Avertir le modérateur

lundi, 06 avril 2009

La Bourgogne s'invite à Paris !

comptoir.jpgAprès un détour par Stockholm, les TupperWine de VinSurVin reviennent à leur ville d’origine, Paris. Invité d’honneur de ce TupperWine 17.0, jeudi 9 avril, à 20h00 : David Déprés, vigneron à Mercurey. Pour obtenir votre invitation, rien de plus simple :  cliquez sur VinSurVin 2.0 !

lundi, 30 mars 2009

Maranges a 20 ans !

maranges.jpgMarie Mascré et son équipe de sowine avaient réuni les vignerons de l’appellation bourguignonne Maranges, dans le 9ème arrondissement de Paris, pour fêter son vingtième anniversaire. L’occasion pour VinSurVin de faire plus ample connaissance avec ce coin de vignoble  encore méconnu et qui possède de surprenants atouts. Suivez le guide, en la personne de Fernand Chevrot ! Lire la suite sur VinSurVin 2.0...

lundi, 23 mars 2009

Un Rosé, un Blanc.

rosée du matin.jpgAlors que d'aucuns ont à l'esprit que seul le bon rosé est produit en Provence, il n'est pas inintéressant de se tourner vers le travail de vignerons opérant là où il fait moins chaud. Après le rosé, le blanc : un mercurey de chez David Déprés que vous dégusterez à Paris dans quelques jours. Lire la suite...

lundi, 20 octobre 2008

Ce soir, c'est Bourgogne. Du grand Bourgogne.

Photo041.jpg

Après la journée que tu viens de passer, tu as décidé de te faire plaisir. Tu vas t'ouvrir un bon bourgogne, que même ton chef, il en boirait pas des comme ça.

Ton boss a été particulièrement odieux avec toi aujourd'hui. Déjà, ce matin, quand il est arrivé avec sa cravate jaune et ses espèces de mickey imprimés dessus, tu t'es dit ça sent pas bon, Le Cointre a sorti la cravate jaune, j'sens qu'j'vais morfler. En effet, lorsque tu abordé ce RTT avec lui, afin de rendre à Nancy pour rendre visite à ta tante, souffrante, il t'a rétorqué "impossible" entre deux portes parce que Michenot et Granger avaient déjà pris des RTT. Afin de finir des dossiers bien plus importants.

Le Cointre et sa tête de chef magasinier qui dit qu'il est sorti de l'ENA. Le Cointre et ses "prérogatives simplement guidées par la règle de trois : rentabliltité, efficacité, profit". Le Cointre et son haleine de fenec mort depuis quinze jours - oh, on's'fout d'sa gueule avec ça, mais lu, y entend rien. Un beau jour, il faudra bien lui régler son compte, à Le Cointre, parce que moi les les dingues, j'les soigne, je m'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère ! Je vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins'd'Paris, qu'on va le retrouver éparpillé par petits bouts, façon puzzle... Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus : je disperse, je ventile... comme ils disaient dans le film que tu te souviens plus du titre, mais il est passé l'autre jour sur TF1 et qu'est-ce qu'on s'est marré avec ma femme, (c'était qui déjà qui disait ça ? Bourvil, Lefèvre, ah, non, Fernandel ! Quoi que...). En même temps, c'est vrai que physiquement, à Le Cointre, tu lui ressembles un peu.

Il est enfin 18h00 quand tu quittes le bureau. Tu croises Le Cointre qui te dit "et tu diras bonjour à Madame !". Et tu diras bonjour à Madame, et puis quoi encore, il veut pas qu'on l'invite à savourer le bon Bourgogne de ce soir ? Parce que ce soir, c'est vendredi, et ça va régaler. Ta femme a fait un bon bourguigon, alors on va sortir les ch'vaux, un vin, comme ils disent sur l'étiquette "en hommage à Jean-Baptiste Patriarche", fondateur des caves Patriarches, à Beaune. C'est aussi pour ça que tu l'as acheté, ce vin. Parce que tu as visité les Hospices de Beaune en 1984 avec l'Amicale Laïque des Boulistes Vannetais, et que c'est vraiment beau parce que c'est plein d'Histoire et que quand même c'était bien de s'occuper des soldats pendant la guerre, comme ça, comme ils faisaient aux Invalides que tu n'as pas visités mais par contre les catacombes, oui, ça, ça vaut le coup même si ta femme avait eu un peu peur de tous ces ossements, quand t'avais passé douze heures à Paris en 1977 (départ en car 4h30 de Callac, arrivée Paris 9h et quelques ; retour minuit à la maison, mais bon ça vaut le coup quand même parce que y'a toujours une bonne ambiance dans le car, avec le chauffeur qui raconte que des conneries).

