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mardi, 04 mai 2010

Science Po International Tasting !

boll.jpgPour la deuxième année consécutive, le Science Po International Tasting (SPIT) avait convié, le samedi 24 avril 2010, douze Grandes Ecoles européennes lors d’un concours particulièrement pointu, dans les celliers de la Maison Bollinger, à Ay. VinSurVin, honoré de faire parti du jury de ce concours, auprès du meilleur sommelier du monde 2000, Olivier Poussier, n’en demeure pas moins compétiteur, prêt à livrer un match dans le match. Lire la suite sur VinSurVin 2.0...

mercredi, 17 décembre 2008

A vous la DiscoBitch !

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Vous êtes nombreux à m'envoyer des mail pour me demander où se procurer la fameuse cuvée DiscoBitch. Comme vient de nous le préciser DJ-Mix, rien de plus simple : y'a qu'à cliquer !

Ca va mousser sur les danse floors lors de ces réveillons de fin d'année. Le champagne sera de rigueur, mais pour apporter une touche plus disco, plus groovy, plus sexy à la fête, la désormais célèbre QV DiscoBitch sera la must. Jolie bouteille certes, mais champagne de qualité assuré, puisqu'il s'agit de la délicieuse Cuvée Louis de Benoît Tarlant , qu'on ne présente plus sur VINSURVIN, l'histoire invraisemblable de cette histoire vous étant contée ici par votre humble serviteur. Pour vous procurer cette cuvée hyper tendance et déjà collector, ou simplement boire un verre de boisson de champagne, rien de plus simple, cliquez ci-dessous ! Allez, come on, baby, move your body.

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samedi, 13 décembre 2008

DiscoBitch 13.0 : chez la petite bourgeoisie du VIIème (mais sans elle...)

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VINSURVIN organisait son 13ème TupperWine, mardi 2 décembre, chez une nouvelle, jeune et dynamique caviste du VIIème arrondissement. Invité (guest star, devrais-je dire) de cette dégustation de vin conviviale, gratuite et chaleureuse : Benoît Tarlant, un vigneron amoureux de son travail et de sa région. Le champagne, de ses premiers pas à l'âge adulte, était la thématique retenue par le professeur Tarlant, l'auteur de la QV Discobitch, très attendu sur le Dance Floor rue Vaneau.

Photo525.jpgIl a beau être à la tête d'une des plus "vieilles" maisons de Champagne françaises, il a beau faire la boisson la plus prisée au monde, il a beau avoir donné une touche "people" à une de ses cuvées, Benoît Tarlant n'en reste pas moins le vigneron le plus cool de la profession. Il arrive tout droit de son petit village en jean, pull et chaussures, comme s'il sortait de ses chais. Pas de chichi, pas de superflu chez Benoît Tarlant. Du naturel et de l'authentique, avec une grosse touche d'humour et un oeil averti pour l'air du temps. Voilà qui donne une idée de la philosophie Tarlant et des vins qui nous attendent. Mais ce soir, au lieu de présenter la gamme de ses champagnes en mode "classique", Prof Benoît a opté pour une présentation pédagogique de la Cuvée Louis, cuvée phare de la Maison, c'est à dire de nous "initier aux étapes de la fabrication et de la vie du champagne". VINSURVIN pour cette idée pertinente Monsieur Tarlant !

Comme Olivier, présent lors de ce TupperWine 13.0, l'explique fort bien sur OCHATO.COM, ce très bon site de vente en ligne de très bons vins (j'en ai goûtés !), la présentation du terroir sensibilise le dégustateur au rôle de l'environnement sur le développement du raisin. Une approche descriptive minutieuse transporte le dégustateur en Champagne : à 10km  d'Epernay, un bas de coteau en bord de Marne, un mois de septembre radieux, les oiseaux qui gazouillent. L'impact du fleuve sur le raisin : les courants frais de la Marne permettent une évolution douce des températures et donc des fruits. A cet endroit, la parcelle est crayeuse, 50 ares de pinot noir font face à 50 ares de chardonnay. Règle de l'are : Benoît Tarlant produit cette cuvée Louis uniquement quand l'assemblage à parité des deux cépages donne un vin subtil.

La dégustation commence avec les jus de pinot noir puis de chardonnay, les deux cépages qui tralant2.jpgcomposent la Cuvée Louis. Une première fermentation en fûts donnent 10,8 d° d'alcool à ce qui s'apparente à du pur jus de raisin, issu des vendanges 2008 et obtenu après un sous-tirage très précoce. Les jus sont la matière première, celle qui, quelques années plus tard, composera ces grands champagnes. C'est l'occasion pour Benoît d'expliquer les différentes étapes de la fabrication d'un vin à la petite trentaine de TupperWiners présents. On ne peut encore véritablement parler de robe, ici ! Le pinot noir (dont le jus sort jaune, la peau noire ne l'ayant pas encore marqué son empreinte) est donc un peu trouble. Il affiche déjà clairement des notes agrumées de citron jaune quand le chardonnay rappelle la pomme. L'acidité est franchement présente dans les deux cas. 

Nous passons à un vin, que l'on peut désormais appeler un champagne, issu des vendanges 2005, mis en bouteille en avril 2006. La Cuvée Louis 2005 n'a donc qu'un an et demi ! Benoît nous explique que c'est avant la "mise" (en bouteille) que le vigneron fait les assemblages, la chaptalisation (ajout de sucre, subtil chez les Tarlant, parfois décrié car effectué exagérément chez certains, mais nécessaire pour déclencher la prise mousse) et ajoute des levures indigènes, naturellent présentes dans les vignes.

