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samedi, 21 mars 2009

Allons à Lyon !

P220209_10.59.jpgDirection Lyon pour découvrir, le temps d'un week-end, une ville loin des vicissitudes de la vie parisienne, aux airs de province intemporelle et où il fait bon vivre, tout simplement. Lire la suite...

jeudi, 29 mai 2008

Lille aux Trésors!

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Véritable carrefour culturel de l'Europe, Lille apparaît illico presto comme une ville où il fait bon vivre et où même la bière, jadis boisson numéro une, laisse la part de plus en plus belle... au vin! 

Point besoin de prendre un avion pour s'aérer la tête ou de changer d'air. Prenez un train Gare du Nord à 16h. Arrivez à Lille une heure plus tard. Il vous en aurait fallu une heure de plus pour traverser Paris. Voire trois pour les masaubilistes. Sortez de la gare: l'air vivifiant, la fontaine, les premiers immeubles à l'inévitable influence flamande. Déambulez dans la ville au gré de votre inspiration. Laissez le charme agir. Qu'est-ce qu'on est bien! Remarquez comme la voiture se fait rare ici, et donc les bruits et les odeurs qui l'accompagnent. Lille a un train d'avance sur de nombreuses villes françaises --à commencer par Paris-- dans l'espace quasi nul réservé à la bagnole, en son sein. Voilà qui met de bonne humeur, aussi.

Flânons, errons, déambulons alors, et laissons nous guider où le vent nous portera! Comme par hasard, il nous emmène vers le Pot Beaujolais (26 rue de Paris), un bar à vin comme on les aime, notamment pour sa déco typique: les tables et chaises en bois, le zinc, les cadres accrochés aux murs... Comme son nom l'indique, il décline les dix crus du Beaujolais: Brouilly, Chénas, Chiroubles, Côte de Brouilly, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin à Vent, Régnié, Saint-Amour. J'opte pour un verre de Juliénas, puis de Chirouble. Rien à redire.

medium_chez_la_vieille.jpgFilons désormais vers la rue où diner nous aimerions: rue de Gand. Les restaurants ont des devantures plus jolies les unes que les autres et c'est une atmosphère feutrée, confinée et chaleureuse qui attendent les gastronomes. La bougie est de rigueur, la lumière tamisée, les bouches déliées mais discrètes. Le quel choisir? Il y en a trop! Le 18ème, la Cage aux Fiolles (excellente cave à vin paraît-il), le Pourquoi Pas? Nous optons pour un estaminet: Chez la Vieille. Un incontournable? Certainement. Carbonade flamande, flamiche au maroille, coq à la bière, endives gratinées au maroille: autant de spécialités culinaires du Nord qui invitent au festin.  C'est la bière qui accompagnent ces plats. Mon Croze-Hermitage se marie bien avec mon lapin au pruneau! Et quel lieu convivial, quelle atmosphère chaleureuse!

Le lendemain, programme culturel riche et varié. Et il ne sera pas difficile entre deux visites de trouver de charmants lieus pour se restaurer, car ils sont légion ici! Première matinée, premier centre d'intérêt: la maison qui vit la naissance du Général de Gaulle. Elle retrace merveilleusement bien le mode de vie de la famille Maillot (riches industriels Lillois dont le père de Charles épousera une des filles) et le parcours du Grand Charles. De ses vacances, enfant, chez sa grand-mère maternelle rue Princesse, à la place prépondérante de son père professeur de lettre et d'histoire à Paris (et de la religion catholique dans son éducation), en passant par les grands acomplissements politiques et historiques qui ont façonné celui que l'on sait, l'on pénètre au coeur des valeurs qui forgèrent l'homme de l'Appel du 18 juin. Au sortir de ce lieu chaleureux, épuré et gardé intact (à l'image notamment de cette très jolie véranda Art Nouveau), nous vient alors une phrase, non pas du général, mais tout droit sortie de la bouche du Promeneur de Champs de Mars: j'ai faim!