Tu vas sortir ton plus beau tire-bouchon, avec le manche qu'il ressemble à un pied de vigne et que tu avais gagné au loto d'Hénanbihen où que ton frère, Jean-Luc, t'avait invité. Un beau tire-bouchon bien brillant et que t'as pas un bouchon qui fait un pli avec (sauf le cidre à Bébert, mais bon, normal, les gars y z'y mettent du beurre à l'ouvrage). Sur l'étiquette-de-derrière, ils disent qu'ils ont fait une sélection des plus beaux cépages. C'est bizarre, t'avais entendu, à Beaune - comme quoi, t'avais pas fait qu't'emmerder - que le cépage là-bas, c'était le pinot noir. Et là, c'est "grenache, carignan"... La robe est "intense et jeune". Ah bon ? Ouais, enfin, normale, rouge, rouge foncée, quoi. Mais pour l'âge, c'est étonnant, y'as pas le millésime d'inscrit sur la bouteille... Au palais, tu trouves que ça rape un peu, pourtant eux, ils écrivent "au palais, plaisant, fin, complet et jeune". "Nez fin et agréable, senteurs fruitées avec traces herbacées", toi tu sens rien, mais c'est quand même des professionnels qui écrivent ça et les gars ils ont l'habitude, ils sont payés pour faire ça, donc c'est normal que toi, en plus t'es enrhumé, tu trouves que ça sente le vin rouge et puis c'est tout. Enfin, bon, au final, ça fait plaisir de boire un bon vin de "F, 21200, France" comme c'est écrit sur l'étiquette, un "Vin de France", "Vin de Table", qui t'aura quand même coûté la bagatelle de 2€ (13F). Et puis, vu que t'es quand même pas le mauvais bougre, t'as trinqué à la santé de Le Cointre. Qui lui, doit boire des bordeaux à 1€. Il est tellement radin, ce con. 

lundi, 16 juin 2008

Je bougonne en Bourgogne...

79194215.gif

Question : est-ce un gage de qualité que d'acheter un grand vin dans une région de France exceptionnelle ? La réponse apportée par cet Aloxe-Corton 1er Cru, Valozières, 2000, de chez Comte Sénard, est : pas sûr.

Avril 2004. VINSURVIN n'est pas né. Hippolyte non plus : il est encore dans le ventre de sa maman. La pauvre ! Elle va vivre le week-end le plus frustrant de sa vie : sillonner les côtes de Beaune et de Nuits sans pouvoir déguster les somptueux vins "au programme" de ce week-end oenophile. Certes, elle goûtera bien qui un 1er cru par ci, un grand cru par là, mais de façon extrêmement responsable et modérée. Chose étonnante alors que la laide effigie de la femme enceinte n'apparaissait pas encore sur les étiquettes. Ma femme (sage-femme de métier) est-elle donc avant-gardiste ? Moins bête que la moyenne ? Ou dotée d'un bon sens tout ce qu'il y a de plus élémentaire ? 

Avant les Nuits-Saint-Georges du Domaine Faiveley et les Gevrey-Chambertin de Dupont-Tisserandot, notre périple nous conduit chez Comte979537599.jpg Sénard d'où nous resortirons munis de quelques Aloxe-Corton 1er Cru, les Valozières 1999 et 2000 (25€ en moyenne / flacon). Les premiers "grands" achats d'un jeune oenophile reste un souvenir impérissable. Quel bonheur, quelle fierté que de quitter cette grande maison bourguignonne, de telles bouteilles à la main. Séquence nostalgie terminée.

Il est aujourd'hui temps de commencer à les ouvrir. Les vins de Bourgogne ayant des capacités de garde exceptionnelles, il n'empêche que le pinot noir n'est pas un cépage tannique, élément primordial dans la conservation du vin. C'est pourquoi, certains vins de cette région n'exéderont pas les dix années de garde. Et puis, le vin, c'est fait pour être bu.

A l'ouverture de cet Aloxe-Corton 1er Cru, 2000les Valozières, confirmation est faite que le vin ne se dégrade pas dans son :lieu de conservation : ma cave ! Il ne s'est pas imprégné de mauvaises odeurs. Il ne présente pas de mauvais goûts non plus (papier, carton...). C'est un premier constat important pour un vin exposé dans cet endroit depuis près de cinq ans. C'est aussi une chance à Paris.

1976134416.jpgSa couleur est somptueuse, maronnée, avec un disque tuile foncée. Des notes tertiaires, animales, qui confèreraient presque à la réduction, vont s'estomper dans les minutes qui suivent l'ouverture. Les arômes primaires ont pour ainsi dire disparu bien que la griotte très mûre, le kirsch s'expriment avant des notes de truffes, de sous-bois. Le nez est souple, chaud, et promet une belle concentration. L'attaque est encore très vive et l'acidité est presque trop marquée ! Les notes évoquées précédemment structurent effectivement la bouche. Le vin est souple et fin mais il manque de matière et de profondeur. Je m'attendais vraiment à autre chose, comme à plus de complexité, de personnalité. Dorothée, qui peut enfin s'adonner aux joies de la Bourgogne, le trouve remarquable. Je le trouve moyen.

Robe superbe. Nez admirable. Bouche convenue. On peut invoquer des goûts purement personnels qui évolueraient, des préférences pour des types de vin, mais aussi -et surtout- un millésime (2000), qui souffrit de la versatilité du climat (fortes pluies en juillet et en août), et qualifié de convenable, en rouge, en Bourgogne. Comme quoi, même dans la région viticole considérée comme une des (si ce n'est la) plus grandes au monde, l'on trouve parfois, chez ses plus beaux représentants, des vins un peu décevants. Tout le contraire des vins stéréotypés que l'on rencontre chez sa grande rivale.

lundi, 05 mai 2008

Tup**Rwine 6.0 : l'occasion de déguster du bon vin vous est offerte !