Dégorgemement. Afin d'évacuer le dépôt naturel qui se trouve dans le vin (opération appelée "dégorgement"), les bouteilles sont positionnées tête vers le bas, les lies s'accumulant "dans" le gouleau. Le dégorgement moderne se fait à, l'aide de saumure, un liquide d'une température d'environ -25° qui gèle la tête de la bouteilles et permet une expulsion propre du dépôt emprisonné dans le glaçon. Les "anciens" faisaient le "dégorgement à volée", à l'aide du sorte de décapsuleur et d'une grande dextérité ! Pro jusqu'au bout des ongles, Benoît nous fait une belle démonstration de dégorgement que je vous laisse apprécier sur la vidéo. Votre humble serviteur s'y est essayé : heureusement que le ridicule ne tue pas !

tarlant4.jpgQV Discobitch. Assemblage égal de pinot noir et de chardonnay, issue de la vendange année 1998 à 80% et des vins de réserve de 1997 et 1996. Prêt à être consommé, Louis a maintenant 10 ans et on est loin de ce jeunot que l'on a connu à l'âge d'un an et demi. Il a mûri et acquis un sacré caractère. Des bulles fines, nerveuses, coquines, font l'ascencion verres le disque brillant du vin. Non dosé, son acidité est nette. La cuvée Discobitch, née d'une histoire invraisemblable contée ici,  a un nez tellement aromatique, gras, beurré, toasté. La bouche, suave, fraîche et tonique, n'est pas sur-effervescente, défaut numéro un des mauvais champagnes. La finale persistante est marquée par le pain qui s'efface au profit de la fraicheur des fruits blancs et des fleurs dans un royal équilibre.

Nous finissons par un Louis majeur, âgé de vingt ans : la Cuvée Louis 1988. Le Louis s'est aguéri, posé, presque embourgeoisé, mais il n'a pas pris un gramme de ventre, ni un seul cheveu blanc. Louis est fort, vaillant, conquérant. C'est pourquoi, malgré son viel âge, il a la bulle toujours bien présente, fine et filiforme. Sa palette d'arômes s'est élargie, complexifiée. Le gras s'est un peu estompé au profit d'arômes plus longs en bouche comme la vanille ou la noisette. Il est ample et tendu, suave et frais, charnu et confortable. On mettrait plus d'un écu pour acquérir ce Louis, qui vaut de l'or.  

Un vigneron, du vin et des oenophiles, la 13ème édition fut conforme à l'habitude : pédagogique et conviviale. Et une promenade à travers le temps, comme Daniel-Etienne Defaix nous l'avait soumis il y a un an (lire par ailleurs) et Bertrand Lhopital plus récemment. Je tiens à réitérer mes plus chaleureux remerciements à Alex de nous avoir acceuilli dans sa ravissante échoppe de la rue Vaneau dans le 7ème arrondissement de Paris(Alex Caviste) ainsi qu'aux fidèles TupperWiners et Wineuses qui sont de plus en plus nombreux. Un énorme merci à l'ami Benoït Tarlant, sans qui ce délicieux TupperWine n'aurait jamais eu lieu. Merci également à tous les vignerons qui continuent de me faire parvenir des échantillons, que je conserve avec le plus grand soin, et dont on entendra forcément parlé sur VINSURVIN.

Au programme des prochains TupperWine : mardi 6 janvier, dégustation à l'aveugle de vins de vignerons de la Rhône Valley, sélectionnés par VINSURVIN, avec une surprise ! Mardi 3 février, c'est Alain Chabanon qui nous fera déguster ces vins de Montpeyroux, en Languedoc, une grande soirée en perspective. La Côte de Beaune, la Côte Chalonnaise et le Tricastin seront également à l'honneur en 2009. Vivement la rentrée !

mercredi, 26 novembre 2008

Champagne au TupperWine 13.0 !

 

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Au gré de mes rencontres, dans des élans de poésie mal contrôlés, dans des salons de moleskine où les salons bleus de la classe supérieure, mais aussi et surtout les pieds dans la glaise, des quidams bien intentionnés, charmants et bien élevés m'interpellent et m'interrogent : Monsieur VINSURVIN, mais qu'est-ce que ces TupperWine ? Qu'est-ce donc qu'un TupperWiner ? Un néologisme, un de plus ?

walking-primary.jpgBrève de comptoir. 40% des accidents sont dûs à l'alcool. Donc, 60 sont dûs à l'eau. Jean Carmet. De toute façon, le TupperWiner ne conduit pas. Quand bien même, le TupperWiner recrache. Quoi que, expulser un champagne de sa bouche, qui plus est de chez Benoit Tarlant, risque de poser bien des cas de conscience au TupperWiners, et Wineuses, mardi prochain. 

Le TupperWiner se déplace en transport. Il possède une NaviGo ou un carnet de dix. Le TupperWiner ne gruge pas la RATP. Il est discipliné. Où alors, cas de force majeur : il a perdu son porte-feuille, le p*t*** de distributeur de tickets ne-fonctionne-pas-comme-d'habitude, il prend le métro dans la fantomatique station Liège, il est poursuivi par une bande de punks qui veulent son scalpe, et il lui faudra jouer les rebelles, courir (un risque inconsidéré) : jouer à l'usager non titré.

En outre (mais aussi en juillet), le TupperWiner fait du vélo ! Ou du vélib. Il empreinte les voix de bus désertes à 23h00. L'air frais le ragaillardit. Il a l'esprit clair. Son vélo le ramène chez lui. Risque zéro (virgule 2).

