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jeudi, 03 septembre 2009

Mont Tauch : le vin à grande échelle

IMG_0754.JPGComparé au Nouveau Monde, la France compte un nombre de domaines viticoles incroyable. Des entités qui se battent pour s’en sortir dans un marché vaste, difficile, et qui se mondialise. Certains vignerons ont bien compris que le salut ne passerait pas par l’individualisme, comme ceux de Mont Tauch à Tuchan (11). L’union ferait-elle la force pour faire face à un marché de plus en plus exigeant ? Reportage dans un lieu immense, au cœur de l’appellation Fitou. Lire la suite sur VinSurVin 2.0...

lundi, 24 août 2009

Vins Fins à Vingrau

IMG_1006.JPGSéjourner à Tuchan sans se rendre à Vingrau pour gouter au Clos des Fées, c’est comme aller à Marseille sans rendre visite à la Bonne Mère, ou à Lourdes sans gouter l’Eau Miraculeuse. VinSurVin  a fait d’une pierre deux coups. Cependant, Hervé Bizeul n’est pas le seul à faire des miracles dans la région, comme ces deux compères au Domaine de l’Edre. Pélerinage. Lire la suite sur VinSurVin 2.0...

jeudi, 20 août 2009

Dans le vignoble : best off !

drouhinbourgogne.jpgDepuis trois ans que VinSurVin conte ses pérégrinations dans les vignes et chez les vignerons, et à l’heure de vous faire découvrir le Roussillon, dernière destination en date : best off ! Lire la suite sur VinSurVin 2.0...

dimanche, 16 août 2009

Au sommaire sur VinSurVin 2.0

IMG_1003.JPGDix jours n’auront pas suffi pour faire le tour du Roussillon. Mais on y retournera. Car cette région, discrète et humble, est pleine de charme. Car on y trouve des blancs tombés du ciel, des rouges irréels, des rivesaltes irrationnels et des banyuls démentiels. Lire la suite sur VinSurVin 2.0...

jeudi, 13 novembre 2008

TupperWine 12.0 : jouir du meilleur.

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Les TupperWine fêtaient hier leur premier anniversaire autour d'un public en extase, acquis à la cause de l'accord vin et chocolat qui leur était proposé. Deux talentueux vignerons, et un artiste-chocolatier qui ne l'est pas moins, avaient fait, pour l'événement, le déplacement du Roussillon, de la Loire et de Montmartre. Une soirée délicieuse, bien au delà des rêves et des fantasmes de votre humble serviteur. Paroxisme et symbole de la soirée : une belle-maman dit s'être retrouvée au bord de l'extase suprême.

Une cave voûtée du 17ème Siècle, des invités triés sur le volet, du vin, du chocolat... Non, il ne s'agissait pas d'une soirée S.M. (Sauterne, Minervois) hier soir aux T3.jpgCaves Elzevir, qu'Alexis, tenancier des lieux, pourtant habitué des folles soirées parisiennes, aurait organisé, mais simplement du TupperWine 12.0 de VINSURVIN. Contrairement aux onze précédents, le vin n'était pas le seul roi de la soirée puisque le maître-chocolatier Arnaud Larher, Meilleur Ouvrier de France 2007, était venu avec trois pièces de chocolat. Accorder deux rivesaltes (de Pierre Schneider, Château Saint-Nicolas, Roussillon) et un coteau de l'aubance (de Didier Richou, Anjou, Loire) et des ganaches de très grande qualité, tel était le pari de cet artiste modeste et surdoué et de votre humble serviteur.

Nous ouvrons le bal avec un Rivesaltes 100% muscat, du Domaine Saint-Nicolas, à la robe très claire et très brillante. Ce muscat est rond, suave mais présente également une certaine fraicheur. Avec ses notes florales, puis chaudes de fruits blancs confits (abricot, mirabelle), sa complexité laisse entrevoir des notes de miel et de feuille de menthe. Robusta, un Grand Cru de chocolat noir du Venezuella apporte au vin une noble amertume qui lui sied à merveille. L'accord a cela d'intéressant que vin et chocolat se dissocient très bien en bouche, presque de façon paralèle. 

T1.jpgNous quittons, temporairement, le Roussillon pour la Loire, chez Didier Richou. Les Violettes 2005, un coteau de l'aubance 100% chenin avait été le coup de coeur d'Arnaud Larher, lors de la préparation de la soirée, dans son laboratoire. Ce vin blanc à peine moëlleux est une pure merveille de fruits compotés, de fraicheur et de complexité. Notre choix s'était porté sur une ganache au zest de citron vert. Contrairement au premier accord de la soirée, la ganache et le vin entre fusion pour ne plus faire qu'un. Le vin fait ressortir le citron vert de la ganache ou serait-ce cette dernière qui fait jaillir les notes d'agrume de ce chenin ? En tous cas, la fraicheur et la tonicité de l'accord sont remarquables.