9510053.jpg

Les jours passent et les feu Tupperwine n'ont toujours pas été rebaptisés. Shame. A croire que VINSURVIN n'a d'idées lumineuses que sous l'emprise d'un grand vin de France. Puisque c'est comme ça, participez au grand concours VINSURVIN, Tupperware, Bricomarché  et envoyez vos plus belles bouteilles à VINSURVIN, BP 20, 20000 Bastia. Peut-être la lumière jaillira-t-elle d'un Châteauneuf du Pape 1989, d'un Saumur Champigny 1990 ou d'un VDP Côteaux de l'Ardêche 2005. Un Corton Charlemagne 1959, oui, aussi, pourquoi pas ?

Bande de liftées. Pour ceux qui n'auraient pas suivi l'affaire TUPPERWARE VS TUPPERWINE, la société Dart Industries Inc. (filiale de Tupperware Brands Corporation, la boîte qui trouva une occupation pour les no life de plus de 50 ans) a promptement fait savoir à VINSURVIN que le nom qu'il avait donné à ses dégustations du mardi soir était de nature à créer une confusion dans la tête des no brainers qui confondent les lettres A, R et I, N. De peur que je ne reçoive à mes dégustations des rombières arborant des bigoudis et découvrant le verre au détriment du polluant plastique, où que mes lecteurs ne se retrouvent autour d'un café, d'un cake et d'une bande de liftées, la société de feu Monsieur Tupper (disparu lui aussi, seul point commun avec le premier nom de mes dégustations) m'a donc conseillé de retirer le nom TUPPERWINE de l'Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). VINSURVIN, le frog-qui-ne-se-prenait-pas-pour-un-boeuf a donc décidé de refermer le couvercle mais de conserver ses réunions pour emboîter le pas vers de plus beaux meetings. Sans cake, ni café, mais avec toujours autant de belles bouteilles.

On finit en boîte. C'est pourquoi, muni d'un ustensile à conserver le jambon en plastique (l'ustensile),  le mardi 13 mai, 19h45, vous viendrez goûter les Chablis du Domaine de la Meulière ! Ce que certains ont désormais rebaptiser les M.I. WINEHOUSE, les POT(E)S DE VIN, les Taste Wine Meetings ou encore les OENOFOLIES se dérouleront en la présence du vigneron lui-même, Vincent Laroche, qui nous fait l'honneur de se déplacer à Paris. Normal pour quelqu'un qui a un (Sacré) Coeur comme lui. Normal également pour des dégustations qui se dérouleront à deux pas de la Place du Tertre. Par contre, VINSURVIN n'est pas en mesure de vous affirmer que la soirée finira en boîte.

Comment qu'on fait pour participer ? Fôcile, y suffit d'réponde par commentaire à ce quiz que VINSURVIN ô voulu fôcile pour laisser une chance aux no life à bigoudis de participer aux TUP**RWINE 6.0 - trop sympa. Laisser une adresse e-mail valide afin que VINSURVIN puisse vous faire parvenir votre carton d'invitation, en cas de réussite au test. Juste en cas. Bonne chance, et Un pour Tous, Tous pour Vin !

Question n° 1 :

Le vin de Chablis est fait à partir du cépage : A. Sauvignon  B. Chenin  C. Carménère  D. Chardonnay

Question n° 2 :

L'appellation Chablis est située : A. en Bourgogne  B. en Languedoc  C. en Côtes d'Armor  D. en Mâconnais

Question n° 3 :

Cherchez l'erreur : A. Chablis  B. Chablis 1er Cru  C. Chablis Grand Cru  D. Chablis Bourgeois

Question n° 4 :

Quel climat 1er Cru n'est pas chablisien ? A. Vaucoupin  B. Les Fourneaux  C. Saint-Ouen  D. Mont de Milieu

Question n° 5 :

Quel arôme n'est pas typique d'un chablis ? A. la fleur blanche  B. le beurre  C. la torréfaction  D. le miel

lundi, 14 avril 2008

A l'Ecole Bourguignonne II

397a2bd126a98606c0ceb7efbc9b9959.jpg 

Après les superbes blancs dégustés mercredi dernier à l'Ecole du Vin, Cour Saint-Emilion, Paris XII, la deuxième partie du cours portait sur les rouges. Inutile de sortir de Saint-Cyr pour savoir que les vins rouges de Bourgogne sont parmi les meilleurs sur la planète. Si ce n'est, les meilleurs. Analyse des vins dégustés. Avec l'aide d'Olivier Thienot, notre professeur (et directeur) de l'Ecole du Vin. Ames sensibles, ne pas s'abstenir.

Côte Chalonnaise, Mercurey 2005, Albert Bichot. Le vin a la couleur de sa jeunesse, ruby, dense et d'une belle brillance qui laisse entrevoir une certaine acidité. Un nez de fruits rouges, de cerise, épicé, fumé. En bouche, ce mercurey a du corps, une belle matière. Il est épicé, effectivement. Un vin avec beaucoup de caractère, rustisque, dans le sens noble du terme.