Par dessus tout, le TupperWiner apprécie le vin et de le déguster en bonne compagnie. Avec des gens comme lui. Ou pas. Il a participé à plusieurs TupperWine. Il en connait le nombre exact. Les lieus. Les vins. Il aime se remémorer ce premier TupperWine, Cave Lya, et ces pouilly-fuissé, ces cahors... Ce TupperWine chablisien dans cette galerie d'art, en plein coeur de Montmartre. Ce TupperWine alsacien et Martine Becker, plus rapide que le TGV ! Le TupperWiner peut-être un simple amateur de vin, n'ayant jamais participé au moindre dégustation de VINSURVIN. Il lui suffira de venir une fois pour devenir un TupperWiner.

rep70_16.jpgLes TupperWine ne sont pas un club fermé de membres dégustant entre eux de façon pompeuse et péremptoire. L'intérêt pour le vin, la curiosité et le désir de rencontrer d'autres amateurs de vin cristalise l'idée de ces réunions. Les conversations ne tournent pas qu'autour du vin. Dieu merci ! Les docteurs ès vin sont rares aux TupperWine, pour ne pas dire jamais présents. Les TupperWine ne sont pas payants. Les TupperWine ne débouchent pas sur une vente (forcée !). Non, il n'y a rien à vendre, rien à acheter aux TupperWine. Simplement un vigneron et son vin à rencontrer, des cépages à découvrir, des régions à explorer. Beaucoup de vins TupperWine sont référencés chez des petits cavistes parisiens. S'ils ne le sont pas, le but est un peu qu'ils le deviennent ! Le but est aussi qu'au détour de ses périples sur les routes de France et de Navarre, le TupperWiner se souvienne de ce vigneron dont le vin lui avait beaucoup plus. Il passera alors lui rendre visite, qui sait ? 
Alors, toi aussi, rejoins les TupperWiners ! Un peu racolleur. Devenir TupperWiner ? C'est facile ! Un peu niais. Prochain TupperWine : mardi 2 décembre 2008, dans les quartiers des ministères. But, créer un Ministère du Vin. Et déguster les champagnes de Benoit Tarlant. Mais pas seulement. Benoit a décidé de nous emmener sur les pas de la conception d'un champagne. Une dégustation originale, donc. Au programme deux vins tranquilles (un pinot meunier et un chardonnay sans bulles). Puis, un champagne encore en cours d'élaboration. A ce sujet, Benoit envisage de nous présenter la technique du dégorgement : ça va gicler ! Viendra un champagne de 1998 (avec 20, 30% de 1996-97). Cerise sur le gâteau : un millésime 1988 clôturera ce TupperChamp'. Entre temps, nous aurons évidemment dégusté l'inévitable Cuvée Discobitch !

Comment participer à ce TupperChamp' ? Rien de plus simple : faites-moi parvenir à vinsurvin2020@gmail.com un petit poème de quatre vers ayant pour thème : ce que m'inspire le champagne. Les meilleurs poèmes retenus par un jury impartial et démocratique (composé de moi, de moi et de moi) seront publiés sur VINSURVIN, Producteur de Chroniques Oenophiles. Anonymat envisageable. Date de clôture : mardi 2 décembre, 17h30.

mercredi, 17 septembre 2008

Benoit Tarlant sort la QV Discobitch !

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Benoit Tarlant, le vigneron champenois aussi drôle que talentueux qui avait remis le Wine Blog Trophy à votre humble serviteur début 2008, sort la QV Discobitch, un champagne "décalé, qui brille et qui claque". Une histoire incroyable née alors qu'il "kiffa" le morceau passant en boucle à la radio, il n'y a que quelques mois de ça.

bouchon.jpgC'est pour la petite bourgeoisie qui boit du champagne. C'est pour tous les quotas Francais que j'parle plus anglais. I'm not crazy, I'm just fond of you, and all the piles of money that grow next to you. I'm a bitch... Une blonde décolorée au QI surdimensionné, des paroles franco-anglaises qui ne connaissent pas la langue de bois, une musique disco, balancée et efficace : la chanson de Mash Kylian fait instantanément mouche, qu'on soit fan de musique de chambre, de jazz ou de Brel. Il n'est pas interdit de ne pas se prendre au sérieux de temps en temps...

Un beau jour de juillet, alors qu'il écoute la FM dans sa voiture, Benoit Tarlant (2ème en partant de la droite sur la photo), de la trèsphoto discobitch.jpg respectable et très respectée Maison Champagne Tarlant (Oeuilly), tombe sur cette chanson qui, comme me l'écrit Benoit, "n'arrête pas avec son champagne". Aussitôt rentré à la maison, Benoit se précipite sur le MySpace des deux artistes à l'origine de cette chanson complètement déjantée. Quatre jours plus tard, Benoit est invité à aller voir l'équipe sur le tournage du clip. Il se présente avec un prototype pour l'occasion,  "mais sans que le mot champagne ou quelconque marque n'apparaissent", précise Benoit, loi liberticide anti-vin Evin oblige. Mais vu que cela ne suffisait pas, les hygiénistes du CSA ont quand même trouvé le moyen de "couper la QV quand on la voyait trop" : on croit rêver. Après avoir sympathisé avec les artistes autour de plusieurs "verres / de boisson / de champagne" (dixit la chanson) "me voilà parti pour un été Discobitch", me raconte Benoit, "à trouver le design etc... Et depuis ce week-end, les premières QV ont été bues... lettres en or, strass-diamant à gogo, ça brille, ça claque, c'est decalé, c'est festif..." C'est champagne, quoi ! L'occasion vous sera certainement donnée de découvrir la QV Discobitch, et surtout, les champagnes Tarlant, lors du TupperWine du mois de décembre prochain, puisque Benoit m'a confirmé sa venue. Perruques oranges distribuées à l'entrée.