Nous retournons dans le Roussillon pour déguster Elixir du Roy, un Rivesaltes 2003 du Domaine Saint-Nicolas. Le vin doux, naturel (passé 18 mois en barriques de deux-trois vins) de Pierre Schneider est élaboré à partir d'un grenache blanc pur : une couleur tuilée, ambrée, il nous emmène vers des notes subtilement madérisées, de pruneau, d'orange amère, de fruits confiturés tout en gardant une superbe frâicheur et une acidité bien calibrée ; un vin à cigare, un digestif, un vin qui se satisfait à lui-même, un vin de dimanche après-midi automnal,  que l'on sirotte assis au bord d'un feu cheminée, ou debout devant la fenêtre, celle qui donne sur la forêt, balayée par la pluie. Arnaud nous soumet Epicière, un chocolat confit aux agrumes, citron, orange et pain d'épice (grillé au four et broyé). A ce moment là, c'est un peu l'apothéose aux Caves Elzevir. Un groupe d'amis rit aux éclats. Le regard d'une femme très blonde croise celui d'une autre, aux superbes yeux émeraudes. Deux hommes, plongés dans une conversation importante, se reservent un verre. De la musique techno parvient difficilement aux oreilles de celui qui vaque de groupes en groupes. Soudain, on entend des femmes employer des champs lexicaux à caractère sexuels pour exprimer ce qu'elles ressentent devant le spectacle qui s'offre à leurs sens exacerbés. Un couple sextagénère dégénère. La charmante dame n'en peut plus. Trois chocolats, trois verres de vin modérés, elle arbore un sourire émerveillé, confondu ; elle ne trouve plus les mots pour exprimer ce qui l'envahit. Certainement un mélange de plaisir, de sensualité et de jouissance... 

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Cave Elzevir, 16 rue Elzevir, 75003 Paris - info@cave-elzevir.fr; Tél : +33 (0)1 42 78 25 04.

Domaine Didier Richou, route de Dénée, 49610 Mozé sur Louet, domaine.richou@wanadoo.fr, 02 41 78 72 13.

Chateau Saint-Nicolas, Route de Canohès, 66300 Ponteilla. Tél/Fax: +33-4-68-53-47-61 Mobile: +33-6-34-47-06-97

Arnaud Larher, 53 rue Caulaincourt 75018 Paris, 01 42 57 68 08.  contact@arnaud-larher.com

Photos (d'Anne de DINDONSWINE), 1 : de gauche à droite : Didier Richou, Arnaud Larher, Pierre Schneider. De dos : M. VINSURVIN. 

Prochain TupperWine : le 2 décembre. Benoit Tarlant vient à Paris nous faire découvrir ses champagnes...

dimanche, 02 novembre 2008

La Soirée Vin et Chocolat arrive !

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LE 12 NOVEMBRE PROCHAIN, DANS UN LIEU CHARMANT ET DEDIE AU VIN, L'OCCASION VOUS SERA DONNEE DE DEGUSTER 3 VINS ET TROIS CHOCOLATS EXCEPTIONNELS. DANS QUELQUES JOURS, LES MODALITES POUR PARTICIPER A CET EVENEMENT... 

VINSURVIN et le maître chocolatier Arnaud Lahrer, Meilleur Ouvrier de France 2007 (MOF), se sont retrouvés il y a quelques jours autour de vins doux et de gourmandises, afin de préparer leur grande soirée dégustation qui aura lieu le mercredi 12 novembre, à Paris : trois accords magiques entre trois vins et trois chocolats.

L'accord met et vin n'est pas une science exacte. Le choix du flacon qui accompagnera un repas s'avère parfois très compliqué. Celui d'unPhoto010.jpg dessert encore plus. Nous verrons mercredi 12 novembre si Arnaud Larher et votre humble serviteur y seront parvenus ! Lors de notre rencontre chez Julie McIvor, en décembre 2007, puis en avril 2008 au Loft Moncey, je suggère à Arnaud, un homme simple, drôle et d'une grande générosité, de lui faire déguster quelques vins à accorder avec ses talents de maître chocolatier. Nous pourrions organiser une soirée autour de ce thème, qui sait ? Ni une, ni deux, Arnaud se montre de suite intéressé. Problème, lorsqu'on est sacré Meilleur Ouvrier de France, l'agenda déborde et le temps manque ! A ma grande joie, Arnaud parvient à me consacrer du temps lundi soir dernier.

Photo008.jpgRendez-vous est donné à 18h00 à Montmartre, dans sa boutique de la rue Caulaincourt. Arnaud me conduit dans l'arrière boutique et semble déjà excité à l'idée de découvrir ce que j'ai à lui faire goûter. Nous démarrons avec l'Elixir du Roy, un Rivesaltes 2003 du Domaine Saint-Nicolas. Le vin doux, naturel (passé 18 mois en barriques de deux-trois vins) de Pierre Schneider est élaboré à partir d'un grenache blanc pur : une couleur tuilée, ambrée, il nous emmène vers des notes d'agrumes, de pruneau, d'orange amère, de fruits confiturés tout en gardant une superbe frâicheur et une acidité bien calibrée. Arnaud est immédiatement sous le charme, lui qui déguste un rivesaltes pour la première fois. Après diverses tentatives, dont une amande aux trois épices absolument divine, nous retenons l'Epicière, un chocolat confit aux agrumes, citron, orange et pain d'épice (grillé au four et broyé).