Côte de Beaune, Pommard 1er Cru 2002. Domaine Mazilly, Les Poutures. Une robe marronnée, presque tuilée, témoin des années qui passent. Fruits noirs puis terre, humus, écorce se manifestent au nez. Le monde de la chasse exibe ses plus nobles atouts. La bouche est suave et s'équilibre dans une belle acidité. Quatre, cinq années pour se vêtir d'une belle matière et mettre à jour des notes de nois de muscat et de sous-bois.

La Côte de Beaune regorge de trésors inestimables. On pourra également déguster des marsannay (même des rosés!), des fixin, des chambolles-musigny (élégants, soyeux, d'une belle étoffe), des auxey-duresses, sans oublier les aloxe-corton...

La dégustation s'achève avec la Côte de Nuits. C'est un Chambolle-Musigny, les Sentiers 1er Cru 2002 qui nous est servi. Chose assez étonnante, bien que du même millésime que le pommard, la couleur de ce chambolle-musigny laisse croire qu'il est plus jeune. Des parfums de fruits noirs, de griotte exultent au nez. Des notes de cuir, animales, s'expriment en bouche jusqu'à ce qu'un bouquet de violette et de rose s'offre à nous. Un vin jamais brutal, délicat, complexe, doté d'un corps sublime. En moi raisonne le mot "énorme". Ce vin est énorme. 

La cloche a sonné. Les élèves vont rentrer chez eux. Chouette pas de travail à faire à la maison ! Mais je serais prêt à parier que ces vins ont continué de cheminer sur les papilles des têtes blondes (et poivrées !) des heures durant, et continuent encore aujourd'hui. Car s'il est une particularité dans les vins de Bourgogne, c'est qu'ils demeurent gravés à jamais dans l'esprit de l'amateur, et le transforment au point d'en faire un être différent.    

Mon mercurey :

Mercurey, Clos Rochette, Domaine Faiveley.

Mon beaune rouge :

Aloxe-Corton, Les Valozières 1er Cru, Domaine Comte Sénart.

Mon nuits rouge

Gevrey-Chambertain, Lavaux Saint-Jacques 1er Cru, Domaine Dupont-Tisserandot.

Photo avec l'aimable autorisation de Jean-François Noël : le Village de Bercy de 1979 à 1983..

A l'Ecole Bourguignonne I

b5146a6d0255a4483f929a1995121e95.png
7895e89d32f01e17b46d88a52fed3197.png

De grands vins de Bourgogne, des élèves attentifs, un excellent professeur : les conditions de dégustation étaient idéales mercredi dernier, à l'Ecole du Vin, lieu d'apprentissage et de plaisir oenophiles aux abords du très agréable Cour Saint-Emilion. Au programme : les cinq zones de la Bourgogne à travers  trois blancs et trois rouges. Aujourd'hui, le blanc.

Chablis 1er Cru, Vau de Vey 2004Jean Durup.

Robe jaune pâle. Un nez minéral de pierre, de roche. Une mer se trouvait ici il y a des millions d'années : l'iode est inscrite au patrimoine génétique de la Bourgogne. Un nez de fleurs blanches, fugace, est également perceptible. Je lui trouve des notes de beurre et d'amande. En bouche, fraîcheur et acidité dominent. Le vin est long et vif (grâce aux notes d'agrumes). Ce chablis est droit, élégant. Je retiens l'expression de notre professeur, Olivier Thieniot : ce vin est un sabre. C'est vrai que la longueur et la finesse du Vau de Vey, 100% chardonnay, tranchent avec des vins ronds. Et puis, quelle complexité, quelle palette d'arômes! C'est du grand art. Ce vin accompagnera des coquillages, des poissons, des sushis. Un premier vin remarquable. Et nous ne faisons que commencer...

Saint-Véran, Les Cras 2006. Domaine des Valanges. Michel Paquet.

La couleur de ce mâconnais est plus prononcée que celle du chablis. Elle transmet plus de chaleur. Cela est dû au passage en fût de chêne. D'où la nécessité de goûter ce vin après le chablis dont la minéralité n'aurait pu être perçue à sa juste valeur après un blanc boisé et plus onctueux. Le nez présente des notes de fruits cuits, "à cause" du passage en fût. Fruits sucrés exultent (pomme, ananas, puis abricot mûr, pêche mûre). Au-dessus, plus aériennes, des notes manifestes d'infusion : jasmin, tilleul, camomille. En bouche, le vin "tapisse le palais" comme nous le commente Olivier Thienot. D'une belle densité, le vin est plus riche. Son onctuosité semble caresser le palais. Le vin est plus exhubérant mais il est moins long que le chablis. Il est plus charmeur. Il accompagnera des poissons plus gras, des quenelles, des viandes blanches, un Saint-Marcelin...

Meursault, les Meurgers 2005. Domaine Mazilly.