Ce qui pourrait s'apparenter à un joli coup de pub ou de communication témoigne surtout de l'esprit de Benoit : surfer sur l'air du temps, ne pas se prendre au sérieux et essayer de faire face contre la tyranie ambiante dénigrant, prohibant, détruisant le patrimoine viticole français. Ne reste plus qu'à demander à Benoit et à Mash Kylian s'ils ont prévu un remix de Discobitch. Parce que pour les lyrics, je verrais bien un truc du style : c'est beau le CSA qui boit du champagne, à cause des lois absurdes je peux plus boire de champagne, un peu pourris, un peu démagos, aujourd'hui parler'd'vin c'est interdit... moi ch'uis chiche...". 

vendredi, 12 septembre 2008

Ce 2Xoz a quelquechose

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Lundi dernier, Elodie et Fabrice Pouillon, vignerons à Mareuil sur Aÿ, en Champagne, présentaient leur collection, à deux pas de la Place de la République. Elaboré selon une méthode propre au couple et dans le respect de l'environnement, c'est un champagne soigné et doté d'une jolie personnalité qui nous était proposé.

S'il n'est pas facile de devenir un expert en vin, il l'est encore moins de "juger" un champagne. La seule idée de boire du champagne suffit souvent à la majorité d'entre nous. Loin de vouloir donner un cours de dégustation à quiconque, le champagne doit être appréhendé comme un vin à part entière. Robe, nez et bouche nous informent tout autant qu'un vin lambda. Eléments supplémentaires cependant : les bulles et l'impression d'effervescence en bouche. Les professionnels complèteront !

1576868115.jpgNous débutons avec la Cuvée de Réserve, un assemblage 2004-2005 de pinot noir (80%), de chardonnay (15%) et de pinot meunier (5%). Dans une nébuleuse de couleur or, de fines bulles font nerveusement l'ascension vers le sommet. Au nez, ce sont des fleurs blanches qui dominent (acacia, aubépine) associées à des notes de fruits mûrs (coing). La bouche est riche, grasse, bien équilibrée. L'impression est très favorable.

Le Rosé brut 1er cru, 100% pinot noir, est composé de 90% de 2006 et 101339633030.jpg de 2005 élevé en fûts de chêne. On y ajoute à ce 1er cru 10% de saignée de l'année précédente afin de lui apporter rondeur et complexité. D'une belle robe cuivre au reflets orangés, des notes gourmandes de fruits rouges compotés (fraises) et de cerise dominent le nez. Une pointe plus animale en finale (zan). Pas de déséquilibre nez/bouche, c'est juteux et croquant en bouche ! Une effervescence un peu excessive à mon goût ceci dit. Joli rosé.

2Xoz (100% pinot noir) est issu de raisins de vignes de 50 ans exceptionnellement très mûrs. Ainsi, seul le sucre naturel des raisins est utilisé lors de la vinification. De fait, nulle chaptalisation (ajoût de sucre dans au moût pour augmenter le taux d'alcool final du vin) et utilisation du moût (le jus de raisin) notamment pour le dosage. Les raisins sont récoltés avec une maturité bien supérieure aux pratiques champenoises.

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La teinte de 2Xoz est soutenue, de couleur orangée, dite "oeil de perdrix". Moins classique, elle présage d'une belle richesse en bouche. Le nez ne présente pas immédiatement de notes de fruits mais des arômes plus complexes, plus évolués. Si la bouche est encore un peu effervescente à mon goût, ce champagne ne manque pas de complexité : ce sont de délicieuses notes de pomelo, d'orange amère, de fruits confits et de pain d'épice qui tapissent le palais, la belle structure et la persistance en bouche venant couronner le tout. Ce 2Xoz a bel et bien quelquechose.

Conversation avec Fabrice Pouillon.

L'agriculture raisonnée chez Fabrice et Elodie Pouillon.
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Le bio : une tendance ?
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Champagne R. Pouillon, 3 rue de la couple, 51160 Mareuil sur Aÿ. Tél : 03.26.52.60.08 ; Fax : 03.26.59.49.83 ; contact@champagne-pouillon.com ; www.2xoz.fr

mercredi, 02 juillet 2008

J'ai testé pour vous...

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Entre les rencontres impromptues dans les salons de moleskine, les échantillons passés de main à main Place de Clichy, les colis dans la boîte à lettres, et ceux livrés par les coursiers des boîtes de com, la difficile tâche de VINSURVIN se voit aujourd'hui étendue. Si on est loin des errances dans les vignes ou des goûte-moi-ça dans les troglo, ces échantillons réservent parfois de belles surprises. Revue des derniers dégustés -et appréciés. Avec mes remerciements.

1084671118.JPGChampagne Thienot Brut Rosé. Boudé par les puristes, négligé par l'acheteur lambda, adulé par les femmes, le champagne rosé tarde à se faire une vraie place dans le paysage oeno-culturel français. Et c'est dommage, car ce vin, expression du charme et de la séduction, peut surclasser bon nombre de champagnes. Si celui de Bertrand Lhopital est un exemple de fraîcheur, de fruité et de raffinement, difficile de bouder celui des Thienot. Assemblage des trois cépages champenois (chardonnay, pinoit noir, pinot meunier), ce champagne rosé ouvre le bal sur de petites bulles nerveuses, mais, qualité essentielle, sans développer l'effervescence (type alcaselzer) des champagnes lambda. C'est d'abord sa vivacité, son côté explosif en bouche qui ravit le dégustateur, aspect que l'on retrouve d'ailleurs dans le Brut. Petits fruits rouges, puis griotte, framboise tapissent le palais dans une matière onctueuse, si ce n'est crémeuse. Des notes que l'on aimerait faire durer en bouche. Associé à des biscuits roses de Reims, comme ceux de la Maison Fossier, et voilà un moment des plus plaisant. Pour faire sobre.