Direction l'adorable petite Place aux Oignons! Nous nous rendons au In Bocca Al Lupo, un restaurant italien. Etonnante, voire déconcertante, cette vulgaire serveuse que le bandeau blanc (genre Ivan Lendl à Wimbledon en 82) rend presque aveugle, dans un restaurant qui se dit acceuillir "une clientèle exigeante et raffinée." L'amabilité de cette dernière est égale à celle d'une porte de geôle congolaise. C'est fâcheux. Heureusement elle est vite relayée par un très agréable serveur. Côté assiettes, cannelloni ricotta basilico et misto di ravioli freschi / huile d'olive. Parfaits. La lista dei vini laisse rêveur: Lombardie, Piémont, Sicile, Toscane... toutes les plus grandes régions viticoles italiennes sont représentées et la carte essaime une belle palette de millésimes. Seul à boire, je me contenterai d'un joli verre de Perdera Jerzu La Mola Cannonau 2001 (Sardègne), très dans l'esprit du lieu: délicat, élégant, aux tanins soyeux, convenablement équilibré et pas vraiment complexe. En substance, en dehors du raté sur la serveuse absolument rédibitoire, le lieu vaut franchement le détour.

L'après-midi, place à l'art. Difficile d'ignorer le sompteux Palais des Beaux-Arts, que l'on confondrait presque avec lamedium_musee_Lille.jpg Mairie de Paris. A l'image de la Descente de Croix de Rubens, des Vieilles et des Jeunes de Goya, le musée de Lille compte, parmi les quelques 2000 toiles qu'il conserve, quelques tableaux qui ont changé le cours de la peinture française :
· Bélisaire de David (Salon de 1781), considéré comme le premier tableau néo-classique ;
· L'Après-dînée à Ornans de Gustave Courbet (salon de 1849), véritable manifeste réaliste, réalisé à contre-courant du mouvement romantique, alors en vogue ;
· Le Sommeil de Puvis de Chavannes (salon de 1867), l'oeuvre préférée de l'artiste, étonnant tableau symboliste qui annonce quarante ans à l'avance, la période bleue de Picasso.

(...) Vers 19h, il est temps de se rendre chez Monsieur Jacques, the bar à vin de la rue de Gand. Malheureusement, nous arrivons cinq jours trop tôt. Le terrain est irrespirable et je marche presque sur les pieds de quelqu'un que je ne vois qu'au dernier moment tant la salle est enfummée, et exigüe de surcroît. Comment apprécie-t-on un vin dans ces conditions? Il paraît que le lieu est sélect. Et bien, nous ne le sélectionnons pas puisque nous faisons promptement demi-tour. Qu'à cela ne tienne, il reste Chez Emile un peu plus haut. Détrompons-nous. Ce lieu est un véritable concept qui allie ambiance boîte de nuit (hauts tabourets où l'on est mal assis, tables rondes à tailles réduites, aucune place pour les manteaux, bonne musique par contre...) et carte des vins assez surprenante.

Dimanche matin, petit voyage au marché de Wazemmes. Odeurs orientales, terrains vagues, Maison Folies, jardins communautaires, le rock'n'roll bar le Wa'Zen. Pour faire court. Un break avec la fasteueuse Lilloise. Dernières adresses culinaires, et dominicales, le Coq Hardi pour son andouille à la moutarde et son verre de Côte de Rhone de chez Chapoutier, et Meert pour les fameux speculos. Puis direction la Vieille Bourse, la Grand Garde, l'Opéra, le Palais Rihour. Ce dernier, qui n'est pas sans nous rappeler les Hospices de Beaune, est l'unique témoin architectural de l'époque où les ducs de Bourgogne régnaient sur Lille. Y sont présentés des tableaux de Louis et François Watteau retraçant les grands événements de la ville entre la moitié du 18è et le début du 19è siècles. On y trouve aussi et entre autre une réplique d'un globe terrestre de Coronelli, récemment exposé au Grand Palais à Paris. 