Nous passons désormais en Côte de Beaune. La couleur de ce meursault 100% chardonnay est assez intense. Des parfums d'agrume (citron) et de fleurs blanches s'offrent au nez mais aussi de beurre, de noisette, d'amande. Franchement, cela coupe le souffle. Le vin est corsé, puissant et gras. Du corps qui donne l'impression de le mâcher, de le manger. D'une complexité incroyable. Si nous ne sommes pas là pour "juger" les vins, mais en analyser leurs caractéristiques, difficile de ne pas saluer le travail de ces trois vignerons et la qualité exceptionnelle de leur vin. En même temps, faire des dégustations avec des vins moyens ou médiocres seraient fâcheux, et ce, pour deux raisons : le cours coûte 59€ (durée 2h30), et comment pourrions-nous alors découvrir la complexité et la richesse de la Bourgogne ? Ne pas se tromper : je n'ai jamais dit de mal du passe-tout-grain, du beaujolais ou de l'alligoté ! Mais bon...   

Mes chablis à moi :

Monts de Milieu, Vaucoupin, Domaine de la Meulière.

Les Lys, Les Grenouilles, Daniel-Etienne Defaix.

Mon Saint-Véran :

Les Brûlés, Domaine Sangouard.

Mon beaune blanc :

Pernand-Vergelesses, Les Belles Filles, Domaine Philippe Girard.

c31299e1ec3cd87f07f1875c78815316.jpg
En Bourgogne, le Mâconnais. (Photo VINSURVIN)

samedi, 12 avril 2008

Sur les bancs de l'Ecole du Vin

418e8ac9426d1c7d5fdc0a4fcfdc7e31.jpg

A croire que VINSURVIN est maso. Essuyant depuis près d'une semaine les affres de l'actualité lycéenne, votre humble serviteur a décidé de retourner à l'école. Sauf que celle là est moins ch barbante puisqu'il s'agit de l'Ecole... du Vin. Premières leçons mercredi soir dernier, Cour Saint-Emilion, vous savez, ce petit coin de province dans le 12ème arrondissement. Au programme : un véritable voyage à travers la Bourgogne, guidé par l'excellent professeur Olivier Thienot.

Le ministre de l'Education Nationale n'a qu'à bien se tenir : ça va finir par péter. Feignant de ne pas entendre les nombreux avertissements que lui adressent les élèves à l'absentéisme chronique et aux résultats peu reluisants ("Darkosse, tes foutu, les éléve son dans la rut !", "Licée  en graive !", "Ont veu des proffes !"), la tension est montée d'un cran ce matin puisque même mes 2nde €uros (accent américain, fashion crazy, ambiance jet set) a décidé de se mettre en grève à son tour et de ne pas se présenter à l'atelier théâtre. Crime de lèse-majesté par excellence. Dieu merci, mercredi, c'était Burgundy.

J'entre dans la salle de classe à 20h00 et prends place à une table ou sept personnes sont déjà installées. Il doit y avoir trois autres tables comme celle-ci. Ca fait donc 32 élèves par classe : on est mieux loti que dans l'Education Nationale. Un homme, la quarantaine, en costume, sans cravate, se tient devant sa classe, attentive et avide d'apprendre. 32 élèves, silencieux, cahiers ouverts, crayons à la main, n'ayant d'yeux que pour le professeur : le rêve. Personnellement, j'en ai quatre, des sages, sur 170 au total. Mais j'en ai un cinquième qui devrait être mûr fin mai. Notre professeur n'a pas de tableau noir, ni de craie blanche : on est en 2008, il travaille sur PowerPoint. Son seul outil est sa télécommande. Moi, j'ai un failli bout de craie blanche, une allergie chronique et un radio-cassette (Pathé-Marconi 1956). Devant nous, un dossier, un crayon et sept verres INAO. Il y a aussi des bouteilles d'eau et des crackers.

Petit quiz sur la Bourgogne en guise de warm up. Nous passons au cours d'histoire : origine antique de la Bourgogne, Moyen Age, Ducs de Bourgognes, l'Après Révolution... Viens ensuite l'étude du terroir, des cépages. Cours de Géographie : la Bourgogne est composée de cinq zones, dont le Beaujolais ! Après un rapide coup d'oeil sur la classification des appellations (de l'AOC régionale à l'AOC Grands Crus), nous passons à l'atelier des arômes. Vient enfin le moment tant attendu : la dégustation ! Au programme : trois blancs (Chablis 1er Cru, Vau de Vey, 2004, M. Durup ; Saint-Véran, Les Cras 2006, Domaine des Valenges, M. Paquet ; Meursault, les Marger, 2005, Domaine Mazilly) et trois rouges (Mercurey 2005, Albert Bichot ; Pommard 1er Cru, Les Poutures 2002, Domaine Mazilly ; Chambolle-Musigny, Les Sentiers 1er Cru, Hervé Sigant). Une dégustation riche d'enseignements et de plaisir que je vous compterai dans quelques jours sur VINSURVIN.  

© ECOLE DU VIN DE PARIS - 48 rue Baron Le Roy 75012 Paris - Tél : 01 43 41 33 94

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Photo Robert Doisneau.

lundi, 18 février 2008

Bio en bisbille.

55800ae1cc7d4e15b25a131731789603.gif

 

L'article de divine-comédie.com intitulé vins de Bourgogne : le bio peut-il devenir l'ennemi du bien? a suscité l'intérêt chez de nombreux lecteurs, à en croire les commentaires. Et c'est tant mieux.