Les arômes de ce Champagne Thienot Brut, produit de l'assemblage des trois cépages champenois également, sont vifs, gais et somme toute assez marqués.  Mais ce champagne surprend essentiellement par la fraîcheur, la densité, et la profondeur de sa matière. La bouche est fleurie, juvénile et d'une belle puissance, qui mériterait d'être un peu canalisée. Difficile une fois de plus de bouder son plaisir avec de tels vins.

Découverts au Salon des vignerons Indépendants du Carrousel du Louvre, les blancs de Château Bas, Coteaux d'Aix en Provence, nous1172876218.jpg prouvent une fois de plus la diversité, la complexité et la richesse du terroir français. Ouvert à l'apéritif, alors que le soleil tape sur les carreaux, Pierre du Sud intrigue le dégustateur. Pour un peu, il le laisserait dubitatif. C'est aussi pour ce genre de réaction que l'on aime le vin. Car quoi de pire que quelqu'un qui ponctue sa première gorgée d'un "ah, il est bon !" puis enchaîne sur un "et le boulot, ça va ?".

Pierre du Sud n'amasse pas mousse mais ne s'embarasse pas de fioritures non plus. Le nez exprime d'abord des notes franches et fraîches d'agrumes, notamment de citron jaune, puis viennent les fleurs blanches, le tilleul, avant que n'exultent des notes plus chaudes, comme l'ananas. La bouche est ardente nette et sans détour. De la fraîcheur, du zest, du citron jaune pressé. On en mettrait dans sa gourde pour aller arpenter le massif des Maures. A suivre sur VINSURVIN, les rosés de Château Bas...

130215527.gifOn finit avec le Domaine du Grand Guilhem, 2005, un fitou (rouge) des montagnes qu'Arnaud Vivancos m'a confié, la semaine dernière. Son architecte, Gilles Contrepoids, qui opérait dans l'informatique à Paris il y a une quinzaine d'années, rêvait d'avoir un domaine. Après avoir passé ses diplômes et vinifié à droite à gauche, il lance son premier millésime en 1998. La gamme des vins de ce reconverti est assez large : cru fitou, fitou grand guilhem, divers rivesaltes, corbières blancs et rosés...

On ne parle pas beaucoup du fitou sur VINSURVIN, la plus vieille appellation du Languedoc, au même titre que les corbières, c'est vrai. Ces deux appellations souffrent probablement du fait que les gros rendements de carignan donnent souvent des vins fades et sans reliefs. On entend et lit, çà et là, que Fitou vécut son heure de gloire dans les années 80 et que de nombreux vignerons se seraient endormis sur leurs lauriers... Mais Gilles Contrepoids éveille nos sens avec ce fitou Domaine Grand Guilhem. Il exprime des notes assez viriles et une certaine puissance à l'ouverture. D'ailleurs, des notes de cuir dominent nettement l'ensemble en premier lieu... Fruits noirs, kirsch, garrigue (thym, laurier), poivre noir s'invitent pour créer une agréable richesse aromatique. La bouche est ronde mais pas grasse comme certains faugères, les tanins sont un peu mous, et le fruit noir qui domine les premiers instants manque un peu de maturité, à mon goût. Des notes réglissées enrobent  une matière équilibrée et droite. Le vin est d'une certaine corpulence et s'exprime dans une longueur tout à fait honorable. Un beau potentiel qui pourrait s'avérer encore plus abouti dans les millésimes à venir. Je demande à goûter les 2003 et 2004 !     

Voilà, j'ai testé pour vous, mais n'oubliez pas que, chaque mois, vous pouvez également tester les vins de VINSURVIN lors des TupperWine. Prochaine édition, mardi 8 juillet, dans le XVIIIème arrondissement de Paris. Renseignements et inscriptions ICI.

A suivre sur VINSURVIN,  Mas Nicot : 70 % grenache, 30% syrah, un excellent rosé languedocien qu'il faudra vite se procurer.

 

jeudi, 19 juin 2008

TupperWine 7.0 : Champagne !

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VINSURVIN n'a pas attendu la 10ème, ni même la 100ème pour sortir le champagne. Il ne s'agissait en effet que de la 7ème édition de ces dégustations mensuelles ! Point de conformisme donc, mais toujours le même désir de faire découvrir des vignerons et du bon vin aux lecteurs de VINSURVIN. Mardi 10 juin, c'est Bertrand Lhopital, des champagnes de Telmont, qui a fait le voyage jusqu'aux Caves Lya, à Paris, pour nous proposer une très jolie verticale de sa cuvée Couronnement.

814304101.jpgOn ne présente plus Bertrand Lhopital sur VINSURVIN, chef de file de la quatrième génération de la famille Lhopital. Loin des poncifs et des paillettes chers aux grandes marques, la Maison de Telmont est l'une des dernières authentiquement familiale en Champagne. Henry, son fondateur, ancra les racines de la maison en initiant dès 1912 la vinification de ses premiers hectares, une démarche hautement symbolique dans l'histoire de la région champagne.

La réflexion avec Bertrand autour de quelle tonalité donner à la soirée prit du temps. Pas que nous manquions d'inspiration mais parce que Bertrand Lhopital est un perfectionniste. Hors de question de se contenter d'une simple dégustation qui mettrait certes ses champagnes en valeur mais qui serait dénuée d'une trame, d'une colonne vertébrale, d'un fil conducteur. Comme ses champagnes en somme. Car c'est bien là une caractéristique du travail et du champagne de Bertrand : le perfectionnisme.

