Avertir le modérateur

jeudi, 20 novembre 2008

Il est arrivé ! (Super)

beaujo.jpg
T'AS UN BON PLAN BAR A VIN A PARIS (NOTAMMENT RIVE GAUCHE, ON VA ME PRENDRE POUR UN RACISTE !!)
N'HESITE PAS A LAISSER UN COMMENTAIRE. POUR LA RIVE DROITE AUSSI, D'AILLEURS.
ET BONNE SOIREE ! (Michel, tu'm'mettras un Moulin à Vent 82 de chez Didier Desvignes! Chuis pas très banane, moi.)
rive droite.jpg

News Vin à Paris

londontube.jpg

A quelques heures de l'ouverture d'une "bonne" bouteille de Beaujolais Nouveau, quoi que, visiblement, certains ont déjà attaqué (en bas de chez moi...), et  avant le prochain TupperWine qui se déroulera à Londres, VINSURVIN fait le point de l'actu du moment à Paris.

parsigo.jpg"Les Parisiens n'aiment pas le vin, ce n'est pas possible !" C'est ce que m'a rétorqué une caviste hier quand je lui ai dit qu'on n'était jamais 50 aux TupperWine, et même parfois 10 autour d'une table, à déguster à l'aveugle ! "Mais ils devraient se battre pour y aller ! En plus c'est gratuit ?!" Certes, les chiffres vont crescendo (ils étaient près de 35 à s'être déplacés au TupperWine Vin et Chocolat du 12 Novembre) mais, dans l'absolu, tu n'as pas tort, Alex. Quand on compare le prix exorbitant des cours de dégustation avec un TupperWine (gratuit, informel, décontracté, dans des lieux parfois assez exceptionnels, autour de vins de qualité de toute la France...), on se dit que le choix devrait être vite fait ! Alors, parisiens et parisiennes, à bientôt ? M'enfin, le but n'est pas de se retrouver à 100 !

A l'Hardi Vin, vous allez déguster !  Dès le jeudi 20 novembre, Olivier et Jérôme, les deux acolytes de la meilleure cave de la rue desLe vin etc....jpg Dames (17ème), vous invite à venir déguster (à l'oeil) de très jolies choses : Beaujolais Village du Domaine LONGERE, Anjou Gamay Primeur du Domaine RICHOU, Vin nouveau de Sologne de Claude COURTOISLes Cailloux du Paradis. Jean-Luc LONGERE sera à l'Hardi Vin vendredi 21 novembre à partir de 16h pour présenter ses vins, dont son Beaujolais Village nouveau, ainsi que Claude COURTOIS, le samedi 22 novembre, pour présenter son vin nouveau (de Sologne). M'enfin, sinon, il y a des cours de dégustations à 100€ l'heure, si vous préférez. J'en donne.

Une nouvelle caviste dans le 7ème arrondissement. Alex Caviste, en association avec Fabrice de Cave Lya (Rue d'Orsel, aux Abbesses), vient d'ouvrir une cave, à deux pas du Bon Marché. C'est Alex (sans blague ?) qui se trouve derrière le comptoir. Une boutique sobre, décorée avec des meubles chinés aux puces, avec des prix bien loins de ce qu'on pourrait imaginer dans un tel quartier. En effet, on trouve une large gamme de vins délicieux en dessous des 10€.  Quand vous entrez chez un caviste qui vous propose un vinsobres, forcément, vous exultez et vous dites que vous n'êtes pas tombé chez un pécor, type Nicolas. La carte des vins, identique pour ainsi dire à celle de chez Fabrice, est tout simplement géniale : FAUGERES 2005 de chez Alain Ollier, du Domaine TailleferChâteau des Légendes, un Terrasses du Larzac 2005, de chez Christophe Fontaine. Alex me dit que son Portugais de Quinta de Espiega 2007 s'arrache comme du petit pain. Alex ne serait pas un peu "Chipie", ce bio du Domaine de Clairac en VdP d'Oc ? M'enfin, si vous êtes ministre (ou simple premier secrétaire), n'hésitez pas à vous arrêter et faire un peitit coucou à ce petit bout de femme, bien sympathique.

monte carlo 1972.gifLa petite bourgeoisie boit du champagne, à l'oeil, le 2 décembre prochain. Suis-je bête, le gratuit, ça ne marche pas ! Dégustation de champagne payante, le 2 décembre. Benoît Tarlant, le beau, le seul, l'unique, se déplace de son petit village de la Marne, pour une approche du fleuron de la viticulture française, que Benoît et votre humble serviteur ont voulu originale : Champagne : De la Conception à l'Âge Mûr. Ca a l'air un peu chiant, comme ça, j'en conviens, mais no panic, "encore" une belle soirée en perspective... I'm not crazy, I'm just fond of you... 

10:32 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (2)

mercredi, 19 novembre 2008

Le Vin se Fait Coffret

VinoTinto_CoffretPepitesDuMonde1.jpg

Le monde du vin a beau être attaqué par des re-born évangélistes (également appelés no life), cela ne l'empêche pas de faire face, et d'évoluer en toutes sérénité et intelligence. Aujourd'hui, des idées plus ingénieuses les unes que les autres pullulent. Entre les tire-bouchons design, le WineInCan et mesvignes, designers et entrepreneurs se lâchent pour offrir aux amateurs toute une palette de produits originaux, à des années lumières du 13° imbuvable et du vin en copeaux. Dernier en date, le coffret dégustation de VinoTinto, sur lequel VINSURVIN a littéralement craqué. Vivement Noël.