L'auteur de ce blog n'est pas pro-bio. Je dirais même au contraire. Pas que la protection de l'environnement ne soit pas un leitmotiv chez VINSURVIN : l'arrivée en trombe du bio sur les marchés et les étales des grandes surfaces, sans compter les coopératives bio, il y a quelques années, a traduit une prise de conscience non négligeable et salvatrice pour la protection des sols et des consommateurs. De ce point de vue, l'entrée dans une nouvelle ère fut noble. Je ne vous ferai pas une thèse sur le sujet. Cependant, divers éléments me dérangèrent lors du boom du phénomène bio.

Le premier fut l'effet de mode indéniable. Au moment où le transgénique économico-industriel faisait lui son entrée en force dans notre quotidien, le bio apparaissait comme une recette, louable, mais un peu paillette, face aux dents longues des gros groupes agro-alimentaires. Des consommateurs écologiquement négligeants jusqu'à présent (tri des déchets baffoué, utilisation de la voiture à outrance, gaspillage ostentatoire de l'eau et de l'énergie) se découvraient soudainement une passion pour l'environnement. Il devenait de bon ton de le mentionner dans les dîners en ville. La révolution était plus culturelle, sociétale, tendance, que profondément écologique. Après les bobos, les bio-bios. Cela ferait un feu de paille.

Le second critère qui me fit tiquer concernait la nouvelle ségrégation qui venait s'instaurer entre les consommateurs : le bio s'adressait, et s'adresse toujours, à des gens ayant les moyens de se payer des légumes jusqu'à deux fois plus chers que d'autres. Je caricature peut-être un peu, mais, en somme, vous avez de l'argent, vous mangez non pollué. Vous êtes pauvre, à vous les nitrates. La recherche de la qualité est une chose que je défends, ce n'est pas le problème. Seulement, elle se fait trop souvent au détriment de la majorité. Economiquement, je vous laisse apprécier les écarts bio/non bio avec ce comparatif de Diane Mottez de linternaute.com

Produits

Marchand bio (Naturalia)
Supermarché en ligne (Ooshop)
Produit bio (logo AB))
Grande marque
Marque distributeur
Huile d'olive vierge extra 75cl
7.47 euros

5.83 euros

5.68 euros
(Maille)

3.7 euros

4 yaourts nature
(4 x 125 g)
1.6 euro
          1.31 euro             0.86 euro
         (Danone)

               0.65 euro

6 oeufs (calibre gros)
2.27 euros
2.20 euros
2.02 euros
(Loué)

1.19 euro

emmental rapé 100 g (45 % de mat. grasse) 1.82 euro 1.35 euro 1.1 euros
(Entremont)

0.9 euro

Camembert 250 g
(45 % de mat. grasse)
2.95 euros 2.03 euros
(pas de produit bio)
2.03 euros
(Rustique)
1.8 euro
2 steaks hachés frais 200 g
(5 % de mat. grasse)
3.95 euros 3 euros 2.17 euros
(Fleury Michon)
2.17 euros
(pas de marque distributeur)
Jus d'orange 1 L (100 % pur jus) 3.28 euros 2.27 euros 2.35 euros (Andros)

1.75 euro

Total
23,34 euros
17,99 euros
16,21 euros

12,16 euros

Note : Nous avons pris des produits tout à fait équivalents (poids, teneur en matière grasse...) En cas d'absence du produit correspondant, nous avons pris le produit de marque disponible. Sur la globalité de notre panier, la différence de prix entre le bio acheté dans un magasin spécialisé et des produits équivalents de marque distributeur est de 48 % !

Le troisième aspect qui me dérangea avec le bio était que, venant de Bretagne, je connais nombre de paysans ou de simples gens lambda qui vous vendent des poulets, des lapins ou des légumes d'une qualité irréprochables pour des sommes modiques. Pas de pulvérisations de produits, que du 1OO% naturel, des produits exceptionnels, non labellisés bio pour autant. Et ce malgré les épandanges peu regardant d'un certain nombre d'agriculteurs, dégradant considérablement la nappe phréatique et les bors de mer.

Côté vin, je ne prêche pas pour le bio. Les plus grands crus bordelais et bourguignons sont-ils issus de l'agriculture biologique? Pas à ma connaissance. Il m'arrive d'en goûter (du vin bio). Comme tout vin, parfois, un bio me plaît, parfois non. C'est aussi simple que cela. Par expérience, on reprochera à certains vins issus de l'agriculture biologique  de destabiliser l'amateur et de s'éloigner de ce que l'on attend d'un vin. Mais ce n'est pas une règle générale. Avec le vin, le bio se doit donc d'être très bien maîtrisé, car il peut révéler des goûts quelque peu... étranges. Certains des vins dont VINSURVIN parlent sont bio, mais je n'éprouve pas le besoin de le préciser. Beaucoup des vins abordés sur VINSURVIN sont issus d'une agriculture dite "raisonnée". Ce qui est le cas des "vignerons indépendants". Mais quelle est la valeur de ce type d'agriculture sur le terrain? Peut-être eux nous le diront.