Première indication, ce sera Couronnemement, cette cuvée qui fêtera ses 502081574436.jpg ans l'année prochaine. Informer le dégustateur sur l'esprit de la maison de Telmont demeure une motivation pour le maître de chai, sans jamais écorcher ses concurrents ou ses confrères, c'est selon ! Puis, nous éclairer sur ce fameux cépage chardonnay afin que l'amateur puisse se rendre compte de l'incroyable physionomie que ce cépage peut révéler au fil des ans.

Commençons avec ce Couronnement, 100% chardonnay, sélectionné dans les meilleurs crus et lieux-dits de la fameuse côte des Blancs. de 1999. Il révèle la fraîcheur, le terroir, le vin lui-même. Il incisif, droit. Et il sait parler aux femmes.    

1998. Dix ans d'âge et Couronnement  a toujours autant de fraîcheur, de tonicité et de tension. Encore un peu anisé, ce qui est là le moindre des défauts, ce champagne présente un nez de cassonnade, de crême brûlée, voire de caramel. Idéal à l'apéritif.

Enchaînons avec Couronnement 1993. Toujours de la fraîcheur, plus de rondeur. La matière est dense, profonde. La longueur est interminable. Il annonce déjà des notes madérisées. On a basculé dans un autre monde. Fini le champagne plein de bulles réservé à l'apéritif et aux moments festifs. Celui-ci va désormais accompagner des plats et apporter une touche très chic aux mets.

Couronnement 1990 ! Il venait d'avoir 18 ans, il était beau comme un enfant, fort comme un homme. C'est donc le moment où le champagne commence à faire son effet désinhibant. Ce qui se traduit par, VINSURVIN fait dans la com (salutage d'invités plus en détail, créage de liens, prenage de numéros de téléphone, faisage de service...). Du coup, pas de prenage de notes ! 

Revenons à nos moutons. Nous finissons avec Couronnement 1988. D'une grande complexité aromatique, avec ces nuances de miel, de beurre, de pruneaux (un peu madérisé mais que je trouve extrêmement plaisant au nez), de fruits à l'eau de vie. Si les bulles se font rares, il n'en reste pas moins beaucoup d'effervescence et de fraîcheur en bouche. Il est fort à penser qu'un tel champagne sur un poisson fera des merveilles.  

Fraîcheur, droiture, complexité sont tout autant de termes qui s'associent au travail de Bertrand Lhopital, de même que convivialité, découverte et plaisir auront accompagné ce TupperWine 7.0, qui j'espère portera chance à Steve. Débarquant tout juste à Paris, ce mardi 10 juin, pour travailler sur son guide "découvrir Paris en bus", ce New Yorkais nous a rejoints avec son épouse, complètement jet-lagués, pour prendre leur petit déjeuner... au champagne! Mais le pire, c'est lorsque le lendemain, en rendez-vous avec une éditrice, réticente et distante de prime à bord, Steve lui a raconté son TupperWine de VINSURVIN. Cette dernière s'est soudainement détendue et lui a dit : "VINSURVIN? Mais j'adore ce blog!!!".

Photo 1, en illustraiton : Bertrand Lhopital. Source : www.champagne-de-telmont.com/ ; illustration bouteille Couronnement : www.chamapgne-de-telmont.com ; photo 2 (merci à C-Drick) : Steve, à gauche,  et une partie de l'équipe de www.findawine.com.

Un grand merci également à Fabrice, des Caves Lya (rue d'Orsel, Paris-Montmartre XVIII) pour son acceuil toujours aussi sympa et décontracté. Mention spéciale aux vins que l'on y trouve : un vrai choix de vrais très bons vins, à des prix raisonnables. On reviendra, mon Fab!

mercredi, 04 juin 2008

Champagne pour tout le monde !

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Les TupperWine de VINSURVIN ont déjà réuni nombre d'amateurs autour de flacons issus des quatre coins de la France ! De la Bourgogne à la Vallée de la Loire, en passant par le Sud-Ouest et le Rhône, et avant de "découvrir" les vins de l'Ardèche, du Roussillon, de l'Alsace et du Jura, peu de régions viticoles françaises échapperont à ces dégustations qui mèlent plaisirs oenophiles et rencontres impromptues. Mardi 10 juin prochain, aux Abbesses, c'est la Champagne qui sera à l'honneur, avec un de ses ambassadeurs, Bertrand Lhopital, des champagnes de Telmont.

Les hommes sont les bienvenus. Après les TupperWare où des femmes se réunissent autour d'un café et des madeleines pour discuter boîtes en plastique, des heures durant (Vous conserverez le pâté de foie de votre mari au moins trois mois dans cette boîte. Sans problème. Enfin...), après les TupperGod où (encore) des femmes se réunissent autour de sex toys plus coquins les uns que les autres (j'en avais marre d'avoir à cacher la perceuse de mon mari sous les piles de draps, ou de me servir de mon portable...), voici venu la septième édition des TupperWine : des wines parties ou amateurs de vin et novices complets se réunissent autour d'un (ou plusieurs) flacons et échangent leurs impressions, profondes, (Il a le goût de raisin, vous trouvez pas ?). Différence majeure avec les réunions précédemment citées : les hommes sont les bienvenus. Des soirées qui ne finissent jamais en boîte, mais qui ont le don de nous faire vibrer. 

