lundi, 06 juillet 2009
Faut pas Pouchet
Les soit-disant bistrots et bars à vin parisiens ont encore du travail avant de satisfaire ceux qui n’ont pas le palais anesthésié et qui, en plus, aiment le bon vin. Exemple au Père Pouchet, qui recevait les éloges de VinSurVin 1.0 en 2007 et qui, aujourd’hui, semble pâtir de son succès. Moi, faut pas me pouchet dans mes retranchements. Lire la suite sur VinSurVin 2.0.
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vendredi, 19 septembre 2008
Bon plan: où manger ce soir à Paris? (Attention, parisianisme de base).
La France : capitale de la gastronomie mondiale. Paris, son plus bel ambassadeur. Certes, mais trouver le bon restaurant avec une jolie carte des vins en prime, c'est pas gagné. Pour vous aider, voici une petite sélection de très bons sites qui vous aideront à faire votre choix et éviter les déconvenues. Il y a aussi les coups sûrs de VINSURVIN, testés et approuvés. Et puis, il y a les vôtres : parlez-nous de vos derniers coups de coeur dans la capitale, on est preneur ! Bonne soirée, bon resto !

- Pour trouver un restaurant en fonction d'un arrondissement et grâce aux critiques d'internautes ayant dîné dans ces restaurants, c'est mmmm. Très facile d'usage.
- Toujours sur mmmm.free.fr, vous tomberez directement ici sur une sélection des restaurants préférés (testés et approuvés ou non) de votre humble serviteur. Cartes des vins passées au peigne fin of course!
- WEBCITY.FR : super site sur quoi faire, quoi voir, ou boire, ou manger, etc... à Paris. Avec impressions des internautes. Vraiment bien fait.
- LEMONSOUND.COM : un site spécialisé dans les sorties à Paris, notamment Clubbing. Très bien fait. Super tendance.
- Comme son nom l'indique, PARISBOUGE propose l'agenda des sorties intéressantes du moment.

- LES COUPS SÛRS de VINSURVIN.
- Le Chamane, 129 rue Saint-Maur, Paris 11 ; 01 48 05 43 99. Lire le post.
- Les terrasses parisiennes. Allez savoir, si le beau temps se mantenait... Lire le post.
- Les restaurants Art Nouveau. Lire le post.
- L'Assiette Aveyronnaise. Lire le post.
- Le Nove Sette. Lire le post.
- La Fresque. Lire le post.
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vendredi, 12 septembre 2008
Le Chamane est envoûtant.
A l'écart de la très branchée rue Oberkampf et ses Chez Justine ou Café Charbon se trouvent les rues Jean-Pierre Timbaud et Saint-Maur. Dans un quartier en pleine mutation, les restaurants ouvrent et ferment à vitesse grand V, offrant un choix multiple de styles, oscillant entre thaï, tapas et tradi. A l'angle de ces deux rues, débordant sur le trottoir, le Chamane apparaît comme par enchantement. Dieu merci, point besoin de prier pour s'assurer d'y passer un très bon moment.
Pour se rendre rue Saint-Maur, dans le 11ème arrondissement de Paris, il suffit de descendre à la station Saint-Maur, ou Parmentier. Mais ce serait passer à côté des ambiances colorées que nous offre l'arrivée par la rue du Faubourg du Temple, depuis Belleville. Le quartier fourmille d'échoppes, de petits restaurants et de gens affairés qui vont et qui viennent dans un brouhaha permanent. On traverse ce souk en touriste avant de tourner à gauche pour pénétrer dans la rue Saint-Maur où l'atmosphère n'est plus la même. L'architecture, modeste et incohérente, était la même il y a trente ans et il y a fort à parier que ce Paris populaire et cosmopolite vit ces derniers instants, car tout indique qu'il vit une période de transition.