Lorsque l'on discute avec les vignerons, ils abordent de plus en plus l'aspect écologique de leur métier : moins de souffre, de pulvérisations, une vigne un peu plus livrée à elle-même... Ne pas se leurrer, la motivation est également économique : les produits chimiques coûtent très chers. Alors, quand on peut s'en passer... Par ailleurs, un peu comme les poumons d'un ancien fumeur, lorsqu'un terroir a été saturé de produits chimiques des années durant, a-t-on idée du temps qu'il faut à la terre pour s'affranchir de ces saloperies? 

En substance, on ne peut que se féliciter de la volonté des agriculteurs et des vignerons de travailler dans le respect de l'environnement et de notre santé. Si le bio est strictement réglementé, l'agriculture dite "raisonnée" ne va pas dans le mauvais sens non plus. Enfin, on peut également espérer que, dans les rayonnages, les vins bio ne se trouvent pas plus bieaux que les autres.

 

mercredi, 09 janvier 2008

Retour sur Terre...

43ddb0053a475c85bf3b7491f37e858e.jpg

 

La deuxième édition des Tupperwine se déroulait avant hier soir à l'Hardi Vin, dans la chaleureuse et très commerçante rue des Dames (17ème arrondissement de Paris). Des lecteurs de VINSURVIN désireux de faire de jolies découvertes, un caviste assez fou pour acceuillir un concept venu de nulle part, un vigneron avide de faire déguster ses trésors de vin à tous ces parisiens : tous les ingrédients étaient réunis pour passer un délicieux moment. Mais comme si cela ne suffisait pas, l'animateur de ces Tupperwine n'était nul autre que Daniel-Etienne Defaix, l'immense vigneron chablisien. Que rêver de mieux dès la deuxième édition?

Daniel nous avait prévenu : "vos amis se souviendront de ce Tupperwine!" Et en effet, au réveil ce matin, j'eus l'impression qu'arômes de vins, éclats de rires et échos de conversations se confondaient dans mon esprit. L'envie de me précipiter sur mon clavier ne manquait pas, mais, dure réalité, il fallait redescendre sur terre et repartir pour le lycée. Lorsque je fus devant ma première classe, d'adorables secondes, je m'adressai à eux d'un : "Dégustation! Euh, interrogation... vocabioulèry : transsleite ze following weurds inntou ing'liche. 1 : La Reine Elisabeth adore le chablis ; 2 : A l'apéro ou sur un turbot, et même avec des sushis, le chablis c'est exquis! ; 3. J'arrête le coca, je me mets au chablis...".

Nous sommes presque vingt personnes à écouter, religieusement, Daniel nous présenter l'histoire des vins de Chablis et de sa famille. En substance, Daniel-Etienne Defaix possède un des plus anciens domaines du Chablisien (8 siècles pour le Vieux Château). Déjà ses ancêtres au Château de Faix dans l’Avallonnais, cultivaient des vignes aux XVI et XVIIème siècles. 26 hectares de Chardonnay sur un sol typique : le « kimméridgien », datant du Jurassique supérieur. Il s'agit d'une marne argilo-calcaire avec de très nombreuses petites huîtres fossilisées. A noter également que l'on sait prendre sont temps chez les Defaix, peut-être est-ce dû à l'adage selon lequel grand vin vieillit bien : les vins sont conservés 6 à 12 mois en bouteilles, au chai, avant commercialisation. Les chablis ont alors 2 années et les premiers crus 4 à 6.

Je ne vous livrerai pas une analyse commentée et exhaustive de tous les vins dégustés, il y en eut huit! Si les mots peuvent, certes, faire passer des émotions, ils ne remplaceront jamais le plaisir et la jouissance d'avoir de tels élixirs en bouche. De toute façon, et en toute honnêteté, je fus de suite séduit par le tout premier vin, ce Vieilles Vignes 2005 Chablis! Son bouquet était si intense! D'ailleurs, c'est ce qui m'a marqué dans les vins de Monsieur Defaix : la formidable richesse des arômes de ses vins, leur complexité, l'imagination qu'ils suscitent, les lieus vers lesquels ils nous conduisent. Un bémol pour le Vaillon 99, Chablis 1er Cru (histoire de trouver un truc vachard à dire!), que je trouvai trop rond, presque liquoreux à mon goût. pour le reste, je fus littéralement interloqué par la fraîcheur, la vivacité, la longueur et la verticalité en bouche, et l'équilibre acidité/alcool des vins dégustés. Des fleurs, du fruit (agrumes, pommes, ananas...), de la menthe, de la minéralité, du sous-bois, du mousseron, du beurre... cette dégustation nous proposa un florilège d'arômes impressionnants. Par ailleurs, la disponibilité de Daniel-Etienne Defaix, sa passion pour le vin (et non pas que pour son vin), et son plaisir à en parler ravirent l'assemblée. Accessoirement, Daniel vient d'être élu homme de l'année 2007 par Bourgogne Magazine, cela en deviendrait presque anecdotique au vu de la carrière et des vins du monsieur, même si on ne s'en étonnnera pas.