Comment se procurer des échantillons de vins de très grande qualité, issus des quatre coins du monde, en toute simplicité ? VinoTinto_CoffretPepitesDuMonde2.jpgComment déguster des vins blancs ou rouges élaborés au Portugal, en Hongrie, en Autriche, en Nouvelle Zélande, en France... ? Grâce aux coffrets découvertes VinoTinto. A l'image d'une boite de cigares, de chocolats Larher, ou d'un coffret de parfums, VinoTinto joue d'abord sur l'esthétique. Et l'effet de surprise. Car à l'ouverture du coffret, on découvre une dizaine d'étuis en verre (qui ne sont pas sans nous rappeller ceux à cigares ou même des éprouvettes !), tous sérigraphiés de l'identité du vin contenu dans la pipette. Ici, Groot Eiland Chenin blanc 2008, Worcester, South Africa ; là, un Mendel Malbec 2006, Mendoza, Argentina... L'italie, l'Australie, le Chili, pour ne citer qu'eux, sont également de la partie.

VINOTINTO.jpgLa crainte, me direz-vous, avec ce genre de produit, est que tout se trouve dans l'esthétique. C'est justement tout le contraire ici. Car la qualité des vins présentés est assez impressionnante. Le Reiner Wess Riesling 2007, de Wachau en Autriche m'a, à l'aveugle, conduit vers un chardonnay bourguignon. Son nez d'une superbe intensité aromatique avec ses notes iodées et florales, sa bouche vive, tendue, complexe... Fantastique à l'apéritif. Le chenin, celui qui pousse en Loire, est un de mes cépages de prédilection. Quid de celui qui grandit sur les sols d'Afrique du Sud, comme ce Groot Eiland 2008, de Worcester ? Délicatement parfumé, tonique, plein de fraicheur, les Bourguignon (ce fameux couple d'ingénieurs agronomes microbiologistes des sols) ne s'y trompent pas, les cépages français se plaisent autour du Cap. Côté rouges, le seul échantillon dégusté jusqu'à présent (d'une contenance de 100ml, soit l'équivalent d'un verre ou de deux doses à dégustation) fut Espelt Vidivi 2006 (Emporda, Espagne). Gourmand, juteux, avec ses douces épices et l'élégance qui caractérise les vins espagnols, le choix de VinoTinto fait mouche.  

Outre le "coffret découverte 10 vins", VinoTinto propose même un abonnement ! Pour 99€, vous recevrez tous les 2 mois pendant un an 3 échantillons de France et d'ailleurs. Et comme une bonne idée ne vient jamais seule, il est possible de choisir les vins que contiendront vos "coffrets découvertes" (69€), en allant sur le site, où les caractéristiques des vins sont parfaitement et clairement expliquées. Conclusion : on se prive parfois de boire du vin car il faut ouvrir une bouteille que l'on ne finira pas. L'occasion nous est enfin donnée de "déboucher" (malgré les capsules à vis), et surtout de découvrir, d'excellents vin du monde entier, dans des quantités adaptées à la dégustation. Enfin, une soirée dégustation sympa et ludique, autour de ce coffret, est tout à fait envisageable.

vino.jpgVINOTINTO, Chercheurs de Vins.

SOWINE, Agence Conseils en Marketing et Communication.

 

samedi, 15 novembre 2008

Vin d'Espagne : la sélection de VINSURVIN.

 

don_quixote_pp_028_hi.jpg

Au sein du paysage viticole espagnol, les seules références furent longtemps les vins de La Rioja ou ceux de La Ribera del Duero. Mais l’Espagne, un pays à la tradition viticole ancestrale, présente un terroir vaste et varié. Et des vins de qualité, à condition de faire les bons choix. Petite revue des flacons (rouges) à découvrir.

Quelle(s) régions? Constituons-nous un panier qui fasse un peu le tour des régions viticoles espagnoles. Les deux plus connues viennent d'être citées. Ajoutons-y Castilla y Leon, Catalogne et Castilla y Mancha.

1. Viñedos y Bodegas Pérez Arquero, Biazu Ecológico, 2004, rouge, 13,5°, Castilla y Mancha, 7,70€. Un de mes toutmedium_biazy2.GIF premiers espagnols. Bu à l'apéritif avec serrano, coppa et pancetta, fruits et légumes frais... Bouche ronde de bonne ampleur, fruitée, gourmande. C'est bon! Très bon rapport qualité / prix.

2. Adrada Ecológica, Kirios de Adrada Joven, 2005, rouge, 14°, Ribera del Duero, 9,90€. Voilà le vin idéal pour découvrir l'esprit espagnol. Premier vin de culture biologique de la Ribera del Duero, une cuvée superbement typée par le fruit intense et la vigueur tannique caractéristique du cépage tempranillo. Conviendra parfaitement sur une paëlla ou des tapas. Ou lors d'une soirée Auberge Espagnole!

3. Val de los Frailes, Selección, 2001, rouge, 13°, Castilla y Leon, 10,15€. Une robe d'un magnifique pourpre avec des reflets aubergines. Nez expressif de petits fruits rouges (baies, fraises des bois) et très poivré évoluant vers des fruits confits. En bouche, l'attaque est franche et ample. Le vin est bien equilibré, élégant, racé. Relativement corpulent, il offre des tannins très présents à l'ouverture mais qui s'arrondissent sur la durée. Un vin assez complexe: chocolat noir, arabica viennent agrémenter la bouche. Une pointe plus boisée, voire de boîte à cigares se dégage en finale. La première impression est tout de suite très favorable tant ce vin offre énormément de plaisir. Assurément un de mes espagnols préférés. 

medium_lasendal.gif4. Capçanes, Lasendal Garnacha, 2004 Rouge, Catalogne, 14º, 11,25€. J'ai acheté ce vin parce que j'ai lu ça: Un vin rouge élaboré majoritairement à partir de Grenache, au rapport qualité-prix aussi attractif qu'inhabituel. Il est produit par Celler Capçanes, une coopérative formée par 120 adhérents, qui compte 250 hectares répartis sur toute la géographie de la province de Tarragone, comme Capçanes ou La Serra.
Le Lasendal est un vin aux arômes de fruits mûrs (prunes), de cuir et d'épices. Le final est légèrement tannique. Un modèle de grenache, à savourer dans sa jeunesse (durant les 2 premières années après sa mise en bouteille).

