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dimanche, 31 mai 2009

VinSurVin passé en Revue

vinsurvinRVF2.jpgOn va croire que VinSurVin a un contrat avec la RVF. Après l’interview de son rédacteur en chef, Denis Saverot, parue sur ce blog le 22 mai, c’est autour de VinSurVin de se retrouver dans les colonnes de la revue-vin la plus lue en France. Les blogs dédiés au vin ont bel et bien le vent en poupe. Lire la suite sur VinSurVin 2.0.

vendredi, 22 mai 2009

Denis Saverot se confie à VinSurVin

denis saverot.jpgDenis Saverot, rédacteur en chef de la Revue du Vin France (RVF), a bien voulu accorder une interview à VinSurVin. La frilosité et les contradictions du gouvernement en matière de vin, la RVF, le bio… des sujets abordés sans langue de bois et avec beaucoup de décontraction par un homme amoureux du vin et intimement convaincu de son ancrage au plus profond de la culture française. Lire la suite sur VinSurVin 2.0.

samedi, 18 octobre 2008

VINSURVIN s'est fait cuisiner !

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Le jeu des questions/réponses auquel votre humble serviteur s'est prété dans les bureaux de 20Minutes, un des quotidiens les plus lus en France, n'est pas chose facile, mais il a cela d'intéressant qu'il permet d'aborder un nombre de sujets relatifs au vin assez colossal. Cette expérience permet de nous rendre compte que les français s'intéressent beaucoup au vin et qu'ils se posent beaucoup de questions à son sujet. Essayer d'y répondre: paris relévé. Y parvenir correctement, c'est moins sûr !

Photo003.jpgCe qui frappe en arrivant dans les locaux de 20Minutes, c'est la vue sur Paris ! Pour celui qui n'est pas encore blasé de la beauté de cette ville, la vue du 9ème étage de cet immeuble du Boulevard Haussmann (vous savez, les grands magasins) est somptueuse, surtout avec la lumière de fin de journée du soleil couchant.

Il y a autre chose qui frappe en pénétrant dans le saint des seins dePhoto000.jpg 20Minutes, c'est l'immensité des bureaux, ce volume offert par l'absence de cloisons. Un baby-foot à l'entrée où jouent trois journalistes évoque un peu l'ambiance décontractée des boites américaines, type Google. Dans la salle de rédaction, ça bosse, mais ça plaisante aussi. Et pour un peu, on se risquerait à dire que ces journalistes sont bien lotis ! J'ai d'ailleurs du mal à quitter mon siège à l'issu du chat.

Mais revenons à nos moutons, cet "interview" entre les lecteurs de 20Minutes et de VINSURVIN (puisque Ed, un fidèle TupperWiner s'est fendu d'une petite question !). La première chose constatée, c'est la richesse et la diversité des questions qui traitent du vin sous toutes ces facettes, des conséquences de la crise actuelle sur le vin, aux conseils pour garnir sa cave, en passant par le goût de bouchon. Les français aiment le vin, s'y intéressent et essaient d'en savoir plus. L'idéal serait que l'idée selon laquelle "on peut s'y connaître en vin mais on peut aussi être une bille" se transforme en "je ne suis pas un expert mais je m'en sors pas mal". L'Internet est une chance pour cela. La multiplication des blogs, des conseils d'amteurs ou de professionnels venus de la France entière permettent aujourd'hui à tout un chacun de se renseigner sur des accords mets/vins, sur des affaires à faire, sur des régions et des vins à découvrir... Cela peut donc apporter une plus grande homogénéité dans la culture vinicole française, qui n'est pas encore tout à fait au point ! Alors, si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à me les poser. Mais peut-être trouverez-vous vos réponses dans le chat d'hier en cliquant ICI.

jeudi, 04 septembre 2008

A lire d'Urgence

 

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Dans la rubrique "Ouvrages sur le vin à lire de toute urgence", VINSURVIN vous recommande deux livres : La Vigne Assassinée, L'avenir du vin, de Christian R. Saint-Roche (paru aux éditions CIDE), et In Vino Satanas, de Denis Saverot (rédacteur en chef de la RVF) et Benoist Simmat (le JDD), aux éditions Albin Michel, à paraître en septembre 2008. Deux véritables plaidoyers pour que le vin, attaqué de tous bords par nombre d'organismes, d'associations et de politiques, garde la place civilisationnelle, culturelle et hédoniste qui a toujours été la sienne dans notre pays. A l'heure ou notre société se détourne de ce qu'elle a certainement de plus beau, ces deux ouvrages appellent l'auteur de ce blog à la réflexion et au recadrage. 

Ce blog ensense-t-il la consommation d'alcool ? Invite-t-il à la débauche ? Prône-t-il les plaisirs de l'ivresse ? Non, bien au contraire. Ce blog célèbre bien plus que le vin, matière culturelle et antique, symbole de l'identité française. Intimement lié à la découverte de la France, de son terroir et de ses particularismes, l'oenophilie nécessite ouverture, curiosité et soif d'apprendre. Ce blog raconte des rencontres avec les gens qui font et vivent du vin. Ce blog n'envisage pas le vin comme un vulgaire produit alcoolisé, mais comme un art de vivre, modèle de simplicité et de complexité à la fois, de curiosité et de réflexion, de travail et de passion.

Que la bataille fasse rage en France contre l'alcool, qui détruit des individus, des familles, des enfants, est une chose contre laquelle nul ne peut aller. Malheureusement, les acteurs de ce combat manque souvent de discernement. Les exemples qui prouvent que le vin n'est pas responsable des syroses, des cancers et des drames dont on l'affuble à tort et à travers sont pléthores : les vignerons, les cavistes, les sommeliers, les dégustateurs, les oenologues, les journalistes, les blogueurs, les amateurs, les touristes étrangers, seraient donc tous des alcooliques en puissance?! Ils se portent certainement mieux que toute cette franche de la population qui carbure aux psychotropes, faisant sordidement le bonheur des laboratoires pharmaceutiques.

Les jeunes sont la cible numéro une des campagnes anti-alcool, et je m'inscris dans cette bataille. Ironie du sort, ils sont aussi la cible favorite des marques d'alcool, qui se chargent de les détruire avec des boissons aux designs étudiés, au goût sucré et hautement dosées en alcool. Or, le vin est loin de jouer un rôle prépondérant dans les fêtes entre adolescents. Le vin est bien la dernière boisson consommée par les 16-25 ans ! Car la représentation que se font les jeunes du vin est bien autre que celle d'un produit visant à souler. Le vin est associé à des termes comme maturité, âge adulte, culture, art de vivre, convivialité... Il est loin le jour où les jeunes se souleront au chablis ou au cahors ! 

Associer la consommation de vin à ni plus ni moins que de l'alccolisme est malheureusement le message qui ressort de la bouche de nos dirigeants et des intégristes anti-vin. En privant les gens des plaisirs du vin, on peut voir une volonté de les priver aussi des plaisirs de la table et de la réunion : à quoi bon se réunir autour d'un bon repas si c'est pour ne boire que de l'eau et craindre de se faire arrêter au premier rond-point ? A travers des taux d'alcoolémie frisant les "zéros", les contrôles de gendarmerie incessants, le logo dissuadant les femmes enceintes, des statistiques tronquées (les chiffres de la consommation de vin en France incluent la consommation des touristes étrangers et des européens qui traversent nos frontières pour faire leurs amplettes en France !), notre société fait bien plus que s'inscrire dans la prévention. Elle dicte. Ces lois liberticides dans un pays civilisé et instruit comme la France induisent une forme de totalitarisme. Le peuple n'est pas capable de s'auto-réguler, le peuple n'est pas responsable, le peuple est potentiellement criminel : cadrons-le, surveillons-le, effrayons-le. Par ailleurs, ces préventions excessives adressées à un public adulte ont des vertues extrêmement perverses : ces messages répétitifs (logo de la femme enceinte ; "fumer tue" ; "pratiquez une activité sportive", bip ceintures de sécurité, etc...), infantilisent, déresponsabilisent, lobotomisent, nous otant inconsciemment tout sens de vigilence et de réflexion.

A une époque le vin français n'a semble-t-il jamais été aussi puissant, In Vino Satanas s'interroge sur le pourquoi de ce "masochisme national", cherchant à savoir si le vin ne serait pas devenu "politiquement incorrect". Sans complaisance, et parfois de manière assez virulente, In Vino Satanas nous éclaire sur les coulisses du vin, là où les puissants jouissent en toute impunité pendant que la chasse aux sorcières oenophiles bat son plein. La Vigne Assassinée dresse d'abord un portrait assez sombre de la situation du vin en France. L'avenir est ensuite envisagé de façon prudente et avec un optimisme relatif. Le vin : "un moyen de se reconnecter avec soi et les autres" mais aussi et surtout un plaisir et un aliment. Car, alors que certains soutiennent que le vin est dangereux pour la santé, cet ouvrage insiste sur le fait que la consommation modérée de vin demeure bonne pour la santé. Deux ouvrages militants qui nous rassurent et nous assurent que si certains illuminés voient le mal partout, les hédonistes optimistes sont toujours là, pas prêts à céder aux intimidations. Le conseil de VINSURVIN : lisez ces livres ! En buvant du vin.

dimanche, 30 mars 2008

Vente de vin sur Internet : bientôt interdite ?

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Après l'interdiction de parler du vin sur Internet : l'interdiction de vendre du vin sur Internet. A quand l'interdiction de produire et de consommer du vin ? C'est le quotidien le Parisien de ce jour qui met les pieds dans le plat en nous apprenant qu'une récente décision de justice contre le site Heineken.fr pourrait stopper net les ventes de vin français par Internet. Une fois de plus, à travers des lois à l'emporte-pièce, inadaptées et discriminatoires, l'Etat français met à mal toute une économie génératrice d'emplois et de croissance ainsi qu'un des plus beaux joyaux culturels français. Le gouvernement actuel saura-t-il s'attaquer au fléau que représente, pour la vinviticulture française, cette loi Evin ? Inquiétude chez les viticulteurs. Mais pas que.

Un article de Boris De La Cruz, tiré du Parisien du dimanche 30 mars 2008.

«Si on supprime nos sites Internet, nous sommes mal ! En restant dans sa cave, même en faisant le meilleur vin du monde, un vigneron n'attire personne, explique Serge Cosialls, directeur des caves Terra Ventoux, dans le Vaucluse. Internet permet de nous faire connaître. »

Des viticulteurs de la région sont inquiets depuis que la cour d'appel de Paris a confirmé, le 13 février, la condamnation du brasseur Heineken pour avoir fait de la publicité vantant ses produits sur la Toile.

D'ailleurs depuis, le site Heineken.fr - qui était poursuivi par l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa) - est inaccessible.

« Une épée de Damoclès au-dessus de la tête »

Les vignerons craignent que cette décision ne fasse jurisprudence, donnant un sacré coup d'arrêt à ce nouveau canal de vente qui marche très fort. On estime que le nombre de sites de vente de vin en ligne en France est désormais de plusieurs centaines. Leur chiffre d'affaires progresse sur un rythme d'environ 30 %. Un débouché précieux à l'heure où la viticulture française subit les assauts de la concurrence étrangère.

« La machine est lancée, on ne sait pas où elle s'arrêtera. C'est le monde à l'envers. Si on ferme les sites de vin français, les consommateurs étrangers ne pourront plus nous découvrir alors que les Français pourront facilement commander en ligne les vins californiens et étrangers », s'emporte Michel Blanc, président des producteurs de vins de Châteauneuf-du-Pape. « Depuis quatre ans, on a multiplié par quatre nos ventes sur Internet. On touche une autre clientèle », renchérit Christiane Théodosiou, responsable de la cave de Visan, dans l'Enclave des papes.

« Tous les sites Internet vendant vins et alcools ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête, confirme l'avocat spécialisé Pascal Goyard. La loi Evin, adoptée en 1991, ne mentionnait pas Internet puisque ce support n'existait quasiment pas à l'époque. Donc, tout ce qui n'a pas été prévu par cette loi n'est normalement pas autorisé. »

La solution pour échapper aux poursuites judiciaires consisterait à créer un site Internet en anglais, en «.com », qui bloquerait l'accès aux internautes français, en détectant l'origine de l'adresse. Certains vignobles du Bordelais auraient déjà opté pour cette solution, tout comme le brasseur irlandais Guinness... « Ils se privent de la clientèle française mais ne pourraient être menacés de poursuites », explique l'avocat.

En tout, trois sénateurs du Languedoc-Roussillon ont déposé fin février une proposition de loi pour inclure Internet dans les supports autorisés de la loi Evin.

ET VOUS ? ACHETEZ-VOUS DU VIN SUR INTERNET ? J'attends vos réponses et commentaires sur VINSURVIN.

samedi, 29 mars 2008

VINSURVIN interviewé !

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Vous connaissiez le verbe de VINSURVIN, vous connaissiez le visage de VINSURVIN, connaissiez-vous la voix de VINSURVIN? Interviewé par Bertrand Lenôtre (monsieur podcast), l'occasion vous est enfin donnée d'entendre cette corde suave, veloutée et vive. Comme du bon vin. Pour les photos dédicacées, voir avec ma secrétaire. 

Pas que le producteur de chroniques oenophiles se soit mis à la chanson, loin s'en faut! C'est juste qu'après les honneurs de la presse (la RVF, Ordinateur Individuel, Journal du Palais...) et le Wine Blog Trophy, votre humble serviteur se voit désormais podcasté. En clair : interviewé pour un site Internet. C'est le spécialiste du podcast, Bertrand Lenôtre, qui s'y est collé, pour GOOSTO.FR, un site spécialisé dans le gustatif. Pardon? Vous ne connaissiez pas?!! Moi non plus. Dans un bar à vin de la rue des Dames, Bertrand (dans le métier, on s'appelle par nos prénoms) m'a tendu la perche. D'abord intimidé et un peu effrayé de me faire cuisiner, comme ce cher Bill Bryson dans Book Tours, il a bien fallu se mettre dans la peau de l'arroseur arrosé. Et je dois avouer que j'y ai pris un certain plaisir (sauf quand il m'a demandé d'enlever mes lunettes de soleil parce que bon quand même l'interview n'était ni pour Paris-Match, ni pour Gala - Ah bon? C'est quoi ce site?!!) En attendant la télévision : confidences webophoniques sur le comptoir.

CLIC ICI POUR L'INTERVIEW de VINSURVIN

(dans la petite fenêtre Vinogoosto, cliquez sur PLAY)

mercredi, 19 mars 2008

Ze news in ze wine.

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Dans l'eeeeeeeeeexcellent Mel Viticole de la semaine :

A LA UNE 

A l'heure où la priorité d'une agriculture raisonnée et respectueuse de l'environnement est plus que jamais affichée, la suppression des Avertissements agricoles® n'est pas sans laisser les professionnels perplexes. Et les agriculteurs devront probablement mettre la main à la poche pour continuer à bénéficier de données sur l'évolution des maladies et des ravageurs.

OCCASION A SAISIR

 Pulvérisateur Viti.Prix HT 7750€.

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Consommation d’alcool : Boire du vin... avec modération

Le secteur viticole européen lance ce mardi 18 mars le programme «Le vin avec modération,

Art de vivre», qui encourage à la modération et à la consommation responsable. Suite.

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Les arabes deviendraient-ils spécialistes du vin ?

 

C'est ce que l'on peut se demander à la lecture d'un article intitulé « Les arabes nouveaux spécialistes du vin! ». Il est paru sur le site internet « Tunisie Affaire », portail d'informations économiques tunisien. Suite.

Vers une loi autorisant la publicité pour le vin sur internet ?

 

Faudra-t-il fermer tous les sites internet qui évoquent un vin, un cépage, une appellation, voire un territoire ? Pour l'éviter, trois sénateurs ont rédigé une proposition de loi pour inclure internet dans les supports autorisés pour la publicité en faveur du vin. Suite.

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VINSURVIN, Producteur de Chroniques Oenophiles. Prochain Tupperwine le mardi 8 avril. Inscriptions.

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samedi, 23 février 2008

Le vin sur Internet : c'est interdit.

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Alors que l'air du temps est à l'aseptisation mentale, à la lobotisation psycho-sociale et au dénigrement de notre propre culture, VINSURVIN s'intéresse aux secteurs qui subissent cette nouvelle vague. Avant, qui sait, de fermer ses portes pour publicité illégale sur Internet. Et discours impolitiquement correct.

Mes années stress. Il y eut mai 68. Ce vent de liberté qui souffla sur les Etats-Unis, l'Europe, l'Afrique... Il y eut les nons juvéniles à la guerre du Vietnam, les droits civiques, l'émancipation de la femme, la plage sous les pavés, les velléités d'indépendance des colons...  Et puis il y eut le milieu des années 1970 et l'inflation à 14%, la crise du pétrole, la sécheresse, Giscard... Je n'étais pas né en mai 68. Je suis né juste deux ans plus tard. Mon vent de liberté, je l'ai ressenti un mois de mai aussi. Le jour même de mon onzième anniversaire. La génération en question découvrit les radios libres, la fin de la peine capitale, les 39h00, la retraite à 60 ans, la chute du mur de Berlin... Vinrent les années 90, mes années stress, que je traversai le nez dans les livres, sur les bancs de la fac, à attendre les résultats de mes partiels. Dieu merci, les années 90, c'est aussi ma grande découverte du vin.  

Ne pas manger l'emballage. Et puis, il y eut février 2OO8 et l'interdiction de faire la promotion du vin sur Internet. Les années 2OOO, c'est un peu l'antipode des 60's. Les années 2OOO, c'est l'ère du poliquement correct. Une forme de puritanisme à la française qui s'exprime dans de très nombreux domaines et se traduit sous différentes formes. Le PC (lire pi-ci), véritable aseptisation socio-cuturelle, c'est l'obligation de préciser sur les paquets de cigarettes que le tabac tue, de mentionner qu'il ne faut pas ingurgiter l'emballage de la barquette de lasagnes, que consommer du vin en quantité déraisonnable peut nuire à la santé d'une maman et de son bébé. Par ailleurs, hors de question que la série télévisée Ugly Betty soit traduit par Betty la Moche, Betty le Boudin, Betty le Tromblon : on ne sait jamais, un collectif de blondes pourrait s'offusquer pour discrimination, car la tendance, Elle, est à la grande perche cosmopolitaine blonde. Cette prise en main permanante et infantilisante du consomamteur le lobotomise et le contraint à une baisse récurrente de sa vigilence et de sa réflexion. 

Purification lexicale. Dans le même esprit, il y a ces doublages de films ou de séries dont les gros mots sont banis : son of a bitch devient tête de turc (et encore, c'est limite, il ne faudrait pas froisser la communauté turque de France). Mother fucker? Enfoiré! Kiss my ass? Tu peux toujours rêver... : la purification lexicale est en marche. Ambitionne-t-elle la proprété phonique, la sérénité des saintes-ni-touche, l'amélioration du niveau de langue des plus faibles? Aucune idée. Les exemples de situations dans lesquelles, par seul souci de protection juridique, notre société se fourvoie de façon extrême et ridicule, sont pléthores.

Le vin, véritable fléau pour notre société. Aujourd'hui, le vin est victime de cette stérélisation socio-intellectuelle. La publicité pour le vin est une vraie galère pour nos producteurs car il est fini le temps où le vin faisait partie de la culture française. Mondialisation (c'est à dire européanisation et américanisation) oblige, le vin est devenu un produit comme les autres. Il est désormais classé au rang des paquets de lessives et des lave-linges. Par conséquent, il est soumis aux mêmes règles commerciales et juridiques que ces acolytes mercantiles. Pire, composé d'alcool, il est traité de la même façon qu'une vulgaire kronembourg ou qu'un ricard. Comprendre, le vin est un véritable danger pour la société française.

VINSURVIN, condamné à fermer boutique. Comme chacun sait, la publicité du vin est soumise à un cadre légal stricte, surtout depuis la loi Evin. Rappelons qu'elle est autorisée dans la presse écrite mais pas à la télé, ni sur Internet. Et c'est là que le bât blesse puisque, en faisant l'éloge (voire l'apologie) du vin (à travers des dégustations, par exemple), et sans mentionner systématiquement "à consommer avec modération" ou "l'abus d'alcool est dangereux pour la santé", VINSURVIN pourrait se voir condamner à fermer. En décembre 2OO7, le Parisien s'est vu condamné pour avoir paru un article considéré comme faisant de la publicité pour l'alcool. Un article parlant d'alcool sur un ton positif peut donc être requalifié de "publicité". Ainsi, faire la promotion du vin sur Internet est désormais bel et bien interdit, surtout depuis une décision de la Cour d’Appel de Paris rendue le 13 février 2008.

A travers ces décisions, c'est la liberté d'expression sur Internet qui est en cause. Et la liberté d'expression tout court, en France. C'est pourquoi, pour que parler du vin reste un plaisir sans modération et sans restriction, je vous invite à signer la pétition que vous trouverez ICI, avec en prime, un topo très intéressant de Julien, de findawine.com.  En espérant que les années 2010 soient des années de sérénité, de discernement, et d'ouverture. De bouteilles de vin, cela va de soi!

 

mercredi, 30 janvier 2008

Tu t'y connais en vin, toi?

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D'où provient le Sauterne? Qu'est-ce qu'un vin corsé? Quel vin de Bourgogne préférait Henry IV? Réponse A, B ou C? Sous la houlette de Kilien Stengel, les éditions Dunod viennent de publier deux ouvrages qui risqueraient bien de calmer les messieurs-je-sais-tout-en-vin mais aussi, et surtout, d'amuser la gallerie lors des fins de repas ou des fêtes entre amis.

Qui peut se targuer d'être incollable en vin? Personne! Il arrive même aux meilleurs sommeliers du monde de sécher devant un vin : "Alors? Il ne trouve pas! C'était...  un vin rouge!", "Oh, j'en étais sûr.". Alors nous, les amateurs, qui éprouvons bien des difficultés à savoir si un pouilly fumé est fait en Loire ou si c'est plutôt le pouilly fuissé, si le vin jaune est fait à Marseille et si oui ou non il faut le couper avec de l'eau, si le rosé est bel et bien un assemblage rouge-blanc, vous pensez bien que ces guides sont pour nous! De façon ludique, simple et décontractée, Le Petit Quiz du Vin et Le Grand QCM du Vin nous permettront d'en savoir un peu plus sur nos classiques. "Papa, je peux organiser une fête ce week-end avec des copains à la maison?" "Passe ton quiz d'abord!".

Le Petit Quiz du Vin, 7,90€ (prix constaté), Le Grand QCM du Vin, 15,20€ (prix constaté), de Kilien Stengel. Editions Dunod. En vente dans toutes les bonnes librairies.

vendredi, 25 janvier 2008

Nota Bene.

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Bonne nouvelle pour les futurs lecteurs qui seront présents aux prochains Tupperwine! La Revue du Vin de France de ce mois-ci a dégusté, et apprécié, deux des vins au programme des futurs dégustations made in VINSURVIN! Ainsi que plusieurs autres susceptibles d'être découverts très prochainement!

C'est en me baladant à la recherche de bon vin du côté de Cravant-les-Coteaux, berceau des meilleurs chinon, que je décidai de faire une halte chez Bernard Baudry. Je savais que je m'arrêtais chez l'un des plus talentueux vignerons de la région mais j'étais loin d'imaginer ce que j'allais découvrir. Des vins d'une élégance, d'un soyeux et d'une générosité rares. Il fallait réussir à m'impressionner car les vins des producteurs du même village me font chavirer chaque fois que je les bois. Christelle Pérais-Sourdais et Laurent Gilloire, de jeunes vignerons discrets mais pétris de talent, font des vins que je n'ouvre que pour des occasions spéciales. Loins des Rolls Royce du vin, vendus entre 4,70€ et 7,20€, allez savoir pour quoi, je ne m'autorise pas à ouvrir les 2005 et 2006, notamment, n'importe quand. Attitude que je n'ai pas avec d'autres vins. Pourtant très bons. Alors, vous imaginez les vins de Bernard Baudry, qui me font casser ma tirelire ou repousser la rénovation de mes gardes-corps...

Au programme du Tupperwine 3.0, et de la grande dégustation de la RVF, le Clos Guillot 2005 du Domaine Bernard Baudry apparaît comme l'apothéose du style Baudry dans les 2OO5. [Il est] d'un soyeux et d'une densité époustouflants. Ce Clos Guillot d'une suprême finesse est à savourer sur quinze ans. Un coup de coeur.

Dans quelques semaines, nous nous envolerons pour l'Ardêche, au Château de la Selve. Le Saint-Régis 2006, un vin de pays des Côteaux de l'Ardèche blanc est crédité d'un 14/20. Issu de viognier (et de 2% de sauvignon), la RVF le décrit comme un vin délicat, élégant et floral. Jolie expression de fruit net, croquant. Ce domaine familial (...) devrait faire parler de lui. La RVF aurait dû goûter les cuvées rouges Beaulieu et Serre de Berty, supérieures à mon goût au Saint-Régis et plus symboliques du Château de la Selve.