Posé sur un trottoir, Le Chamane. Baies ouvertes, on est au contact du quartier, proche de ses passants,
déjà dans son intimité. Déco sobre, chaude, sudiste, dans les "ocres" ; on est loin de l'ostentatoire. Assis là, en plein carrefour, difficile, à l'aveugle, de dire où on setrouve. Car on se sent un peu coupé du temps et de la ville. Les maîtres des lieux, un jeune couple au regard ensoleillé, ont l'air heureux que vous soyez là. Et on se sent vite à l'aise, relax, chez soi. Les vibrations sont bonnes au Chamane.
Côté carte, c'est produits frais, soignés et copieux. Magret de canard, sauce fruits rouges, et poëlée de patates douces, champignons forestiers. Ou alors, on partira sur le roulé de volaille fermière, parmesan, tomates confites... Côté viande ou poisson du marché, ce soir, c'est pièce de boucher (arraignée) ou un bar roti et légumes frais, que le sauvigon blanc du Languedoc accompagnera volontier. Car côté vins, le Chamane risque de vous ensorceler. La maison travaille et connaît sa carte. De plus, on est loin des poncifs que l'on nous rabat. La Côte Roannaise est à l'honneur : le Saint-Romain, seul gamay produit dans cette région, s'avère ici une jolie petite merveille. Vous irez peut-être vers un vin corse élégant et épicé, un Saint-Chinian "délicieusement poivré" ou la Bête, un côte du roussillon village. Les routards opteront peut-être pour le Pinienta, un cabernet-sauvignon chilien racé et généreux. En blanc, vous choisirez, entre autre, ce sauvignon languedocien rond et gras, ou Fleur de Lys, un Cour Cheverny sur "l'acacia, le miel" comme le commente notre hôte. Manque peut-être un blanc plus sec à l'appel, type ménetou salon ou vermentino de provence. Le tout pour une addition très raisonnable.
Vous resterez certainement flaner dans le quartier, vous sentant comme ensorcelé par les arômes et les saveurs que vous aurez cottoyés, habité par la délicieuse impression de vous être laissé envoûté, le temps d'un diner.
Le Chamane, 129 rue Saint-Maur, Paris 11 ; 01 48 05 43 99.
Photo 1 : Fabrice Le Glatin, chamane en Equateur. Photo 2 : PRP (la rue du Faubourg du Temple, Paris 11) ; photo 3 : Gérard Lavalette (laverie à Oberkampf, Paris 11).
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jeudi, 08 mai 2008
Vite une terrasse! (A Paris)
Pour éviter ceux qui n'en manquent pas, trouvons des endroits à l'air pur. Pour voir le bon côté des choses, le réchauffement de la planète n'a pas que des effets négatifs. Ne permet-il pas de dîner en plein air, à cette légère brise de venir flirter avec votre peau, et d'échapper à l'insupportable odeur de ces fumeurs? Problème, en dehors des terrasses-trottoirs où il est toujours agréable de manger dans le bruit et les odeurs de pots d'échappement, pas facile de dénicher des adresses insolites, tranquilles et à l'abri de toutes ces formes de pollution. VINSURVIN a peut-être la solution...
PARIS INTRA-MUROS
- Les classiques "trottoirs"
La Gioconda (1 rue Brochant, Paris 17 - 01 42 26 75 29) : un italien géré à l'italienne par Luigi (ma, prego, va bene... et tout le folklore), au bord du square des Batignolles. Très classique mais efficace. Carte des vins italiens très correcte.
Le Café des Anges (66, rue de la Roquette, Paris 11 - 01 47 00 00 63). A 2 pas de Bastille. Bistrot parisien: bon, copieux et pas cher.
Les Lucioles (102 bld de Ménilmontant, Paris 20 - 01 40 33 10 24). Bistrot parisien: sympa, pas cher. Larges trottoirs du boulevard. Promenade digestive au Père Lachaise.
- Les p'tits coins de paradis.
Restaurant Paul (15, Place Dauphine, Paris 1er - 01 43 54 21 48). Français. Pour la terrasse sur la Place Dauphine.