5. Gran Sangre del Toro, 2001, Rouge, Catalogne, 13,5°, autour des 14€, au coeur de Penedès, à deux pas de Barcelone. Nous y découvrons notamment un subtil (et très connu chez les amateurs) Gran Sangre del Toro, produit par la grande famille Torres. Né d'un assemblage de cépages typiquement espagnols (Garnacha, Cariñena et Syrah), ce vin est, selon les millésimes, marqué par d’affriolantsmedium_sangre.gif arômes de cerises confites, d'exhubérantes notes de mûre, de cassis bien mûr. Notre Gran Sangre 2001 (donc, Reserva) a révélé des notes appuyées de mûre effectivement. Le vin nous a conquis par sa subtilité, sa finesse, pour ne pas dire son raffinement. Remarquablement équilibré, il présente des tannins soyeux. Après ouverture, les fruits s'effacent pour laisser place à des notes de bois noble et de cigare, mais de façon très homogène et réservée. Un vin somme toute discret, humble et élégant. Servi à l'apéritif, comme sur des plats, on ne peut qu'être charmé par cet espagnol.

Pour contraster un peu le tableau, comme dans les vins français, on ne peut pas toujours être satisfait avec les vins d'Espagne. Nombreuses sont les bodegas à jouer la carte du boisé, sans vergogne. Cela a pour conséquence de détruire complètement les vins, leur fruité, leur matière, leur structure.  Devenus lisses, sirupeux, "détaninés", sans vigueur, ils n'ont aucun intérêt. Mais parole de VINSURVIN, ce ne sera pas le cas avec la sélection du jour ! Et, hasta luego !

Où trouver ces vins ?

Sol et Vino, 164 rue Legendre, Paris 17. Tél: 01.42.63.93.80

Lavinia, 3 Bd de la Madeleine, Paris O1.

jeudi, 13 novembre 2008

TupperWine 12.0 : jouir du meilleur.

T04.jpg

Les TupperWine fêtaient hier leur premier anniversaire autour d'un public en extase, acquis à la cause de l'accord vin et chocolat qui leur était proposé. Deux talentueux vignerons, et un artiste-chocolatier qui ne l'est pas moins, avaient fait, pour l'événement, le déplacement du Roussillon, de la Loire et de Montmartre. Une soirée délicieuse, bien au delà des rêves et des fantasmes de votre humble serviteur. Paroxisme et symbole de la soirée : une belle-maman dit s'être retrouvée au bord de l'extase suprême.

Une cave voûtée du 17ème Siècle, des invités triés sur le volet, du vin, du chocolat... Non, il ne s'agissait pas d'une soirée S.M. (Sauterne, Minervois) hier soir aux T3.jpgCaves Elzevir, qu'Alexis, tenancier des lieux, pourtant habitué des folles soirées parisiennes, aurait organisé, mais simplement du TupperWine 12.0 de VINSURVIN. Contrairement aux onze précédents, le vin n'était pas le seul roi de la soirée puisque le maître-chocolatier Arnaud Larher, Meilleur Ouvrier de France 2007, était venu avec trois pièces de chocolat. Accorder deux rivesaltes (de Pierre Schneider, Château Saint-Nicolas, Roussillon) et un coteau de l'aubance (de Didier Richou, Anjou, Loire) et des ganaches de très grande qualité, tel était le pari de cet artiste modeste et surdoué et de votre humble serviteur.

Nous ouvrons le bal avec un Rivesaltes 100% muscat, du Domaine Saint-Nicolas, à la robe très claire et très brillante. Ce muscat est rond, suave mais présente également une certaine fraicheur. Avec ses notes florales, puis chaudes de fruits blancs confits (abricot, mirabelle), sa complexité laisse entrevoir des notes de miel et de feuille de menthe. Robusta, un Grand Cru de chocolat noir du Venezuella apporte au vin une noble amertume qui lui sied à merveille. L'accord a cela d'intéressant que vin et chocolat se dissocient très bien en bouche, presque de façon paralèle. 

T1.jpgNous quittons, temporairement, le Roussillon pour la Loire, chez Didier Richou. Les Violettes 2005, un coteau de l'aubance 100% chenin avait été le coup de coeur d'Arnaud Larher, lors de la préparation de la soirée, dans son laboratoire. Ce vin blanc à peine moëlleux est une pure merveille de fruits compotés, de fraicheur et de complexité. Notre choix s'était porté sur une ganache au zest de citron vert. Contrairement au premier accord de la soirée, la ganache et le vin entre fusion pour ne plus faire qu'un. Le vin fait ressortir le citron vert de la ganache ou serait-ce cette dernière qui fait jaillir les notes d'agrume de ce chenin ? En tous cas, la fraicheur et la tonicité de l'accord sont remarquables.

Nous retournons dans le Roussillon pour déguster Elixir du Roy, un Rivesaltes 2003 du Domaine Saint-Nicolas. Le vin doux, naturel (passé 18 mois en barriques de deux-trois vins) de Pierre Schneider est élaboré à partir d'un grenache blanc pur : une couleur tuilée, ambrée, il nous emmène vers des notes subtilement madérisées, de pruneau, d'orange amère, de fruits confiturés tout en gardant une superbe frâicheur et une acidité bien calibrée ; un vin à cigare, un digestif, un vin qui se satisfait à lui-même, un vin de dimanche après-midi automnal,  que l'on sirotte assis au bord d'un feu cheminée, ou debout devant la fenêtre, celle qui donne sur la forêt, balayée par la pluie. Arnaud nous soumet Epicière, un chocolat confit aux agrumes, citron, orange et pain d'épice (grillé au four et broyé). A ce moment là, c'est un peu l'apothéose aux Caves Elzevir. Un groupe d'amis rit aux éclats. Le regard d'une femme très blonde croise celui d'une autre, aux superbes yeux émeraudes. Deux hommes, plongés dans une conversation importante, se reservent un verre. De la musique techno parvient difficilement aux oreilles de celui qui vaque de groupes en groupes. Soudain, on entend des femmes employer des champs lexicaux à caractère sexuels pour exprimer ce qu'elles ressentent devant le spectacle qui s'offre à leurs sens exacerbés. Un couple sextagénère dégénère. La charmante dame n'en peut plus. Trois chocolats, trois verres de vin modérés, elle arbore un sourire émerveillé, confondu ; elle ne trouve plus les mots pour exprimer ce qui l'envahit. Certainement un mélange de plaisir, de sensualité et de jouissance... 

