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jeudi, 08 mai 2008

Vite une terrasse! (A Paris)

 

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Un petit coin de paradis, rue des Dames, Paris 17.

Pour éviter ceux qui n'en manquent pas, trouvons des endroits à l'air pur. Pour voir le bon côté des choses, le réchauffement de la planète n'a pas que des effets négatifs. Ne permet-il pas de dîner en plein air, à cette légère brise de venir flirter avec votre peau, et d'échapper à l'insupportable odeur de ces fumeurs? Problème, en dehors des terrasses-trottoirs où il est toujours agréable de manger dans le bruit et les odeurs de pots d'échappement, pas facile de dénicher des adresses insolites, tranquilles et à l'abri de toutes ces formes de pollution. VINSURVIN a peut-être la solution...

PARIS INTRA-MUROS

  • Les classiques "trottoirs"

La Gioconda (1 rue Brochant, Paris 17 - 01 42 26 75 29) : un italien géré à l'italienne par Luigi (ma, prego, va bene... et tout le folklore), au bord du square des Batignolles. Très classique mais efficace. Carte des vins italiens très correcte. 

Le Café des Anges (66, rue de la Roquette, Paris 11 - 01 47 00 00 63). A 2 pas de Bastille. Bistrot parisien: bon, copieux et pas cher.

Les Lucioles (102 bld de Ménilmontant, Paris 20 - 01 40 33 10 24). Bistrot parisien: sympa, pas cher. Larges trottoirs du boulevard.  Promenade digestive au Père Lachaise.

  • Les p'tits coins de paradis.
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Restaurant Paul (15, Place Dauphine, Paris 1er - 01 43 54 21 48). Français. Pour la terrasse sur la Place Dauphine.

Au Virage Lepic (61, rue Lepic, Paris 18 - 01 42 52 46 79). Gastro, excellent, abordable. Réserver.

Le Bistrot des Dames (rue des Dames, Paris 17). Pas mal.

Le Limonaire, 21, rue Bergère, Paris 9. Cuisine de grand-mère, peu chère! Sans compter les airs de chansons françaises.

Passage de la Main d'Or, Paris 11. Divers bars à vin.

  • Les Top de chez top. 
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Le Café de l'Homme  dispose au Trocadéro d'une des plus belles terrasses de Paris. En plein face à la Tour Eiffel et au milieu de sculptures monumentales, vous pourrez prendre le soleil à partir de midi avec une des plus belles vues sur Paris : 17, place du Trocadéro, 75016 Paris. 01 44 05 30 15.

Les Ombres (Les Ombres, 222 rue de L'Université - 75007 PARIS - 01 47 53 68 00). Au dernier étage du Musée des Arts Premiers du Quai Branly, l'architecture est signée Jean Nouvel et le restaurant baigné de lumière. La terrasse donne sur la Tour Eiffel et les toits de Paris. Cuisine tendance où les épices sont reines.

mardi, 06 mai 2008

Deux Bijoux d'Anjou.

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Suite des périgrinations de VINSURVIN dans les vignobles de France et de Navarre. Jeudi 5 mai, destination l'AOC Anjou-Villages de Brissac, au sud d'Angers, où cabernet franc et chenin règnent en véritables ducs, d'Anjou, ça va sans dire. Direction le Domaine Richou et la Grange Aux Belles pour déguster des  vins que diversité géologique,  méthodes de travail et objectifs finaux rendent très différents. Récit.

2121970155.JPGIl est 10h30 quand j'arrive chez Didier Richou. J'avais rencontré notre vigneron au Salon des Vins de Loire d'Angers début 2008. La dégustation (sommaire) de ses vins, notamment de ses côteaux de l'Aubance, m'avait séduit ! Il fallait que je me rende chez lui afin d'en apprendre davantage sur ce domaine. 

Nous prenons place autour d'une grande table en bois et Didier se met à disserter sur les sols qui voient pousser ses vignes. Cartes géologiques et morceaux de roches à l'appui, nous abordons une partie fascinante de ce qu'est le "terroir" : un sol, un climat, une région, une culture, des méthodes... Au sud du massif armoricain, les sols sont composés d'une gamme diverse de schistes. On y trouve même du quartz et de la pierre volcanique. C'est cette topologie qui donne au vin ces notes de minéralité. Au nez se dégage des notes d'ardoise, de pierre à fusil, comme vous avez certainement pu le constater avec les sauvignons du Centre-Loire (Pouilly Fumé, Sancerre, Ménetou-Salon...).

Vient alors la dégustation et ce n'est pas parce que, nettoyage tardif de printemps oblige, VINSURVIN a basardé les trois pages de notes prises lors de la dégustation de trois heures #*¤$}+;-(%arghhhhh##/!§ qu'un compte-rendu ne s'impose pas. Les échantillons que Didier aura bien voulu me laisser seront donc doublement les bienvenus !1742803754.jpg

100 % chenin, d'une robe paille claire et brillante, les Rogeries 2005 se présente entre minéralité, fraîcheur et vivacité. Le nez est aérien et nous rappelle lamenthe sauvage, l'eucalyptus. Des notes d'agrumes (citron vert) se manifestent d'entrée pour laisser place à plus de chaleur et de rondeur et nous signifier la poire. Sa jolie trame minérale et son acidité douce amère apporte fraîcheur et longueur en finale. Un vin net, vif et élégant.

Nous passons au chai pour goûter les Rogeries 2006, qui me réjouit instantanément. Son bouquet de fleurs blanches, de fruits exotiques et d'épices douces (poivre blanc)... La bouche est pleine, ample et grasse. L'ananas, la pêche blanche mûre dominent la bouche avant que des notes de pamplemousse viennent équilibrer la bouche de façon succincte mais non négligeable. Un régal !

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Après les gamays (minéral, fruits noirs et épicés) et les anjou rouges, et village brissac (corps, amplitude, réglisse, torréfaction...), sur lesquels nous reviendrons ultérieurement, Didier Richou va s'atteler à nous faire déguster ses Coteaux de l'Aubance.

Vous connaissiez les coteaux du Layon, les Sauternes, les vins de glace et autres vendanges tardives, qu'en est-il des coteaux de l'Aubance qui trouvent leur lie au sud de la Loire. "Ici en Aubance, on a constaté un changement de climat vers 1994. Et c'est à partir de ce moment qu'on s'est relancé dans les aubances. Un peu trop d'ailleurs. Comme souvent, l'homme a souvent tendance à tomber dans les excès et nos aubances manquaient singulièrement d'acidité. On a donc fait marche arrière," explique Didier Richou. Ces vins blancs sont en effet liquoreux grâce à des taux de sucre résiduels élevés. Mais lorsqu'ils ne rencontrent aucune acidité, ils sont écoeurants et sans intérêts.

Des Coteaux de l'Aubance Sélection (sur lie pendant une vingtaine de mois) aux Trois Demoiselles (déclinées ce matin là jusque 1997!), les sensations éprouvées auront été remarquables. Ces vins passent en revue les fruits qui parsèment les étales des marchés et nos souvenirs d'enfance: de la pomme verte acidulée, de la poire mûre, de la pêche blanche confite, des mirabelles cuites, des abricots, des pâtes de fruit, des fraises des bois sucrées, de douces épices, j'en passe et des meilleurs... Du sucre, oui, maus pas uniquement. Ces arômes sont soutenus et équilibrés par une acidité (sorte de colonne vertébrale du vin) précise, fraîche et parfois mentholée, le tout en parfaite harmonie. Autant de souvenirs intacts de cette journée que des notes écrites auraient peut-être un peu trahis.

Il est l'heure de quitter Didier Richou pour nous rendre à la Grange Aux Belles chez Marc Houtin et Julien Bresteau, dont nous parlerons dans quelques jours sur VINSURVIN. Mais notre vigneron insiste pour courir chez lui (juste à côté) afin de nous faire goûter un Trois Demoiselles 1997  et avant de revenir sur le 2003 pour trouver un point de comparaison. Est-ce bien raisonnable ? Le millésime 1997 a une sublime couleur or foncé. Il a épaissi, présente un nez d'orange et d'abricot fort mûr, offrant généreusement des notes de confiture de mirabelles de grand-mère tout en maintenant une jolie trame en acidité : c'est suave, c'est doux, c'est du velour ! Bravo Didier ! Et merci de m'avoir traité comme un Duc !

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Photo illustration : VINSURVIN, depuis la colline de la Treille (49). Retouche photoshop.
Photo pierres : VINSURVIN.

lundi, 05 mai 2008

Tup**Rwine 6.0 : l'occasion de déguster du bon vin vous est offerte !

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Les jours passent et les feu Tupperwine n'ont toujours pas été rebaptisés. Shame. A croire que VINSURVIN n'a d'idées lumineuses que sous l'emprise d'un grand vin de France. Puisque c'est comme ça, participez au grand concours VINSURVIN, Tupperware, Bricomarché  et envoyez vos plus belles bouteilles à VINSURVIN, BP 20, 20000 Bastia. Peut-être la lumière jaillira-t-elle d'un Châteauneuf du Pape 1989, d'un Saumur Champigny 1990 ou d'un VDP Côteaux de l'Ardêche 2005. Un Corton Charlemagne 1959, oui, aussi, pourquoi pas ?

Bande de liftées. Pour ceux qui n'auraient pas suivi l'affaire TUPPERWARE VS TUPPERWINE, la société Dart Industries Inc. (filiale de Tupperware Brands Corporation, la boîte qui trouva une occupation pour les no life de plus de 50 ans) a promptement fait savoir à VINSURVIN que le nom qu'il avait donné à ses dégustations du mardi soir était de nature à créer une confusion dans la tête des no brainers qui confondent les lettres A, R et I, N. De peur que je ne reçoive à mes dégustations des rombières arborant des bigoudis et découvrant le verre au détriment du polluant plastique, où que mes lecteurs ne se retrouvent autour d'un café, d'un cake et d'une bande de liftées, la société de feu Monsieur Tupper (disparu lui aussi, seul point commun avec le premier nom de mes dégustations) m'a donc conseillé de retirer le nom TUPPERWINE de l'Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). VINSURVIN, le frog-qui-ne-se-prenait-pas-pour-un-boeuf a donc décidé de refermer le couvercle mais de conserver ses réunions pour emboîter le pas vers de plus beaux meetings. Sans cake, ni café, mais avec toujours autant de belles bouteilles.

On finit en boîte. C'est pourquoi, muni d'un ustensile à conserver le jambon en plastique (l'ustensile),  le mardi 13 mai, 19h45, vous viendrez goûter les Chablis du Domaine de la Meulière ! Ce que certains ont désormais rebaptiser les M.I. WINEHOUSE, les POT(E)S DE VIN, les Taste Wine Meetings ou encore les OENOFOLIES se dérouleront en la présence du vigneron lui-même, Vincent Laroche, qui nous fait l'honneur de se déplacer à Paris. Normal pour quelqu'un qui a un (Sacré) Coeur comme lui. Normal également pour des dégustations qui se dérouleront à deux pas de la Place du Tertre. Par contre, VINSURVIN n'est pas en mesure de vous affirmer que la soirée finira en boîte.

Comment qu'on fait pour participer ? Fôcile, y suffit d'réponde par commentaire à ce quiz que VINSURVIN ô voulu fôcile pour laisser une chance aux no life à bigoudis de participer aux TUP**RWINE 6.0 - trop sympa. Laisser une adresse e-mail valide afin que VINSURVIN puisse vous faire parvenir votre carton d'invitation, en cas de réussite au test. Juste en cas. Bonne chance, et Un pour Tous, Tous pour Vin !

Question n° 1 :

Le vin de Chablis est fait à partir du cépage : A. Sauvignon  B. Chenin  C. Carménère  D. Chardonnay

Question n° 2 :

L'appellation Chablis est située : A. en Bourgogne  B. en Languedoc  C. en Côtes d'Armor  D. en Mâconnais

Question n° 3 :

Cherchez l'erreur : A. Chablis  B. Chablis 1er Cru  C. Chablis Grand Cru  D. Chablis Bourgeois

Question n° 4 :

Quel climat 1er Cru n'est pas chablisien ? A. Vaucoupin  B. Les Fourneaux  C. Saint-Ouen  D. Mont de Milieu

Question n° 5 :

Quel arôme n'est pas typique d'un chablis ? A. la fleur blanche  B. le beurre  C. la torréfaction  D. le miel

mardi, 29 avril 2008

VINSURVIN TV !!!

VINSURVIN ne vient pas d'inventer l'eau chaude, et encore moins l'anti goût de bouchon. La trouvaille de ce soir est l'"incrust" de vidéo sur le blog. Deux ans pour trouver ça. Comme quoi, le bac, ça ne sert pas qu'à rien. Les compte-rendus des dégustations de VINSURVIN (appelées les TUP**RWINE) seront donc à présent accompagnés d'une petite vidéo, notamment grâce à C-Drick, que je remercie. Voilà qui agrémentera les articles mensuels sur les dégustations made in VINSURVIN. L'occasion pour VINSURVIN de remercier encore les vignerons qui s'associent à VINSURVIN, d'autant plus qu'ils sont de plus en plus nombreux.

Première vidéo. Hommage au premier vigneron s'étant déplacé à Paris pour animer ce qui n'était que le deuxième TUP**RWINE, Daniel-Etienne Defaix. C'était à l'HardiVin, rue des Dames, Paris XVII. Daniel-Etienne nous parle de Chablis, de son Chablis.

Prochaine dégustation de Chablis : le mardi 13 mai avec Vincent Laroche du Domaine de la Meulière, Fleys.



Envoyée par Cédric Pons.

 

dimanche, 27 avril 2008

Chinon Underground

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Alors que dans chaque grande région viticole de France et de Navarre, un ou deux noms de vigneron  se dégagent systématiquement, entraînant de facto un snobisme précaire ("quoi, t'as jamais bu un Monsanto ? Oh, l'autre !") et une certaine uniformisation du goût et de la pensée ("Attends dans le Cantal, à part Duchnoc, je vois pas..."), l'on trouve, dans l'ombre, des vignerons qui font un travail extraordinaire. A des prix caveau extraordinaires, eux aussi.

Lorsque l'on évoque les vins de Chinon, et surtout de Cravant-les-Coteaux, les Bernard Baudry et Phillippe Alliet se taillent la part belle en terme de réputation et de popularité sur l'échelle de Richter franco-vinicole. Et c'est bien normal : il suffit de goûter une fois dans sa vie un Grézeaux ou un Huisserie... Pendant ce temps là, les Pérais-Sourdais taillaient, les Gilloire vignifiaient et les Shadocks pompaient. Ces vignerons au talent immense mais qui pour des raisons diverses et variées (hors mis qualitatives) demeurent dans l'ombre. On pourrait les appeler les vignerons underground. Dieu merci, VINSURVIN est là pour les mettre sous les feux de la rampe.

Pour accompagner un veau à la sauge, il était question d'ouvrir un jeune bourgogne ce midi. Un Ladoix 2002 semblait approprié. Mais la descente à la cave, quelques 50 mètres plus bas, entraîne parfois des modifications incontrôlables. En effet, après l'allumage de la lampe à gaz (type camping), une idée lumineuse m'apparut comme une évidence : servir un grand vin de Loire. Ni une, ni deux : j'empoignai un Chinon Vieilles Vignes 2005 de Laurent Gilloire, acheté chez monsieur le 26 février 2007, 5,00€ pièce, facture à l'appui. "5,00€ ? Arrête!". "J't'assure".

Sa robe est couleur grenat clair. Un premier nez terreux, de sous-bois, de chanterelles s'impose comme une (autre) évidence. Une touche minérale également s'extirpe de cette complexité ligérienne.  Place aux fruits noirs ensuite, notamment la cerise croquante et fruitée. La bouche est fraîche, minérale, complexe et poivrée. La cerise s'affiche comme le fruit dominant. Large, volumineux et puissant, ce vin semble s'offrir corps et âmes au dégustateur. Dorothée le trouve austère, bourru, mais aussi très fruité. Je le trouve viril. Viril, certes, mais la finesse du fruit et de sa chair n'en font pas un vin charnu, plombé et lourd. Pas du tout, il reste aérien en bouche.

Laurent Gilloire n'a pas qu'un tour dans son chapeau puisque la Cuvée des Cigales (7,20€) réserve également de très agréables surprises... Dans la série vignerons de l'ombre, on s'intéressera également à une viticultrice tout aussi discrète que Laurent Gilloire : Christelle Pérais-Sourdais, également basée à Cravant les Coteaux. Un Moulin à Tan 2005 à 4,30€. Si ce n'est pas donné, ça !  

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Photos VINSURVIN.

C'est leur Premier Millésime !

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VINSURVIN s'intéresse aujourd'hui à des vignerons qui viennent de sortir leur tout premier millésime ou qui sont sur le point. Les « neo-vignerons » Stéphane Loisel (Roussillon), Pierre Doumenge (Vallée du Rhône) et Josh Hermsmeyer (Sonoma Valley, Californie) travaillent d'arrache-pied pour réaliser leur rêve : élaborer leur toute première cuvée. Des peines, des joies, des galères, des bonheurs : VINSURVIN a décidé de suivre leur extraordinaire aventure.

Votre producteur de chroniques oenophiles tirait son chapeau cette semaine au normando-roussillonnais Stéphane Loisel, 31 ans, dont la première cuvée, Pica Pica, est juteuse et joyeuse. Lui qui en Septembre 2007 écrivait sur son blog pour mon premier millésime, j’ai envie de faire un vin sur le fruit, relativement facile à boire, un vin de soif, il ne s’était pas trompé, le bougre !

Un mois plus tôt, Stéphane avait validé son premier post : Ca y est, j'ai un blog moi aussi!! (...) Je me lance dans une nouvelle aventure, et quelle aventure !!! LE VIN et pas n’importe où, dans le Roussillon ! (...) En fait, cette aventure a commencé il y a maintenant bientôt 3 ans, lorsque j’ai décidé de changer de métier.

Plus tard, Stéphane nous expliquait pourquoi et comment, lui, le normand, en était arrivé là : Et oui, pourquoi ? Je suis Normand, né près du Havre (...) En fait, le virus m’a piqué lorsque j’avais 17-18 ans environ, et tout ça à cause de mon papa. Son activité professionnelle l’emmenait près des grands fleuves français : le Rhône, la Loire, la Garonne… Et comme il est amateur de vin, il ramenait toujours quelques bouteilles de ses pérégrinations. Je me souviens très bien le moment où j’ai vraiment ressenti une émotion en goûtant un vin. C’était un Gigondas de la cave des Vignerons de Gigondas, un choc, une révélation.

Stéphane, qui achète des raisins et à qui Hervé Bizeul met à disposition une cuve ainsi que tout le matériel nécessaire (dans le nouveau chai de Rivesaltes dédié à Walden), nous annonçait en juillet : Et oui, ça y est ! Après moult péripéties, le vin est dans ses bouteilles. Peca Peca 2006 est née !

Concentré sur son deuxième millésime, Stéphane aura certainement l’occasion de nous parler de son aventure plus en détail très prochainement sur VINSURVIN.

Pierre Doumenge est installé dans le Rhône, tout près de Cairanne, au Nord Est d'Orange. Après une dizaine d'années passée à7b95a4120121ccdd3f28ee567b34b606.jpg rêver en dégustant le vin des autres, voici venu le moment de rêver en dégustant le mien... nous prévient Pierre. Sur son blog, Pierre nous raconte les joies et les peines qu’il rencontre dans son entreprise. Le 24 avril dernier, le post est intitulé : Une Journée de M… Tout commence par une visite à ma boîte postale suite à mon entretien téléphonique avec la société qui produit mes capsules, au sujet d’une énième validation de commande… Pas de courrier de leur part dans la boîte aux lettres. Arrivé au bureau, j’apprends qu’ils ont en leur possession l’accusé de réception de leur courrier signé, ce qui signifierait que j’ai  bien reçu leur colis avec les échantillons de capsules pour validation finale. (…)

Je vais faire un essai de capsules sur les bouteilles qui sont arrivées chez mon fournisseur. Les bouteilles super, mais les bouchons… ils sont marqués avec « Mis en bouteille à la propriété » et la loi ne m’autorise pas à inscrire cette mention, car la mise se fait chez mon prestataire de service.

Le lendemain, on peut lire en titre Une Bien Belle Journée : photo à l’appui, Pierre nous annonce que de l’AOC Côtes du Rhône vous sera proposée pour le millésime 2007, je viens de recevoir l’attestation du centre de dégustation qui confirme l'agrément de mon vin…

Aux dernières nouvelles, par mail, Pierre nous informe qu'entre les malos qui tardent à se terminer et les diverses galères dans mon approvisionnement en matières sèches, je ne pense pas pouvoir mettre mon vin en bouteille avant la fin Mai. Dès qu'il est dans son flacon je le laisse un peu se reposer quelques jours puis te l'adresse accompagné d'une fiche technique et d'un petit dossier de presse sur le vignoble Mantes... Je pense également faire une présentation de mon premier millésime au cours d'un apéro vigneron dans les vignes le 14 juin alors si tu es dans le coin d'Avignon...

Voilà deux ans et demi que Josh et Candace Hermsmeyer, jeunes vignerons dans la Sonoma Valley en Californie, se sont lancés dans l’aventure de la viticulture. Partis de zéro, ils espèrent mettre leur première cuvée en bouteille en 2010. C’est grâce à Internet que Josh et VINSURVIN ont « fait connaissance ». Très bientôt sur ce blog, une interview de Josh afin vous faire découvrir son univers de Josh. Pour vous mettre le jus à la bouche, extraits :

d8415954dd8ced748237890b93e9abbd.jpgNotre vignoble fait environ 7 hectares, ce qui est relativement petit par rapport à la moyenne (à part peut-être en Bourgogne). Nous ne cultivons que du pinot noir. Le vignoble est situé dans la portion de la Sonoma appelée Laguna Ridges, sur des sols limono-sableux, qui procurent un excellent drainage.

Pour ce qui est du style de vin, nous avons une topologie très variée. Vu que mes goûts en matière de pinot noir sont divers, je ferai deux styles de pinot noir. Un léger, plus floral, clair. L’autre sera plus sombre, plus riche, plus opulent, plus typique du style californien.

Bien sûr que j’ai un oeil sur ce qui se fait en France ! La France est le lieu de naissance des grands vins et il n’y a pas plus parfaite expression du pinot noir qu’en Bourgogne ! Vu le statut de la France, il serait idiot de ma part d’ignorer les vins et les techniques bourguignonnes. Je m’inspire d’Henri Jayer, en particulier (vigneron à Vosnes Romanée, ndlr).

Des hauts, des bas, des bonheurs, des souffrances : un vigneron passent par bien des difficultés avant que nous, simples consommateurs, ayons le plaisir d’ouvrir leurs bouteilles. Suite des aventures de nos neo-vignerons dans les jours à venir sur VINSURVIN.

Traduction interview Josh Hermsmeyer : VINSURVIN. Photo 1 : Stéphane Loisel ; Photo 2 : Pierre Doumenge ; Photo 3 : Josh Hermsmeyre (Josh et son fils, Jackson).

vendredi, 25 avril 2008

Un vigneron, un jour.

 

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VINSURVIN tenait à vous présenter le vin d'un vigneron rencontré par le plus grand hasard. J'aurais aimé vous en parler plus tôt, mais la Poste aura mis quinze jours à me faire parvenir Peca Peca. C'est bien, on progresse. Le Roussillon est encore trop rare sur VINSURVIN, et c'est un tort au vue de la régalade offerte par le vin de Stéphane Loisel. Chérie, prépare les valises, on s'en va.

On est loin des découvertes de VINSURVIN : un été, en plein cagnard, frapper à la porte d'un vigneron à midi, se présenter en simple touriste et demander à goûter son vin, converser, faire naître une rencontre... La découverte d'un vin tient parfois à peu de choses. C'est en fait l'ami d'une amie d'une cousine d'un collègue d'une lectrice de VINSURVIN qui insista pour que votre dégustateur indépendant goûte ce Côtes du Roussillon. Le vin est arrivé hier. Et comme disait mon grand-père : il ne faut jamais remettre à demain...

Un des intérêts de cette dégustation réside dans le fait que cette cuvée est tout simplement la première de Stéphane Loisel. Par ailleurs, les raisins de Stéphane se trouvent sur le village de Maury, fameux pour ses doux naturels, comme le Mas Amiel. Stéphane précise tout de même sur la fiche technique ce qui doit être les noms des parcelles : Pech Lauzie et Cabirou Bas. Pour les puristes.

Sur des schistes et des marnes schisteuses se trouvent les grenaches noirs, carignans noirs et syrah de Stéphane, dont Peca Peca est fait respectivement à 70, 25 et 5%. Pour continuer dans la partie technique, Le vigneron évoque, pour cette cuvée 2006 vendangée manuellement les 16 et 17 septembre, que la macération fut de 15 jours avec deux remontages quotidiens et un délestage par jour en phase préfermentaire. L'élevage, lui, se fait en cuve.

Place au vin ! La robe de Peca Peca (La pie Rouge) est cerise noire. Le nez est gourmand, de fruits noirs réhaussés par des notes végétales et animales. D'une bonne attaque, la bouche est riche et d'une bonne souplesse. Une explosion de cerises et de fruits rouges en bouche. Sa belle persistance nous conduit vers des notes de tabac, de bois sec. Les tanins sont souples et élégants. Un quart d'heure plus tard, le fruité explosif donne l'impression d'avoir à faire à un gamay : à l'aveugle, je serais peut-être parti vers un Fleuri.

Pour sa première cuvée, on peut dire que c'est une réussite. Ce vin gourmand, espiègle et généreux s'appréciera cet été avec des copains autour de salades et de viandes blanches.

Photo : S. Loisel.

La Pie Rouge, Peca Peca 2006, Stéphane Loisel ; 0-624-914-757 - stephaneloisel@tele2.fr.

jeudi, 24 avril 2008

Château Noguès : un bordeaux supérieur (à la moyenne).

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La dégustation chez l'artisan-caviste (débroussailleur, trouveur de pépites) Laurent Baraou aura été l'occasion de découvrir des vins de très grande qualité, ce qui tomba bien puisqu'on ne s'était pas déplacé de Paris pour boire des fonds de cuves dits "supérieurs" ou "bourgeois". Mais au-delà des sublimes Pouilly Fuissé de Phillippe Greffet, Vouvray sec du Domaine Huet, Saumur Champigny de Thierry Germain et Languedoc d'Alain Chabanon se hissa un vigneron sorti de son Lille : Dominique Bertram. Si le vin n'est que question de sens (et non de "goût", approche trop galvaudée), rarement ce jour ceux de votre dégustateur indépendant n'auront été aussi en communion que face au vin du Château Noguès.

Puisqu'il ne faut en retenir qu'un, alors ce sera lui : Dominique Bertram. Advitam Eternam. On l'avait croisé en train de se délecter des chablis de Daniel-Etienne Defaix. Il avait l'air sidéré. Pas étonnant quand on connaît les vins de cette résurrection cistercienne. Je n'eus pas de visions lorsque vint le moment de porter à mes lèvres le Château Flaujac 2003, mais j'eus un peu l'impression d'entrer dans la lumière. Ou de sortir de l'obscurité (si ce n'est l'obscurantisme) dans lequel nous noient trop de vins bordelais. Un nez complexe et subtil de fruits flétris, de pruneaux puis une bouche ample, large et profonde au contour de fruits noirs et de garrigue. De la mâche, de la matière, de la longueur. Quel régal !

Le Château Noguès 2002 est plus léger, généreusement fruité avec des notes réglissées. Il permet surtout de se rendre compte de la diversité des vins  du domaine. "Mes vignes sont plantées sur des terres pauvres, nous précise Dominique Bertram, ce qui donne chez moi des vins juteux". Hétéroclites et délicieux, a-t-on de suite envie d'ajouter. 

Le coup de grâce arrive avec la cuvée Château Noguès "Or", 2003. Le nez est fantastique : fumé, torréfié et quel volume ! En bouche, puissance, volume, complexité sont les maîtres mots. Il nous conduit vers des notes de truffes, d'olives noires, de tapenade. Je lui trouve des touches animales (cuir) et cacao amer. Pour le coup, on se croirait en Languedoc ! La finale, avec ses notes salines, trouve le moyen d'évoquer de nouvelles notes, subreptices, qui avec le temps s'affirmeront.

Peut-on attendre quelque chose du vin ? Doit-on attendre quelque chose du vin ? Ce serait s'exposer à trop de désillusions. En revanche, au moment le plus inattendu, le vin peut, lui, nous offrir des instants qui dépassent toute explication rationnelle. Le vin demeure plus une question de sens, qu'une vulgaire question de goût car, finalement, réduire une impression à un simple "j'aime" ou "j'aime pas", c'est ignorer et anéantir outrageusement toute l'activité sensorielle développée lors d'une dégustation. De toute façon, ce Noguès là, je ne l'aime pas. Je l'adore.

Veronique et Dominique Bertram
Château Noguès
33690 Auzac - Grignols.
Tél.: +33 (0)5.56.25.56.17
Fax.: +33 (0)5.56.25.61.32
Chateaunogues@aol.com

Photo (www.mistelle.fr) : Dominique Bertram, à gauche, en pleine conversation.

mardi, 22 avril 2008

Wine in Bû is Bûtiful. Part II.

 

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Suite et fin (ou presque) de la dégustation des vins Laurent Baraou dans le petit village de Bû en Eure et Loir. Après les blancs dont la qualité a été largement évoquée sur VINSURVIN, petit tour d'horizon des rouges. Avec un gros coup de coeur pour un vin de... Bordeaux ! Un extra-terrestre dans une région décimée par l'uniformité.

  • Domaine des Roches Neuves 2007, Saumur Champigny Thierry Germain.

Longez la Loire après avoir passé le village de Candes Saint-Martin. Inaccessible en voiture, il vous faudra marcher à la découverte d'un des plus beaux villages de France. Ensuite vous prendrez la route pour Saumur, superbe ville siégeant les bords de Loire. Frissons garantis. Vous traverserez la ville pour vous rendre à Varrains. Varrains est une mine d'or. VINSURVIN élisait (timidement !), il y a pile deux ans, la Cuvée Pelo du Petit Saint-Vincent comme bouteille de la semaine. Aujourd'hui, c'est un homme de Varrains lui aussi qui est honoré : Thierry Germain.

Il fallait oser présenter un millésime auquel les cartomanciennes ne prédisent pas un bel avenir. La robe des Roches Neuves 2007 est profonde et d'une belle brillance. Le nez est concentré, ample et promet déjà beaucoup de plaisir. En effet, les arômes de fruits noirs mûrs sont intenses et purs. Des notes de tabac et de bois sec se dévoilent dans une grande complexité olfactive. Quelle fraîcheur également ! La bouche nourrie de ce nectar riche et voluptueux exulte devant tant d'énergie et de fougue ! Mâchez ce vin : son gras, sa chair, son corps sont les ambassadeurs du moût, du raisin et de la lie. On ne peut non plus s'empêcher de penser au travail qui a été fait en vigne. Ca crève les sens. VINSURVIN espère vous présenter, un jour, à Paris, Saint-Germain, dont le vin n'est pas prêt d'être relégué en VDQS, sorte de ligue 2 du vin. A moins que les cartomanciennes ne me contredisent.

  • Alain Chabanon, Coteaux du Languedoc (Montpeyroux).

On aime le Languedoc sur VINSURVIN. Et c'est peu dire. On s'embourgeoise aussi. Cet Esprit de Font Claude 2003 vaut quand même 24€. Justifiés. . Un nez puissant et complexe de garrigue, de pin, de romarain, puis de fruits rouges sauvages. En bouche, la matière est élégante, avec des tanins  précieux. Ce vin exprime sa personnalité à travers sa puissance et sa délicatesse, dont se dégage une force singulière. En finale, Font Claude n'en finit pas de nous conter l'arrière-pays montpeliérain avec ses notes gourmandes, réglissées et grillées. Le caractère un peu serré laisse augurer un beau potentiel de garde, caractéristique des grands Montpeyroux.

On pourra également se tourner vers Les Boissières 2004 et Campredon 2006, qui ont montré tout le talent d'Alain Chabanon.

  • Dominique Bertram, Château Nogues, Bordeaux (Supérieur).

Vous connaissez la passion de VINSURVIN pour les vins de Bordeaux. Sourtout pour les supérieurs. Pourtant, votre humble serviteur vantait récemment la qualité des Château Toumilon, en Graves. Par ailleurs, dans quelques mois, nous goûterons probablement les vins d'Alexia Eymas, de Château Maisonneuve, des blaye rapidement abordés il y a quelques semaines à l'Assiette Aveyronnaise du grand Dorian. Les échantillons d'Alexia viennent de quitter Bordeaux : je les attends avec impatience ! Et pour boucler la boucle, le vin ayant, et de loin, impressionné VINSURVIN à Bû est un vin élaboré non loin de Graves, celui de Dominique Bertram.

Pour connaître mes impressions sur ce fameux Bertram : patience ! L'article paraîtra dans quelques jours. En attendant, et pour vous faire patienter, rendez-vous ICI, pour découvrir une jolie présentation de l'homme et de son travail.

Enfin, nous parlerons très bientôt des Châteauneuf du Pape du Domaine de Villeneuve, de Stanislas Wallu. En vue sur VINSURVIN : une dégustation des vins de Stanislas (attention, bijou) en duo avec les côtes du rhône et chateauneuf du pape du Domaine de la Milière.

 

 

dimanche, 20 avril 2008

Wine in Bû is Bûtiful.

 

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Le maître caviste Laurent Baraou organisait samedi 19 avril à Bû en Eure-et-Loir et pour la deuxième année consécutive une rencontre entre quelques-uns des très nombreux vignerons dont il vend le vin sur baraou.fr. L'occasion pour amateurs et professionnels de faire la rencontre de vignerons confirmés et de vignerons certes plus jeunes mais dotés d'un talent et d'une détermination inoxydables. Un assemblage osé, mais réussi, dont la trame indiscutable aura été la très grande qualité des vins exposés.

Bû, en Eure et Loir (28). Son église. Son terrain de foot. Sa salle des fêtes. Ils sont onze producteurs à avoir pris place dans le lieu qui voit valser le club du troizième âge le dimanche après-midi, et qui reçoit, une fois l'an, les noces d'or de ces charmants couples octogénaires entourés de leurs dizaines de petits-enfants. Pour un peu, on se croirait au 13h de Pernaut. Il y a là aussi Wilfried, d'Oenoline, et ses t-shirts estampillés vin. On "tombe" également sur Daniel-Etienne Defaix, qui baptisa les feu-Tupperwine un soir de décembre 2007 avec ses Chablis venus d'un autre monde. On croise Monsieur Septime armé de son inséparable appareil-photo. Une dégustation très "people", en somme.

Accompagné du sommelier Emmanuel Delmas, votre humble serviteur fait d'abord le tour du propriétaire afin d'organiser sa dégustation. Les conditions sont idéales, les vins à bonne température, et les vignerons tout à fait enclin à prendre leur temps avec les dégustateurs. VINSURVIN vous propose aujourd'hui ses coups de coeur en blanc. Demain, les rouges, avec la palme, et vous n'en croirez pas vos écrans, qui revient à un vin de Bordeaux !

     N°1 : Ceps Eternels 2006, Pouilly Fuissé, Domaine la Source des Fées (Philippe Greffet).

Un nez rond et chaud de fruits cuits, de pêche, d'ananas, mais de fleurs blanches également et de miel d'acacia. La bouche est vive, grasse et tendue. La minéralité laisse place à la chaleur exotique des fruits humés précédemment. Beaucoup d'élégance, de complexité et de profondeur se dégagent de ce 100% chardonnay bourguignon. Un superbe Pouilly Fuissé.

Phillippe Greffet nous gratifie également d' Innocence Sauvage, un Saint Véran 2006 au nez qui manque un peu de vivacité. Foin coupé et paille au nez. Agrume et minéralité en bouche. Classique. L' Excellence Antique, un Pouilly Fuissé 2005 passé quelques mois en fûts de chêne 100% neuf, est vif, frais, épicé et nous conduit vers des promenades dans les bois et des contrées exotiques.

     N°2 : Le Mont 2006, Vouvray Sec, Domaine Huet (Jean-Bernard Berthomé).

Ce 100% chenin présente des notes fruits jaunes mûrs associés à une belle fraîcheur. Au contact du palais, rondeur et onctuosité tapisse la bouche dans un subtil équilibre avec l'acidité : pêche et zest confis s'associent dans un délicieux accord doux amer. Un très, très joli vin qui accompagnera des desserts ou se dégustera pour lui-même un dimanche après-midi.

Le Clos du Bourg 2001, un vouvray demi-sec est assez extraordinaire aussi avec ses notes d'abricot, de miel, de prunes noirs, de fruits macérés dans l'alcool, comme le coing, la figue, la datte.

     N°3 : Les Lys 2000, Chablis 1er Cru, D.E. Defaix.

L'attaque est vive sur des saveurs intenses dominées par la minéralité. Iode et coquillage exultent au nez. La bouche est minérale avant de laisser place au monde de la rondeur et de l'onctuosité. Dans ce suave cocon se distinguent les agrumes, le cerfeuil, le fenouille, la menthe, l'anis... Fermez les yeux et laisser vous guider : ce vin invite au voyage. 

Daniel-Etienne Defaix est également venu avec un Chablis Vieilles Vignes 2004 dont la minéralité, l'iode et le coquillage sont inscrits dans les gênes. De la fleur en sus, de la fraîcheur et de la bonhommie. Que du plaisir. Les Vaillons 99 Chablis 1er Cru comble le gourmet avec ses notes de noisettes mais aussi et surtout de humus, de feuilles mortes...

JE VEUX BOIRE CES VINS !!!

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Sommelier Emmanuel Delmas et votre huble serviteur, à Bû.
(photo : Monsieur Septime.)

vendredi, 18 avril 2008

De Telmont / Larher : jolie loft story.

 

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Bertrand Lhopital, dont les champagnes de Telmont feraient rougir les plus grandes marques, et le pâtissier Arnaud Larher, sacré meilleur ouvrier de France 2007, étaient réunis jeudi soir au Loft Moncey, à deux pas de la Place de Clichy, pour créer une parfaite association entre leurs talents respectifs. VINSURVIN ne pouvait manquer ce rendez-vous.

Sophie Valicon n'a donc que des idées géniales ! Après nous avoir fait découvrir les somptueux champagnes de Telmont dans ce (non moins somptueux) loft en plein coeur de Paris, en décembre dernier, elle nous conviait hier soir au pacs entre un champagne rosé frais, gourmand, fruité, et une verrine composée d'un Baba Cedra (imbibé au champagne rosé), de fruits, d'une crême et d'un subtil et fin chocolat blanc aux tons rosés. Dois-je vous conter le plaisir éprouvé ? Impossible. Voilà des choses qui ne se racontent pas, mais qui se vivent (monsieur)...

Si l'on a déjà entendu parler de Bertrand Lhopital (Champagne de Telmont) sur VINSURVIN, l'occasion sera donnée aux gagnants du super jeu-concours VINSURVIN, TUPPERWARE, WINE SPECTATOR, RIRES & CHANSONS de découvrir les champagnes de Bertrand, mardi 10 juin 2008. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, c'est le talentueux Tarlant (Benoît de son prénom) qui vient d'annoncer sur VINSURVIN (commentaire à l'appui) son désir (c'est très Champagne ça, le désir) de nous faire déguster ses champagnes à l'automne prochain. Mais revenons à Bertrand Lhopital : abordée mercredi 9 avril dernier, chez lui à Damery, et hier soir au Loft Moncey, la thématique de cette dégustation qui-n'a plus-de-nom-et-ça-c'est-vraiment-triste semble se diriger vers un parallèle entre deux champagnes, puis un voyage dans le passé. Les veinards qui ont pu déguster la cuvée O.R, millésimée 1999, ainsi que le champagne rosé, mercredi soir dernier à l'Entrepôt (dont je remercie encore le charmant directeur, Jean-Luc, pour son généreux acceuil) ont eu un joli aperçu du travail de Bertrand.

Et Arnaud Larher dans tout ça ?! Discret, espiègle et surtout très doué, celui que l'on surnomme l'Artiste de Montmartre parle peu mais juste. Curieux, expérimentaliste, innovateur, le meilleur ouvrier de France 2007 nous délecte d'un dessert riche en arômes, en douceur et en complexité. A l'image de son concepteur, la verrine n'a rien de sentencieuse. Aucune ardeur, que de la douceur. Aucune emphase, que de l'extase. Le met est tout en rondeur et en volupté.

Rencontré lors de la dégustation des champagnes De Telmont, j'avais soumis à Arnaud l'idée d'un feu-Tupperwine avec une thématique accord met-vin. Comme par hasard, le sujet est revenu sur la table hier soir. Dingue. Il ne reste plus donc qu'à prendre rendez-vous avec le maître patissier et de lui apporter quelques flacons afin de préparer cette dégustation à laquelle, bien sûr, chères lectrices, chers lecteurs, vous serez conviés si, et cela va de soi, vous êtes en mesure de répondre au quiz (hyper difficile) permettant l'obtention du césame.

Deux dégustations de champagne, un accord mets patissiers et vin, et bien d'autres régions et vignerons à découvrir : ce qu'on est bien, sur VINSURVIN.

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Votre humble serviteur (et sa verrine), Bertrand Lhopital et Arnaud Larher
au Loft Moncey, jeudi 17 avril 2008. 

 

Tous à Bû !!! (Sans abus).

 

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Qui, à Bû, boira ?
Journée de rencontre entre vignerons
et amateurs de bons vins
Samedi 19 Avril 2008 de 10h00 à 19h30
 
Salle des Fêtes – Rue des Fossés – 28410 BÛ
 
Avec la participation de 11 vignerons
Jean-Bernard Berthomé (Vouvray) Domaine Huet
Benoît Amirault (Bourgueil) Domaine Yannick Amirault
Thierry Germain (Saumur-Champigny) Domaine des Roches Neuves
Jérôme et Sophie Saurigny (Anjou) Domaine Saurigny
Frans Roskam (Médoc & St Emilion) Ch. La Lauzette & Ch. Cantenac
Dominique Bertram (Bordeaux) Château Noguès
Julien Zernott (Languedoc) Domaine Le Pas de L'Escalette
Alain Chabanon (Languedoc) Domaine Alain Chabanon
Stanislas Wallut (Châteauneuf-du-Pape) Domaine de Villeneuve
Daniel-Etienne Defaix (Chablis) Daniel-Etienne Defaix
Philippe Greffet (Mâconnais) Domaine La Source des Fées
Montant de l'inscription : 5 € par visiteur
Comprenant l'accès à la salle pour déguster les vins présentés par les vignerons et la livraison gratuite (France métropolitaine) des achats effectués sur place si les produits ne sont pas disponibles à emporter le 19 avril 2008. Il sera aussi possible d'acheter et consommer sur place des sandwiches et du café.
 
Pour tout renseignement complémentaire :

19:50 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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