Nous poursuivons avec un Rivesaltes 100% muscat, toujours du Domaine Saint-Nicolas, à la robe très claire et très brillante. Ce muscat estPhoto009.jpg rond, moëlleux et suave. Avec ses notes florales, puis chaudes de fruits blancs confits, sa complexité laisse entrevoir des notes de miel et de feuille de menthe. Une ganache caramel salé, chocolat noir est proposée. Et puis, fianlement, le Robusta, un Grand Cru de chocolat noir du Venezuella se fait enrober par l'onctuosité et le fruit mûr du vin et donne à ce dernier une touche d'amertume qui lui sied à merveille. On se regarde. On est d'accord !

Photo007.jpgLe troisième et dernier flacon de la soirée nous emmène au bord de la Loire, chez Didier Richou, que j'avais eu la joie de rencontrer, chez lui, au printemps dernier. J'ouvre Les Violettes 2005 à Arnaud, un coteau de l'aubance 100% chenin. Et c'est le coup de coeur pour Arnaud Larher, qui est abasourdi par ce qu'il est entrain de déguster ! C'est vrai que ce vin blanc moëlleux est une pure merveille de fraicheur, de complexité et de générosité. La tâche est rude mais si excitante pour Arnaud, et pour moi-même, car au-delà de la recherche de la plus belle association met et vin qui soit, c'est le respect et la fascination que l'on porte à ce que l'on est entrain de boire et de manger qui dominent. Mêlés d'un plaisir immense, cela va de soi. Arnaud me soumet de suite Une ganache au zest de citron vert, qui apporte fraicheur et tonicité à un vin qui n'en manque pas, mais qui retient notre attention par sa structure et ses notes de mirabelles et d'abricots confiturés. La ganache et le chenin sont faits pour être ensemble. Voilà, nous avons trouvé nos associations, qui seront dégustées par les quelques happy few présents à cette soirée ! A ce sujet, d'ici quelques semaines, 10 invitations seront à gagner, donc restez connectés à VINSURVIN

En attendant de savoir si Pierre Schneider et Didier Richou seront des nôtres le 12 novembre prochain, ne reste plus qu'à trouver le lieu qui conviendra à cette soirée exceptionnelle. Une terrasse avec vue imprenable sur Paris ? Un loft avec piscine ? Une cave voûtée dans le Marais ? Une chambre de bonne dans le 16 ème ? N'hésitez pas à me faire savoir si vous possédez, vous, ou vos amis, un tel lieu pour acceuillir ce TupperWine 12.0.  

lundi, 08 septembre 2008

Punch of heart of the week.

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Obligé de créer une nouvelle catégorie pour ce qui sera le punch of heart du week-end de VINSURVIN. Un coup de coeur (comme on n'en avait pas vu depuis longtemps) pour un vin de pays des Pyrénées élaboré par une femme. Le vin a décidément l'art et la manière de nous surpendre.

Attention à ne pas se laisser gagner par la routine, sur VINSURVIN. Ici, on déguste des vins. Jusqu'ici, rien d'anormal. On en apprécie certains. On en aime quelques-uns. On en adore beaucoup. En revanche, certains nous laissent indifférents : fades, banals, insipides, stéréotypés, déprimés, les pauvres n'ont pas le droit de cité. Un peu comme ceux dont les contenants ont été récemment sérigraphiés... C'est bien ce que je pensais : ces décorations sont en fait des caches-misère. Le gascogne blanc est tout juste passable : un équilibre précaire entre sur-acidité et arômes exotiques singuliers. Le bordeaux rouge (merlot, cabernet) est d'une tristesse déconcertante : ambiance d'enterrement. Bon, ça, c'est fait.

Parler du vin, le commenter (comme dans les milieux autorisés), le partager, c'est déjà ça, j'en conviens. Mais quid des grosses claques proférées par des vins qui, un jour, comme ça, mine de rien, se retrouvent attablés avec vous, et vous sidèrent sur place ? Allez, citez-moi un vin qui, récemment, a reçu les éloges les plus rempantes de l'auteur de ce blog ? Pas facile à trouver. C'est bien ce que je disais. La routine s'installe. Attention, pas que je ne me sois pas régalé devant certains côtes-du-luberon, alsaciens ou languedociens récemment dégustés.

Non, ce soir, je vous parle de ce vin qui, au nez, instantanément, possède des arômes qui confèrent à l'inexplicable ; ce vin qui au tout premier contact de votre palais vous donne l'impression que vous êtes entrain de vivre une expérience au-delà du réel (type "Quatrième Dimension" avec les frères Bogdanov) ; ce vin qui vous fait encore plus aimer le vin. Ce vin qui vous confirme que vous avez vraiment raison de vous passionner pour le vin, parce que seul lui vous procure de tels instants.

83691924.2.jpgVendredi soir, un vin m'a particulièrement séduit. Je ne pense pas avoir touché au sublime, mais allez savoir : n'atteint-on le nirvana bacchique qu'avec un Yquem, un Clos Vougeot ou un 1er Cru classé de Pauillac ? Je ne le pense pas. Gardons-nous de ressembler à ces incultes qui, dans les dîners en ville, ne jurent que par les grands crus girondins, vomissant leur ignorance et leur snobisme sur des trésors insoupçonnés dont notre sol regorge. Car, ici, nous les manants, nous les rebels, ne nous consacrons qu'à des vins méconnus, ceux de l'ombre, qui, victimes d'obscurantisme, peinent à franchir les frontières de leurs villages.

Ce vin fut acheté chez un tout petit caviste de la rue Pouchet, dans le 17ème arrondissement de Paris. Dénommé Domaine le Roc des Anges, Vieilles Vignes 2006 : un VDP des Pyrénées Orientales, élaborée par Marjorie Gallet à Montmer (66). Qui connaissait ?!! Les professionnels, et les veinards. Car à bien y regarder, Marjorie Gallet est loin d'être une inconnue dans le monde du vin. C'est le site Grains Nobles (Paris V) qui nous l'apprend :   Marjorie Gallet a grandit dans le secteur de la Côte Rôtie, et a travaillé pour Cuilleron et Gaillard. Elle est ensuite partie à Montpellier pour y faire des études d’agronomie et d’œnologie. Elle n’a pas obtenue le diplôme car elle s’est installée directement après son stage de fin d’études (effectué domaine Gauby). Elle a rencontré en même temps son mari, régisseur du domaine Mas Amiel.

Côté fiche technique, on lit également sur Grains Nobles que Marjorie Gallet a une réelle passion pour le travail de la vigne. Elle le préfère au travail en cuverie, et ne conçoit pas d’acheter des raisins. Ses vignes sont installées sur des coteaux exposés nord. C’est un point très intéressant dans cette région au soleil brûlant. La maturation du raisin est lente. Cela demande donc plus de travail à la vigne. Le labour permet un enracinement profond. La pratique culturale se fait en lutte raisonnée, en transition vers le bio.

La robe jaune très claire de ce vin composé à 90% de grenache gris, puis de grenache blanc et de maccabeu, annonce de la jeunesse mais aussi de la fraicheur. La minéralité domine sur le premier nez mais ce sont ensuite des notes végétales, de fougère, de fleurs blanches qui constituent un somptueux bouquet. Aériennes sont ces effluves mentholées et d'eucalyptus qui viennent maintenant séduire le dégustateur et que l'on retrouvera en bouche ! On relève également des notes de beurre salé, de brioche et d'amande. Quel nez ! La bouche épicée et herbacée présente de la fraîcheur, du gras (avec ces notes de fruits à chair blanche mûrs), une belle mâche et une très belle persistance.

Ceux qui m'accompagnent sont également séduits. Bravo Marjorie Gallet et merci pour cet instant magique. 

dimanche, 22 juin 2008

Jolies rencontres aux Abbesses

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Les Abbesses célébraient le vin le week-end dernier. Ils étaient une vingtaine à camper sur la Place, entre les badauds chinois aux yeux écarquillés et aux regards gênés, les confréries venues s'encanailler d'un verre de chablis ou de côtes-du-rhône, et les jeunes couples parisiens les bras pleins de bébés. Trois domaines auront retenu l'attention de votre humble serviteur : le Domaine du Petit-Barbaras (Côtes du Rhône), La Vinçonnière (Muscadet-sur-Lie),  et Château Nicolas (Rivesaltes). Bémol : le passage obligé par l'achat d'un verre à 3€, une fâcheuse tendance à Montmartre.

Ca fait toujours plaisir de retrouver "ses" vignerons sur Paris, et encore plus lorsque ceux-ci se retrouvent ensemble autour de vous ! Vincent Laroche (Chablis) a pu faire la connaissance d'Emmanuel Rybinski (Clos Troteligotte, Cahors) alors que je tapais le bout de gras avec ce dernier. Deux vignerons VINSURVIN qui parlent boulot devant leur fan : un moment savoureux ! L'occasion d'aborder avec eux le prochain projet de VINSURVIN : organiser un week-end dégustation réunissant tous les TupperVignerons de VINSURVIN à côté de Chartres courant 2009. J'évoque fin juin, début juillet. Vincent me conseille début décembre : s'il fait chaud en juin, il n'y aura personne. Début décembre, le budget boissons pour les fêtes est encore au beau fixe et il y a peu, voire pas, de salons à cette époque. Enfin, en dehors de QUI, A BÛ, BOIRA? de Laurent Baraou, effectivement, Chartres n'est pas gâté par les salons des vins. Et bien, c'est un bon début pour ce projet qui germe et qui j'espère verra le jour !