*************************

Cave Elzevir, 16 rue Elzevir, 75003 Paris - info@cave-elzevir.fr; Tél : +33 (0)1 42 78 25 04.

Domaine Didier Richou, route de Dénée, 49610 Mozé sur Louet, domaine.richou@wanadoo.fr, 02 41 78 72 13.

Chateau Saint-Nicolas, Route de Canohès, 66300 Ponteilla. Tél/Fax: +33-4-68-53-47-61 Mobile: +33-6-34-47-06-97

Arnaud Larher, 53 rue Caulaincourt 75018 Paris, 01 42 57 68 08.  contact@arnaud-larher.com

Photos (d'Anne de DINDONSWINE), 1 : de gauche à droite : Didier Richou, Arnaud Larher, Pierre Schneider. De dos : M. VINSURVIN. 

Prochain TupperWine : le 2 décembre. Benoit Tarlant vient à Paris nous faire découvrir ses champagnes...

samedi, 08 novembre 2008

Back to the Kasbah

DSCF0182.JPG

Quitter la France pour d'autres horizons nous coupe souvent d'un certains nombres de pratiques habituelles, comme celle de boire du vin. Le retour sur ses terres est alors ponctué par l'envie folle de manger un plat particulier. Et d'ouvrir une bonne bouteille ! Alors, ce week-end, après plus de dix jours "d'abstinence", un dîner fut accompagné d'un blanc provençal du Domaine Peyblanc et d'un rouge languedocien du Domaine Gayda. Quel bonheur.

Ah, ce tajine d'agneau aux figues et aux noix! Ces parfums, ces senteurs, ces arômes ! Par contre, le merlot autochtone... Et ce couscous qui nous emmena vers d'autres cieux (oui, enfin, faut peut-être pas exagérer non plus). En revanche, ce cabernet local... Le Maroc a certainement de très bons vins à nous faire découvrir. Personnellement, je ne m'étais pas rendu dans ce somptueux pays pour en faire le tour de son vignoble. Cependant, dans les restaurants fréquentés (bien que rares à proposer du vin, comme autour de Jemma El Fna, religion oblige) et même dans les riads (de très bonnes factures), pas de quoi s'extasier avec les rouges locaux, dont l'acidité et le manque de matière invitent rapidement le touriste à consommer de l'eau.

Le vin servit à l'apéritif hier soir se devait de nous offrir, si ce n'est le soleil de la Vallée du Draa, en tous cas, la chaleur qui nous fait bien défaut aujourdhui. Le choix se porta sur Le Blanc 2006 un vin blanc du Domaine Peyreblanc (Giusiano Vignerons), un coteau d'Aix En Provence découvert dans cette même ville, sur le Cours Mirabeau, l'été dernier. Quel dommage que le(s) cépage(s) n'apparaisse(nt) pas sur la contre-étiquette ! Elaboré à partir du cépage rolle (également appelé vermentino), qualifier ce vin d'austère serait se méprendre. Car derrière cette façade aigre-douce comme les chefs aiment à travailler certains mets, caractérisée ici par le zest de l'agrume, du citron vert (qui apportent beaucoup de fraicheur et de tonicité), c'est une variété de notes ensoleillées qui s'épanouissent en bouche. Un vin sincère que j'aurais beaucoup de plaisir à reboire.

Autour de ce curry d'agneau madras, pomme-banane, riz, pas question de sortir la caraffe d'eau ! Une Cuvée Occitane 2005 de Domaine Gayda (Vin de Pays d'Oc) s'annonçait comme la parfaite associée. Le vin est d'une bouche redoutable. Puissante, complexe et d'une matière riche, les fruits noirs, mûrs et concrets en bouche, associés à des notes de maquis et de tabac permettent aux mets et au vin de se dissocier et de créer une jolie complémentarité. Si on ne serait pas contre plus de finesse et d'allonge pour faire obstacle à une certaine surpuissance de la matière (un peu plombante) elle-même, les convives ne sont pas dérangés par cette remarque outre mesure. Soit !

En règle générale, de retour à la maison après être sorti des frontières de l'hexagone, l'esprit oscille entre nostalgie, plaisir fou de reprendre le travail, et bonheur de retrouver les siens. Finalement, le seul moment qui nous fait véritablement prendre conscience que l'on est bel et bien rentré, en dehors des factures et de la tronche de la voisine, est celui où l'on se retrouve à table, avec sa tribue, autour d'un délicieux repas et de vins qui ne le sont pas moins. Alors, même si l'on peut, parfois, trouver à redire sur ces derniers, n'empêche que courts en bouche ou pas, tanins virulants ou pas, bouche asséchante ou pas, ils font systématiquement naître en nous la même réflexion : c'est bon d'être rentré !    

vendredi, 07 novembre 2008

TupperWine 12.0 : comme eux, gagnez votre invitation !

monica2.jpg 

Il y a un an déjà, dans l'échoppe de Fabrice, Cave Lya, à Montmartre, naissait le premier TupperWine. Ces dégustations mensuelles et gratuites réunissent des lecteurs et des lectrices de VINSURVIN afin de découvrir des vins d'authentiques vignerons sélectionnés et recommandés par votre humble serviteur. Mercredi 12 décembre prochain, 19h45, les TupperWine fêtent leur premier anniversaire autour d'un maître chocolatier et de deux vignerons, dans le Marais. Comme Monica et Sean, gagnez votre invitation en répondant à ce quiz !

