. Car je trouve chez elle des vins que je connais, et que j'ai dans ma cave. Car lorsque Nicole me conseille un vin, ça fait toujours mouche.

Le dernier conseil en date? Je sortais du traiteur italien quelques numéros plus bas (au 90, Premiata Drogheria Di Meglio). Nicole me dit : Avec ça? Domaine Sant' Armetu, un corse de Sartene. Tout bon. Superbe.

Ce soir, j'y suis retourné. Je voulais ce corse. Je l'ai trouvé puis Nicole m'a parlé du vin que ses copains et ses copines font. Dans  le Languedoc. Car, le Languedoc est la région de prédilection de Nicole. Et vu que je vénère cette région... Elle m'a parlé de ces vins, je l'ai écouté, j'ai bu ses paroles et suis resorti avec :

- Mon Corse. Sartene 2OO5 (Domaine Sant'Armettu),  de chez les Frères Seroin (9€).

- Triade, Domaine de Valensac (environ 9€), 2005, vin de pays d'Oc.

- Domaine Coston, Vin de Pays de Saint-Nicolas le Désert, 2005 (6€)

Alors, Mère Noël ou Mère Fouettard, Nicole? Réponse après dégustation des vins cités ci-dessus... Mais j'ai déjà une vague idée.

Côté Cépage, 96 rue Legendre, 75017 Paris. T. O1.4O.27.99.27 - 1O:3O-13hOO / 16:OO-2Oh3O.

Photo VINSURVIN, La Route de Navacelles, Hérault.

dimanche, 12 novembre 2006

Viva Espana!

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Après un détour par les Etats-Unis, le Chili et l'Argentine, une halte aujourd'hui en Espagne afin de découvrir ce que ce pays à la tradition viticole millénaire a de beau (et de bon) à nous offrir. Si la Rioja reste la région phare du pays de la paëlla (à l'image du bordelais en France), l'Espagne propose aujourd'hui une gamme riche et variée de vins, notamment grâce à un terroir et des régions dont les personnalités s'affirment bien distinctement, comme c'est le cas en France ou en Italie. Cruelle différence avec les marques bordelaises ou californiennes, dépourvues, elles, de toutes subtilités liées au sol. En même temps, s'il ne fallait retenir que deux appellations espagnoles en rouge, ce serait certainement Rioja et Ribera del Duero.  Ces vins rouges sont puissants, concentrés mais restent sur le fruit. la Rioja développe souvent des notes de fraise alors que le Ribera del Ruedo est assez boisé et développe des notes de prune et de mûre. A noter que les Priorato sont des vins élaborés dans la plus pure tradition locale, le résultat donne des vins extrêmement concentrés et épicés. VINSURVIN n'aura pas la prétention ici de faire le tour du vignoble espagnol (comme le firent les "journalistes" de la Revue des Vins de France en juillet-août 2005) mais s'essaiera volontier, par ses diverses et récentes expériences, de vous guider vers une première approche des bodegas espagnols. Pour ce faire, petit détour par une épicerie fine espagnole de la rue Legendre, dans le quartier Guy Môquet du 17ème arrondissement de Paris.

La boutique répondant au joli nom de Sol & Vino est située au 164, passé le cabinet d'un médecin, et en amont d'une délicieuse pâtisserie algérienne implantée dans le quartier depuis cet été. En face, un hôtel. Non loin de là, une coopérative bio. La rue est calme et se caractérise par sa longueur puisqu'elle finit sa course est-ouest après la rue Levis pour se fondre dans l'Avenue de Villiers. Cela faisait un moment que je lorgnais sur Sol & Vino: il fallait juste se décider à entrer. Ce fut chose faite lors du promenade de fin de journée avec Hippolyte, le petit homme âgé de deux ans qui prend le tire-bouchons, encore munis de son apparat de liège et tout suintant de vin, pour le porter à son nez et en sentir les différents arômes. Mais qui imite-t-il donc?

Je suis tout de suite attiré par le choix de vin, assez important (disons, pour la taille de la boutique), et par la variété. Espagne, donc, et Corse sont représentées. Et oui, il y a même un joli choix de Patrimonio auxquels on fera confiance à l'avenir, même s'ils ne sont pas issus du Domaine Leccia. Moi qui ne suis entré que pour jeter un oeil, mon choix se porte sur deux flacons! On ne sait jamais, me dis-je, si un voisin - ou une voisine - espagnol venait à s'installer dans l'immeuble, ou si Anna-Maria, la collègue professeur d'espagnol devait partir en retraite anticipée... Encore faudra-t-il qu'elle se dépêche car il me tarde de les goûter. Ah, trop tard! Pas que Anna-Maria soit morte ou ne soit partie en retraite. Le vin a été bu. Un copain dont les grand-parents avaient des amis dont les voisins avaient des ancêtres catalans. Quel hasard! Et surtout, belle occasion donc de déboucher une bouteille de vino rojo! Mais rien ne m'empêche de repasser le pas de la porte de ma nouvelle épicerie, à deux pas de la maison. En espérant qu'Anna-Maria tienne le coup. Je la trouve fatiguée en ce moment.

Le vin. La première sélection se fait sur un Mayor de Castilla issu de la région Ribera del Duero, située en plein centre- nord de l'Espagne, à deux cent kilomètres au sud de Bilbao et cent au nord de Madrid, pour être précis. Considérée comme un véritable eldorado des vins d'Espagne, la Ribera del Duero a été, selon mes religieuses lectures, la première appellation à faire concurrence à une Rioja longtemps souveraine. 100% issu d'un cépage Tinto (parfois assemblé à du cabernet-sauvignon), le Mayor de Castilla me rappelle un Minervois de par son nez corsé, puissant, poivré. Une robe grenat aux reflets violines. Un nez ouvert, agréable et assez "typé". Il dévoile des arômes de fruits rouges très mûrs, presque macérés dans l'alcool. Epices et réglisse réhaussées par des notes boisées sont significatives. La bouche est riche, pleine, pas d'une grande complexité mais extrêmement généreuse. Bémol: elle n'est pas tout à fait à la hauteur des promesses émises par le nez. Mais on est vite séduit par les notes de fruits rouges mais aussi de maquis, de cigare. Assurément un très joli vin, qui se mariera avec un plat en sauce.

medium_Gran_Sangre_del_Toro.jpgQuittons le centre-nord de l'Espagne pour nous rendre sur la côte est, en Catalogne, au coeur de Penedès, à deux pas de la mythique ville de Barcelone. Nous y découvrons notamment un subtil (et très connu chez les amateurs) Gran Sangre del Toro, produit par la grande famille Torres. Né d'un assemblage de cépages typiquement espagnols (Garnacha, Cariñena et Syrah), ce vin est, selon les millésimes, notamment marqué par d’affriolants arômes de cerises confites, d'exhubérantes notes de mûre, de cassis bien mûr. Notre Gran Sangre 2001 (donc, Reserva) a révélé des notes appuyées de mûre effectivement. Le vin nous a conquis par sa subtilité, sa finesse, pour ne pas dire son raffinement. Remarquablement équilibré, il présente des tannins soyeux, fondus, discrets. Après ouverture, les fruits s'effacent pour laisser place à des notes de bois noble et de cigare, mais de façon très homogène et réservée. Ce vin laisse également l'image d'un vin somme toute discret, humble et élégant. Je précise que j'ai servi ce vin à l'apéritif avec des carottes fraîches et des petits fours. Il a conquis mon hôte, grand amateur certes, mais fin critique. On ne peut, en substance, qu'être charmé par cet espagnol. Il fut intéressant de le comparer avec le Cabernet-Sauvignon de Mendoza (Argentine) qui fut ensuite présenté. Deux écoles radicalement différentes. Le Mendoza apparut comme un produit figé, mais finalement peut-être un peu plus complexe. L'association n'était pas franchement judicieuse je dois l'avouer mais il me tenait à coeur de les mettre en parallèle.

Pour compléter notre approche des vins espagnols, et pour les plus fortunés ou les gens à cours d'idées pour Noël, il est possible de se tourner vers des vins que l'on peut sans problème comparer avec certains très grands vins français, élaborés en Bourgogne, comme chacun sait! Ainsi, les Faustino ou Siglo de Rioja, ne serait-ce que Crianza (moins de trois ans d'âge), en épateront plus d'un. Mais avant de monter dans les hautes sphères du savoir-faire espagnol, je vous invite donc à vous pencher sur nos deux sélections: Mayor de Castilla (Cosecha 2004 sera parfait) de la Ribera del Duero et Gran Sangre del Toro (Reserva 2001), de chez Torres devraient faire bien des émules parmis vos invités! "Allo, Anna-Maria? Dis-moi, je me disais, vendredi soir prochain..."

Sol & Vino, 164 rue Legendre, 75017 Paris. Tél: 01.42.63.93.80

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carte des principales régions de production espagnole.
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carte des principales appellations espagnoles.

  Appellations

L'Espagne a défini une quarantaine d'appellations ayant droit à l'appellation D.O. et D.O.C. qui se répartissent sur les différentes régions viticoles indiquées sur la carte en figure 2.

Cataluña C. Valenciana Aragón Murcia Castilla La Mancha Navarra
Alella
Penedés
Tarragona
Terra Alta
Cava
Ampurdan Costa Brava
Costers del Segre
Priorato
Alicante
Utiel-Requena
Valencia
< Calatayud
Campo de Borja
Cariñena
Somontano
Jumilla
Yecla
Almansa
Méntrida
La Mancha,
Valdepeñas
Mondejar
Manchuela 
Vinos de Madrid
 Navarra 
Rioja País Vascos Castilla y León Extremadura Galicia Andaloucía
Rioja (D.O)
Rioja (D.O.C)
< Chacolí Cigales
Toro
Bierzo
Rueda
Ribera del Duero
Pas de D.O. Ribeiro
Valdeorras
Rías Baixas
Monterrei
Ribeira Sacra 
Condado de Huelva
Montilla-Moriles
Málaga
Jerez-Xérès-Sherry

L'Espagne possède aussi des estampilles pour définir et garantir le degré de vieillissement du vin. On distingue :

  • Vino de crianza : vin qui a 3 ans dont au moins une année passée en barrique
  • Vino de reserva : 3 ans de fûts ou bouteilles, au moins 1 an de fût
  • Vino de gran reserva : 2 ans de fûts et 3 ans de bouteille

Merci à http://technoresto.org/vdf/europe/espagne/index.html.

 
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