261423936.jpgLoin d'avoir fait le tour de tous les exposants samedi 14 et dimanche 15 juin derniers, trois d'entre eux auront retenu mon attention. Parmi tous ces vignerons indépendants médaillés au dernier Salons Vignerons Indépendants, le Rhodanien Domaine du Petit-Barbaras. situé à Bouchet dans la Drôme. Son côtes du rhône blanc 2006, assemblage classique de marsanne et de roussanne sur des sols argilo-calcaires, se décline sur deux cuvées. La première est fermentée en cuve inox. Sur le fruit, tel que la pomme et les agrumes, elle peine néanmoins à exprimer une vivacité qui titillerait nos papilles. Sur la fraîcheur, juteuse, elle est d'une plaisante densité. A boire de suite. La deuxième est, elle, fermentée en fûts de chêne, qui acceuillirent jadis un millésime, un seul, d'un vin liquoreux, celui de Château d'Yqem. Les fûts sont évidemment soigneusement lavés et personne ne saurait reconnaître des traces de sauternes. Ce côtes-du-rhône 2.0 est très aromatique. Plus gras, plus consistant, il présente une attaque assez souple mais l'acidité compense, offrant un bon équilibre et une bonne fraîcheur. Des notes de pomelo et de fleurs blanches se dégagent. Beaucoup de plaisir au final.

Le muscadet tarde à avoir bonne presse en France. Et sur VINSURVIN. Notamment à cause des cafés, bars, brasseries français qui nous1761549742.jpg servent, en règle générale, du vin médiocre, et du muscadet indigne, en particulier. Celui qui brûle la gorge. Pendant deux jours. Point besoin de s'y connaître ni d'aimer le vin pour tenir un café en France. C'est comme s'il n'était pas nécessaire pour un moniteur d'auto-école d'avoir le permis pour enseigner la conduite ("La marche arrière ? Ah, bah, je sais pas, attends je vais pousser). Exactement pareil. Ou de savoir parler anglais pour l'enseigner ("Excuse me, sir, but I think the protagonist is being ironic here, not sarcastic." "What? Tu peux parler franglais comme tout le monde?"). Du coup, si l'on se fie à ces marchands de pinard, les idées reçues ont de beaux jours devant eux. Le muscadet ? Beurk, c'est du vin de comptoir !

Heureusement, il y a des vignerons qui nous démontrent le contraire. Comme Laurent Perraud, à Clisson, qui produit un magnifique muscadet-sur-lie, cépage melon de bourgogne. Et c'est peu dire. Sélection les Egards 2006 ouvre le bal sur de la fraîcheur, de la tonicité, de la tension. L'aspect perlé offre de la gouleyance et un frissonnement sur la langue. Par ailleurs, le vin n'est pas dénué de profondeur. Des notes minérales et juteuses entrent dans la danse. L'enthousiasme gagne le dégustateur ! Domaine de la Vinçonnière 2007 dégage la même énergie. Un nez frais sur un bouquet de fleurs blanches et de fruits fraîchement cueillis (pomme, citron vert, et peut-être même de melon, de pastèque). Une bouche vivante, juvénile, jazzy. Conquis ! Quart d'heure américain avec des muscadets de dix ans d'âge. Les bougres, ils gardent toute leur verve ! Sélection des Egards 1997 présentent une couleur plus foncée, paille. Le nez nous guide vers du fruit sec, du foin coupé évoluant vers la fraîcheur de l'agrume et de la minéralité. Une belle texture ; plus de gras, de complexité et beaucoup d'élégance. La finale est longue et évoque les épices douces. Avec de tels vins, le déficite de notoriété du muscadet sera vite réparé. Bravo Laurent ! Pour finir, il y a fort à penser que les TupperWiners de VINSURVIN auront l'occasion de goûter tous ces vins sous peu ! Vous voyez comme je m'occupe bien de vous ?! De beaux muscadets ICI aussi.  

Pour terminer, en beauté : de la douceur, de la soie, de la noblesse avec les Rivesaltes du Château Saint-Nicolas dans le Roussillon. Situé dans les Astres, à Ponteilla, au sud de Perpignan, pour être précis, Pierre Schneider a repris le domaine de son grand-père il y a peu de temps. Elixir du Roi, qui n'est plus mon cousin après avoir trempé mes lèvres dans 100% petit-grain (pas d'alexandrie en effet, cépage typique de la région), Rivesaltes 2000 (grenaches noir et blanc) et Elixir du Roi 2003 (barriqué 18 mois en barriques de deux-trois vins) élaboré à partir d'un grenache blanc pur ont des couleurs tuilées, ambrées et nous emmènent vers des notes de plantes macérées, d'agrumes, de pruneau, d'orange amère, de cerise, d'abricot, de fruits confiturés tout en gardant une superbe frâicheur et une acidité bien calibrée : quel voyage au pays des arômes, des saveurs et de la gourmandise ! Des vins à découvrir bientôt sur VINSURVIN et lors d'un TupperWine magique où nous découvrirons les rivesaltes de Pierre Schneider et les coteaux de l'aubance et Didier Richou !

dimanche, 27 avril 2008

C'est leur Premier Millésime !