Un soir de novembre 2007 pluvieux. Aux Abbesses. TupperWine 1.0, c'est ça : deux types. Le caviste et moi (1). On a dégusté des fonds deseanpenn.jpg cuve qu'un négociant luxembourgeois a bien voulu me refiler. C'était du rouge ou du blanc ? Depuis, les vignerons du monde entier m'ont fait parvenir leur CV pour animer un TupperWine (oui, enfin, la France, en vin, c'est le monde entier, pas la peine d'aller courir en Australie où au Chili). Des milliers de dégustateurs (oh, ça va, j'exagère pas tant que ça, si on compte les provinciaux qui n'ont pas pu venir), ont un jour (ou faillit, donc) dégusté un pouilly-fuissé, un chablis, un champagne, un Yquem 1937, un Clos Vougeot 1962 (je sais, ça paraît incroyable). Alors, pour gagner une des quinze invitations pour une personne, (et devenir un TupperWiner), c'est simple, il vous suffit de lire VINSURVIN, Producteur de Chroniques Oenophiles et de répondre à ces quelques questions. Veuillez m'envoyer vos réponses par mail à vinsurvin2020@gmail.com. Bonne chance !

1. Le coteau de l'aubance est un vin de :

a) Loire b) Rhône c) Corse d) Québec

2. Le coteau de l'aubance est élaboré à partir du cépage :rogeries.jpg

a) chardonnay b) muscat c) bourboulenc d) chenin

3. L'appellation la plus proche, en kilomètre, de chez Didier Richou est :

a) Muscadet sur Lie b) Savennières c) Saumur-Champigny d) Bourgeuil

4. Sur cette photo, Didier Richou fait goûter à l'homme sur sa droite :

a) Les Rogeries 1959 b) Les Rogeries 1970 c) Les Rogeries 2006 d) Un cidre bouché millésimé.

5. Pierre Schneider (Château Saint-Nicolas) est d'origine :

a) Tunisienne b) Autrichienne c) Suisse d) Américaine

6. Les Rivesaltes de Pierre Schneider sont faits à partir de :

a) grenache blanc et muscat b) alexandrie et alexandra c) gros manseng et colombart d) trousseau et savagnin  

7. L'appellation qui se situe le plus près de Rivesaltes, en kilomètre, est

a) Cornas b) Rasteau c) Pacherenc du Vic-Bihl d) Maury 

8. Le bruit que vous entendez est celui d'un liquide servi dans un verre, lequel ?

a) un vin blanc b) un champagne c) un vin rouge d) de l'eau

Fin du quiz lundi 10 novembre à 21h00. Jeu valable pour une invitation pour une personne. 15 invitations disponibles. Good luck !

Photos : Monica Belluci viendra au TupperWine 12.0, s'il elle réussit le quiz. Sean Penn se tâte.

(1) Désolé les mecs, et Floriane, c'est juste pour l'histoire...

jeudi, 06 novembre 2008

Enfin un Musée du Vin à Bordeaux !

muséevinbordeaux.jpg

C'est difficile à croire, mais Bordeaux, la ville symbole du vin à travers le monde par excellence, n'avait pas de musée du vin. Jusqu'à très récemment. En effet, le "Musée du vin et du négoce" vient d'ouvrir au coeur du quartier historique des Chartrons. C'est l'affichiste Jean-Pierre Got qui a réalisé, pour le musée, "Jour d'ouverture".

Un musée du vin et des négociants au coeur de Bordeaux…une vraie nouveauté au 41, rue Borie, dans le mythique quartier des Chartrons, où travaillèrent tonneliers, courtiers et marchands pendant plus de quatre cents ans. Touristes, amateurs du vin et de la ville y trouveront de quoi satisfaire leur curiosité puisque le musée constitue une occasion rêvée d’allier détente et enrichissement culturel. C’est un atout de plus pour Bordeaux, ville classée au Patrimoine de l’UNESCO depuis un an et qui en recueille déjà des retombées positives au niveau de la fréquentation touristique. Une exploration atemporelle !

Niché au coeur d’un bâtiment du XVIII° siècle, très représentatif de l’architecture du négoce bordelais, le Musée est composé de trois belles caves voûtées où se côtoient de multiples témoignages du passé et du présent avec nombre de documents, d’objets et de panneaux explicatifs. Lieu de mémoire et d’histoire, le musée se veut aussi résolument tourné vers l’avenir. Un film présente d’une manière à la fois originale et innovante le quai des Chartrons à partir d’une peinture de Pierre Lacour, réalisée en 1804. La technologie 2D permet ainsi de suivre l’animation intense des quais, d’assister au déchargement des gabarres… Enfin, une dégustation de vins de négociants disponibles à la boutique met une touche finale des plus agréables à la visite.

Le musée du vin et des négociants s’inscrit dans l’élan de renouveau dans ce quartier de Bordeaux à découvrir ou à redécouvrir. C’est chose faite pour tous les visiteurs qui peuvent se laisser porter par les explications des guides spécialisés. Un bon moyen d’appréhender « la vie aux Chartrons » hier et aujourd’hui.

L'occasion également de découvrir les affiches de Jean-Pierre Got, comme "Jour d'Ouverture", qui montre un négociant en vins de 1770 inscrivant les dernières informations sur le mur de ces chais qui abritent désormais les collections. On peut également admirer des "affiches du vin" de Jean-Pierre Got sur son site internet. Où à Bordeaux !

Le Musée du Vin et du Négoce, 41 rue Borie, 33000 Bordeaux. Ouvert tous les jours de 10h à 18h.

Individuel :
Adulte : 7 €
Enfant et étudiant : 3,5 €

Groupe : (19 personnes)

Adultes : 6 € par personne
Scolaires, enfants, étudiants : 3 € par personne

mercredi, 05 novembre 2008

Bonjour, bonjour !

