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jeudi, 27 août 2009

Ti amo, Valle D'Oro

italienne.jpgTi amo, ti amo, ti amo… D’aucuns pourraient considérer ce refrain tiré de la fameuse chanson d’Umberto Tozzi comme une véritable déclaration d’amour. Après tout, votre humble serviteur raconte ce qu’il veut sur son blog. La vérité n’est pas très loin : j’ai effectivement fait la connaissance d’une italienne ce week-end. Une très jolie brune. Lire la suite sur VinSurVin 2.0...

mercredi, 21 janvier 2009

Je suis rital et je le reste...

 

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Pour accompagner un agneau au romarin et des pâtes fraîches italiennes, un soir de fin de semaine par grand froid, me fut confiée l'agréable tâche de remonter de la cave un vin qui siérait avec ce délicieux repas. Chose qu'il ne faut pas me demander deux fois. Une fois de plus, mes origines transalpines (que je suis le seul à revendiquer dans ma famille) eurent don de moi.

Ce n'est parce qu'on passe son temps à mettre en valeur les vins de France et de Navarre qu'on ne doit pas regarder ce qui se fait à côté de chez soi. Si la France possède un vignoble extraordinaire et une expérience hors du commun, rien n'empêche de lui faire des infidilités. Car Dieu sait qu'Outre-Gaule, l'on trouve pléthore de vins délicieux, délicieux certes, mais également et surtout de nature souvent très différente de ce que Rhône ou Loire, pour ne citer qu'eux, ont à offrir. En fouillant dans de vieux casiers et des range-bouteilles saturés, je pus lire sous la poussière d'une étiquette "Italie -blanc - Sardaigne", un vin que j'avais complètement oublié et qui après réflexion, pourrait vraisemblablement être associé à ce plat parfumé.

20080423PHOWWW00153.jpgArgiolas, S'elegas, Nuragus di Cagliari 2005 (environ 12€) est vin est d'un très joli jaune paille, brillant. Le nez est chaud, de fruits blancs très mûrs comme la poire, l'abricot, la mirabelle. Le deuxième nez est marqué par des notes d'amandes et de pétales de fleurs. La bouche est chaude, onctueuse, marquée par les fruits abordés au nez. On lui trouve des notes de peau d'agrume ou de citron confit, fondu, souple, sans acidité. De la fraîcheur, de la profondeur, une certaine puissance également caractérise ce vin à mon goût très bien fait, et qui s'accorde fort bien avec le plat. Si l'on devait se prêter au jeu des comparaisons, on évoquerait le cépage rolle, pour la fraicheur de la première bouche, puis le chenin de l'Aubance pour son onctuosité et ses notes de fruits mûrs.

Armel, spécialiste en vins italiens sur ENOTECA, nous livre ses impressions sur ce vin : Argiolas, c'est l'un des producteurs les plus réputés (et à juste titre) de Sardaigne, donc, en plein dans le mille. Il est situé dans le sud-est de l'île, aux environs de Cagliari, la capitale. Son meilleur vin, c'est le Turriga, si je me souviens bien du nom, à base de cannonau (équivalent du grenache). Le vin que tu as essayé, jeilona_reinassance2.jpg l'avais testé lors de Vinitaly l'an dernier, mais je reconnais que je ne me souviens plus du millésime. Le cépage, c'est le vermentino, que tu retrouves en Corse, Ligurie, Toscane, et donc, Sardaigne. Le vermentino, appelé "rolle" en France, cépage aromatique s'il en est, que l'on retrouve fréquemment dans le sud-est de la France, comme en Rhône ou en Provence, peut s'avérer délicieux. Et c'est le cas ici.

En substance, pour accompagner un plat de pâtes "simple" mais richement parfumé, un blanc d'Italie (à base de vermentino) convint à merveille, et surtout, complèta cette touche latine sur la table. Je servis même les miens un petit air en tête : "je suis rital et je le reste" en pensant à mon très lointain ancètre écuyer romain (celui qui dragua mon arrière-arrière-arrière- (...) grand-mère bretonne) lors de la Campagne Romaine en Armor, considérée (la Bretagne) par les romains, selon l'écrivain Tacite, comme la terre la plus écartée et le dernier boulevard de la liberté. Enfin, on retiendra toute l'élégance et la tonicité qui se dégage de ce Nuragus di Cagliari, trouvable (hum...) dans un grand magasin vers (re-hum !!) la Madeleine. Enfin, comparer ce vin à un acteur de cinéma italien ce soir là ne fut pas chose simple : Castellitto, Begnini, De Niro furent cités autour de la table... Côté actrices, à part Valeria Bruni-Tedeschi, je ne vis pas.  

dimanche, 21 septembre 2008

Un bar à vins italiens à Nantes !

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Il s'appelle Armel, il vit à Nantes, et depuis plusieurs mois maintenant, il nous conte son histoire sur son blog, l'Enoteca, le blog de Casavino. L'Enoteca, c'est aussi et surtout l'histoire touchante d'un amateur de vins italiens qui a entrepris d'ouvrir un bar à vins italiens dans sa ville. Parcours pour qui ce n'est pas toujours la dolce vita.

"Je me rends bien compte que je parle beaucoup de mes travaux, ces derniers temps, sur ce blog", s'excuse Armel sur l'Enoteca, son blog trèstoscane.jpg documenté sur les vins de nos cousins latins, là-bas, de l'autre côté des Alpes. Pas qu'Armel soit esclave de ces travaux, à Nantes "la Négrière", mais disons que c'est la priorité du moment car l'ouverture est prévue dans huit jours précisément ! En attendant, on pourra lire ce post très intéressant sur les cépages du Piémont.

Armel a découvert l'Italie en 2004 lorsque sa boîte l'y a "exporté", à Milan, plus précisément. De retour d'Italie, Armel gamberge : "En Italie, j'ai découvert toute la culture italienne, et notamment la gastronomie et les vins. Je suis revenu en France, et lentement, l'idée a mûri, parallèlement à une certaine lassitude de travailler dans une grosse boîte. Et puis, en avril 2007, suite à certains événements personnels et l'apparition d'un déclic, j'ai décidé de me lancer dans le grand bain, de quitter ma boîte, et d'attaquer mon projet : importer et vendre les vins italiens sous toutes les formes de vente possibles : en premier lieu bar à vins, mais également, cave à vins, dégustations et site web marchand." Il choisit Nantes, pour installer son projet. Nantes aux portes de la Bretagne, Nantes et son FCNA, Nantes et les Tri Yann.

casa.jpgFinancement du projet, découverte du monde de la création d'entreprise et des lourdeurs administratives a la francesi, recherche d'un local : la création "from scratsh" d'une entreprise est un véritable parcours du combattant jusqu'à ce que le 16 mai dernier, dans un post intitulé "Victoire !!! J'ai enfin bouclé mon financement !!!", Armel nous annonce "Ah, putain, c'est bon ! Non, excusez mon langage, mais décidément, ça fait du bien ! Ca y est, après 3 mois de négociations avec les banques, d'allers et retours d'un contact à un autre, le financement est trouvé..."

Le 19 septembre dernier, on apprenait une autre bonne nouvelle avec l'ouverture du site internet de vente de vins italiens en ligne d'Armel :  CASAVINO. Inauguration prévue fin octobre. On attend désormais la carte des vins de casavino avec impatience.

Très bientôt, les nantais et les nantaises auront la chance de déguster autre chose que du muscadet, du bourgueil ou du coteaux-du-layon. Seront-ils sensibles à l'élégance et à la finesse des vins italiens? Chacun jugera en son âme et conscience, liberté accordée en 1598, grâce à l'Edit... de Nantes.

 

jeudi, 29 mai 2008

LE SICILIEN

 

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A gauche (moi), tonton Jean au milieu et tonton Lino à droite.

Mes origines italiennes m'amènent aujourd'hui à vous parler d'une terre qui s'est vue labourer par mes arrières-arrières (allez, encore un) arrières ancêtres. D'après mes calculs. Mais il doit manquer quelques arrières, puisque depuis quelques siècles déjà (ça passe vite), les familles LG & H sont solidement ancrées en pays celtes. Le parisien que je suis devenu apparaît donc un peu en rupture disjonction avec eux. Géographiquement, s'entend.

Habitée par les Arabes et les Normands. La Sicile, c'est le Languedoc italien. La région viticole la plus importante (le quart de la production), en pleine révolution. Longtemps dévolu au marsala et, comme l'Algérie, au gros «vin de degré» pour le coupage, l'île a vu s'installer des pionniers, comme les familles Rallo (Donnafugata) ou Planeta, qui ont importé - grâce à force subventions européennes - précision (vinification à froid) et rigueur (rendements raisonnables). Plus encore qu'en Sardaigne, la vigne se plait en Sicile depuis la plus haute Antiquité. L'île a conservé de somptueux vestiges de ses occupants successifs : phéniciens, grecs, romains, arabes, normands. Aujourd'hui, par habitude du changement peut-être, la Sicile est en train de s'adapter aux exigences modernes. Elle s'est dotée d'un "Instituto Regionale della Vite e del Vino" qui impulse une dynamique de qualité, notamment par la sélection des cépages, et par l'attribution, aux vins qui le méritent, du label de qualité "Q-Regione Siciliano".

Des vins légers et frais. Une des plus importantes régions viticoles italiennes par ses 180.000 hectares plantés, la Sicile produit 8 millions d'hectolitres. De plus en plus, la Sicile se détourne des vins traditionnellement lourds et indigestes, et s'efforce de répondre à la demande actuelle de vins légers et frais. Notons enfin que 90% du vin sicilien est blanc.

Le vin dégusté. Au menu hier soir: roulade de bresola, speke et coppa de chez nos chers traîteurs italien et corse de la rue Legendre, accompagnés de spaghetti citron-basilique. Vin choisi: un sicilien nommé Morgante, Nero d´Avola, 2004, ramené de chez un traîteur italien à Bruxelles! 

Morgante, Nero d'Avola, 2004. Sicile. 100% Nero d'Avola. La robe aux reflets brique est relativement claire. Le nez est assez fermé et ne s'ouvrira guère beaucoup au fil du repas. Il offre des notes très minérales. On capte également des notes de fruits mûrs tels que le pruneau avec une finale de garigue.

En bouche, le vin est léger, rafraîchissant. Les premières impressions olfactives se confirment bien qu'un côté minestrone de fruits rouges envahit le palais. Rond, mais pas de façon excessive, le vin est assez bien équilibré et offre une jolie longueur en bouche. Et ce n'est pas sa légère acidité en finale (suggérant le pomelo) qui nous déplaira, surtout au vu des mets proposés. Le vin n'est pas sans me rappeler certains rosés languedociens: ceux que l'on prend pour des rouges!  Dépourvu de trace tannique, le vin manque quand même un peu d'amplitude à mon goût. Qu'à cela ne tienne, ce soir: la fenêtre est ouverte, il fait doux et une légère brise vient caresser les bougies qui éclairent discrêtement notre table. Le vin, carafé, se contente lui d'accompagner nos mets de façon simple et discrète. Il correspond à l'esprit du repas.

 

mardi, 22 janvier 2008

Ti Amo Valle d'Oro.

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Ti amo, tiii aaaamo! Ti amo, ti aaaamo! Ti amo, ti aaaamo, ti amo, ti amo, ti amo, ti amo, ti amo TI AAAAMO... D'aucuns pourraient considérer ce refrain tiré de la fameuse chanson d'Eros Ramozzotti, d'Umberto Tozzi, ou de Fabrizio Ravanelli, comme une véritable déclaration d'amour. Après tout, votre humble serviteur raconte ce qu'il veut sur son blog. A partir du moment où cela fait vendre. La vérité n'est pas très loin : j'ai effectivement fait la connaissance d'une italienne ce week-end. Une jolie brune.

Pas que je sois du genre à faire de l'oeil ou du pied. J'ai beau avoir du sang italien (en cherchant bien - ainsi que du celte, du berbère et du porto-ricain), je ne suis pas de ces cakos qui roulent du Vespa et de la chaîne en or pour s'attirer les foudres de ces demoiselles. Moi, je la joue subtil. Posé. Sensible. Je la regarde une première fois. Distant. Inintéressé. Désintéressé. Je la jauge. Je la piste. Je l'évalue. D'un coup de cuillère à peau. D'un coup d'oeil furtif. Vif comme l'éclair. Un  vrai léopard. Je prends. Je prends pas. J'emballe. Je débouche. J'écarte. Je tire. Je goûte. Je crache. Je crache pas.

Je l'ai rencontrée alors qu'une verrine de roquette, copeaux de parmesan, tomates séchées, était au menu. Je suis alors descendu à la cave où elle m'attendait, parmi une kyrielle d'autres prétendantes, plus attirantes les unes que les autres. Après avoir fait le tour de ces dames, dont certaines avaient un sacré culot, c'est finalement vers elle que je me suis tourné. Elle présentait un beau potentiel et son allure eut raison de moi. L'italienne par excellence, racée, en verre "sace". Elle ne demandait qu'une chose : que je la prenne. Je n'eus pas le choix : par le cul, je la saisis. Et elle se laissa faire. Je la pris ensuite dans mes bras. Elle était fraîche, lascive et brillante.

Elle se présenta sommairement : Mi piace Valle. Valle d'Oro. Io sono di Montepulciano d'Abruzzo. Son nom résonna en moi comme une promesse de nuit d'ivresse. Elle s'était parée d'une superbe robe pourpre profond. Je sortis mon ustensile et le lui enfonçai délicatement. Je n'eus guère à me montrer poussif. La vrille pénétra sans la moindre résistance. Une fois ouverte, elle me dévoila ses plus subtils parfums : des petits fruits rouges puis des notes de tabac et d'épices. Lorsqu'elle me prit la bouche, elle se montra puissante, ample et généreuse. Sa nature latine révéla une belle acidité, une jolie élégance mais peut-être un certain manque de vivacité. Je voulus la juger sur la longueur, mais ce n'était pas son fort. Je jouis cependant d'un très beau moment en sa compagnie. Lorsque je l'eus consommée jusqu'à plus soif, j'enfonçai le bouchon une dernière fois. Elle montra une légère réticence mais se rendit à l'évidence : elle n'avait plus rien à m'offrir, si ce ne fut ce corps devenu transparent. J'en conclus que cette italienne n'avait pas failli à sa réputation de ragazza gourmande, fatale et avide de procurer du plaisir. Malgré cela, je ne pus m'empêcher de la comparer aux françaises. Que j'entends chanter tous les soirs, en bas, là-bas, dans ma cave, "Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime...".

 
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