Les TupperWine, comment ça marche ? Sillonnant les routes de France et de Navarre à la recherche de ce que ce pays a de plus beau à nous offrir dans le domaine oenologique, il arrive qu'après avoir présenté ce blog ainsi que les TupperWine, votre humble serviteur se retrouve affublé de moult échantillons. Aussi, de retour à Paris, le rédacteur de ce blog (qui a du mal avec le "je") s'affaire à trouver un lieu convivial pour les goûter, et propose à ses fidèles lectrices et lecteurs de venir découvrir ce qu'Uncle Fab a encore déniché à Mûrs Erigné, Cravant-les-Côteaux, Puechabon, Grospierre ou Rasteau. Il ne leur en coûte qu'un sourire, ou un mot doux sur VINSURVIN, consécutif à la soirée (Oh, James, it was wonderful...). Accessoirement, une contribution de type ludique est requise à travers la réponse à un quiz auquel même un QIfié de 12 pourrait répondre. Mais non Kevin, je ne parle pas de toi. De toi non plus, Kimberley Rose.

Les prochains TupperWine seront animés par Bertrand Lhopital qui semble parti pour nous proposer une jolie verticale dans le temps. Avec le souci du respect pour l'environnement, élégance et personnalité caractérisent les champagnes de Bertrand, dont on a déjà beaucoup entendu parler sur VINSURVIN. L'occasion vous est donc donnée, mardi 10 juin, à Montmartre, de déguster un champagne loin des stéréotypes que nous proposent trop de maisons dites de luxe. L'occasion également de vérifier la maxime de la Marquise de Pompadour selon laquelle le Champagne est le seul vin que la femme peut boire sans s'enlaidir.

Pour gagner votre précieux cézame, il vous suffit de poster, avant lundi 09 juin, 21h00, un joli poème de quatre vers dans lequel vous direz ce que le champagne (ou la Champagne) exprime pour vous. Laissez une adresse mail valide afin que je puisse vous faire parvenir votre invitation avec l'adresse précise du TuuperWine.

 

vendredi, 18 avril 2008

De Telmont / Larher : jolie loft story.

 

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Bertrand Lhopital, dont les champagnes de Telmont feraient rougir les plus grandes marques, et le pâtissier Arnaud Larher, sacré meilleur ouvrier de France 2007, étaient réunis jeudi soir au Loft Moncey, à deux pas de la Place de Clichy, pour créer une parfaite association entre leurs talents respectifs. VINSURVIN ne pouvait manquer ce rendez-vous.

Sophie Valicon n'a donc que des idées géniales ! Après nous avoir fait découvrir les somptueux champagnes de Telmont dans ce (non moins somptueux) loft en plein coeur de Paris, en décembre dernier, elle nous conviait hier soir au pacs entre un champagne rosé frais, gourmand, fruité, et une verrine composée d'un Baba Cedra (imbibé au champagne rosé), de fruits, d'une crême et d'un subtil et fin chocolat blanc aux tons rosés. Dois-je vous conter le plaisir éprouvé ? Impossible. Voilà des choses qui ne se racontent pas, mais qui se vivent (monsieur)...

Si l'on a déjà entendu parler de Bertrand Lhopital (Champagne de Telmont) sur VINSURVIN, l'occasion sera donnée aux gagnants du super jeu-concours VINSURVIN, TUPPERWARE, WINE SPECTATOR, RIRES & CHANSONS de découvrir les champagnes de Bertrand, mardi 10 juin 2008. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, c'est le talentueux Tarlant (Benoît de son prénom) qui vient d'annoncer sur VINSURVIN (commentaire à l'appui) son désir (c'est très Champagne ça, le désir) de nous faire déguster ses champagnes à l'automne prochain. Mais revenons à Bertrand Lhopital : abordée mercredi 9 avril dernier, chez lui à Damery, et hier soir au Loft Moncey, la thématique de cette dégustation qui-n'a plus-de-nom-et-ça-c'est-vraiment-triste semble se diriger vers un parallèle entre deux champagnes, puis un voyage dans le passé. Les veinards qui ont pu déguster la cuvée O.R, millésimée 1999, ainsi que le champagne rosé, mercredi soir dernier à l'Entrepôt (dont je remercie encore le charmant directeur, Jean-Luc, pour son généreux acceuil) ont eu un joli aperçu du travail de Bertrand.

Et Arnaud Larher dans tout ça ?! Discret, espiègle et surtout très doué, celui que l'on surnomme l'Artiste de Montmartre parle peu mais juste. Curieux, expérimentaliste, innovateur, le meilleur ouvrier de France 2007 nous délecte d'un dessert riche en arômes, en douceur et en complexité. A l'image de son concepteur, la verrine n'a rien de sentencieuse. Aucune ardeur, que de la douceur. Aucune emphase, que de l'extase. Le met est tout en rondeur et en volupté.

Rencontré lors de la dégustation des champagnes De Telmont, j'avais soumis à Arnaud l'idée d'un feu-Tupperwine avec une thématique accord met-vin. Comme par hasard, le sujet est revenu sur la table hier soir. Dingue. Il ne reste plus donc qu'à prendre rendez-vous avec le maître patissier et de lui apporter quelques flacons afin de préparer cette dégustation à laquelle, bien sûr, chères lectrices, chers lecteurs, vous serez conviés si, et cela va de soi, vous êtes en mesure de répondre au quiz (hyper difficile) permettant l'obtention du césame.

Deux dégustations de champagne, un accord mets patissiers et vin, et bien d'autres régions et vignerons à découvrir : ce qu'on est bien, sur VINSURVIN.

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Votre humble serviteur (et sa verrine), Bertrand Lhopital et Arnaud Larher
au Loft Moncey, jeudi 17 avril 2008. 

 

samedi, 22 décembre 2007

Le champagne, c’est Telmont Bon !