Au Virage Lepic (61, rue Lepic, Paris 18 - 01 42 52 46 79). Gastro, excellent, abordable. Réserver.
Le Bistrot des Dames (rue des Dames, Paris 17). Pas mal.
Le Limonaire, 21, rue Bergère, Paris 9. Cuisine de grand-mère, peu chère! Sans compter les airs de chansons françaises.
Passage de la Main d'Or, Paris 11. Divers bars à vin.
- Les Top de chez top.
Le Café de l'Homme dispose au Trocadéro d'une des plus belles terrasses de Paris. En plein face à la Tour Eiffel et au milieu de sculptures monumentales, vous pourrez prendre le soleil à partir de midi avec une des plus belles vues sur Paris : 17, place du Trocadéro, 75016 Paris. 01 44 05 30 15. www.lecafedelhomme.com
Les Ombres (Les Ombres, 222 rue de L'Université - 75007 PARIS - 01 47 53 68 00). Au dernier étage du Musée des Arts Premiers du Quai Branly, l'architecture est signée Jean Nouvel et le restaurant baigné de lumière. La terrasse donne sur la Tour Eiffel et les toits de Paris. Cuisine tendance où les épices sont reines.
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dimanche, 09 mars 2008
Brasseries Art Nouveau: pour le décor!

La Fermette Marbeuf, Paris 8.
Note publiée le 1er juillet 2006.
Je suis le premier surpris! Habitué des lieus intimistes perdus au milieu de nulle part, des restaurants petit-formats à cuisine inventive, des bouis-bouis chiliens ou marrocains planqués entre le 10ème et le 20ème, les grands établissements parisiens également appelés brasseries me semblaient peu attirants. Les immenses salles touristico-populaires brassant des tables d'américains extravagants et bruyants, s'exclaffant bouches pleines, et postillant moult terrines ne pouvaient en aucun cas attirer ma sympathie. C'est par un concours de circonstances que je me suis retrouvé attablé mercredi soir dernier à la Fermette Marbeuf. En compagnie de Dorothée.
Ce qui séduit de facto est naturellement le lieu en tant que tel et sa décoration Art Nouveau. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ces grandes brasseries parisiennes sont si convoitées: ces salles immenses aux sublimes et riches décors nous plongent dans le Paris des années 1890-1914. Ah, la Belle Epoque! Des lieus fréquentés par les âmes de Gustave Klimt, de Gaudi et peut-être même de Gatsby le Magnifique.
En 1898, la Fermette Marbeuf est une simple salle à manger d’hôtel ; Mr Hurté, jeune architecte de talent et le peintre Wielhorski réalisent un authentique décor de l’Art Nouveau. Tombé dans l’oubli, il sera redécouvert, par hasard, lors de travaux en 1978. La Fermette Marbeuf 1900 est, à deux pas des Champs-Elysées, un lieu unique à admirer, classé monuments historiques.
L'autre grande surprise réside dans le respect du classicisme gastronomique français. Un tantinet ringard mais professionnel, le service ne souffre d'aucun défaut particulier. Les serveurs ont même un certain sens de l'anticipation. Le service est fait promptement. Les deux plats arrivent en même temps. Le magret est rosé et non à point comme c'est trop souvent le cas. Le vin (un honnête 1ère Côte de Blaye 2003) arrive chambré et non chaud. Dans l'assiette, rien de Nouveau ni d'artistique mais on y déguste des grands classiques tels que le feuilleté aux escargots-beurre d'ail soufflé, rognon de veau "grand mère", brioche façon pain perdu caramel au beurre salé... La crême brulé arrive froide malheureusement. Ceci dit, elle est à la vanille et non à tout et n'importe quoi comme certains établissements les proposent, se croyant originaux.
En substance, on passe un très bon moment parce qu'on y mange bien, parce qu'on y est bien traité et parce que l'endroit est vraiment très joli.
Accessoirement, l'Art Nouveau s'exprime dans une myriade d'endroits à Paris. De nombreuses entrées de stations de métro sont en fer forgées (comme celles des Abbesses par exemple). L'escalier en fer forgé, le dôme, la balustrade des Galeries Lafayette furent construits en 1913 par Louis Majorelle. On trouve au 29, avenue Rapp une façade d'immeuble construit en 1901. L'intérieur du restaurant Maxim's fut construit en 1899. L'intérieur du restaurant le Train Bleu, Gare de Lyon, est Art Nouveau. Sans oublier les mythiques Chez Chartier et Montparnasse 1900.


Rediffusion. Note parue le 24.01.2007.
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samedi, 08 mars 2008
Ballade-apéro-ballade-à table (BaBà)
Ce soir, c'est soirée BaBà. Le BaBà est un concept vieux comme le monde mais que nous négligeons encore trop, surtout lorsque, contrairement à moi, l'on possède une voiture. Le BaBà est né de cette fâcheuse manie qu'ont les parisiens d'arriver au restaurant à l'arrache. En d'autres termes, après une journée bien remplie, un saut à la maison et trois heures à tourner en rond pour trouver une place (pour ceux qui habitent Boulevard Voltaire et qui se rendent rue de la Roquette en voiture, ou qui considèrent qu'Avenue d'Italie-Butte aux Cailles, ça ne se fait pas à pied!), on a besoin de mettre tous les éléments de son côté pour bien débuter la soirée. Et surtout pour la finir puisque l'on trouvera au mieux une prune sur le pare-brise, au pire un sabot, pour stationnement gênant. Alors comment procéder?
Ta caisse au parking tu laisseras.
D'abord, on ne va pas prendre sa "caisse"(objet roulant, bruyant, puant et polluant). On va prendre le métro. Voire un bus pour se rendre sur le premier lieu de rendez-vous. Vous allez voir: vous allez sortir de la bouche de métro et chercher une place pour vous garer avant de vous rendre compte que vous ne sortez pas de votre "caisse" mais d'une rame de métro, et que, accessoirement, il n'est pas besoin de garer le métro, il le fait tout seul. Résultat: un stress d'économisé. Maintenant, nous n'allons pas nous précipiter dans un restaurant! Il est bien trop tôt! Nous allons boire l'apéro dans un petit bar dans le quartier. Pour ce faire, il va falloir marcher un peu. "Quoi, marcher? On peut pas aller en caisse?". Finalement vous vous laissez gagner par le calme de cette rue et par le bien-être que procure cette petite ballade. "Ca a l'air sympa le quartier! Cool cette petite rue bordée de maisons: ça existe ça à Paris?" Effectivement, dans votre "caisse", difficile de voir quoi que ce soit - occupé que vous êtes à chercher une place et à vous détendre sur le gros c... qu'avance à rien devant. L'apéro s'est très bien passé dans ce petit troquet aux airs de province. Maintenant, direction le restaurant! "On prend la caisse?" Vous avez encore des réflexes d'automobiliste. C'est tout à fait normal. Figurez-vous que le restaurant n'est qu'à un quart d'heure à pied. "Put..., ça fait ch..., c'est super loin 1/4 d'heure, ça peut prendre une heure si y'a des embouteillages." N'ayez crainte. Cela n'existe pas dans le monde des marcheurs. "Waoh, comment c'est paisible ici! Ca change du périf!" On est arrivé! "Déjà?". Vous allez pouvoir passer à table sans être rongé par ces douloureuses questions qui vous taraudent du genre "Est-ce que j'ai bien fermé ma caisse?" "J'espère que je vais pas me la faire voler", "Oh, c'est pas vrai, je suis sûr que je suis garé sur une place pour handicapés." Passablement éméché en sortant du restaurant, vous commencez à chercher votre voiture avec laquelle, évidemment vous allez rentrer. "Et m..., ch'uis garé où?" Le métro va vous ramener, vous allez composer le code en bas de chez vous, vous glisser dans l'ascenceur, puis dans votre lit. Sans avoir eu à tourner trois heures pour trouver une place autour de votre immeuble arrondissement. Vous aurez fait une soirée BaBà et pas une seule fois ne l'aurez eu dedans car c'est là tout le principe de la soirée BaBà, dire bye-bye aux tracas habituels.
Exemple de parcours Babà un dimanche en fin d'après-midi. On peut de passer de la première étape ce soir.
- Arrivée métro Père Lachaise. Déambuler. Se rendre sur la tombe d'Oscar Wilde (Avenue Carette). Par exemple.
- Remonter le Boulevard de Ménilmontant jusqu'au bistrot "Les Lucioles" (102, bld de Ménilmontant). Pause.
- Continuer la remontée du boulevard en direction de celui de Belleville, jusque la station "Couronnes". Prendre à gauche, rue Jean-Pierre Timbaud. Apprécier les librairies coraniques. En approchant de la rue Saint-Maur, repérer les restaurants et se laisser tenter. Exemple: Juan et Juanita (au 82). Un mélange des genres original. Un endroit très relax. Et côté cuisine, on prend son pied.
Rediffusion. Note parue le 15.09.2006.
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vendredi, 04 janvier 2008
J'ai un plan resto (pub)...
Je me baladais sur VINSURVIN, comme si je n'avais que ça à faire, et j'ai remarqué qu'il y avait au moins 35 bons plans resto sur Paris. Vous m'en direz tant. J'avais oublié que VINSURVIN, c'était aussi les bons plans resto à Paris! Un préféré parmi cette sélection du dizième des restaurants dans lesquels je me suis attablé à Paris (oh l'autre...)? Le dernier en date est souvent le meilleur car son souvenir est encore très frais. Eut-il été indigdeste que je ne vous l'aurais guère conseillé. Mais bon, j'ai quand même, actuellement, un faible pour l'Assiette Aveyronnaise : patrons, cartes des vins, plats, ambiance... J'adore!
Autrement, c'est vrai que la Fresque, aux Halles, c'est quand même pas mal. Belle assiette, carte des vins concise mais belle, accueil décontracté, prix aussi. Pas de lézards.
Un p'tit dernier? Bon, c'est vrai que mon chouchou reste RADIS ROSES, rue Rodier, dans le IXème. Cuisine soignée, tradimoderne, du Rhône. Cadre épuré, chaud, pensé. Accueil adorable. Avec une jolie carte des vins en prime.
ICI, 35 bons plans dans les 20 arrondissements du 75. Maintenant, si vous préférez aller manger en banlieue... A ce sujet : essayez LE PERE LAPIN (186 bd Washington 92150 SURESNES ; 01 45 06 72 89). C'est pas mal. Surtout leur Saint-Joseph blanc...
Et bon appétit!
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lundi, 10 décembre 2007
Je me suis régalé!

Prenez l’accent du sud de la France, un accueil chaleureux et authentique, des produits simples et cuisinés à la perfection, et vous obtenez un incroyable dîner à l’Assiette Aveyronnaise, rue de la Coquillère, dans le 1er arrondissement de Paris.
Je m’assieds en terrasse, commande un pouilly fumé mais on me dirige vers un sauvignon. Je tique un peu mais cette moue trahit ma simple méconnaissance de la maison : ce vin est carrément énorme. Rien à voir avec le pouilly fumé pâle, acide et asthénique que j’ai bu aujourd’hui, chose rare au Jujubier, rue Legendre dans le XVIIème.
Eric arrive avec douze heures de retard, les mains pleines de découvertes qu’il est avide de me faire découvrir et de partager. Monsieur est comme chez lui chez l’adorable Georges (photo) et l'hédoniste Dorian : avec notre foie gras poêlé, il ouvre un délicieux 100% sémillon des coteaux du Verdon. La bouteille voyage alentour : un restaurateur de Neuilly, accompagné de sa femme et d’un ami profitent de l’aubaine. Un espagnol à droite y goûte aussi. L’accord met et vin est habile. Ce foie gras poêlé est somptueux. La crème qui l’accompagne vient d’un autre monde. Je suis sur une autre planète.
Un assemblage syrah, grenache rythme la dégustation du gigot d’agneau "sept heures" de Georges. Ce plat dépasse l’entendement. La viande est on ne peut plus tendre. Les saveurs, les arômes et les parfums qui se dégagent de mon assiette me laissent pantois.
D’un énorme mille-feuilles, on nous découpe une jolie part. Léger, aérien et doté d’une fine tranche de poire en son milieu, ce dessert est l’idéal pour terminer ce somptueux dîner.
En substance, un repas gargantuesque pour un prix mini (de l'ordre de 25€ le menu, si je ne m'abuse), dans une ambiance chaleureuse et décontractée : ce serait dommage de rater cela...
L’Assiette Aveyronnaise
14 rue Coquillère
75001 Paris
Tél. 01 42 36 51 60
Fax. 01 42 36 53 93
Métro et Parking : Châtelet
Fermé Dimanche soir et lundi. Contact Email : lesaubergistes2@hotmail.fr

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mercredi, 26 septembre 2007
La fresque.

Un bon plan resto sur VINSURVIN! Ca faisait longtemps! A croire que l'auteur de ce blog passe son temps devant son ordinateur ou mène une vie moniacale. Mes biens chers frères, mes bien chères soeurs, afin de trouver enfin un peu de sérénité et de sortir du cercle vicieux des réceptions et autres dégustations de vin en tout genre, j'ai décidé de rejoindre le couvent des frères Saint-Ouen, dans la Creuse, où, certes, 10 000 m2 de vignes m'attendent mais où j'espère trouver la voix de la paix intérieure. En d'autres termes, disons que l'arrivée de la p'tite Hortense (alias la Callas) n'a pas permis à VINSURVIN d'écumer les dernières bonnes adresses glânées sur, notamment, A Nous Paris (de Monsieur Toinard) et les autres gratuits qui permettent d'éviter le rhume de fesses sur les quais du métro de Paris.
On connaissait déjà le Père Fouettard dans le quartier (avec ses excellents vins du sud-ouest et son ambiance décontractée), il faudra aussi penser à se rendre à la Fresque, ancienne boutique d'un vendeur d'escargot. Déco sobre et chaleureuse, accueil tranquille et cordial, on pénètre ici dans le bistrot-restaurant parisien par excellence. Au menu, ces bons plats bien'd'chez nous pour des prix très raisonnables. Mon magret de canard au miel épicé, joliment garni de diverses purées de légumes, fit de moi un homme comblé.
Côté vins, le jeune patron de la maison soigne le chaland. Quel bonheur de voir des noms tels que cairanne, saint-joseph, rasteau (perle rare du Rhône), saint-chinian, pic saint-loup, bourgueil, entre autres, compter parmi les classiques de la Fresque! J'en connais plus d'un qui devraient prendre de la graine... Sans compter que le maître de maison aime parler vin : un vrai amoureux du terroir français qui multiplie les contacts pour surprendre les amateurs et égayer sa carte. Cela fait plaisir. Au final, après une scéance de shopping dans les halles, à déconseiller aux agoraphobes, où au sortir d'une expo au centre Pompidou, voilà une adresse toute trouvée pour bien manger et bien boire. Promis, juré, il n'y a vraiment aucune chance pour que vous ne puissiez voir la Fresque en peinture.
La Fresque : 100 rue Rambuteau, 75001 Paris - Métro Etienne Marcel ou Les Halles.
Tableau affiché : de Troy Henriksen. Les oeuvres de cet artiste américain sont visibles à la Gallerie W, rue Lepic, Paris 18.
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vendredi, 10 août 2007
De l'égard pour Edgar.
Hier soir, chez Edgar. Pas de Poe, le menu du Square (227, rue Marcadet, Paris 18), quoi qu'alléchant, ne nous dit rien. Le Jujubier (129, rue Legendre) est fermé. Reste ce restaurant un peu plus bas dans la rue Legendre qui, il y a encore peu, s'appelait Le Morosophe et se nomme aujourd'hui Edgar. En espérant que la soirée soit fantastique. La carte est séduisante. La décoration est classieuse, épurée, jouant entre gris, beige et marron glacé. La lumière provenant des spots du plafond est agressive et l'on regrette, à la nuit tombée, qu'elle ne se fasse pas plus discrète, surtout avec du jazz (un peu dépressif) en fond sonore. L'ambiance se veut chic mais pas guindée. L'acceuil est chaleureux.
Nous optons en entrée pour des marinade d'écrevisses à l'huile de truffe sur son lit de céléri remoulade et un duo de saumon en sashimi et mariné, coulis de mangue et caramel de soja. Dans les deux cas, la présentation est très soignée. La première entrée est fade. Le saumon manque également d'assaisonnement mais l'idée est bonne, le met est fin et le plaisir prend forme grâce au Mercurey dont l'acidité et les notes de citron jaune notamment relèvent l'ensemble. Acte I : convenable.
A suivre. Elle : un risotto crémeux au parmesan et pousse d'épinard, et sa brochette de gambas grillées. Très bon, rien à redire. Lui : filets de dorade royale poêlés, tatin de navet au miel au sirop de vin rouge à la canelle. Filets avec un "s"? Mais il n'y en a qu'un! Un malheureux filet de dorade avec un tatin riquiqui et au "croquant" pas très agréable. Ne nous méprenons pas, je ne suis pas venu pour m'empiffrer. Bien au contraire. Mais, tout de même, l'impression d'être servi chichement devient une réalité. Surtout après l'entrée, délicate dans l'esprit, mais très sobre en quantité. Cependant, le filet de sauce accompagnant le filet de dorade est, lui, délicieux. Moi, cynique? Acte II : satisfaisant chez Dorothée. Trop juste pour votre humble serviteur. Où pas de chance ce soir là! Pas le temps de faire une pause, le service est bien trop rapide.
Place aux desserts. Je prendrais bien une assiette de fromage pour me remplir le ventre pour accompagner le vin blanc. Mais il est aux abonnés absents. Pas grave (heum). De fait, ce sera, dans l'ordre, un millefeuille de mascarpone aux fruits rouges et tuiles aux amandes et un cassolette de poires au romarin et miel d'acacia (servie dans un verre à cognac, accompagné d'une boule de vanille). Acte III : très bien.
Et côté vin? Impossible de manquer l'intérêt (si ce n'est la passion) du maître des lieus pour la Bourgogne. Il vient de Dijon. Et ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre! En Cote de Nuit rouge (fautes d'orthographes comprises) : Vosnes Romanée 2004 et Clos Vougeot 1er Cru 2001 (Domaine Mongeard Mugneret) ; Nuits Saint-Georges 1er Cru 2002 (Domaine Faiveley). En Côte de Beaune, on relève un Savigny-lès-Beaune 2004 (sans tiret, sans accent grave, sans "B" majuscule) ainsi qu'un Aloxe-Corton 1er Cru de chez Joseph Drouhin. Nous optons pour un vin de la Côte Chalonnaise, donc ; bien qu'un Chassagne-Montrachet nous tend les bras (enfin, un seul, vu le prix!). Notre Mercurey "Clos Rochette" 2005 du Domaine Faiveley m'est fait goûter chambré. Au secours. A la fin du repas, baignant dans le seau à la glace, il est... glacé! Bonjour les écarts de température. Entre chaud et froid, le vin (qui a souffert) se révèle quand même très bon. La carte des vins est donc très soignée. Pas comme le service. Au final, l'impression générale est mitigée. Si l'on sent que la maison vise la qualité et la finesse, rien de fantastique, ni de catastrophique ne se produisit hier soir chez Edgar. Si ce n'est ces bruits de pas étranges derrière nous sur le chemin du retour.
Voir par ailleurs la critique d'A Nous Paris: Chez Edgar.
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