DSCF0250.JPG

Après quelques jours de vacances au soleil, VINSURVIN is back, plus enthousiaste que jamais ! Des chroniques en cours, des dégustations sur le feu, et une boîte mail qui déborde. C'est d'ailleurs cette dernière qui aura retenu toute mon attention. Inch Allah, VINSURVIN ne sera pas resté désert trop longtemps !

Le mail insolite. Bonjour. J'ai vu votre article sur le vin dans des poches à perfusion... Où peut-on s'en procurer? Merci d'avance. CG.

Le mail-comme-dans-les-films-de-James Bond. Monsieur. (...) Veuillez noter que dans la mesure où (...) votre demande a été rejetée par l’INPI, il n’est plus nécessaire de procéder à une demande de retrait de cette demande.  (...) En revanche, nous vous rappelons que selon l’engagement en date du 16 avril 2008 que vous avez signé, vous vous engagez à cesser toute exploitation commerciale de la marque TUPPERWINE. Dans ces conditions, notre client réserve tous ses droits dans l’hypothèse où vous décideriez de poursuivre une telle exploitation. Patrick.B., Conseil en Propriété Industrielle - French Trademark & Design Attorney Conseil Britannique en Propriété Industrielle - UK Trademark Attorney Conseil Européen en Marques, Dessins et Modèles - European Trademark Attorney (...).

Le mail Strip Tease. Bonjour Fabrice. As-tu eu mon mail sur le concours du cracheur d’or des vignerons indépendants (27 Nov au 1er Déc, porte de Versailles)? (...) On aimerait faire couvrir une journée du salon par un blogueur, avec, pourquoi pas, du live via une webcan, avec impressions en live de dégustateurs. Olivier T.

Le mail à-la-Houellebecq. Cher Fabrice. Je suis désolé : 1/de mon silence 2/ de te mettre devant le fait accompli : un personnage qui pourrait bien te ressembler devrait figurer dans un certain roman à paraître en début d'année... (...) F.

Le mailternité. Salut Fabrice, Ravie d'avoir de tes bonnes nouvelles. A mon tour de t'en confier une : je suis hors circuit pour les Tupperwine pour le prochains mois, car je suis en train de fabriquer un petit T****** qui naîtra fin mai ! Ou une petite, d'ailleurs... le suspens restera entier ! Mais j'espère continuer à être informée de tes activités. A très vite. Fl.

Et le vin dans tout ça?! Et bien, ce week-end, en ligne, le quiz pour gagner 10 invitations pour le prochain TupperWine Interdit du 12 novembre. Le 12, c'est TupperQueer dans le Marais. Une folle soirée en perspective.

dimanche, 02 novembre 2008

La Soirée Vin et Chocolat arrive !

Photo006.jpg

LE 12 NOVEMBRE PROCHAIN, DANS UN LIEU CHARMANT ET DEDIE AU VIN, L'OCCASION VOUS SERA DONNEE DE DEGUSTER 3 VINS ET TROIS CHOCOLATS EXCEPTIONNELS. DANS QUELQUES JOURS, LES MODALITES POUR PARTICIPER A CET EVENEMENT... 

VINSURVIN et le maître chocolatier Arnaud Lahrer, Meilleur Ouvrier de France 2007 (MOF), se sont retrouvés il y a quelques jours autour de vins doux et de gourmandises, afin de préparer leur grande soirée dégustation qui aura lieu le mercredi 12 novembre, à Paris : trois accords magiques entre trois vins et trois chocolats.

L'accord met et vin n'est pas une science exacte. Le choix du flacon qui accompagnera un repas s'avère parfois très compliqué. Celui d'unPhoto010.jpg dessert encore plus. Nous verrons mercredi 12 novembre si Arnaud Larher et votre humble serviteur y seront parvenus ! Lors de notre rencontre chez Julie McIvor, en décembre 2007, puis en avril 2008 au Loft Moncey, je suggère à Arnaud, un homme simple, drôle et d'une grande générosité, de lui faire déguster quelques vins à accorder avec ses talents de maître chocolatier. Nous pourrions organiser une soirée autour de ce thème, qui sait ? Ni une, ni deux, Arnaud se montre de suite intéressé. Problème, lorsqu'on est sacré Meilleur Ouvrier de France, l'agenda déborde et le temps manque ! A ma grande joie, Arnaud parvient à me consacrer du temps lundi soir dernier.

Photo008.jpgRendez-vous est donné à 18h00 à Montmartre, dans sa boutique de la rue Caulaincourt. Arnaud me conduit dans l'arrière boutique et semble déjà excité à l'idée de découvrir ce que j'ai à lui faire goûter. Nous démarrons avec l'Elixir du Roy, un Rivesaltes 2003 du Domaine Saint-Nicolas. Le vin doux, naturel (passé 18 mois en barriques de deux-trois vins) de Pierre Schneider est élaboré à partir d'un grenache blanc pur : une couleur tuilée, ambrée, il nous emmène vers des notes d'agrumes, de pruneau, d'orange amère, de fruits confiturés tout en gardant une superbe frâicheur et une acidité bien calibrée. Arnaud est immédiatement sous le charme, lui qui déguste un rivesaltes pour la première fois. Après diverses tentatives, dont une amande aux trois épices absolument divine, nous retenons l'Epicière, un chocolat confit aux agrumes, citron, orange et pain d'épice (grillé au four et broyé).

Nous poursuivons avec un Rivesaltes 100% muscat, toujours du Domaine Saint-Nicolas, à la robe très claire et très brillante. Ce muscat estPhoto009.jpg rond, moëlleux et suave. Avec ses notes florales, puis chaudes de fruits blancs confits, sa complexité laisse entrevoir des notes de miel et de feuille de menthe. Une ganache caramel salé, chocolat noir est proposée. Et puis, fianlement, le Robusta, un Grand Cru de chocolat noir du Venezuella se fait enrober par l'onctuosité et le fruit mûr du vin et donne à ce dernier une touche d'amertume qui lui sied à merveille. On se regarde. On est d'accord !