VINSURVIN vous parlait récemment de Festi Bacchus (septembre 2OO7), à Bercy, Paris XIII. Intéressante cette rencontre avec Arnaud Vivancos du Domaine Gayda (Malpère, près de Limoux, Aude). Selon la RVF, son Chemin de Moscou affiche une matière généreuse, sophistiquée, aux tanins fins et précis. Par ailleurs, In Extremis 2OO5, un Minervois rouge du Château d'Agel ne m'avait pas laissé insensible, à deux pas de Cour Saint-Emilion. Dommage que cette fat et vile anglaise  me gâcha mon plaisir. Un style mûr, aux tanins confits, mais avec une belle finale cacaotée et une pointe mentholée fraîche et digne. Des vins que VINSURVIN est désireux de vous faire goûter. Tout comme Le Florentin Albal élaboré à Faugères et découvert sur place en 2006. Le Domaine de Valambelle est vu dans le magazine spécialisé comme une visite prioritaire pour dénicher des syrahs équilibrées et fruitées. Des rouges épicées, soyeux et crémeux, comme cette cuvée divinement digeste. Obligé, également, le passage chez M. Louison au Domaine des Estanilles.

La dégustation par des professsionnels, aussi qualifiés soient-ils, ne garantit par pour autant l'intérêt et le plaisir de tout un chacun. Et encore moins la crédibilité de VINSURVIN. Mais, croyez-moi, ces vins là sauront, eux-même, vous parler et vous séduire! En tous cas, c'est tout ce que votre humble serviteur vous souhaite... Autant de vins qui furent maîtres de mon plaisir et que j'aimerais à présent vous faire découvrir lors des prochains Tupperwine, mardi 5 février prochain.

mercredi, 23 janvier 2008

VINSURVIN mis sous presse!

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La Revue du Vin de France (RVF) est un peu à l'amateur de vin ce que le Pariscope est à l'amateur de sorties,  l'Equipe à l'amateur de foot ou le Sanglier-Passion de chasse au gros. VINSURVIN, c'est un peu le blog du pauvre. De cet espèce de Bénabar ou de Jeanne Chéral (versions premiers albums avant passage chez Michel Drucker) qui n'y connaissent pas grand chose au vin, des timides qui - en société - n'osent pas critiquer un bourgogne de peur de se faire rire au nez ("Attends, c'est du pinot, banane, pas du sauvignon! Elle est nulle, elle."), et qui ont toujours besoin du conseil de leur caviste pour trouver quel(s) vin(s) servir dimanche midi pour le traditionnel repas entre voisins du quartier Jules Joffrin, appelé C-lib (tu loues tes voisins pour te sentir moins seul). Pas étonnant, remarquez, au vu du menu : en entrée, des brochettes au tofu, tomates cerises et skitakés (khala). Puis un Babotie de Camilla à l'agneau et au curry, suivi d'un gratin de rhubarbe sans gluten ni lactose, en dessert.

Heureusement, Fabrice sera là. Il est cool Faaab. Et puis, en vin, ça va, il maîtrise. Enfin, il te reconnaît un rouge d'un blanc, quoi, pas comme Jennifer, la rousse du troisième qui soutenait mordicus que du rosé s'obtenait à partir d'un mélange rouge-blanc. "Mais si, c'est mon oncle qu'habite à côté de Bordeaux - Limoges - qui m'a dit, heu." Ah, Jennifer... Fab, lui, il a un blog, qui s'appelle VINSURVIN. Trop coool. Il a même lancé des dégustations entre amateurs, appelées TUPPERWINE. T'y connais rien en vin, ou un peu, ou un peu beaucoup, tu te rends sur son blog, t'attends les modalités d'inscription, tu te lances, tu gagnes ton invit'. Trop facile!!!

Plus destinée aux spécialistes, quoi que, l'on y trouve des articles très abordables, La Revue du Vin de France, propose ce mois-ci un dossier Internet, intitulé Les Meilleurs Blog du Vin. Preuve que les blogs, qu'on disait obsolètes il y a encore peu de temps, voire ringards, trouvent leur place dans le monde des médias, mais aussi et surtout, dans le monde du vin. Aller dire qu'ils jouent un rôle prépondérant serait un peu outrecuidant (tu comprends pas ce mot Jennifer? Alors, "présomptueux", ça te va? Non? Heu, "fat" - non pas comme toi! "Orgueilleux"! Tu comprends "orgueilleux"? Oui, mais pas ici? C'est à dire que cela manquerait de modestie. Voilà!".

En substance, page 29 de la RVF, on relève la présence de VINSURVIN, dans LES BLOGS QU'ON AIME, catégorie LES BLOGS DE PASSIONNES. On y lit : Animé par Fabrice Le Glatin, ce blog axé sur la dégustation et l'actualité du vin receuille des commentaires réguliers. A bien y regarder, même si votre humble serviteur trouve le résumé un tantinet sommaire, on ne se plaindra pas de se faire, ne serait-ce que pour cette seule journée du 23 janvier 2OO8, une petite place au soleil!

Photo : page 25 de la Revue du Vin de France de ce mois-ci.

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samedi, 19 janvier 2008

Vin cher, Vin bon (par Mychèle Daniau).

 

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"Ce champagne est superbe, Brandon-Klever." "Normal, Kelly-Fortune, 
il est cher. A ce sujet, vous n'êtes pas gratuite non plus..."
"Normal, Brandon-Klever, la qualité, ça se paie!
Mais vous ne le regretterez pas..." 

 

Pour vous, un vin cher est-il meilleur? Des chercheurs californiens ont démontré que le plaisir ressenti par le cerveau lors de la dégustation d'un vin augmentait par le seul fait de lui attribuer un prix plus élevé.

Nous vous avons demander votre avis sur cette étude. Pour lapurge, la raison de ces résultats, est toute simple: «Normal, c'est un cerveau californien qui a été scanné. Faites la même chose à un Bourguignon, et vous verrez si le test fonctionne de la même façon...» D'autres doutent également de cette étude. «Si c'est le prix qui rend le breuvage bon, cela voudrait dire que le beaujolais piquette infâme est un vin goûtu enfin bref quand je vois que certaine bouteille valent le prix d'un pomerol», ironise par exemple pandora.

Quant à l'internaute dont le pseudo est «Le dégusteur de vin», il raconte son histoire, édifiante: «Je suis quelque peu amateur de bons vins d'Europe, Français expatrié au Canada depuis quelques années, j'ai remarqué ce phénomène autour du vin. Ici, la dégustation de vins est (cela n'engage que moi) un phénomène de mode récent… et encore une fois c'est plus le chic (et oui boire du vin en Amérique du nord, cela fait chic). Il est vrai que souvent on entend les gens juger de la qualité du vin par le prix»

Karamba pense de son côté qu'il «y a des vins abordables, très bons mais qui se boivent jeunes. En revanche si vous voulez le faire vieillir, il faut taper plus haut. A chaque occasion son vin.» Et LW de conclure, «moi, je préfère le coca, le vin, c'est vraiment un truc de snobinard qui se la joue».

Les chercheurs ont demandé à 21 volontaires de tester cinq différentes bouteilles de Cabernet Sauvignon et de classer leurs préférences. Le test a été effectué 15 fois, les vins leur étant proposés dans un ordre aléatoire.

Il s'agissait d'un test en aveugle, la seule information fournie étant celle du prix de la bouteille. Sans le préciser aux cobayes, les chercheurs leur ont présenté deux fois le même vin, la première fois accompagné du prix réel de la bouteille, la deuxième avec un faux.

Ils ont aussi fait passer une bouteille de Cabernet Sauvignon à 90 dollars pour une à 10 dollars, et un vin à 5 dollars pour un à 45 dollars.

Pendant la dégustation, les scientifiques ont scanné le cerveau des volontaires pour enregistrer l'activité neurale du cortex orbito-frontal médian, siège du plaisir lié au goût, aux odeurs et à la musique.

Ce scanner a démontré que si un consommateur est convaincu du prix élevé d'un vin, gage pour lui de qualité, le breuvage est également ressenti comme meilleur par le cerveau. Ce facteur subjectif a donc un effet réel sur le cerveau, conclut cette étude publiée dans les Compte-rendus de l'Académie nationale des sciences.

Et vous, achetez-vous un vin selon son prix?

Par Mychèle Daniau AFP/Archives

 
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