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Dans le cadre de l’Association des Femmes Professionnelles EPWN, Sophie Valicon, une Professional Woman opérant dans le marketing et la com (il y a vraiment intérêt à savoir parler anglais aujourd’hui dans le monde du vin, autrement vous vous retrouvez vite gros jean comme devant, d’ailleurs, à ce sujet, figurez-vous – c’est dingue la vie n’empêche quand t’y penses – qu’il s’avère que, le cas échéant, si vous aviez besoin de cours dans la langue de Shakespeare – prononcez Sheille Keuss Pire, je serais éventuellement, en mesure, dans la mesure du possible, de vous dispenser une ou deux heures de British par semaine, dans le modeste, mais non moins agréable, cadre du bar d’un hôtel cosy parisien, voire chez…) organisait, chez la pétillante Julie Mcivor, une dégustation des champagnes Telmont. Pour un peu, dans ce petit loft de 200m2, au cœur de Paris, on se serait cru à une soirée mousse. Accompagné d’Eric Daguenet (Bérénas), loin de l’effervescence du boulevard Sébastopol, je me rendis pour découvrir, et surtout pour buller, un coupe-coupe à la main.

Le champagne. Le-cham-pagne. Institution française s’il en est. A ne pas confondre avec le mousseux. Non, parce que certains confondent, parfois. En même temps, sans vouloir tirer sur l'ambulance, il est des champagnes qu’on tronquerait bien contre des créments, où des méthodes champenoises. Alors que Bertrand Lhopital, petit-fils du fondateur de la maison Telmont présente son blanc-de-blanc à une assemblée de cols blancs, on nous suggère un champagne rosé éléboré à partir d’une sélection de pinots noirs et pinots meuniers. Le nez me rappelle de suite ce récent chardonnay-sémillon australien embouteillé en canette. Le nez rappelle la fraise : celle des bonbons haribo. Des arômes artificiels qui n’évoquent pas vraiment ces fruits rouges que l’on trouve dans les jardins ou sur les marchés. En revanche, en bouche, le vin présente une certaine vivacité, un beau volume et une jolie douceur de fruits des bois : un certain déséquilibre nez-bouche, certes, mais quiconque néglige un peu l’olfactif passera un très agréable moment, notamment autour d’un dessert.

Vient ensuite Consécration (rien que ça), à base de chardonnay, vieilli plusieurs années en cave. Avec une telle identité, nos expectations sont grandes. Les bulles sont fines et concentrées au centre de la flûte. Le nez est fin, frais, vif. Il présente de jolies notes d’agrumes puis évolue vers la pomme verte. C’est très agréable. En bouche, l’attaque ne manque pas de ferveur. Le vin ne se résume pas une effusion de gaz comme c’est le cas chez les mauvais champagnes. La bouche divulgue une réelle matière. La longueur, persistante, s’achève sur une finale citronnée. L’impression est très favorable : ce champagne possède une vraie personnalité ; j'aime comme il perdure et évolue en bouche. Eric et moi en profitons pour nous éclipser et faire le tour du propriétaire. Le sol semble se dérober sous nos pieds lorsque nous les posons sur un mètre carré de verre offrant une vue imprenable sur la salle de gym. Nous remontons par la chambre où mes connaissances et ma maîtrise des matériaux nobles est soudain mise à mal lorsque, tel un vendeur de chez Leroy-Merlin, j’assure à Eric qu’ ils ont peut-être mis un parquet flottant mais qu’est-ce qu’il est beau, avant de me faire reprendre par la maîtresse de maison : « pas du tout, c’est un chêne massif ». Ben, évidemment. Bon, je vais descendre goûter la troisième cuvée que Bertrand est entrain de présenter : est-ce la Grande Réserve, composée de pinots noir et meunier, et de chardonnay ? Celle-ci est radicalement différente puisqu’elle nous emmène vers des notes briochées, de la souplesse mais aussi de la fraîcheur. Ce vin est excellent : c’est d’ailleurs celui que j’adule en général mais ce soir, le blanc-de-blanc m’a particulièrement séduit.

Enfin nous rencontrons le maître de cérémonie et échangeons avec lui. Mesdames, mesdemoiselles : j’ai l’honneur et l’avantage de vous annoncer que, selon toutes vraisemblances, un Tupperwine (ou Tupperwife) vous sera bientôt consacré et animé par Bertrand Lhopital, en personne. Désolé pour les amatrices de rouge et de blanc, mais ce sera champagne…

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, je rencontre Arnaud Larher, et sa charmante épouse. Arnaud Larher, maître pâtissier chocolatier, a pignon sur rue, rue Caulaincourt, à Montmartre. Il vient surtout de se voir remettre le titre de Meilleur Ouvrier de France 2007. Timide, presque réservé, il devient prolixe lorsque nous abordons les accords mets et vins. Je lui explique rapidement le troubadour que je suis et il se montre très intéressé par un Tupperwine Spécial accord dessert et vin. Nous nous rencontrerons bientôt et réfléchirons sur ma meilleure façon de préparer ce Tupperwine, qui devrait s’avérer fascinant.

Une soirée dédiée au vin qui se déroule dans une atmosphère chaleureuse et détendue, et qui se solde par des rencontres et des surprises. Ca me rappelle quelquechose… Je ressors de cette dégustation la tête pleine d’idées et les yeux plein de bulles, celles de la hâte de pouvoir bientôt partager avec vous, lecteurs et lectrices de VINSURVIN, mes découvertes et mes allégresses.

 

Champagne J. De Telmont, 1 avenue de Champagne, 51480 Damery. Tél : O3 26 58 40 33. Réception sur place.

 
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