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VINSURVIN s'intéresse aujourd'hui à des vignerons qui viennent de sortir leur tout premier millésime ou qui sont sur le point. Les « neo-vignerons » Stéphane Loisel (Roussillon), Pierre Doumenge (Vallée du Rhône) et Josh Hermsmeyer (Sonoma Valley, Californie) travaillent d'arrache-pied pour réaliser leur rêve : élaborer leur toute première cuvée. Des peines, des joies, des galères, des bonheurs : VINSURVIN a décidé de suivre leur extraordinaire aventure.

Votre producteur de chroniques oenophiles tirait son chapeau cette semaine au normando-roussillonnais Stéphane Loisel, 31 ans, dont la première cuvée, Pica Pica, est juteuse et joyeuse. Lui qui en Septembre 2007 écrivait sur son blog pour mon premier millésime, j’ai envie de faire un vin sur le fruit, relativement facile à boire, un vin de soif, il ne s’était pas trompé, le bougre !

Un mois plus tôt, Stéphane avait validé son premier post : Ca y est, j'ai un blog moi aussi!! (...) Je me lance dans une nouvelle aventure, et quelle aventure !!! LE VIN et pas n’importe où, dans le Roussillon ! (...) En fait, cette aventure a commencé il y a maintenant bientôt 3 ans, lorsque j’ai décidé de changer de métier.

Plus tard, Stéphane nous expliquait pourquoi et comment, lui, le normand, en était arrivé là : Et oui, pourquoi ? Je suis Normand, né près du Havre (...) En fait, le virus m’a piqué lorsque j’avais 17-18 ans environ, et tout ça à cause de mon papa. Son activité professionnelle l’emmenait près des grands fleuves français : le Rhône, la Loire, la Garonne… Et comme il est amateur de vin, il ramenait toujours quelques bouteilles de ses pérégrinations. Je me souviens très bien le moment où j’ai vraiment ressenti une émotion en goûtant un vin. C’était un Gigondas de la cave des Vignerons de Gigondas, un choc, une révélation.

Stéphane, qui achète des raisins et à qui Hervé Bizeul met à disposition une cuve ainsi que tout le matériel nécessaire (dans le nouveau chai de Rivesaltes dédié à Walden), nous annonçait en juillet : Et oui, ça y est ! Après moult péripéties, le vin est dans ses bouteilles. Peca Peca 2006 est née !

Concentré sur son deuxième millésime, Stéphane aura certainement l’occasion de nous parler de son aventure plus en détail très prochainement sur VINSURVIN.

Pierre Doumenge est installé dans le Rhône, tout près de Cairanne, au Nord Est d'Orange. Après une dizaine d'années passée à7b95a4120121ccdd3f28ee567b34b606.jpg rêver en dégustant le vin des autres, voici venu le moment de rêver en dégustant le mien... nous prévient Pierre. Sur son blog, Pierre nous raconte les joies et les peines qu’il rencontre dans son entreprise. Le 24 avril dernier, le post est intitulé : Une Journée de M… Tout commence par une visite à ma boîte postale suite à mon entretien téléphonique avec la société qui produit mes capsules, au sujet d’une énième validation de commande… Pas de courrier de leur part dans la boîte aux lettres. Arrivé au bureau, j’apprends qu’ils ont en leur possession l’accusé de réception de leur courrier signé, ce qui signifierait que j’ai  bien reçu leur colis avec les échantillons de capsules pour validation finale. (…)

Je vais faire un essai de capsules sur les bouteilles qui sont arrivées chez mon fournisseur. Les bouteilles super, mais les bouchons… ils sont marqués avec « Mis en bouteille à la propriété » et la loi ne m’autorise pas à inscrire cette mention, car la mise se fait chez mon prestataire de service.

Le lendemain, on peut lire en titre Une Bien Belle Journée : photo à l’appui, Pierre nous annonce que de l’AOC Côtes du Rhône vous sera proposée pour le millésime 2007, je viens de recevoir l’attestation du centre de dégustation qui confirme l'agrément de mon vin…

Aux dernières nouvelles, par mail, Pierre nous informe qu'entre les malos qui tardent à se terminer et les diverses galères dans mon approvisionnement en matières sèches, je ne pense pas pouvoir mettre mon vin en bouteille avant la fin Mai. Dès qu'il est dans son flacon je le laisse un peu se reposer quelques jours puis te l'adresse accompagné d'une fiche technique et d'un petit dossier de presse sur le vignoble Mantes... Je pense également faire une présentation de mon premier millésime au cours d'un apéro vigneron dans les vignes le 14 juin alors si tu es dans le coin d'Avignon...