Photo007.jpgLe troisième et dernier flacon de la soirée nous emmène au bord de la Loire, chez Didier Richou, que j'avais eu la joie de rencontrer, chez lui, au printemps dernier. J'ouvre Les Violettes 2005 à Arnaud, un coteau de l'aubance 100% chenin. Et c'est le coup de coeur pour Arnaud Larher, qui est abasourdi par ce qu'il est entrain de déguster ! C'est vrai que ce vin blanc moëlleux est une pure merveille de fraicheur, de complexité et de générosité. La tâche est rude mais si excitante pour Arnaud, et pour moi-même, car au-delà de la recherche de la plus belle association met et vin qui soit, c'est le respect et la fascination que l'on porte à ce que l'on est entrain de boire et de manger qui dominent. Mêlés d'un plaisir immense, cela va de soi. Arnaud me soumet de suite Une ganache au zest de citron vert, qui apporte fraicheur et tonicité à un vin qui n'en manque pas, mais qui retient notre attention par sa structure et ses notes de mirabelles et d'abricots confiturés. La ganache et le chenin sont faits pour être ensemble. Voilà, nous avons trouvé nos associations, qui seront dégustées par les quelques happy few présents à cette soirée ! A ce sujet, d'ici quelques semaines, 10 invitations seront à gagner, donc restez connectés à VINSURVIN

En attendant de savoir si Pierre Schneider et Didier Richou seront des nôtres le 12 novembre prochain, ne reste plus qu'à trouver le lieu qui conviendra à cette soirée exceptionnelle. Une terrasse avec vue imprenable sur Paris ? Un loft avec piscine ? Une cave voûtée dans le Marais ? Une chambre de bonne dans le 16 ème ? N'hésitez pas à me faire savoir si vous possédez, vous, ou vos amis, un tel lieu pour acceuillir ce TupperWine 12.0.  

mercredi, 22 octobre 2008

A l'Assemblée Vinicole

 

2660241377_21c389d6e5.jpg
 

Robert Lecou, député UMP de la 4ème circonscription de l'Hérault, avait convié, hier soir, dans les salons de l'Assemblée Nationale, deux vignerons de sa région : Jean-Pierre Vailhé du Mas de Valbrune et Léon Calage du Domaine Calage Ressiguier ; une petite opération de communication visant à promouvoir, auprès de ses homologues députés, les vins d'une région encore victime "d'une image peu reluisante". Le retour de la publicité du vin à la télévision : info ou intox ? Un seul média sur place pour le vérifier, VINSURVIN !

"On a quand même assisté à quelquechose de très rare aujourd'hui !", s'exclame, tout sourire, Robert Lecou, en entrant dans l'appartement 3G de l'Assemblée Nationale. "526 voix contre 4 en première lecture sur le Grenelle de l'environnement ! C'est historique !" Les premiers arrivés aquiescent. "Et qui a voté contre?", interroge une voix dans l'assemblée. Robert Lecou, costume rayé et cheveu blanc, fait le tour des convives pour leur souhaiter la bienvenue, avant que ne s'entame une conversation autour de la viticulture héraultaise. Votre humble serviteur met les pieds dans le plat. Attentif, disponible et visiblement intéressé, Robert Lecou n'élude pas les questions.

VINSURVIN : Monsieur le Député, le vin français est attaqué de toute part, menez-vous aujourd'hui une réflexion pour qu'on cesse de le stigmatiser ? 

Robet Lecou : Le vin est un art de vivre qui a grandement évolué ces dernières années. Il y a 50 ans, le vin est un aliment à part entière. Les paysans, qui travaillaient dur aux champs, buvaient de grande quantité de vin, non pas pour se souler, mais pour y trouver de la force. Et puis, ils éliminaient à force de travail. Par ailleurs, le vin produit était médiocre. On recherchait pas la qualité à l'époque, mais la quantité ! Il n'était pas rare d'entendre des vignerons se demander aux uns et aux autres combien d'hectolitres ils avaient produits : 150, 180, 200hl/ha ?! Aujourd'hui, on boit moins mais mieux. Un combat est mené contre les excès. Mais ce combat pour la sécurité, pour la modération, ne doit pas mener à la stigmatisation du vin."

VINSURVIN : Pourtant, il est quasiment impossible de boire du vin aujourd'hui sans se faire rappeler à l'ordre. Récemment, c'est un logo de femme enceinte qui est apparu sur les étiquettes ; dernièrement Seppi Landmann (1) me confiait qu'il a tiré un trait sur sa fête annuelle du vin dans son village car les gendarmes se postaient à la sortie du village ; certains réclament un taux d'alcoolémie au volant de zéro...

R. Lecou : Dans tous les domaines, il y a de l'extrémisme. Il faut communiquer sur la modération, mettre en avant le raisonnable et le modéré, sans nécessairement tomber dans l'excessif.  

VINSURVIN : Peut-on imaginer un jour le retour de la publicité du vin à la télévision ?

R. Lecou : Et bien, je devais, cet après-midi, m'entretenir avec un collaborateur, sur la question, chose qui ne s'est pas faite pour des raisons indépendantes de ma volonté. Mais, pour répondre à votre question, le retour de la publicité du vin à la télévision est une réflexion que je mène.

Arrive alors Bernard Acoyer, Président de l'Assemblée Nationale.

VINSURVIN : Monsieur le Président, quelle vision avez-vous du sort qui est réservé à la viticulture française aujourd'hui ?

Monsieur Acoyer : L'acceuil qui est réservé, ici, aujourd'hui, à ces deux viticulteurs, démontre toute l'attention que l'Institution porte au vin français, qui demeure un pan important de notre économie. En matière d'alcool, je suis préoccupé par l'excessif mais on doit trouver un équilibre pour ne pas tomber dans l'excès, qui ferait barrage au vin français. La clé réside dans l'éducation et la prévention.

Le ballet des arrivées et départs de nombreux députés et députées suivit son cours autour d'un buffet réunissant les vins de Léon Calage et de Jean-Pierre Vailhé, preuve que les élus français ne sont pas les derniers à déguster un bon verre de vin et à grignotter les bons produits du terroir français. Ne reste plus qu'à souhaiter qu'ils montent au créneau pour défendre ce que la France a de plus cher au monde.

(1) Lors d'un entretien avec le vigneron Alsacien, chez lui, en août 2008.

Photo, Mathieu Vernin : les Sièges de "Assemblée Nationale", station de métro sur la Ligne 12.

lundi, 20 octobre 2008

Ce soir, c'est Bourgogne. Du grand Bourgogne.

Photo041.jpg

Après la journée que tu viens de passer, tu as décidé de te faire plaisir. Tu vas t'ouvrir un bon bourgogne, que même ton chef, il en boirait pas des comme ça.

Ton boss a été particulièrement odieux avec toi aujourd'hui. Déjà, ce matin, quand il est arrivé avec sa cravate jaune et ses espèces de mickey imprimés dessus, tu t'es dit ça sent pas bon, Le Cointre a sorti la cravate jaune, j'sens qu'j'vais morfler. En effet, lorsque tu abordé ce RTT avec lui, afin de rendre à Nancy pour rendre visite à ta tante, souffrante, il t'a rétorqué "impossible" entre deux portes parce que Michenot et Granger avaient déjà pris des RTT. Afin de finir des dossiers bien plus importants.

Le Cointre et sa tête de chef magasinier qui dit qu'il est sorti de l'ENA. Le Cointre et ses "prérogatives simplement guidées par la règle de trois : rentabliltité, efficacité, profit". Le Cointre et son haleine de fenec mort depuis quinze jours - oh, on's'fout d'sa gueule avec ça, mais lu, y entend rien. Un beau jour, il faudra bien lui régler son compte, à Le Cointre, parce que moi les les dingues, j'les soigne, je m'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère ! Je vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins'd'Paris, qu'on va le retrouver éparpillé par petits bouts, façon puzzle... Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus : je disperse, je ventile... comme ils disaient dans le film que tu te souviens plus du titre, mais il est passé l'autre jour sur TF1 et qu'est-ce qu'on s'est marré avec ma femme, (c'était qui déjà qui disait ça ? Bourvil, Lefèvre, ah, non, Fernandel ! Quoi que...). En même temps, c'est vrai que physiquement, à Le Cointre, tu lui ressembles un peu.

Il est enfin 18h00 quand tu quittes le bureau. Tu croises Le Cointre qui te dit "et tu diras bonjour à Madame !". Et tu diras bonjour à Madame, et puis quoi encore, il veut pas qu'on l'invite à savourer le bon Bourgogne de ce soir ? Parce que ce soir, c'est vendredi, et ça va régaler. Ta femme a fait un bon bourguigon, alors on va sortir les ch'vaux, un vin, comme ils disent sur l'étiquette "en hommage à Jean-Baptiste Patriarche", fondateur des caves Patriarches, à Beaune. C'est aussi pour ça que tu l'as acheté, ce vin. Parce que tu as visité les Hospices de Beaune en 1984 avec l'Amicale Laïque des Boulistes Vannetais, et que c'est vraiment beau parce que c'est plein d'Histoire et que quand même c'était bien de s'occuper des soldats pendant la guerre, comme ça, comme ils faisaient aux Invalides que tu n'as pas visités mais par contre les catacombes, oui, ça, ça vaut le coup même si ta femme avait eu un peu peur de tous ces ossements, quand t'avais passé douze heures à Paris en 1977 (départ en car 4h30 de Callac, arrivée Paris 9h et quelques ; retour minuit à la maison, mais bon ça vaut le coup quand même parce que y'a toujours une bonne ambiance dans le car, avec le chauffeur qui raconte que des conneries).

Tu vas sortir ton plus beau tire-bouchon, avec le manche qu'il ressemble à un pied de vigne et que tu avais gagné au loto d'Hénanbihen où que ton frère, Jean-Luc, t'avait invité. Un beau tire-bouchon bien brillant et que t'as pas un bouchon qui fait un pli avec (sauf le cidre à Bébert, mais bon, normal, les gars y z'y mettent du beurre à l'ouvrage). Sur l'étiquette-de-derrière, ils disent qu'ils ont fait une sélection des plus beaux cépages. C'est bizarre, t'avais entendu, à Beaune - comme quoi, t'avais pas fait qu't'emmerder - que le cépage là-bas, c'était le pinot noir. Et là, c'est "grenache, carignan"... La robe est "intense et jeune". Ah bon ? Ouais, enfin, normale, rouge, rouge foncée, quoi. Mais pour l'âge, c'est étonnant, y'as pas le millésime d'inscrit sur la bouteille... Au palais, tu trouves que ça rape un peu, pourtant eux, ils écrivent "au palais, plaisant, fin, complet et jeune". "Nez fin et agréable, senteurs fruitées avec traces herbacées", toi tu sens rien, mais c'est quand même des professionnels qui écrivent ça et les gars ils ont l'habitude, ils sont payés pour faire ça, donc c'est normal que toi, en plus t'es enrhumé, tu trouves que ça sente le vin rouge et puis c'est tout. Enfin, bon, au final, ça fait plaisir de boire un bon vin de "F, 21200, France" comme c'est écrit sur l'étiquette, un "Vin de France", "Vin de Table", qui t'aura quand même coûté la bagatelle de 2€ (13F). Et puis, vu que t'es quand même pas le mauvais bougre, t'as trinqué à la santé de Le Cointre. Qui lui, doit boire des bordeaux à 1€. Il est tellement radin, ce con. 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu