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mercredi, 10 septembre 2008

Mes conseils pour faire la foire.

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Les conseils de VINSURVIN dans 20minutes
du vendredi 5 septembre dernier.

Séquence auto-flagellation. Si VINSURVIN tient aujourd'hui le discours selon lequel il faut éviter les foires aux vins dans les grandes surfaces, cela n'a pas toujours été le cas. Comme tout à chacun, j'ai moi aussi traîné mes guêtres dans les grandes surfaces dans le but de remplir un peu ma cave -voire mes placards, à une certaine époque. Tout le monde n'a pas un bon caviste en bas de chez soi. Tout le monde n'entre pas "comme ça" chez les vignerons. Tout le monde n'a pas besoin d'être hyper conseillé pour faire ses achats vinicoles. On peut en convenir. Sauf que votre beau-père vient déjeuner dimanche.  

J. Françaois.jpgFaire ses courses dans les grandes surfaces, c'est tout un art. Y acheter son vin, c'est une philosophie. Car si nul d'entre nous n'a besoin de conseil pour acheter lessive, épluche-légume ou terreau, il en va tout autrement lorsqu'il s'agit de se saisir de la bouteille que vous servirez ce week-end à vos beaux-parents. D'autant plus que votre beau-père s'y connait vachement bien en bordeaux et qu'il ne faudrait pas le décevoir. Le crâne dégarni, lunettes chiraquiennes, un brin austère (voire sectaire), et de droite, l'homme vous a vite cerné, vous et votre côté bobo (bien que vous vous en défendiez). Il vous faut marquer des points mais surtout votre territoire, car, mine de rien, même si ce cadre sup' de 57 ans vous a "prêté" 7500€ pour l'achat de votre 36m2 dans le 19ème (7500€, c'est énorme), il faudrait quand même que celui que vous avez surnommé "l'énarque" sente que vous ne céderez pas de terrain. Et que, accessoirement, vous n'êtes pas aussi con qu'il veut bien le penser.    

Cette profusion de références (c'est le nom d'une bouteille de vin dans une grande surface, un peu comme dans l'Education Nationale où on appelle un ballon de basket un "référent bondissant") a de quoi effrayer le consommateur lambda. Bonjour la bouffée de chaleur devant un rayonnage aussi impressionnant. Mer.., qu'est-ce que je vais lui servir, à l'énarque ? Ceci dit, elle (la profusion) incite l'amateur à "fouiner", à voir s'ils n'auraient pas un domaine Bidule ou un domaine Machin, un petit vin du Centre-Loire, une perle du Mâconnais... Mais toujours la tête de joint de culasse qui vous revient à l'esprit. Si je lui sers un sancerre rouge, pas sûr qu'il appréciera. Dans sa tête, il place les vins servis sur un curseur correspondant au respect porté à sa personne. Un gamay de Touraine, aussi bon que cela puisse être, et il vous ignore royalement dans les repas de famille. Un côte-du-rhône village et le week-end en Bourgogne de courant avril n'est plus qu'un vieux projet : son samedi "bridge" l'empêchant de prendre les enfants.

Alors, pour réussir le repas de dimanche prochain (les plats de votre femme seront forcément divins, dommage que l'accord met-vin est unerasteau.gif fois de plus "singulier", "péremptoire" ou "germano-soviétique"), vous avez deux choix : la jouer cynique (au risque de passer pour un loser fini), aller à Carrefour et vous munir du premier bordeaux supérieur venu. Au diable les réflexions du beau-père, je me garde le chateauneuf du pape : quel intérêt y a-t-il à boire du (bon) vin avec un McCainiste aimable comme une porte de prison ? En même temps, boire du vin médiocre par simple dénigrement a t-il un sens ? Vous punir par simple désaccord moral, politique et culturel ne fait franchement pas honneur à votre grandeur spirituel. Et apporterait de l'eau au moulin du masochisme dont vous affuble votre beau-père ("non, mais, vous êtes complètement maso, mon vieux").

Samedi, vous irez donc chez un caviste, un vrai, lui présenterez le menu de dimanche midi et vous laisserez guider par ses conseils. Qui sait, après quelques gorgées de ce rasteau, peut-être trouverez-vous alors quelques sujets de convergence. Notamment sur ce 52m2, porte de Champerret.

mardi, 09 septembre 2008

Tu seras une femme, ma fille...

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La photo de la semaine (réalisée sans trucage) n'est nulle autre que celle d'Hortense Le Glatin, 14 mois et demi, fille de Fabrice Le Glatin, auteur de ce blog, lui-même petit-fils de feu Alphonse I et fils d'Alphonse II .

C'est un réflexe chez cette petite fille lorsque son papa débouche une bouteille : Hortense se saisit du bouchon et le sent. Je ne lui ai rien appris. De deux choses l'une : ou il s'agit d'un simple mimétisme, ou nous avons affaire à une sommelière sourdouée. Précisons qu'il s'agissait de l'excellent côtes du rhône village 2006, du Domaine la Millière, élaboré par Michel Arnaud (sur lequel le papa de cet enfant jeune et innocente reviendra ultérieurement).

Un petit "coucou" aux rombières de service et aux associations de prévention contre l'alcoolisme et la toxicomanie qui seront certainement outrées par de telles images. Je leurs répondrai que la prévention contre les déviances se fait dès le plus jeune âge et que ces enfants auront au moins le privilège d'être dotés d'une très belle culture oenologique. 

Je rappelle que le frère d'Hortense, Hippolyte, 4 ans, possède (déjà) également un certain nombre de réflexes oenologiques, comme repérér les arômes dans un verre de vin rouge (détails, ICI). Décidément, c'est une manie dans cette famille...

lundi, 08 septembre 2008

Punch of heart of the week.

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Obligé de créer une nouvelle catégorie pour ce qui sera le punch of heart du week-end de VINSURVIN. Un coup de coeur (comme on n'en avait pas vu depuis longtemps) pour un vin de pays des Pyrénées élaboré par une femme. Le vin a décidément l'art et la manière de nous surpendre.

Attention à ne pas se laisser gagner par la routine, sur VINSURVIN. Ici, on déguste des vins. Jusqu'ici, rien d'anormal. On en apprécie certains. On en aime quelques-uns. On en adore beaucoup. En revanche, certains nous laissent indifférents : fades, banals, insipides, stéréotypés, déprimés, les pauvres n'ont pas le droit de cité. Un peu comme ceux dont les contenants ont été récemment sérigraphiés... C'est bien ce que je pensais : ces décorations sont en fait des caches-misère. Le gascogne blanc est tout juste passable : un équilibre précaire entre sur-acidité et arômes exotiques singuliers. Le bordeaux rouge (merlot, cabernet) est d'une tristesse déconcertante : ambiance d'enterrement. Bon, ça, c'est fait.

Parler du vin, le commenter (comme dans les milieux autorisés), le partager, c'est déjà ça, j'en conviens. Mais quid des grosses claques proférées par des vins qui, un jour, comme ça, mine de rien, se retrouvent attablés avec vous, et vous sidèrent sur place ? Allez, citez-moi un vin qui, récemment, a reçu les éloges les plus rempantes de l'auteur de ce blog ? Pas facile à trouver. C'est bien ce que je disais. La routine s'installe. Attention, pas que je ne me sois pas régalé devant certains côtes-du-luberon, alsaciens ou languedociens récemment dégustés.

Non, ce soir, je vous parle de ce vin qui, au nez, instantanément, possède des arômes qui confèrent à l'inexplicable ; ce vin qui au tout premier contact de votre palais vous donne l'impression que vous êtes entrain de vivre une expérience au-delà du réel (type "Quatrième Dimension" avec les frères Bogdanov) ; ce vin qui vous fait encore plus aimer le vin. Ce vin qui vous confirme que vous avez vraiment raison de vous passionner pour le vin, parce que seul lui vous procure de tels instants.

83691924.2.jpgVendredi soir, un vin m'a particulièrement séduit. Je ne pense pas avoir touché au sublime, mais allez savoir : n'atteint-on le nirvana bacchique qu'avec un Yquem, un Clos Vougeot ou un 1er Cru classé de Pauillac ? Je ne le pense pas. Gardons-nous de ressembler à ces incultes qui, dans les dîners en ville, ne jurent que par les grands crus girondins, vomissant leur ignorance et leur snobisme sur des trésors insoupçonnés dont notre sol regorge. Car, ici, nous les manants, nous les rebels, ne nous consacrons qu'à des vins méconnus, ceux de l'ombre, qui, victimes d'obscurantisme, peinent à franchir les frontières de leurs villages.

Ce vin fut acheté chez un tout petit caviste de la rue Pouchet, dans le 17ème arrondissement de Paris. Dénommé Domaine le Roc des Anges, Vieilles Vignes 2006 : un VDP des Pyrénées Orientales, élaborée par Marjorie Gallet à Montmer (66). Qui connaissait ?!! Les professionnels, et les veinards. Car à bien y regarder, Marjorie Gallet est loin d'être une inconnue dans le monde du vin. C'est le site Grains Nobles (Paris V) qui nous l'apprend :   Marjorie Gallet a grandit dans le secteur de la Côte Rôtie, et a travaillé pour Cuilleron et Gaillard. Elle est ensuite partie à Montpellier pour y faire des études d’agronomie et d’œnologie. Elle n’a pas obtenue le diplôme car elle s’est installée directement après son stage de fin d’études (effectué domaine Gauby). Elle a rencontré en même temps son mari, régisseur du domaine Mas Amiel.

Côté fiche technique, on lit également sur Grains Nobles que Marjorie Gallet a une réelle passion pour le travail de la vigne. Elle le préfère au travail en cuverie, et ne conçoit pas d’acheter des raisins. Ses vignes sont installées sur des coteaux exposés nord. C’est un point très intéressant dans cette région au soleil brûlant. La maturation du raisin est lente. Cela demande donc plus de travail à la vigne. Le labour permet un enracinement profond. La pratique culturale se fait en lutte raisonnée, en transition vers le bio.

La robe jaune très claire de ce vin composé à 90% de grenache gris, puis de grenache blanc et de maccabeu, annonce de la jeunesse mais aussi de la fraicheur. La minéralité domine sur le premier nez mais ce sont ensuite des notes végétales, de fougère, de fleurs blanches qui constituent un somptueux bouquet. Aériennes sont ces effluves mentholées et d'eucalyptus qui viennent maintenant séduire le dégustateur et que l'on retrouvera en bouche ! On relève également des notes de beurre salé, de brioche et d'amande. Quel nez ! La bouche épicée et herbacée présente de la fraîcheur, du gras (avec ces notes de fruits à chair blanche mûrs), une belle mâche et une très belle persistance.

Ceux qui m'accompagnent sont également séduits. Bravo Marjorie Gallet et merci pour cet instant magique. 

dimanche, 07 septembre 2008

A Festi'Bacchus, c'est pas la foire !

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Pour la deuxième année consécutive, les Festi'Bacchus mettaient de la couleur à Bercy Village. Des vins de qualité de France et de Navarre, des produits du terroir français et des animations : cette foire aux vins a (presque) tout pour plaire.

147737208.jpgLorsque mon ami Fredo  pénètre sur le site des Festi'Bacchus, facilement accessible par la ligne 14 (celle conduite par les enfants), il s'exclame : "ah, d'accord ! C'est tout petit ! Je m'attendais à plus grand !" Qualité numéro une de cette foire : son côté intimiste, familial, provincial. Autour d'un grand rectangle d'herbe sur lequel les enfants peuvent se défouler, des tentes blanches. Sous ces tentes : des vignerons ! Ils sont venus de Gaillac, de Maury, de Chablis, d'Alsace... et réservent un acceuil courtois et souriant aux badots parisiens, comme ces TupperWiners (1) venus en nombre déguster de bonnes choses.

On se balade, au gré des régions ; on s'arrête, au gré de l'affluence ; on goûte, au gré de ses envies. Problème : c'est dans de ridicules verres en plastic que se font les dégustations !!! J'ai de la chance, il traîne un carton d'INAO. Ouf, sauvé ! Sinon, je faisais demi-tour. Première halte au Domaine Blachon où l'on nous présente ce saint-joseph blanc 2004, fait de roussanne et de marsanne. En ce moment, je cherche un saint-joseph blanc qui me parle. Mais, là, j'ai un peu l'impression d'être sourd. Chez les Blachon, gentils comme tout, je goûte également deux saint-joseph rouges.

Les bourguignons font des vins hors normes ! Quiconque à eu la chance (si ce174402532.jpg n'est l'honneur) de goûter, un jour, un aloxe-corton, un nuits-saint-georges, un vosnes-romanée s'en souvient toute sa vie. Cette couleur, cette finesse, cette complexité, cette matière... Le problème avec les grandes maisons françaises sur les foires aux vins, c'est la condescendance dont leurs représentants font preuve, auprès du chaland. Cela devient récurrent. L'acceuil est trop souvent froid pour ne pas dire réticent. On vous toise, on vous ignore, on vous snobe. C'est détestable. On est très loin de ce que le vin représente : convivialité, partage, découverte... Je retournerai chez Comte Sénard ou Dupont-Tisserandot, où l'acceuil est iréprochable.

Heureusement, Emmanuel Rybinski et ses délicieux cahors sont là. Ouvert sur un magret de canard, sauce au poivre (pour faire original !), Perdrix du Clos Troteligotte amène beaucoup de finesse et de fraîcheur avec ces griottes qui exultent ! Fourmi, espiègle et juteuse, est également à goûter ! CQFD, dans un autre style, passé en fût, subtilement aromatisé, crée une sensation de confort et de sérénité en bouche. K-Or évoque le mâle adulte, genre lion-dominant. De la puissance, de la noblesse, des notes animales réservés aux plats automnals.

Egalement présents, les sympathiques Arnaud Vivancos et David Chardron du Domaine Gayda (photo ci-dessous). Il faut impérativement goûter l'Archet 05 ce vin blanc 100% issu du990010732.jpg cépage maccabeo : quelle tonicité, quelle fraîcheur et quelle originalité ! Ca, c'est génial. Archet, Cuvée Occitanne 05 (blanc : roussanne, marsanne, grenache) au nez flatteur et aux notes exotiques prend des airs distingués. Son homologue rouge Occitane 05 déploie la gamme des cépages rois du languedoc : syrah, grenache, carignan, mourvèdre, cinsault. D'opulents arômes de fruits rouges mûrs qui évoluent vers des notes animales (de cuir), du volume, de la densité : on arrête là ?! T'Air d'Oc 06, vin de copains, de soif, 100% syrah, frais, cache, efficace. Et enfin Chemin de Moscou 05 : rien de totalitaire si ce n'est qu'il vous conquit un amateur de beau vin en un moins de deux. Equilibré entre le syrah et le grenache, ces 5% de cinsault apportent fruit et souplesse à un vin charnu, profond, charismatique. ON serait bien inspiré d'en prendre une caisse et de laisser s'exprimer dans le temps.

1185756483.jpgFesti'Bacchus, c'est aussi l'occasion de suivre son premier cours d'oenologie, grâce à l'élégant Olivier Thienot (photo ci contre), de l'Ecole du Vin, située à deux pas de là. Faire ses premiers pas dans le monde de la dégustation, découvrir des cépages, des arômes, des sensations, gagner de la confiance en soi, mettre un terme à cette impression qu'on n'y connaît rien en vin et que la honte s'abattra sur soi si l'on ose émettre quelque impression sur un vin : tels sont les premiers objectifs des cours de l'Ecole du Vin, que VINSURVIN a suivis. Et très appréciés.

Hier, samedi, ils étaient nombreux à faire leur foire aux vins dans les grandes surfaces de France et de Navarre. A se faire marcher dessus. A se demander quoi acheter. A chercher conseil. Nous, on était dans le cadre intimiste et chaleureux de Festi'Bacchus, derrière le Cours Saint-Emilion, Saint-Emilion, moine vannetais, qui veilla sur nous, puisque le temps fut excellent. Festi'Bacchus : on peut même y retourner aujourd'hui !

Festi'bacchus
La fête des vins de France
Les 5, 6 et 7 septembre 2008
PARIS – BERCY VILLAGE
Prix d'entrée : 5€ donnant droit à un verre (en plastic) de dégustation. Gratuit sans le verre...
(1) un(e) TupperWiner est un(e) lecteur (trice) de VINSURVIN qui se rend régulièrement aux TupperWine, les dégustations made in VINSURVIN.

samedi, 06 septembre 2008

Ce week-end, c'est foire aux vins ! (Mais pas celle qu'on croit).

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Ce week-end, les amateurs de vin ont le choix : se faire marcher sur les pieds, au propre comme au figuré, dans les grandes surfaces, afin de profiter des foires aux vins (animées par le responsable quincaillerie) ou respirer l'air frais de Bercy Village où se déroulent Les Festi'bacchus 2.0.

Les masos ont rendez-vous à Carrefour ce week-end ! Ou Leclerc, ou Cora... Comme à chaque rentrée, les grandes surfaces font leur beurre,929348028.jpg pendant que les vignerons, qui seraient les bienvenus pour nous conseiller, se trouvent dans les vignes à vendanger ! A croire que ces hauts lieux du rassemblement pour foules lobotomisées le font exprès. Mon conseil pour ces foires aux vins ? Ne pas y aller ! A quoi bon se faire bousculer par des caddies incontrôlés et se faire marcher sur les pieds par des mioches au nez morveux et au regard vicelard ? Vous savez, ces diablotins qui vous tirent la langue ou vous font des "nanana". Moi, je les repère tout de suite, ceux-là, et je m'arrange pour les pincer ou leur balancer des regards de tueur. Jusqu'à ce qu'ils pleurent. Parfois, j'ouvre un paquet de bonbons. Ils m'adressent alors des yeux de chiens battus, espérant que je sois altruiste. Alors, je sors un bonbon, le débarrasse de son papier, le fourre délicatement et lentement dans ma bouche, en faisant un "huuuuuuumm", et passe mon chemin. Je tends alors l'oreille pour constater la réaction du môme, qui souvent, pique une crise de nerfs, mettant les parents dans une situation très embarrassante.

Question vin, on nous ressort les stocks invendus et on n'y trouve que du bordeaux. Analyse sommaire, certes, mais conforme à l'intérêt que l'on doit porter à ces rassemblements infernaux. 192530707.2.jpgPersonnellement, cet après-midi, je serai en dédicace dans une foire aux vins, certes, mais en plein air, et en petit comité.

Les Festi'Bacchus accueillent les appellations de l'ensemble des régions vinicoles françaises et s'attachent à faire découvrir, déguster et apprécier le vin à des curieux et  des amateurs de vin, sur trois jours.  L'occasion, comme l'année dernière, de faire de jolies découvertes et de faire connaissance avec quelques vignerons qui n'ont pas encore commencer à vendanger. Les conseils de VINSURVIN quant à quels domaines aller voir ? Allez rendre visite au Domaine Gayda, basé à deux pas de Carcassonne, Château d'Agel (Roussillon), Domaine Berthoumieu (Madiran) et Clos Troteligotte (Cahors)... Une bonne vingtaine d'appellations présentes, des conférences, des débats, des dégustations et du jazz, Festi Bacchus a tout pour attirer l'oenophile.   

Festi'bacchus
La fête des vins de France
Les 5, 6 et 7 septembre 2008
PARIS – BERCY VILLAGE
Prix d'entrée : 5€ donnant droit à un verre de dégustation.

jeudi, 04 septembre 2008

A lire d'Urgence

 

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Dans la rubrique "Ouvrages sur le vin à lire de toute urgence", VINSURVIN vous recommande deux livres : La Vigne Assassinée, L'avenir du vin, de Christian R. Saint-Roche (paru aux éditions CIDE), et In Vino Satanas, de Denis Saverot (rédacteur en chef de la RVF) et Benoist Simmat (le JDD), aux éditions Albin Michel, à paraître en septembre 2008. Deux véritables plaidoyers pour que le vin, attaqué de tous bords par nombre d'organismes, d'associations et de politiques, garde la place civilisationnelle, culturelle et hédoniste qui a toujours été la sienne dans notre pays. A l'heure ou notre société se détourne de ce qu'elle a certainement de plus beau, ces deux ouvrages appellent l'auteur de ce blog à la réflexion et au recadrage. 

Ce blog ensense-t-il la consommation d'alcool ? Invite-t-il à la débauche ? Prône-t-il les plaisirs de l'ivresse ? Non, bien au contraire. Ce blog célèbre bien plus que le vin, matière culturelle et antique, symbole de l'identité française. Intimement lié à la découverte de la France, de son terroir et de ses particularismes, l'oenophilie nécessite ouverture, curiosité et soif d'apprendre. Ce blog raconte des rencontres avec les gens qui font et vivent du vin. Ce blog n'envisage pas le vin comme un vulgaire produit alcoolisé, mais comme un art de vivre, modèle de simplicité et de complexité à la fois, de curiosité et de réflexion, de travail et de passion.

Que la bataille fasse rage en France contre l'alcool, qui détruit des individus, des familles, des enfants, est une chose contre laquelle nul ne peut aller. Malheureusement, les acteurs de ce combat manque souvent de discernement. Les exemples qui prouvent que le vin n'est pas responsable des syroses, des cancers et des drames dont on l'affuble à tort et à travers sont pléthores : les vignerons, les cavistes, les sommeliers, les dégustateurs, les oenologues, les journalistes, les blogueurs, les amateurs, les touristes étrangers, seraient donc tous des alcooliques en puissance?! Ils se portent certainement mieux que toute cette franche de la population qui carbure aux psychotropes, faisant sordidement le bonheur des laboratoires pharmaceutiques.

Les jeunes sont la cible numéro une des campagnes anti-alcool, et je m'inscris dans cette bataille. Ironie du sort, ils sont aussi la cible favorite des marques d'alcool, qui se chargent de les détruire avec des boissons aux designs étudiés, au goût sucré et hautement dosées en alcool. Or, le vin est loin de jouer un rôle prépondérant dans les fêtes entre adolescents. Le vin est bien la dernière boisson consommée par les 16-25 ans ! Car la représentation que se font les jeunes du vin est bien autre que celle d'un produit visant à souler. Le vin est associé à des termes comme maturité, âge adulte, culture, art de vivre, convivialité... Il est loin le jour où les jeunes se souleront au chablis ou au cahors ! 

Associer la consommation de vin à ni plus ni moins que de l'alccolisme est malheureusement le message qui ressort de la bouche de nos dirigeants et des intégristes anti-vin. En privant les gens des plaisirs du vin, on peut voir une volonté de les priver aussi des plaisirs de la table et de la réunion : à quoi bon se réunir autour d'un bon repas si c'est pour ne boire que de l'eau et craindre de se faire arrêter au premier rond-point ? A travers des taux d'alcoolémie frisant les "zéros", les contrôles de gendarmerie incessants, le logo dissuadant les femmes enceintes, des statistiques tronquées (les chiffres de la consommation de vin en France incluent la consommation des touristes étrangers et des européens qui traversent nos frontières pour faire leurs amplettes en France !), notre société fait bien plus que s'inscrire dans la prévention. Elle dicte. Ces lois liberticides dans un pays civilisé et instruit comme la France induisent une forme de totalitarisme. Le peuple n'est pas capable de s'auto-réguler, le peuple n'est pas responsable, le peuple est potentiellement criminel : cadrons-le, surveillons-le, effrayons-le. Par ailleurs, ces préventions excessives adressées à un public adulte ont des vertues extrêmement perverses : ces messages répétitifs (logo de la femme enceinte ; "fumer tue" ; "pratiquez une activité sportive", bip ceintures de sécurité, etc...), infantilisent, déresponsabilisent, lobotomisent, nous otant inconsciemment tout sens de vigilence et de réflexion.

A une époque le vin français n'a semble-t-il jamais été aussi puissant, In Vino Satanas s'interroge sur le pourquoi de ce "masochisme national", cherchant à savoir si le vin ne serait pas devenu "politiquement incorrect". Sans complaisance, et parfois de manière assez virulente, In Vino Satanas nous éclaire sur les coulisses du vin, là où les puissants jouissent en toute impunité pendant que la chasse aux sorcières oenophiles bat son plein. La Vigne Assassinée dresse d'abord un portrait assez sombre de la situation du vin en France. L'avenir est ensuite envisagé de façon prudente et avec un optimisme relatif. Le vin : "un moyen de se reconnecter avec soi et les autres" mais aussi et surtout un plaisir et un aliment. Car, alors que certains soutiennent que le vin est dangereux pour la santé, cet ouvrage insiste sur le fait que la consommation modérée de vin demeure bonne pour la santé. Deux ouvrages militants qui nous rassurent et nous assurent que si certains illuminés voient le mal partout, les hédonistes optimistes sont toujours là, pas prêts à céder aux intimidations. Le conseil de VINSURVIN : lisez ces livres ! En buvant du vin.

mercredi, 03 septembre 2008

Meeting au TupperWine 10.0

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Le TupperWine 10.0 qui se déroulait hier soir Cave Lya, à Montmartre, a réuni une bonne vingtaine de personnes, autour de flacons ayant tous leur origine en commun : le Luberon. Si ces dégustations entre novices et passionnés permettent de goûter, parfois pour la première fois, à des vins trop rares dans notre quotidien et dans le paysage viticole français, elles mettent également en contact des amateurs et des professionnels du vin. Hier soir, c'est la bande d'Ochato.com qui étrénait son premier TupperWine, ainsi que Pierre Guigui, qui n'est autre que l'auteur, sélectionneur et dégustateur du Guide des Vins 2009 GaultMillau. L'occasion de rendre hommage à ces passionnés du vin.

1353946695.JPG"Un vin ne saurait être de qualité sans le travail de l'homme et de la nature qui l'accompagnent". Christophe Guitard, d'Ochato.com, est non seulement un homme de goût mais aussi un homme de lettre. Spécialiste ès vin du fameux site internet qui permet aux @mateurs d'acheter des vins de domaines triés sur le volet, Christophe, en homme discret, aura été peu prolixe, en public, sur les vins dégustés hier soir. Mais, dans son coin, à côté de Pierre Guigui, ses commentaires sont pléthores, comme ceux de ses collègues passionnés. Avec lui, Sylvain Mauger (à gauche sur la photo) et Olivier Leroy, tous deux membres actifs de l'équipe d'Ochato.com, venus (enfin !) avec l'idée en tête de goûter aux TupperWine mais aussi de découvrir ce que le Lubéron avait de bon à offrir. Nous attendons avec impatience ce qu'ils auront retenu de cette soirée...

Les sites de vin sur Internet sont nombreux et peut-être hésite-t-on encore, en France, à faire des achats sur Internet, du vin à plus forte raison. Cependant, on peut être rassuré lorsqu'on lit la "charte" Ochato sur le site : un engagement aux côtés de vignerons de talents, tous soucieux de leur terroir, des découverte de vins rares et confidentiels, un partenariat avec les vignerons basé sur la durée pour les suivre personnellement au gré des millésimes. Par ailleurs, l'importance donnée par Ochato à une sélection exigeante est à prendre en considération : tous les vins sont goûtés et sélectionnés par Christophe Guitard, le spécialiste Ochato. Variés et originaux, les vins Ochato sont tous l'expression la plus fidèle du couple vigneron / terroir. A en lire la présence du Montlouis de Frantz Saumon, le Patrimonio du Domaine Gentile ou encore du Chateauneuf du Pape du Domaine Villeneuve, difficile de ne pas croire la bande d'Ochato ! Alors, voilà, après le site du dénicheur de pépites Laurent Baraou, on serait bien inspiré d'aller faire un tour, et même ses courses, sur Ochato.com.

Autre "personnalité" du vin présente à ce TupperWine 10., Pierre Guigui, auteur du fameux Guide des Vins GaultMillau. Discret, humble et 820810814.jpgcurieux, un peu comme Christophe Guitard, je n'aurai eu que trop peu de temps pour m'entretenir avec ce grand connaisseur. J'ai le temps de lui mentionner que je viens de rendre visite à Martine Becker, à Zellenberg, saluée dans son guide, mais que non, je n'ai pas vu Sylvie Spielmann (pourtant basée à Thannenkirch) qu'il encense en page 16. Par ailleurs, Pierre me fait part de cette idée très originale : un club d'amateurs de vin auto-géré dans lequel une fois par mois, un membre fait un cours sur le vin au groupe.

La rencontre avec ce passionné du vin ne saurait être complète sans la mention de cette vente aux enchères GaultMillau au profit des enfants handicapés de la fondation hardy, le mercredi 24 septembre 2008 à 18h00, à l'Hôtel Dassault, 7 Rond-Point des Champs Elysées, Paris VIII. Cinq miles bouteilles sélectionnées par le guide GaultMillau 2009 seront vendues aux enchères.

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Les commentaires sur la dégustation de la soirée sont, entre autres, sur DINDONSWINE, le blog d'Anne, une assidue des TupperWine.

ICI, les impressions de Christophe Guitard, le palais de OCHATO.COM

Photo Illustration : vue depuis les toits de Montmartre sur la Tour Eiffel. Photo 2 : Fabrice Monod, du Domaine Fontvert, faisait déguster ses vins hier soir Cave Lya.

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lundi, 01 septembre 2008

Quel vin avec les photos de vacances ?

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C'est la rentrée ! Heu, non. C'est la rentrée. Et la rentrée, c'est un peu la fin de l'été. En tous cas, dans la tête. Après s'être délecté de côteaux varois blancs, de rosés de Provence et de vins tranquilles du Roussillon, l'heure est venue de se tourner vers des vins qui feront tout doucettement la transition entre l'été et l'automne. Pas que ces derniers ne se boivent pas toute l'année, mais entre la vue sur l'immeuble d'en face et celle sur la Montagne Sainte-Victoire, tout à coup, leur effet n'est plus tout à fait le même. Comment diable les remplacer ? 

Bon, j'en conviens, le ton de cette chronique sonne un peu Femme Actuelle ou Elle. Je sais pas... sa légèreté,  son lexique, son sujet ; on pourrait presque remplacer le terme "vin" par "robe" ou "chaussures" : c'est la fin de l'été et le retour à Paris (je vais pas mettre "Calais" "Valenciennes" ou "Laval", tout de suite, ça sonne moins... glamour) n'est pas des plus facile (et encore moins, si, effectivemement, il faut quitter la Costa Blanca pour Nancy). Fini les tongs, adieu les robes légères, bye-bye les 2 pièces, bonjour les bottes, jean's et pull en laine ! Mon Dieu, je n'ai plus rien à me mettre !

On sera heureux, lors de la séance diapo des 345 photos prises pendant ces trois semaines dans'l'sud que l'on va présenter à ses meilleurs amis (qui, eux, ne sont pas partis), de sortir les bouteilles achetées sur les marchés et chez les vignerons (mais aussi dans les Sherpa ou Huit à 8 parce que il y a quand même plus de choix et qu'on a pas toujours le temps de quitter le camping entre la piscine et les parties de boules).

Alors, avec ce diaporama, petite sélection des vins de VINSURVIN : Quintet, un bordeaux blanc 2007 ; Carmin, un coteau du languedoc rouge ; Pierres de Sud, un blanc de Provence ; Cancaï, un rosé de Provence ; Baraban, un blanc du Luberon. Et bonne séance !    

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dimanche, 31 août 2008

Un Lubéron blanc en dégustation

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Il est toujours intéressant d'avoir le point de vue d'un professionnel. Emmanuel Delmas, sommelier dans un grand restaurant parisien, a eu la gentillesse de se prêter au jeu de la dégustation "à l'aveugle". Au programme : un vin de  Sylvain Morey (la Bastide du Claux), Baraban 2007, un côte-du-luberon blanc, composé de 65% de grenache blanc, 25% de vermentino et 10% d'ugny blanc. Un vin du sud qui n'a pas laissé Emmanuel insensible. Avant de vous proposer les commentaires de l'auteur de sommelier-vins.com, je vous rappelle que vous avez la possibilité de venir découvrir les vins de plusieurs domaines du Luberon, mardi 2 septembre, aux Abbesses.

 

podcast

Le site d'Emmanuel Delmas : CLIC ICI

Photo VINSURVIN : Baraban 2007 à Paris.

 

jeudi, 28 août 2008

Rencontre avec Seppi Landmann

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C'est le sommelier Emmanuel Delmas qui me conseilla d'aller voir l'homme, que je ne connaissais que de nom. Et puis, il y eut l'excellent ouvrage de Denis Saverot (In Vino Satanas, à sortir en Septembre 2008) qui aborde le ras-le-bol de ce vigneron alsacien face au "bal des faux-cul", ces politiques et représentants de l'ordre public qui tiennent un discours sur le vin d'un côté et agissent autrement de l'autre. Il fallait donc, lors de mon séjour en Alsace, que je rencontre celui qui apparaissait déjà à mes yeux comme un personnage. Dans "sa" Vallée Noble, rencontre avec un homme généreux et attachant.  

Un coup de fil sur le portable de celui que, sans vouloir lui manquer de respect, l'on appellera Seppi, et trois heures plus tard, je me trouvais devant chez lui, à Soultzmatt. "Tu tombes bien", me dit-il, "je déménage l'appartement de ma mère. Regarde ce qu'on y a trouvé !" De vieilles caisses en bois, poussiéreuses, sont entassées dans le "cul" de la camionette. Les étiquettes arborent des "Riesling 1971", "Pinot Gris 1974", "Chateauneuf du Pape 1976". "Bon, ben, on va goûter", me dit Seppi, en empoignant les précieux cézames. La conversation démarre autour de ces trésors. Je suis sidéré. Elle finira, là-haut, chez lui, autour d'un délicieux dîner alsacien, et de superbes bouteilles...

J'aimerais d'abord que Seppi me parle de son vin, de sa région, mais la discussion se dirige rapidement vers ce qui le tracasse le plus : la mise à mort du vin, en France. Vous le constaterez, Seppi Landmann est exaspéré par les méthodes hypocrites des politiques, qui, par exemple, demandent aux vignerons d'adhérer à l'oenotourisme, en acceuillant à bras ouverts des touristes qui ne boivent plus une goûte de vin, de peur de se faire cueillir par les gendarmes au bout de la rue... Avant de goûter, prochainement, les sylvaners que Seppi a remis au goût du jour, je vous laisse découvrir le Sage de la Vallée Noble.

1. Comment Seppi est devenu vigneron. (4 mn).
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2. Ses plus grandes émotions oenophiles. (1mn 50).
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3. La Cuvée Erotique 96. (4 mn).
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4. Le bonheur est dans le vin. (4mn 30) 
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5. La loi Evin, la faiblesse du "lobby" viticole français... (4 mn 20)
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6. Le terroir Alsacien (1mn 20)
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7. L'"Esprit" Seppi Landmann. Le millésime 2008. (4 mn)  
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8. Le Bal des Faux-Culs. (5 mn)
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9. Oenotourisme : on n'est pas a une contradiction près... (4 mn)
podcast
 

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Seppi Landmann, 20 rue de la Vallée, 68570 Soulzmatt.
 
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mercredi, 27 août 2008

TupperWine 10.0 : Le Luberon à l'honneur !

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La Loire, le Mâconnais, le Sud-Ouest, Chablis, la Champagne, l'Ardèche, l'Alsace, et maintenant, le Luberon ! Chose promise, chose due, de retour d'une région prodigieuse de beauté et de sérénité, VINSURVIN vous invite à son TupperWine 10.0, mardi 2 septembre, 19h45, chez un caviste de Montmartre, pour une balade oenophile à travers le fameux vignoble du Vaucluse. Cerise sur le gâteau, Fabrice Monod, du Domaine Fontvert, sera des nôtres, pour nous parler de son vin et de sa région. Pour y participer, c'est simple, il suffit de lire VINSURVIN et de répondre à quelques questions.

1. La superficie du vignoble du Luberon (déclarée en 2006) est de :

a) 50 ha b) 200 c) 3000 ha d) 10000 ha

2. Les deux cépages principaux (rouges) cultivés dans le Lubéron sont :

a) petit verdot, gros manseng b) syrah, grenache c) riesling, petit grain d) malbec, bourboulenc 

3. Yoann Malandain vinifie à :

a) Yquem b) la Dorgonne c) Lourmarin d) sa façon

4. Aux Vadons, à Cucuron, dans le Luberon, VINSURVIN a rencontré :

a) Louis-Michel Brémont b) Louis-Michel Brémond c) Louis-Michel Brêmont d) Johnny Cleg

5. Son père est un célèbre vigneron à Chassagne-Montrachet. Lui officie dans le Lubéron, à :

a) Château Grand Callamand b) Saint-Estève de Néri c) Saint-Pourçain sur Sioule d) la Bastide du Claux 

Pour participer, répondez à ce quiz par commentaire sur VINSURVIN. N'oubliez pas de laisser une adresse e-mail valide (non communiquée) en remplissant le "formulaire commentaire" afin que je puisse vous faire parvenir votre invitation. Jeu valable pour une personne. Date de clôture : mardi 2 septembre, midi (invitations envoyées jusqu'à 18h00, le soir même) environ. Faites jouer vos amis ! Bonne chance !

Pour patienter et vous mettre "l'eau" à la bouche CLIC ICI pour un petit diaporama sur le Luberon.

Un trésor, ce Quintet girondin !

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Après Château la Freynelle 2007, suite des dégustations ApéroBordeaux avec Quintet, Bordeaux Blanc 2007 et Dourthe N°1, Bordeaux blanc 2007. Vous rappeler le concept d'ApéroBordeaux : chaque mois, 15 internautes sont sélectionnés parmi les inscrits sur ce site Internet. Est alors envoyé à leur domicile un kit de dégustation composé de 3 bouteilles de vin de Bordeaux. Vous dégustez puis envoyez vos commentaires sur ApéroBordeaux, photos à l'appui si le coeur vous en dit. Une très belle initiative pour découvrir des vins simples-et-bons-et-pas-cher.

Rappelons que l'auteur de ce blog n'est pas un adepte du bordeaux, à première vue. Rappelons également que Château La Freynelle, Bordeaux blanc 2007 s'était vu attribuer la note très satisfaisante de 14,5/20. Pas une habitude les notes sur VINSURVIN, mais puisqu'il s'agit d'un jury, et que c'est bientôt la rentrée... Pour commencer cette deuxième session : Quintet, Bordeaux blanc 2007, 100% sauvignon. Je vous épargne la symphonie un peu ringarde autour du champ lexical de la musique, lisible sur la contre-étiquette, qui donne envie d'ouvrir... un chardonnay. En fait, loin d'être jazzy, ce vin produit rapidement l'effet d'une chansonnette au creux de l'oreille.

Passons sur la robe, relativemement pâle, mais l'habit ne fait pas toujours le moine. Concentrons-nous plutôt sur le nez de ce vin, qui reçoit, à 1027927091.jpgl'unanimité, les félicitations du jury. Quel bouquet ! Quels parfums ! Pour un peu, on se satisferait de ces superbes arômes de fleurs fraîchement coupées, de citron, de menthe sans même porter le verre à nos lèvres, par peur de ne pas retrouver le même plaisir en bouche. Le déséquilibre né/bouche est parfois frustrant. En effet, un vin présentant un nez extrêmement flatteur peut s'avérer décevant en bouche : un beau-parleur, en somme. Ce ne sera pas le cas, ici. La bouche de ce Quintet est fraîche, tonique, puis s'arrondit doucettement. Citron, agrumes pressés, finale épicée, tendue et d'une belle longueur : c'est tout mais c'est tellement bon ! Une personnalité nette et sans détour, de la gouleyance, de la jeunesse, de la joie ! Je m'incline, un vin très très réussi. 17/20. Cerise sur le gâteau : ce vin ne coûte que 3,30€ !

Restait le vin le plus cher sur le papier (6,70€) mais pas à mes yeux : Dourthe N°1, un bordeaux blanc 2007, également 100% sauvignon. Un vin qui m'a laissé perplexe. Il ne recueillerait pas la moyenne. Référons-nous plutôt à certains commentaires apparaissant sur APERO-BORDEAUX : "simple, très bon équilibre qui se termine par une fraîcheur agréable." ; "trés bon bordeaux blanc" ; "la bouche n'est pas en reste avec une belle attaque vive et franche puis enrobée avec élégance par cette minéralité caillouteuse qui donne du relief et de la puissance." CQFD.

Conclusion : on ne peut passer sur le fait que le vin qui recueille, à mes yeux, les meilleures impressions est le vin le moins cher et que celui qui se voit recallé par le jury est le plus cher ("recallé" mais non condamné, il faudra le regoûter ou goûter d'autres cuvées de ce domaine, qui doivent être très bonnes, au demeurant). Je suis ravi de voir que l'on peut boire des vins délicieux (à Bordeaux) pour des sommes modiques. C'est une bonne nouvelle. Au final, deux vins très bons sur les trois présentés : c'est une belle réussite. Enfin, le sauvignon étant le cépage roi dans ces trois vins, je ne puis que vous conseiller de goûter le sauvignon lorsqu'il est vinifié en Centre-Loire : pouilly fumé, ménetou-salon, quincy... et sancerre, bien entendu !  

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