Voilà deux ans et demi que Josh et Candace Hermsmeyer, jeunes vignerons dans la Sonoma Valley en Californie, se sont lancés dans l’aventure de la viticulture. Partis de zéro, ils espèrent mettre leur première cuvée en bouteille en 2010. C’est grâce à Internet que Josh et VINSURVIN ont « fait connaissance ». Très bientôt sur ce blog, une interview de Josh afin vous faire découvrir son univers de Josh. Pour vous mettre le jus à la bouche, extraits :

d8415954dd8ced748237890b93e9abbd.jpgNotre vignoble fait environ 7 hectares, ce qui est relativement petit par rapport à la moyenne (à part peut-être en Bourgogne). Nous ne cultivons que du pinot noir. Le vignoble est situé dans la portion de la Sonoma appelée Laguna Ridges, sur des sols limono-sableux, qui procurent un excellent drainage.

Pour ce qui est du style de vin, nous avons une topologie très variée. Vu que mes goûts en matière de pinot noir sont divers, je ferai deux styles de pinot noir. Un léger, plus floral, clair. L’autre sera plus sombre, plus riche, plus opulent, plus typique du style californien.

Bien sûr que j’ai un oeil sur ce qui se fait en France ! La France est le lieu de naissance des grands vins et il n’y a pas plus parfaite expression du pinot noir qu’en Bourgogne ! Vu le statut de la France, il serait idiot de ma part d’ignorer les vins et les techniques bourguignonnes. Je m’inspire d’Henri Jayer, en particulier (vigneron à Vosnes Romanée, ndlr).

Des hauts, des bas, des bonheurs, des souffrances : un vigneron passent par bien des difficultés avant que nous, simples consommateurs, ayons le plaisir d’ouvrir leurs bouteilles. Suite des aventures de nos neo-vignerons dans les jours à venir sur VINSURVIN.

Traduction interview Josh Hermsmeyer : VINSURVIN. Photo 1 : Stéphane Loisel ; Photo 2 : Pierre Doumenge ; Photo 3 : Josh Hermsmeyre (Josh et son fils, Jackson).

vendredi, 25 avril 2008

Un vigneron, un jour.

 

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VINSURVIN tenait à vous présenter le vin d'un vigneron rencontré par le plus grand hasard. J'aurais aimé vous en parler plus tôt, mais la Poste aura mis quinze jours à me faire parvenir Peca Peca. C'est bien, on progresse. Le Roussillon est encore trop rare sur VINSURVIN, et c'est un tort au vue de la régalade offerte par le vin de Stéphane Loisel. Chérie, prépare les valises, on s'en va.

On est loin des découvertes de VINSURVIN : un été, en plein cagnard, frapper à la porte d'un vigneron à midi, se présenter en simple touriste et demander à goûter son vin, converser, faire naître une rencontre... La découverte d'un vin tient parfois à peu de choses. C'est en fait l'ami d'une amie d'une cousine d'un collègue d'une lectrice de VINSURVIN qui insista pour que votre dégustateur indépendant goûte ce Côtes du Roussillon. Le vin est arrivé hier. Et comme disait mon grand-père : il ne faut jamais remettre à demain...

Un des intérêts de cette dégustation réside dans le fait que cette cuvée est tout simplement la première de Stéphane Loisel. Par ailleurs, les raisins de Stéphane se trouvent sur le village de Maury, fameux pour ses doux naturels, comme le Mas Amiel. Stéphane précise tout de même sur la fiche technique ce qui doit être les noms des parcelles : Pech Lauzie et Cabirou Bas. Pour les puristes.

Sur des schistes et des marnes schisteuses se trouvent les grenaches noirs, carignans noirs et syrah de Stéphane, dont Peca Peca est fait respectivement à 70, 25 et 5%. Pour continuer dans la partie technique, Le vigneron évoque, pour cette cuvée 2006 vendangée manuellement les 16 et 17 septembre, que la macération fut de 15 jours avec deux remontages quotidiens et un délestage par jour en phase préfermentaire. L'élevage, lui, se fait en cuve.

Place au vin ! La robe de Peca Peca (La pie Rouge) est cerise noire. Le nez est gourmand, de fruits noirs réhaussés par des notes végétales et animales. D'une bonne attaque, la bouche est riche et d'une bonne souplesse. Une explosion de cerises et de fruits rouges en bouche. Sa belle persistance nous conduit vers des notes de tabac, de bois sec. Les tanins sont souples et élégants. Un quart d'heure plus tard, le fruité explosif donne l'impression d'avoir à faire à un gamay : à l'aveugle, je serais peut-être parti vers un Fleuri.

Pour sa première cuvée, on peut dire que c'est une réussite. Ce vin gourmand, espiègle et généreux s'appréciera cet été avec des copains autour de salades et de viandes blanches.

Photo : S. Loisel.

La Pie Rouge, Peca Peca 2006, Stéphane Loisel ; 0-624-914-757 - stephaneloisel@tele2.fr.

dimanche, 09 septembre 2007

Festi Bacchus : à boire et à manger.

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Dans le 13ème arrondissement de Paris, sur la jolie place des vins de France, entourée de chapiteaux Bambou blancs, des jeunes gens sont installés à même la pelouse. Ils discutent autour d'une bouteille de vin. Des enfants chahutent non loin de là pendant que des notes de jazz bercent les visiteurs sous un joli soleil. Une bonne vingtaine d'appellations présentes, des conférences, des débats, des dégustations et du jazz, Festi Bacchus avait tout pour attirer l'oenophile.   

Après un petit tour du propriétaire pour repérer des appellations que je ne visiterai pas dans les mois à venir, je m'arrête au Chateau d'Agel de l'appellation Minervois. Dégustation expresse des Bonnes, un assemblage de Carignan, de syrah et de grenache, ouvert depuis plusieurs heures et à température plus qu'ambiante. Un rapide mot sur le domaine avec la propriétaire avant qu'une anglaise ne vienne nous interrompre à la recherche d'un vin blanc dont les caractéristiques lui échappent complètement : what do I wanna say? Je m'empare d'un fascicule et déguerpis. Direction Bruguairolles, dans l'Aude.

Première rencontre, avec Arnaud Vivancos qui vient de quitter Carcassonne pour s'installer à Paris et y vendre le vin du Domainemedium_gayda1.2.jpg Gayda. "Bonjour, je vous fais goûter notre blanc?" me demande Arnaud, un petit bonhomme aux allures de pillier de rugby à XIII. "Je viens de boire du rouge, lui réponds-je désolé,  je ne vais tout de même pas enchaîner sur un blanc! M'enfin, heu, qu'est-ce que c'est?" "L'Archet: un 100% maccabeo planté sur des sols schisteux..." "Dans ce cas!" Un joli nez minéral mais aussi de fleurs blanches qui ravirait plus d'un amateur. Je ne serais pas contre avoir cet Archet dans ma cave : pas inutile d'avoir plusieurs cordes à son arc. A suivre : la Cuvée Occitane, florilège des cépages de la région : 40% grenache, 30% syrah, 15% carignan, 10% mourvèdre, 5% cinsault. Elle est gouleyante et fruitée, et se boira autour d'un plat simple avec des amis. Enfin, nous finissons par le Chemin de Moscou, un Vin de Pays de grande qualité, qui mérite de meilleures conditions pour l'apprécier à sa juste valeur. Asssemblage de syrah (50%), de grenache (40%) et de cinsault (10%), cette cuveé d'un faible rendement, vendangée, triée à la main et élevée 22 mois en fût de chêne français, offre effectivement un très grand potentiel. Des notes de cerise et déjà de subtiles effluves de cacao, on est indéniablement sur un grand vin. Le terroir français offre décidément des choses imprévisibles. Du jamais bu, en quelques sorte. Oh, j'oubliais! Pour les gens de passage dans la région : vous rendre chez les parents d'Arnaud au Moulin de Trèbes. Il paraît qu'on y mange très bien, les pieds dans l'eau du Canal du Midi!

Quittons l'Oc pour le Sud-Ouest, le Gers. Dans la série j'en-n'ai-pas-dans-ma-cave (surtout parce que je n'ai pas encore trouvé celui qui me fera chavirer), j'ai nommé un bon Madiran. La Cuvée Charles de Batz 2004 du Domaine Berthoumieu est conforme à ce qu'offre le cépage tannat. La robe est intense, foncée, d'un rubis profond. Le nez est typé, puissant, aux arômes de fruits noirs (cassis, mûre) réhaussés par des notes animales (cuir) et épicées. Une étonnante complexité aromatique! Les tannins sont virils mais élégants en finale. Un vin qui s'assouplira avec le temps. Je repars également avec un Tanatis, un vin de liqueur du sud-ouest, dans la veine du Maury, qui sera parfait sur un dessert à base de chocolat. Un joli placement assurément, pour 25€.

Suite et fin de nos dégustations en plein air. Nous restons en Sud-Ouest mais remontons au nord, pour Cahors. Je repars avec trois flacons du Clos Troteligotte qui m'ont paru tout simplement très bons, et même excellents, dans des conditions qui restent celles des foires, et ce pour 8 (Tradition), 9 (K-or) et 20€ (CQFD). En effet.

Et enfin, je ne mentionnerai pas ce malotru de vigneron des Côteaux du Tricastin, un rustre sorti de ses montagnes dont le but était vraisemblablement d'aller cuver les litres de vin ingurgités pendant cette longue journée. Le Mas des Mûriers : des vins conviviaux. Pas comme leur propriétaire qui vous fait déguster des fonds de bouteilles de vin chaud.

Après cette soirée passée à Festi Bacchu, sorte de fête des vins dans lesquels les vignerons et leurs agents vous font goûter des ersatz de leurs production, à deux pas du Cours Saint-Emilion, il m'est apparu que si certains exposants parvenaient à délester les parisiens de quelques dizaines d'euros, cette foire avait avant tout pour but d'aller boire un coup et de faire quelques rencontres. Cependant, présenter cette manifestation comme un événement incontournable pour les amateurs de vin me paraît légèrement exagéré.

 
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