Je vous invite en outre à consulter le site de Laurent Baraou, homme de vin, présent lundi soir, qui a fait un compte-rendu remarquable de cette soirée. Monsieur Septime, concepteur du très joli Mistelle, un site dédié au vin (et dont on reparlera sur VINSURVIN), nous conte également ses impressions sur cette soirée. On pourra également lire les impressions des tupperdégustateurs, sur VINSURVIN, dans les jours à venir, je l'espère!

Suite des dégustations? Lundi 4 février. Où? Aucune idée! VINSURVIN reste à la recherche de sympathiques cavistes parisiens désireux d'acceuillir les Tupperwine. Et d'échantillons de vin... Un grand nombre d'échantillons généreusement envoyés par des vignerons demeurent au programme cependant. La présence de certains d'entre eux est également possible. En voici la liste :

- David et Nathalie Drussé, Saint-Nicolas de Bourgueil, Vallée de la Loire. David se déplacerait sur Paris.

- Bernard Baudry, Chinon, Vallée de la Loire.

- Domaine Armand, Cairanne, Côte du Rhône.

- Domaine Amadieu, Gigondas, Côte du Rhône.

- Château de la Selve, Grospierre, Ardêche.

- Domaine Lacapelle-Cabanac, Cahors, Sud-Ouest. Thierry Simon & Philippe Vérax comptent se déplacer.

- Domaine Mathias, Mâconnais, Bourgogne.

- Domaine de la Meulière, Chablis, Bourgogne. Nicolas Laroche veut animer un Tupperwine!

- Champagne J. de Telmont : Bertrand Lhopital serait ravi de nous faire découvrir ces chardonnays et ces pinots.

- Danielle et Richard Dubois, Saint-Emilion, se sont également montrés intéressés pour nous présenter leur bordeaux.

Enfin, vers le 15 janvier, apparaîtront les modalités d'inscription au prochain Tupperwine. Cet article ne serait pas complet sans un très grand et chaleureux merci à Daniel-Etienne Defaix, et à notre caviste, Christophe, de l'Hardi Vin, 109 rue des Dames, Paris XVII, sans qui ce Tupperwine 2.O n'aurait pas été ce qu'il fut.

dd45af20ad6f6ebc08c13a409c291c40.jpg
Je vous sers un p'tit Chablis Les Lys 1981?

jeudi, 20 décembre 2007

The Man of ze Year

03851e15dfb58a5a01ca148929a806c8.jpg 

 

A l’occasion de la demie-finale de la Coupe du Monde de Rugby de l’été dernier, un vigneron qui fait du chablis, ce magnifique chardonnay bourguignon à l’Est de l’A6, m’a envoyé la photo d’un escargot et d’une grenouille, posés sur une bouteille de chablis. Le but : illustrer un article de VINSURVIN intitulé " Quel vin avec un France-Angleterre ? ". L’homme, récemment récompensé pour son travail par le magazine Bourgogne Aujourd’hui, et surnommé " ambassadeur d’une certaine idée du vin ", se propose aujourd’hui de venir animer un TUPPERWINE à Paris. Que demande le peuple ?

Il est viticulteur dans le Chablisien, il adore VINSURVIN et il vient d’être élu Homme de l’Année par le magazine Bourgogne Aujourd’hui : j’ai nommé Daniel-Etienne Defaix. A défaut de parler de ses vins que je n’ai pas encore eu l’honneur de goûter, je commencerai par parler de l’homme qui dans un mail du 16 décembre dernier m’écrit que " pour vous répondre enfin sur une éventuelle dégustation sur Paris ; en toute simplicité : oui avec plaisir. Et même mieux, au lieu de vous expédier des échantillons, je crois que j’apprécierai de venir à votre tasting et partager ce moment avec vous et vos amis du vin. Car le vin est d’abord un partage ! "

Décrit comme " précurseur de l’œnotourisme, amoureux du patrimoine de son vignoble, promoteur infatigable de Chablis ", Daniel-Etienne Defaix œuvre pour la cause de la Bourgogne. Il y a vingt ans, cet homme de quarante-sept ans, à qui l’on vendrait le bon dieu sans concession tant son sourire déborde de convivialité, ouvrait Le Monde du Vin, un caveau de dégustation dans le centre de Chablis. En 1995, il reprenait le domaine familial, soit 26 hectares de vigne. En 2005, le restaurant " la Cuisine au Vin " à Chablis.

Côté vin, car Daniel-Etienne Defaix n’est pas fait que de " clairvoyance commerciale " (dixit Bourgogne Aujourd’hui), on relèvera la patience du viticulteur qui " n’hésite pas à élever ses vins jusqu’à dix-huit mois et à les garder encore quelques mois en cave avant commercialisation. Des vins arrivés à plénitude à leur rythme. Et non au rythme du marché. "

Par ailleurs, le bi-mensuel bourguignon fait le vœu que " rencontres, convivialité et bons moments entre amateurs " demeureront pour longtemps l’esprit bourguignon. Enfin, il enjoint l’Homme de l’Année de ne pas verser dans le grand luxe et tout ce qu’il comporte d’ " inaccessible, de carcan et de snobisme ". A lire les e-mails de Monsieur Defaix et son enthousiasme à animer un prochain Tupperwine, il y a peu de risque que cela se produise. Alors, au plaisir de vous recevoir à Paris pour un prochain Tupperwine, Monsieur Defaix !

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu