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dimanche, 21 décembre 2008

Il a inventé le Vignopoly !

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L'hiver s'éternise, les programmes télé font toujours autant pitié, et vous avez fait le tour des jeux de société empilés dans le placard du couloir. Que faire ? Vos achats de Noël sont loins d'être terminés et il reste, surtout, un cadeau à faire à votre papa. L'écharpe : offerte l'année dernière. Le rasoir électrique, il y a deux ans. Le magnum de Saint-Julien, trop cher. Quoi offrir ? Pour égayer la vie après le 20h ou faire plaisir à papounet, que diriez-vous d'une boite de jeu sur un thème qui lui est cher, le vin ? (Super, VINSURVIN, toujours des idées plus originales les unes que les autres.)

DSCF0167.JPGDans la série "le vin en inspire plus d'un", VINSURVIN vous présente VIGN'EN JEU. "Vigne en jeu?!" entends-je déjà les no life de service (fu**in morons pour les anglophiles) s'esclaffer, "ça consiste en quoi ? Déguster le plus de vin possible en un temps record? Créer son vin avec les produits ménagers de la maison ? Reconnaître un grand cru d'un vinaigre ?!" Que nenni, geek, ce jeu s'adresse à votre côté joueur mais aussi gestionnaire, d'hommes et de terres. Le but ? A la tête d'un vignoble, vous effectuez toutes les opérations d'une année de travail à la vigne, en utilisant judicieusement le personnel et le matériel de votre propriété selon un parcours dit "traditionnel" ou "conventionnel". Vendanger la plus grande quantité de raisin de qualité possible sera donc votre objectif, sauf que les problèmes inhérents au métier de vigneron (météo, matériel, personnel et autres imprévus) ne vous rendront pas la tâche facile ! DSCF0516.JPG

Du suspens, de l'excitation et surtout beaucoup de plaisir parsèmeront les parties d'un jeu que l'on pourrait aisément rebaptiser VIGNOPOLY. Original et très éducatif, VIGN'EN JEU possède un atout majeur : permettre la découverte du monde de la vituculture et se rendre compte, toutes proportions gardées bien sûr, combien élaborer un vin n'est pas chose facile. Personnellement, sans une attaque de mildiou quinze jours avant les vendanges, cumulée aux gelées de mars, ajoutée à une grève de personnel mécontent que je licencie alors que les bénéfices 2008 avait quadruplé, je gagnais la partie et sortais le millésime du siècle. Pas grave, ce sera pour l'année prochaine. Ou plutôt, pour la prochaine partie !

Photos VINSURVIN : un producteur (de chroniques oenophiles) dans le vignoble du Luberon, juillet 2008. Vignoble alsacien, août 2008. 

Liste des points de vente diponible sur http://www.vignenjeu.com/.

mercredi, 17 décembre 2008

A vous la DiscoBitch !

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Vous êtes nombreux à m'envoyer des mail pour me demander où se procurer la fameuse cuvée DiscoBitch. Comme vient de nous le préciser DJ-Mix, rien de plus simple : y'a qu'à cliquer !

Ca va mousser sur les danse floors lors de ces réveillons de fin d'année. Le champagne sera de rigueur, mais pour apporter une touche plus disco, plus groovy, plus sexy à la fête, la désormais célèbre QV DiscoBitch sera la must. Jolie bouteille certes, mais champagne de qualité assuré, puisqu'il s'agit de la délicieuse Cuvée Louis de Benoît Tarlant , qu'on ne présente plus sur VINSURVIN, l'histoire invraisemblable de cette histoire vous étant contée ici par votre humble serviteur. Pour vous procurer cette cuvée hyper tendance et déjà collector, ou simplement boire un verre de boisson de champagne, rien de plus simple, cliquez ci-dessous ! Allez, come on, baby, move your body.

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lundi, 15 décembre 2008

Tu bois un Verre ?

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De l'arôme de vin en fioles, du vin en canettes, du vin en étuis, et aujourd'hui, du vin en verre ! Rien de plus normal. Sauf que ce verre de vin là est conditonné, permettant un transport pratique et facile de votre boisson préférée. Une autre façon pour les vignerons associés de commercialiser leur vin. Les idées les plus originales - les plus loufoques aussi - continuent donc de foisonner autour du vin, comme quoi, l'interdit n'a pas que du mal.

verredàboire4.jpgVous êtes au volant de votre voiture, sur votre lieu de travail ou simplement seul chez vous, et, oh, il vous prend une petite soif. Vous n'allez pas ouvrir une (bonne) bouteille de vin ! Cela ferait trop. Et puis, la dernière fois que vous avez sorti votre screwpull au volant de votre cherokee, vous avez failli écraser un yorkshire et la pet-sitter qui se trouvait au bout de sa leash. De même qu'au travail il y a quinze jours, l'ouverture de ce petit côte de duras (pourtant un peu "duraille") avait failli créer une émeute, les collègues s'étant jetés sur la bouteille comme des morts de soif. A la maison, vous n'allez tout de même pas vous mettre à cacher la bouteille ouverte afin que votre femme vous fiche la paix, ou plutôt, ne s'invite à votre table, un moment d'intimité seul-avec-vous-même ne nécessitant pas, par définition, la présence d'un tiers - surtout pour boire votre quart. Dieu merci, dans ce pays, on ne dirait pas, mais des gens pensent.

Après le prêt-à-porter, le prêt-à-boire : un contenant individuel à partir duquel le verreopercule.jpgconsommateur peut directement boire "sa boisson favorite". La société à la tête de ce concept déjà vieux de près de dix ans, 1/4Vin (à la tête de laquelle on trouve Pascal... Carvin !), a choisi un verre operculé par un procédé de thermoscellage. Si le procédé n'a "que" 10 ans, c'est parce qu'il fut très complexe à mettre en oeuvre. La technique respecte un cahier des charges très précis. Les contraintes d'hygiène alimentaire sont respectées et contribuent à préserver toutes les qualités organoleptiques du contenu. L'opercule est collé hermétiquement et protège totalement le contenu de l'environnement extérieur. Résultat : un verre de vin pratique, et qui se conserve douze mois.

C'est sur les coteaux de Gascogne que l'idée à mûri : un produit destiné à séduire une nouvelle clientèle. Finie la bouteille qui va traîner dans un placard (aux cotés des javel, et sur laquelle les enfants pourraient tomber), "un produit simple, facile et à la portée de tout le monde", comme le martèle cette productrice de vin (?), développeuse du produit (?), oenophile avertie (?) au JT de TF1 du 7 juin 2006. Prix de vente des cinq verres, autour de 7,00€, soit de lors de 11€ les 75cl, que l'on trouvera, notamment, chez Monop' ou dans le TGV.

La limitation de consommation d'alcool étant, dans ce pays, devenue draconienne, pour ne pas dire stalinienne, l'idée de contenants de petites tailles, à l'image de ces 1/4 de vin, ou encore des pipette VINOTINTO, est donc loin d'être obsolète. Une association avec Spiegel ou Riedel ne serait pas obsolète non plus, l'esthétique de ces verres (malgré l'effort de contenants en forme d'INAO) laissant quand même un peu à désirer. Quand bien même, afin que mes prochains invités ne repartent pas avec la peur au ventre de devoir souffler dans le ballon, et celle de ne pas maîtriser tous leurs réflexes, j'ai trouvé la solution : un 1/4 vin de grenache blanc (VDP du Var) à l'apéritif. Un 1/4 vin de syrah (VDP de l'Aude) à table. Et entre... de l'eau !

 

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samedi, 13 décembre 2008

DiscoBitch 13.0 : chez la petite bourgeoisie du VIIème (mais sans elle...)

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VINSURVIN organisait son 13ème TupperWine, mardi 2 décembre, chez une nouvelle, jeune et dynamique caviste du VIIème arrondissement. Invité (guest star, devrais-je dire) de cette dégustation de vin conviviale, gratuite et chaleureuse : Benoît Tarlant, un vigneron amoureux de son travail et de sa région. Le champagne, de ses premiers pas à l'âge adulte, était la thématique retenue par le professeur Tarlant, l'auteur de la QV Discobitch, très attendu sur le Dance Floor rue Vaneau.

Photo525.jpgIl a beau être à la tête d'une des plus "vieilles" maisons de Champagne françaises, il a beau faire la boisson la plus prisée au monde, il a beau avoir donné une touche "people" à une de ses cuvées, Benoît Tarlant n'en reste pas moins le vigneron le plus cool de la profession. Il arrive tout droit de son petit village en jean, pull et chaussures, comme s'il sortait de ses chais. Pas de chichi, pas de superflu chez Benoît Tarlant. Du naturel et de l'authentique, avec une grosse touche d'humour et un oeil averti pour l'air du temps. Voilà qui donne une idée de la philosophie Tarlant et des vins qui nous attendent. Mais ce soir, au lieu de présenter la gamme de ses champagnes en mode "classique", Prof Benoît a opté pour une présentation pédagogique de la Cuvée Louis, cuvée phare de la Maison, c'est à dire de nous "initier aux étapes de la fabrication et de la vie du champagne". VINSURVIN pour cette idée pertinente Monsieur Tarlant !

Comme Olivier, présent lors de ce TupperWine 13.0, l'explique fort bien sur OCHATO.COM, ce très bon site de vente en ligne de très bons vins (j'en ai goûtés !), la présentation du terroir sensibilise le dégustateur au rôle de l'environnement sur le développement du raisin. Une approche descriptive minutieuse transporte le dégustateur en Champagne : à 10km  d'Epernay, un bas de coteau en bord de Marne, un mois de septembre radieux, les oiseaux qui gazouillent. L'impact du fleuve sur le raisin : les courants frais de la Marne permettent une évolution douce des températures et donc des fruits. A cet endroit, la parcelle est crayeuse, 50 ares de pinot noir font face à 50 ares de chardonnay. Règle de l'are : Benoît Tarlant produit cette cuvée Louis uniquement quand l'assemblage à parité des deux cépages donne un vin subtil.

La dégustation commence avec les jus de pinot noir puis de chardonnay, les deux cépages qui tralant2.jpgcomposent la Cuvée Louis. Une première fermentation en fûts donnent 10,8 d° d'alcool à ce qui s'apparente à du pur jus de raisin, issu des vendanges 2008 et obtenu après un sous-tirage très précoce. Les jus sont la matière première, celle qui, quelques années plus tard, composera ces grands champagnes. C'est l'occasion pour Benoît d'expliquer les différentes étapes de la fabrication d'un vin à la petite trentaine de TupperWiners présents. On ne peut encore véritablement parler de robe, ici ! Le pinot noir (dont le jus sort jaune, la peau noire ne l'ayant pas encore marqué son empreinte) est donc un peu trouble. Il affiche déjà clairement des notes agrumées de citron jaune quand le chardonnay rappelle la pomme. L'acidité est franchement présente dans les deux cas. 

Nous passons à un vin, que l'on peut désormais appeler un champagne, issu des vendanges 2005, mis en bouteille en avril 2006. La Cuvée Louis 2005 n'a donc qu'un an et demi ! Benoît nous explique que c'est avant la "mise" (en bouteille) que le vigneron fait les assemblages, la chaptalisation (ajout de sucre, subtil chez les Tarlant, parfois décrié car effectué exagérément chez certains, mais nécessaire pour déclencher la prise mousse) et ajoute des levures indigènes, naturellent présentes dans les vignes.

Dégorgemement. Afin d'évacuer le dépôt naturel qui se trouve dans le vin (opération appelée "dégorgement"), les bouteilles sont positionnées tête vers le bas, les lies s'accumulant "dans" le gouleau. Le dégorgement moderne se fait à, l'aide de saumure, un liquide d'une température d'environ -25° qui gèle la tête de la bouteilles et permet une expulsion propre du dépôt emprisonné dans le glaçon. Les "anciens" faisaient le "dégorgement à volée", à l'aide du sorte de décapsuleur et d'une grande dextérité ! Pro jusqu'au bout des ongles, Benoît nous fait une belle démonstration de dégorgement que je vous laisse apprécier sur la vidéo. Votre humble serviteur s'y est essayé : heureusement que le ridicule ne tue pas !

tarlant4.jpgQV Discobitch. Assemblage égal de pinot noir et de chardonnay, issue de la vendange année 1998 à 80% et des vins de réserve de 1997 et 1996. Prêt à être consommé, Louis a maintenant 10 ans et on est loin de ce jeunot que l'on a connu à l'âge d'un an et demi. Il a mûri et acquis un sacré caractère. Des bulles fines, nerveuses, coquines, font l'ascencion verres le disque brillant du vin. Non dosé, son acidité est nette. La cuvée Discobitch, née d'une histoire invraisemblable contée ici,  a un nez tellement aromatique, gras, beurré, toasté. La bouche, suave, fraîche et tonique, n'est pas sur-effervescente, défaut numéro un des mauvais champagnes. La finale persistante est marquée par le pain qui s'efface au profit de la fraicheur des fruits blancs et des fleurs dans un royal équilibre.

Nous finissons par un Louis majeur, âgé de vingt ans : la Cuvée Louis 1988. Le Louis s'est aguéri, posé, presque embourgeoisé, mais il n'a pas pris un gramme de ventre, ni un seul cheveu blanc. Louis est fort, vaillant, conquérant. C'est pourquoi, malgré son viel âge, il a la bulle toujours bien présente, fine et filiforme. Sa palette d'arômes s'est élargie, complexifiée. Le gras s'est un peu estompé au profit d'arômes plus longs en bouche comme la vanille ou la noisette. Il est ample et tendu, suave et frais, charnu et confortable. On mettrait plus d'un écu pour acquérir ce Louis, qui vaut de l'or.  

Un vigneron, du vin et des oenophiles, la 13ème édition fut conforme à l'habitude : pédagogique et conviviale. Et une promenade à travers le temps, comme Daniel-Etienne Defaix nous l'avait soumis il y a un an (lire par ailleurs) et Bertrand Lhopital plus récemment. Je tiens à réitérer mes plus chaleureux remerciements à Alex de nous avoir acceuilli dans sa ravissante échoppe de la rue Vaneau dans le 7ème arrondissement de Paris(Alex Caviste) ainsi qu'aux fidèles TupperWiners et Wineuses qui sont de plus en plus nombreux. Un énorme merci à l'ami Benoït Tarlant, sans qui ce délicieux TupperWine n'aurait jamais eu lieu. Merci également à tous les vignerons qui continuent de me faire parvenir des échantillons, que je conserve avec le plus grand soin, et dont on entendra forcément parlé sur VINSURVIN.

Au programme des prochains TupperWine : mardi 6 janvier, dégustation à l'aveugle de vins de vignerons de la Rhône Valley, sélectionnés par VINSURVIN, avec une surprise ! Mardi 3 février, c'est Alain Chabanon qui nous fera déguster ces vins de Montpeyroux, en Languedoc, une grande soirée en perspective. La Côte de Beaune, la Côte Chalonnaise et le Tricastin seront également à l'honneur en 2009. Vivement la rentrée !

vendredi, 12 décembre 2008

LES VITI-NEWS

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Les informations viticoles du jour, par le quot-e-dien viticole.

Traitements phytosanitaires - Cuivre, glyphosate, folpel : vers une interdiction par l’Union européenne? Une info VITI-NET publiée le 10/12/2008.

La Commission européenne et le Parlement européen ont proposé de nouveaux critères d’exclusion qui pourraient conduire à l’interdiction de nombre de substances, y compris le cuivre et le glyphosate. Lire la suite...

Conjoncture - Michel Barnier rencontre les représentants de la viticulture française. Une info VITI-NET publiée le 01/12/2008.

 

Michel Barnier, ministre de l’agriculture, a reçu jeudi 27 novembre l’ensemble des représentants de la viticulture française. Il a fait le point sur la conjoncture, sur la mise en oeuvre du « plan quinquennal de modernisation de la filière viti-vinicole française » adopté par le gouvernement le 29 mai dernier, ainsi que sur l’entrée en vigueur de la nouvelle organisation commune de marché (OCM). Lire la suite...

Export - Un nouveau marché émergent pour le vin : l’Afrique. Une info VITI-NET publié le 01/12/2008

 

Dans plusieurs pays d’Afrique, les ventes de vins sont en hausse parmi les populations aisées, des expatriés et les touristes. Lire la suite...

10:02 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 08 décembre 2008

Quel vin pour rompre?

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Après Quel Vin le Premier Soir?, il me semblait intéressant de se pencher sur Quel Vin (boire ou offrir) le Dernier Soir. Quel bouteille pour dire "il faut qu'on parle"? Quel flacon pour annoncer "c'est fini entre nous"? Car comme chaque heureux événement, une triste nouvelle ne saurait être annoncée sans les formes. A quoi bon faire tourner en tragédie un moment qui pourrait si bien se dérouler ("on reste amis?", "ah, bah... d'accord!") ? Eviter le pathétique, en toutes circonstances. VINSURVIN a donc passé deux, trois coups de fil ("dis donc, t'as fait comment, toi, pour...?"), fait le tour de sa cave (Château Lafin, Domaine Basta, Cru Entoi),  revu et relu quelques classiques (la Gifle, Rocky III, Un Garçon et une Fille...) et écouté quelques grands auteurs (Brel, Mike Brant, François Valéry...) pour que dire "J'te quitte" ne soit plus vécu comme un terrible goût de bouchon.

Les histoires d'amour finissent mal, en général. Certes, mais doivent-elles invariablement finir en drame Shakespearien? La réponse est non. Le psycho-drame a fait son temps. Has-been, complètement cliché, la tragédie ne doit plus avoir sa place dans le couple, soit-il homo ou hétéro. Malheureusement, combien de couples se déchirent autour d'une bonne bouteille? A mon goût, pas assez. Mais attention au revers de la médaille! Il ne faudrait tout de même pas renouer avec l'être autrefois adoré et aujourd'hui répudié, sous le coup du plaisir procuré par ce sompteux Faugères de chez Louison. On est là pour rompre, ne l'oublions pas.

"On est bête! Quand je pense combien j'avais envie de t'égorger il y a encore une heure... Et là, je me sens tellement bien dans tes bras... C'est fou la vie... j't'adore!"

"C'est vrai, Jean-Valéry! Mais ce vin du Languedoc n'y est sans doute pas pour rien. Par contre, il est possible que l'on ait une sacré migraine demain matin..."

"Ca y est, tu recommences! Tu..."

"Comment ça "tu recommences"? T'es vraiment trop nase, Jean-Va."

"Ok, c'est bon, j'me tire."

"Oh, oh.. la bouteille de vin... t'es gentil, tu me la laisses!"

"J'crois pas, là, il s'avère que la bouteille, c'est moi qui l'ai achetée."

Le vin : meilleur allié pour sceller des semaines de tergiversation. Pas facile de se rendre compte un beau matin après sept semaines de roucoulement chez soi, chez elle, que malgré son attention, sa douceur et son bourguignon, il ne sera pas possible de continuer cette aventure. Il est vrai que la présence de ce Yorkshire, qui vous a déclaré la guerre, n'aide pas non plus. Surtout lorsque, chez elle, il est autorisé à dormir... entre vous deux.

"Dis-moi Mathieu - mon Matounet!!! - ce vin est vraiment excellent... C'est tout toi, ça. Parfois, j'ai l'impression que tu essaies encore de me séduire. Trop-mi-gon! Mais, je suis là, mon Matou, je suis là, je ne suis pas prête de te quitter! Tu as peur que je te quitte, en fait, c'est ça?"

"Hum, en fait, heum..."

"Waff, waff!"

"Oh, tu vas fermer ta g... heu, pardon, Claire-Pascale... heu, couché le chien... couché Vanille..."

"Je ne t'en veux pas, ça n'est pas grave... tu es si doux par ailleurs! Alors, ce vin... c'est secret-défense?!"

"Un Chablis, Les Lys 1er Cru, 1980, de chez Daniel-Etienne Defaix... Ecoute, il faut que je te dise quelquechose."

"Vanille! Chuuuut... Mathounet a quelquechose à nous dire..."

Les nouvelles technologies (Internet, téléphones portables...) et les nouveaux moyens de renconter sa moitié (meetic, MSN...) permettent manifestement de collectionner les rencontres. Mais pas facile de delete, de log off ou de break up comme lors d'un speed 7. A moins d'avoir à ses côtés un allié de premier choix, comme un Pouilly Fuissé.

"Salut, alors, j'ai sept minutes pour me présenter!!! J'm'appelle Léonie, j'ai 24 ans, je vis dans le 15ème, j'ai un frère (Constant, 27 ans, cad-sup en management des affaires, plateformes pétrolières, offshore, Arabie Saoudite, tu vois'l'délire...) oh, excuse, t'es pas là pour te faire mon frère!!! - je suis attachée de presse dans un grand quoti parisien, j'bosse comme une folle mais j'ai pas l'intention de me laisser bouffer par la taf - enfin, bon, tu vois, quoi - j'adore Bénabar, Jeanne Chéral et les chants grégoriens... bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla... 6 minutes 59! Ouf! Et toi?"

"Ben, moi, j'm'appelle Pat, et  j'ai 7 secondes pour te dire au revoir."

Faugères, Chablis, Pouilly Fuissé : tirer un trait sur des semaines ou des années de bisbille autour d'un bon verre de vin a quand même plus d'allure que de grifouiller un mot derrière la liste des courses ou de la faire le mort en ne décrochant plus le téléphone. On pourra d'ailleurs décliner la méthode sous différents angles. On serait bien inspiré, par exemple, de sortir une bouteille des derrière les fagots pour dénouer ces autres nombreuses situations qui nous minent le quotidien : demander une augmentation de salaire auprès de cet iceberg de patron (pas près de fondre, celui là, malgré le réchauffement climatique), obtenir quelques RTT auprès de ce gr&* c%$ de DRH ou négocier avec Madame un week-end de quatre jours en Bourgogne avec les potes. Et oui, le vin n'a pas que des vertues médicinales, il joue aussi un rôle social fondamental dans notre vie, qu'aucune autre boisson ne remplit. Essayez avec un ice-tea, un ricard ou une tisanne. 

vendredi, 05 décembre 2008

South World Wines plaque VINSURVIN !

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Gaëtan TURNER, de South World Wines, a récemment réagi au portrait que VINSURVIN tirait du chardonnay australien Green Point, dégusté au Grand Tasting, et vu comme "un classique australien. Du bois, du bois, et encore du bois. Aucun intérêt." Il me parassait important de publier les précisions de Gaëtan, qui déplore la sévérité de VINSURVIN. Droits de réponse.

Je trouve que vous êtes un peu dur avec le green point chardonnay 2005. Contrairement de ce que vous avancez, l'effet millésime joue un rôle très important - les raisins proviennent de la région fraîche de la Yarra Valley à l'est de Melbourne avec une influence maritime de l'eau froid (océan antartique) couplé avec l'altitude (350-500m). A savoir ce vin est un assemblage de deux parcelles de la Yarra - une partie des sols alluviaux de la valley (arômes de fruits à noyau - pêche blanche, nectarine blanche...) et l'autre partie de la 'Upper Yarra', plus élevée en altitude (350m-400m) sur des sols rouge et granitique (caractères d'agrumes, citron, et un côté minérale). Vendanges début mars 2005 en grappe entières, pressé en cuves inox, et ensuite fermentation en barriques de fûts français & muids de 500L (15% neuf, 85% old) en utilisant des levures indigènes; battonage pendant 5 mois. Neuf mois en barrique et ensuite l'assemblage finale avec mise en bouteille janvier 2006.

Votre humble serviteur, comme tout à chacun, ne dégustera jamais tous les vins de l'hémisphère sud, cela va sans dire. Mais, je suis au regret de constater que de nombreux vins australiens, blancs comme rouges, ont un défaut commun : la marque persistante du bois, et ce,  dans un registre de 7 à 30€. Simple constat. Le passage en fûts n'est pas interdit ! S'il est même parfois "nécessaire", il ne doit pas se faire au détriment de la nature même du vin, ni s'imposer comme the critère gustatif number one. On n'attire pas les mouches avec du vinaigre. En revanche, un nez flatteur, parfumé à outrance, suivi d'une explosion d'arômes en bouche séduiront plus d'un dégustateur, et d'une dégustatrice. Et certains l'ont bien compris. Or, un vin ne se résume pas à ces simple facteurs. Quid de la marque du terroir et du millésime ? Quid des arômes secondaires et tertiaires? Quid de la complexité et la persistance en bouche, pour ne citer que peu de critères primordiaux ?

rugby2..jpgNe nous méprenons pas : point de patriotisme ou de chauvisnisme ici ! Le but n'est pas de condamner les vins australiens et encore moins SWW, qui possède par ailleurs de très bonnes choses dans ses rangs. Quand bien même, deux des quatre vins dégustés étaient clairement marqués par le bois, ce que je trouve rédhibitoire. A l'image du goût de bouchon. A choisir, l'odeur de réduction me paraît moins gênante, voire plus noble. En revanche, il est des boisés subtils, fondus, à propos, qui peuvent ne pas laisser l'amateur de fruit et de terroir indifférent, comme on les trouve dans certains vins chiliens mais aussi dans de nombreuses régions françaises : la syrah, par exemple, a parfois besoin d'être canalisée après des étés de fortes chaleurs ; un passage en fût modéré exacerbe des notes de torréfaction ou de réglisse (de "zan") qui s'accordent à merveille avec (et n'occultent en rien) des arômes de fruit noir, des notes de cuir, de tabac. Le grenache blanc passé 18 mois en fûts en rivesaltes permet au vin de révéler des notes incomparables. Certains vins de Michel Louison aux Estanilles (Faugères) sont délicatement passés en fûts, rien d'outrancier, tout en finesse... Lire par ailleurs cette noteVINSURVIN regrette que les vins de Sutton Grange Winery ne soit pas davantage passés en fûts !

En substance, le sentiment qui domine est que trop de vins du Sud (à commencer par l'Espagne) ne font pas dans la demie mesure côté bois, au point d'anihiler totalement l'expression, l'identité même du vin. Trop souvent, terroir, sol, minéralité, végétal, floral, complexité sont tout simplement négligés. Le passage en fûts de chêne (surtout neufs) se résume alors à une forme de maquillage. Un habillage que l'on croirait destiné à cacher les défauts du vin, ce dernier devenant un véritable ersatz. Rappelez-vous ce que Dominique Bertram (Château Noguès) me confiait pendant les vendanges 2008 : "Il y a eu beaucoup de pourriture dans les vignes et les cabernet-sauvignons vont avoir le goût de poivron dans plus d'une bouteille. Mais mélangé à la sauce copeau, tout le monde n'y verra que du feu et on va nous vendre un millésime fantastique." Les responsables de ces dérives : l'influence de Robert Parker (d'où l'intérêt croissant pour ces vins) et surtout la mondialisation et à la récupération commerciale visant à transformer le vin produit culturel en un simple et banal produit vecteur de profits.

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mercredi, 03 décembre 2008

Le Nez du Vin

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Noël arrive. Et son lot de nuits blanches à réfléchir sur ce que l'on va bien pouvoir offrir à un tel ou une telle. VINSURVIN ne voudrait pas jouer les catalogues VPC, mais il faut bien l'avouer, il est des objets qui feront bien plaisir aux amateurs de vin. A commencer par un coffret Le Nez du Vin, une méthode ludique et pédagogique pour parfaire son odorat d'oenophile, seul, en famille ou entre amis. Celui qui décèlera les 54 arômes n'est pas encore nez.

"Ca ? Attends, je sais ! Facile ! Heu, le cassis ?", "Non, c'était le chocolat.", "Ah quand même...". Vous pensez que reconnaître, à l'aveugle, desNDVCoffret.jpg odeurs, des senteurs, des arômes de la vie quotidienne est chose facile ? Détrompez-vous ! Nombreuses sont les odeurs qui nous sont familières lorsqu'elles sont placées dans leur contexte : le café devant son bol le matin, la fraise sur une tartine croustillante, l'herbe coupée à la campagne. En revanche, lorsque ces arômes s'échappent d'une simple petite fiole, la vue ne jouant plus son rôle, il faut désormais se référer à son "simple" nez. Chose compliquée ! 

Alors, pour parfaire votre capacité à détecter tel ou tel arôme, et surtout à identifier ceux qui composent le bouquet de votre vin, la solution d'ouvrir 10 pots de confitures ou de sentir 20 fruits n'est pas forcément la plus simple. Pour ce faire, Le Nez du Vin, un coffret réunissant 54 arômes typiques du vin, s'avère le parfait allier. Voilà 30 ans, le NDVOdorat.jpgbourguignon Jean Lenoir entreprend avec audace de faire entrer le vin dans la culture comme une œuvre d’art, au même titre que la musique ou la peinture. En 1981, à la recherche d’un vocabulaire pour le vin, il invente Le Nez du Vin, ouvrage unique fait d’écrits et d’odeurs qui d’emblée suscite la surprise et l’admiration de tous, spécialistes et amateurs. Chaque arôme est le fruit d’une longue analyse, d’une sélection de composés, d’un dosage subtil, d’une discrimination très pointue pour aboutir à un arôme juste, non falsifiable et très stable. Vous pouvez vous exercer en toute confiance. Leur réalisme est saisissant, leur longévité garantie plus de 5 ans !

Composé d'un livret explicatif très bien fait (appprendre à déguster, l'odorat, les différents arômes NDVLivret.jpgexpliqués...), d'un jeu de 54 cartes résumant les caractéristiques des arômes contenus dans chaque fiole et de 54 miniatures contenant les précieuses senteurs (à la manière de petits flacons de parfum), le coffret apparaît indéniablement comme un très bel objet. 

L'intérêt majeur d'un tel produit réside évidemment dans la possibilité qu'il offre à l'amateur de vin de s'aguérir dans sa connaissance du vin, principalement de son "nez". Si la vue et le goût sont des sens essentiels dans la dégustation d'un vin, l'odorat est sans doute le sens le plus subtil, le plus complexe, celui qui nous pose le plus de problèmes. Car repérér les arômes primaires (du citron à la mûre, en passant par le thym, le tilleul ou la violette), secondaires (qui proviennent essentiellement de la transformation des alcools et des acides aminés : litchi, lie de vin, clou de giroffle...) et tertiaires (beurre, cuir...) dans un vin est une phase essentielle de la dégustation ; elle annonce certains arômes que l'on retrouvera en bouche ; elle est aussi et surtout vectrice d'immenses questions et d'infinis plaisirs.

Pour les "simples" amateurs de vin, Le Nez du Vin est également une façon ludique, en famille ou entre amis, de tester la qualité de son odorat et, immanquablement, de bien rire ! Dans une société où l'aseptisation ambiante, la pollution (soit-elle sonore, olfactive ou visuelle) ou le simple désintérêt pour certaines de nos facultés ne permettent plus à nos sens de jouer le rôle qui leur est naturellement attribué, Le Nez du Vin s'avère l'outil idéal pour recouvrer ces sensations et ces émotions perdues, comme celles de notre enfance, lorsque nous nous baladions dans la campagne, respirions l'air frais et la nature généreuse, ou encore lorsque des odeurs émanaient de la cuisine de notre grand-mère, qui nous cuisinait les meilleures tartes du monde.

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Le NDV se trouve également au BHV La Cave, chez Lavinia et dans les magasins Nicolas.
Un grand merci à Sybille de Sevin pour le coffret le NDV 54, les différentes documentations et sa disponiblité.

dimanche, 30 novembre 2008

Dernière Minute !

 

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Encore deux jours pour découvrir de belles choses au 30ème Salon des Vignerons Indépendants, Porte de Versailles. De retour dans son salon, VINSURVIN vous livre ses secrets et trouvailles de dernière minute. A présent, à vous de déguster, et de recracher !
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D 39 : Domaine de la Fontaine, Côte Chalonnaise. Des blancs minéraux et cinglants. Des rouges puissants et raffinés.
  • Blancs : Rully 1er Cru Gresigny (12 €) ; Mercurey 1er Cru Les Crêts (14 €).
  • Rouges : Rully 1er Cru Les Cloux (12 €), Mercurey (10,50 €), Mercurey 1er Cru Les Crêts (13,50 €) 
D 49 : Domaine Saint-Luc, Côteaux du Tricastin. Des côtes-du-rhônes fins et élégants.
  • Cuvée Emiliane 2005, un 100% syrah : fruit, souplesse, finale légèrement épicée.
  • l'Escale Sérine 2004, 100% syrah : finesse (au détriment de la matière, peut-être).
  • L'Excellence de St-Luc 2005. Un assemblage original de syrah et de viognier (3%) : arômes séduisants. Fruit noir, cassis, réglisse.

G 18 : Château la Décelle, Côtes du Rhône, Coteau du Tricastin, Valréas : une autre approche du Rhône. 

  • Cuvée S : fruit noir, truffe, violette, ça change !
  • Cuvée Isabelle : fruité, mentholé, réglissé : un vin gourmand et aérien.
  • C du R Villages Valréas : petits fruits rouges, cerise et mûre, fleurs... beaucoup de poésie. 

Au programme cet après-midi :

  • C 44 : Bachelet et Monot. Bourgogne.
  • K46 : Plou et Fils. Touraine.
  • J 4 : domaine Wilfried, déjà dégustés et au programme d'un TupperWine. C du R Cairanne, Rasteau : énormes.

mercredi, 26 novembre 2008

Cracheur d'Or ! Et cracheuse...

 

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Ce week-end, au Salon des Vignerons Indépendants (Porte de Versailles, Paris), on va déguster du vin ! Mais on va aussi en recracher ! Pour la deuxième année consécutive, les Vignerons Indépendants organisent l'épreuve du Cracheur d'Or. Inscrivez-vous et gagnez jusqu'à 60 bouteilles de vin ! Que vous ne serez pas obligé de recracher : juré, craché !

Question : de combien de phases est composée la dégustation d'un vin ? Réfléchissons. Dans un premier temps, la vue : on observe sa couleur, sa robe, son disque. Puis, l'olfactif : on hume les arômes du vin, son bouquet, après l'avoir fait tournoyer dans son verre. Enfin, c'est la phase (tant attendue !), le goût, moment où nos papilles gustatives mais aussi notre esprit, notre corps entier vont se mettre à vibrer, ou rester complètement inhertes. Vue, odorat, goût. C'est tout ? Et non ! Une quatrième phase "s'impose" lorsque l'on déguste du vin, comme ce fut le cas par exemple le week-end dernier au Grand Tasting, et comme ce sera le cas ce week-end, porte de Versailles, au Salon des Vignerons Indépendants : le recrachage. Le terme n'est pas très joli, mais le geste peut être classe, et surtout, éviter l'ennivrement.

Vendredi 28 novembre 2008, 16h30, Hall 7/1, Porte de Versailles (Paris 15ème), deux épreuves vous attendent : 1) reconnaissez des arômes dissociés et des vins cachés ; 2) en figure libre, effectuez le plus beau geste du « recrachage » devant un jury de 6 personnes (dont votre humble serviteur !), présidé par une personnalité. Le 1er Prix recevra : 1 trophée, 60 bouteilles de vins, le coffret des 52 arômes de Jean Lenoir, le Nez du Vin. Le 2ème prix recevra : 1 trophée, 48 bouteilles, le coffret de 24 arômes de Jean Lenoir, le Nez du Vin. Le 3ème prix : 1 trophée, 24 bouteilles, le coffret de 12 arômes de Jean Lenoir, le Nez du Vin. Et pour tous les participants un cadeau de remerciements.

L'an dernier, le cracheur d'or fut une cracheuse. Elle s'appelle Charlotte Cendra, elle a 25 ans, elle est diplômée de Sciences Politiques, passionnée de vin et elle travaille avec Olivier Thienot, à l'Ecole du Vin. Le recrachage n'est donc pas qu'un sport masculin. Allez, jeunes, moins jeunes, mesdames, messieurs, ne vous reste plus que quelques heures pour vous entraîner...

Remettez ce bulletin de participation, à partir du jeudi 27 novembre et au plus tard le jour de l’épreuve avant 15h au comptoir de l’Ecole du Vin, espace dégustation, Hall 7/1, Porte de Versailles. Vous serez contacté sur votre portable par l’organisation.

 

Vendredi 28 novembre, 16h30, Salon des Vins des Vignerons Indépendants. Hall 7/1 Porte de Versailles Paris 15ème.

 

Melle/Mme/M :

Mail :

Numéro de portable :

Adresse postale :

 

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 DEGUSTER C’EST RECRACHER

Champagne au TupperWine 13.0 !

 

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Au gré de mes rencontres, dans des élans de poésie mal contrôlés, dans des salons de moleskine où les salons bleus de la classe supérieure, mais aussi et surtout les pieds dans la glaise, des quidams bien intentionnés, charmants et bien élevés m'interpellent et m'interrogent : Monsieur VINSURVIN, mais qu'est-ce que ces TupperWine ? Qu'est-ce donc qu'un TupperWiner ? Un néologisme, un de plus ?

walking-primary.jpgBrève de comptoir. 40% des accidents sont dûs à l'alcool. Donc, 60 sont dûs à l'eau. Jean Carmet. De toute façon, le TupperWiner ne conduit pas. Quand bien même, le TupperWiner recrache. Quoi que, expulser un champagne de sa bouche, qui plus est de chez Benoit Tarlant, risque de poser bien des cas de conscience au TupperWiners, et Wineuses, mardi prochain. 

Le TupperWiner se déplace en transport. Il possède une NaviGo ou un carnet de dix. Le TupperWiner ne gruge pas la RATP. Il est discipliné. Où alors, cas de force majeur : il a perdu son porte-feuille, le p*t*** de distributeur de tickets ne-fonctionne-pas-comme-d'habitude, il prend le métro dans la fantomatique station Liège, il est poursuivi par une bande de punks qui veulent son scalpe, et il lui faudra jouer les rebelles, courir (un risque inconsidéré) : jouer à l'usager non titré.

En outre (mais aussi en juillet), le TupperWiner fait du vélo ! Ou du vélib. Il empreinte les voix de bus désertes à 23h00. L'air frais le ragaillardit. Il a l'esprit clair. Son vélo le ramène chez lui. Risque zéro (virgule 2).

Par dessus tout, le TupperWiner apprécie le vin et de le déguster en bonne compagnie. Avec des gens comme lui. Ou pas. Il a participé à plusieurs TupperWine. Il en connait le nombre exact. Les lieus. Les vins. Il aime se remémorer ce premier TupperWine, Cave Lya, et ces pouilly-fuissé, ces cahors... Ce TupperWine chablisien dans cette galerie d'art, en plein coeur de Montmartre. Ce TupperWine alsacien et Martine Becker, plus rapide que le TGV ! Le TupperWiner peut-être un simple amateur de vin, n'ayant jamais participé au moindre dégustation de VINSURVIN. Il lui suffira de venir une fois pour devenir un TupperWiner.

rep70_16.jpgLes TupperWine ne sont pas un club fermé de membres dégustant entre eux de façon pompeuse et péremptoire. L'intérêt pour le vin, la curiosité et le désir de rencontrer d'autres amateurs de vin cristalise l'idée de ces réunions. Les conversations ne tournent pas qu'autour du vin. Dieu merci ! Les docteurs ès vin sont rares aux TupperWine, pour ne pas dire jamais présents. Les TupperWine ne sont pas payants. Les TupperWine ne débouchent pas sur une vente (forcée !). Non, il n'y a rien à vendre, rien à acheter aux TupperWine. Simplement un vigneron et son vin à rencontrer, des cépages à découvrir, des régions à explorer. Beaucoup de vins TupperWine sont référencés chez des petits cavistes parisiens. S'ils ne le sont pas, le but est un peu qu'ils le deviennent ! Le but est aussi qu'au détour de ses périples sur les routes de France et de Navarre, le TupperWiner se souvienne de ce vigneron dont le vin lui avait beaucoup plus. Il passera alors lui rendre visite, qui sait ? 
Alors, toi aussi, rejoins les TupperWiners ! Un peu racolleur. Devenir TupperWiner ? C'est facile ! Un peu niais. Prochain TupperWine : mardi 2 décembre 2008, dans les quartiers des ministères. But, créer un Ministère du Vin. Et déguster les champagnes de Benoit Tarlant. Mais pas seulement. Benoit a décidé de nous emmener sur les pas de la conception d'un champagne. Une dégustation originale, donc. Au programme deux vins tranquilles (un pinot meunier et un chardonnay sans bulles). Puis, un champagne encore en cours d'élaboration. A ce sujet, Benoit envisage de nous présenter la technique du dégorgement : ça va gicler ! Viendra un champagne de 1998 (avec 20, 30% de 1996-97). Cerise sur le gâteau : un millésime 1988 clôturera ce TupperChamp'. Entre temps, nous aurons évidemment dégusté l'inévitable Cuvée Discobitch !

Comment participer à ce TupperChamp' ? Rien de plus simple : faites-moi parvenir à vinsurvin2020@gmail.com un petit poème de quatre vers ayant pour thème : ce que m'inspire le champagne. Les meilleurs poèmes retenus par un jury impartial et démocratique (composé de moi, de moi et de moi) seront publiés sur VINSURVIN, Producteur de Chroniques Oenophiles. Anonymat envisageable. Date de clôture : mardi 2 décembre, 17h30.

samedi, 22 novembre 2008

Dans la mêlée du Grand Tasting

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Le Grand Tasting, manifestation née en 2006 sous l’égide de Michel Bettane et Thierry Desseauve, battait son plein hier au Carrousel du Louvre. VINSURVIN a fait son petit tour des vins blancs hier soir. Placages à retardement par les vins de l'Hémisphère Sud. Coup de coeur pour le chateauneuf du pape blanc du jeune Christophe Jeune.

grand_tasting_08.jpgAh, le Grand Tasting ! La grand messe du vin célébrée dans une des plus belles cathédrales souterraine de Paris : le Carrousel du Louvre. A peine y a-t-on mis les pieds que l'on reconnaît des têtes. Le vigneron bordelais Olivier Dauga semble très affairé ; le caviste terroir de Lafayette-Gourmet, Bruno Quénioux, est en pleine dégustation ; Arnaud Vivancos du Domaine Gayda se fait servir. Je croise également un confrère blogueur, de la région Loire. Notre échange est bref mais d'une grande richesse : "Salut, ça va ?", "Ca va et toi ?", "Y'a de bonnes choses ?", "Hein?", "T'as bu de bonnes choses ?", "Ben, ouais", "Allez, salut, bon salon", "A toi aussi".

Première halte chez South World Wines, une société parisienne spécialisée dans les vins du Nouveau Monde. Dans notre verre Riedel (dont j'attends avec impatience les échantillons pour mes TupperWine, sinon, ils sont prévenus, je travaille avec les gobelets en plastique recyclable de Leader Price), l'on nous sert un sauvignon, Cloudy Bay, de Nouvelle Zélande. Evidemment très aromatique, ce vin très clair, mais très brillant, est marqué par la pomme un peu acide que l'on croque à pleines dents. Des notes plus chaudes de fruits à chair blanche interviennent ensuite. Pas à dire, c'est un très bon vin. 26€, pas à dire, c'est un vin très cher. On enchaîne avec l'Argentin Terrazas de los Andes (2007 Reserva Torrontés) : aérien, mentholé, tendu. Original, dans le sens noble du terme, ce vin mériteboxe.jpg tout notre respect. 16€... Le chardonnay australien Green Point à 17€ est un classique australien. Du bois, du bois, et encore du bois. Aucun intérêt. Millésime ? 2005. Mais la mention de ce dernier importe peu, puisque si tant est qu'il devait y avoir un "effet millésime", il serait complètement anihilé par le bois. Le quatrième test est effectué contre le Springbok Bouchard Finlayson 'Crocodile's Lair'. Je me sens dans la peau d'un demi de mêlé qui se fait plaquer par une barrique. L'impression aussi de me prendre un upper-cut en pleine poire. Fruit, cépage, terroir sont totalement occultés dans ces deux derniers produits au profit d'un goût boisé et standardisé. Des produits destinés à la masse anglo-saxonne.

Que c'est intéressant de basculer en France maintenant. Penchons-nous sur les Mâconnais de Georges Duboeuf. Comparé à de bons vins blancs français, les vins du sud passent pour des éjaculateurs précoces : tout dans le charme, explosion à la première gorgée, puis s'endort. Dommage que la Maison Duboeuf ne soit pas venue avec ses meilleurs représentants. Le Saint Véran est un peu mou, mais tout à fait honorable. Surtout à 6,40€ ! Le Pouilly Fuissé Domaine de la Chapelle est "celui le moins passé en fût". N'empêche qu'il reste du bois. Dommage.   

LES COUPS DE COEUR

pixarchest.jpgJe ne m'étais pas arrêté au Château Turcan, dans le Luberon, l'été dernier. Je me devais donc de faire une halte sur leur stand, hier soir. Et bien m'en prit. Château Turcan et Louis Turcan, assemblages (non garanti) de grenache, viognier, roussane, vermentino vibrent dans la bouche. Amples, puissants, d'une longueur interminable en bouche, je m'arrêterai du côté d'Ansouis la prochaine fois !

Mention Speciale aux vins blancs du Château de Pennautier, des VDP d'Oc dont on entendra parler de nouveau bientôt sur VINSURVIN. Coup de coeur pour un chateauneuf du pape blanc dégusté sur le stand des Jeunes Vignerons de Chateauneuf du Pape. Les Fines Roches, Grand Veneur, Maucoil... : une brochette de domaines aux vins d'une qualité incroyable. Coup de coeur pour le Domaine de Grand Tinel. Voilà donc un pion d'avancé, en attendant le prochain coup, car il est fort à parier que l'on entende parler de ces domaines plus en détail prochainement sur VINSURVIN.

 

 
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