En substance, il est rare qu'une ville offre autant de satisfaction et le slogan Lille, à chaque pas une découverte n'est pas usurpé. Plus que des découvertes, ce sont des trésors qui vous attendent sur Lille.que témoin architectural de l'époque où les Ducs de Bourgogne régnaient sur Lille.

mardi, 07 août 2007

La Route des Vins en Languedoc.

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Le Pont du Diable, vers Saint-Guilhem du Désert, Hérault.

La Route des Vins en Languedoc. Vous ne trouvez pas ce titre un peu... vague? Non parce que j'aurais pu être encore plus vague avec La Route des Vins en Languedoc-Roussillon. C'eût été fichetrement imprécis, vous en convenez. C'eût en effet sous-entendu que l'on se fût promené sur une distance de 150 km (Montpellier-Perpignan) et traversé un nombre d'appellations invraisemblable (dit-il avec l'accent chantant du sud de la France). Lesquelles, d'appellations? Cabardès, Côteaux du Languedoc, Faugères, Muscats, Saint-Chinian, Limoux, Fitou, Costières de Nîmes, Corbières, Minervois, Côtes de Roussillon et Côtes de Roussillon-Villages, Collioures et Banyuls, et enfin Maury. Mais revenons à moutons, après la Loire, direction l'Hérault. De Paris, prendre l'A75, pour faire large, ou suivre ces indications. Attraction n°1: le Sacré Coeur, vu du périf intérieur. Attraction n°2, quelques kilomètres plus tard: le viaduc de Millau, puis le Parc Régional des Grandes Causses (où Bové jadis gardait ses moutons) et ce paysage lunaire absolument éblouissant. Nous allons ensuite entrer dans le Lodévois, point d'orgue de notre périple.

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C'est là qu'on va? Ben ouais.

Beau comme un joueur de pelote basque espagnol. Nous avons quitté l'A75 pour prendre la N109. Première rencontre après coup de téléphone (pour nous annoncer et nous assurer que notre homme est là) avec Monsieur Coste à Saint-Félix de Lodez. Première dégustation sur un 100% Sauvignon planté sur 1 pauvre hectare à quelques encablures. Délicatement appelé Chemin des Fées, rien d'étonnant pour un magicien comme Coste, succombez à vos premiers émois: un nez pimenté de garrigue et de thym et de miel, un vin floral, rappelant l'aubépine mais aussi les fleurs de pêches de vignes. Goûtez, en rouge, ce VDP Monade du millésime proposé. Assemblage de Syrah, de Grenache et de Carignan (j'y mets des majuscules car je vénère ces cépages), un peu frais (surtout pas chambré, malheureux!), avec une tartine de gros pain de campagne beurré à la tapenade d'olives noires... sur ce, bonsoir. Guilhem Coste, sorte de Hugolin héraultais beau comme un joueur de pelote basque espagnol, passionné de Vin comme un enfant de train électrique, vivant comme un taureau nîmois : à ne manquer sous aucun prétexte. Et vous lui passerez le bonjour!

A deux pas d'ici, prendre la D141 vers Montpeyroux pour goûter des vins plus amples, plus charpentés et dignes des plus belles corbeilles de fruits du pays. Allons chez Marc Cros du Domaine de l'Horgrand! L'acceuil est à lui seul un pur moment de bonheur. Dommage qu'en août les olives dans la cour ne soient pas mûres... L'amour de leurs pays, le goût du travail bien fait et la passion pour les vins fins et élégants (la touche de Madame Cros à n'en pas douter!) se retrouvent dans ce qui apparaît comme le cru numéro un des Cros. Issu d'un assemblage de carignan, cinsaut, syrah et grenache, la robe est profonde, presque noire, aux reflets pourpres. Côté arômes, les petits fruits noirs tels que la mûre ou la cassis cèdent rapidement la place à des notes de fruits mûrs, de cerise confite mais aussi de pain toasté. Poivre, épice et cannelle apparaissent en finale. La bouche est ample, grasse, fruitée, d'un beau volume. Elle est embellie par des tanins amples mais pas exhubérants. Un très joli vin, à l'image de la rencontre avec ce charmant couple.

Poursuivons vers le joli petit village de Puéchabon: D141 à la sortie de Montpeyroux (vers l'est). Passage à proximité du Pont du Diable: attention, paysage somptueux! A gauche, c'est la route vers Saint-Guilhem Coste du Désert, superbe village (genre classé dans les plus beaux villages de France, mais où pullulent pléthore de touristes. A vous de voir, c'est le cas de dire. Sinon, ça vaut le coup de manger dans ce resto en plein air en bord d'Hérault sur la droite en entrant dans le village). D27 puis D32 pour Puéchabon afin de rendre visite à Géraldine Combes dont j'ai découvert le Chasseur des Brousses... chez Lavinia, bd de la Madeleine! Un vin typique de la région: frais, jeune, gouleyant, à déguster entre copains sur une viande ou des grillades. Goûtez l'huile d'olive maison: une pure merveille! Voir note vinsurvin ici (avec photo Pont du Diable en prime!).

Seulement trois vignerons? Oui, seulement trois! Car kyrielle de vignerons-éleveurs vous trouverez en sillonnant les routes de cette magnifique région, et notamment dans les trois villages dont je viens de vous faire les éloges. Il faut dire aussi qu'entre chaque visite, vous en aurez des choses à faire. Pas très loin, au nord de Saint-Guilhem du Désert, vous plongerez dans le Cirque de Navacelles. Au nord-ouest de la ville de Clermont-l'Hérault (que vous aurez visitée, elle, son marché et sa foire au vin) se trouve le Lac du Salalgou (destiné à refroidir une centrale nucléaire qui dut un temps s'installer aux abords du magnifique village fantôme de Celles, abandonné pour la cause puis reconquis par une bande d'irréductibles européens). Campeur, va au Moulin de Siau: à l'ombre, calme et pas cher. Bonne route, bonnes visites, bonnes dégustations!

Les coordonnées des vignerons (et ronnes) mentionnés ci-dessus.

Guilhem Coste, 4 Placette, 34700 Saint-Félix de Lodez. (Téléphone disponible sur demande sur  vinsurvin)

Marc Cros, 5, rue du Barry, 34150 Montpeyroux, 04.67.96.68.40

Géraldine COMBES, Au Mas des Brousses, 34150 PUECHABON TEL/FAX : 04.67.57.33.75

PETITE REVUE PHOTOS

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Les Gorges de l'Hérault
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Descente vers Navacelles
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Celles
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Village héraultais
(Photos VINSURVIN.)

 

vendredi, 03 août 2007

La Route des Vins en Loire.

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Certains se demandent par quel bout commencer pour s'en débarrasser.

Bonjour, bonjour! Heureux de vous retrouver après ces quelques semaines en mode silence. En espérant que vous avez passé de bonnes vacances ou que vous vous apprêtez (enfin!) à quitter le boulot pour vous rendre sur votre lieu de villégiature. De mon côté, pas d'anecdote du style Le Vin En Bretagne ou Les meilleurs Vignerons Bretons : c'est ici, puisque je me suis contenté de déguster mes bag-in-box de merlots languedociens et autres rosés du Gard, fort sympathiques ma foi, à l'aide de quelques acolytes, fort sympathiques ma foi, aussi. L'on trouve pourtant de longues et larges étendues vertes sur les plages bretonnes. Et certains se demandent même par quel bout commencer pour s'en débarrasser. Rien à voir avec la vigne par contre... Frustré de ne pouvoir fouler les vignes de mes amis producteurs, de palper des grappes ou de goûter des VDP sur la terrasse vers 6 heures du soir, je me vengerai dans quelques jours, du côté de Cairanne et de Gigondas. Entre autres. Et je vous raconterai!

Certains d'entre vous n'ont peut-être pas encore choisi de destination précise où se reposer. Vinsurvin vous propose quelques itinéraires oeno-touristiques afin de découvrir de charmants coins de France, de magnifiques vins élaborés avec amour par de non moins charmants producteurs et, cerise sur le gâteau, de rencontrer des vignerons qui sauront, mieux que moi, vous parler de leur vin. Aujourd'hui, la vallée de la Loire.

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LE TRIANGLE D'OR BOURGUEIL - SAUMUR - CHINON 

Réputée pour la richesse de ses vins qui oscillent, pour schématiser grossièrement, entre légèreté, fruité et caractère (on pourrait y ajouter élégance), la vallée de la Loire ne saurait être parcourue en un seul week-end. Je vous propose donc, dans un premier temps, depuis Tours, de prendre direction l'ouest sur la N152 (qui devient E60 par la suite) vers Langeais. Laissez-vous alors bercer le long de la Loire, également appelée Déesse des Fleuves (par moi, ben quoi?). Admirez la luminosité, les couleurs, les contrastes. Gardez un oeil sur la route. Visez les maisons troglodytes sur la droite. Déviez vers la D35, direction Saint-Nicolas de Bourgueil, ville de notre première rencontre.

Etape N° 1. Très bien indiqué à la sortie de Saint-Nicolas de Bourgueil, se rendre chez les très sympathiques Drussé (02 47 97 98 24). Jeunes vignerons, David et sa femme, Nathalie, se feront un grand plaisir de vous faire visiter leur cave troglodyte, de déguster le vin tiré à la pipette à même la barrique. Un lieu magique, un moment privilégié, un vin que l'on n'oublie pas. Photos, détails et commentaires, ici

Etape N°2. Au revoir David, au revoir Nathalie, merci pour la dégustation, et à très vite! Oh, un autre viticulteur, puis un autre, puis un troisième! Obligés de passer notre chemin... Et oui, il faut faire des choix car on aimerait s'arrêter chez tous! Petite scéance de frustration... Pas grave, on va se rattraper : direction Saumur! Des vins sensés être plus légers. Sensés seulement car certains Saumur / Saumur- Champigny s'avèrent très concentrés, puissants et possèdent un beau potentiel de garde. Voyez Le Petit Saint-Vincent de Dominique Joseph à Varrains (5 KM de Saumur) où quatre générations de vignerons se sont succédées à la tête d'une propriété à taille humaine. On dégustera notamment les cuvées Pelo et Crescendo. 100 % Cabernet Franc, des vignes âgées de 50 ans plantées sur un terroir argilo-calcaire sur tuffeau et vendangées manuellement. Couleurs soutenues, nezs intenses et complexes de fruits noirs bien mûrs, longueur en bouche, vins gras avec une belle structure. Tanins puissants mais fondus. Les vins de Dominique Joseph sont assurément parmi les meilleurs à Saumur.

A Varrains, l'on trouvera également refuge chez Didier Sauzay ainsi qu'au Domaine Lavigne.

Etape N°3. Restons sur la rive gauche de la Loire pour nous rendre dans ce qu'il convient de considérer comme la crême de la crême dans la région: Chinon, où une halte s'impose, on n'est pas aux pièces! Où sont les viticulteurs?! Sortir de Chinon. Prendre la D21 (pas la D8 pour ne pas rater le Domaine de Nueil de Laurent Gilloire!), puis à gauche vers la D44. Sur la route, avant Cravant, sur la D21 donc, remarquez cette jolie propriété à gauche: une tourelle, un porche, une belle bâtisse, nous sommes chez Laurent Gilloire. S'y arrêter pour sa magnifique Cuvée des Cigales. Laurent s'est essayé depuis deux ans à un vin plus raffiné, plus élégant: c'est une réussite totale. Mais le bougre nous gratifie également d'un Chinon typique avec son Vieilles Vignes. Rustique à première vue, ce vin nécessite de s'assouplir trois bonnes années avant d'offrir la quintessence du cabernet: du fruit, du corps, de la longueur, de la générosité, du plaisir. Les Cigales vous en coûtera dans les 7,20€ pièce, les Vieilles Vignes n'excède pas les 5€! Un rapport qualité / prix exceptionnel. Autre rapport oenologico-économique intéressant chez Christelle Pérais-Sourdais, à Cravant: 4,30€ le Moulin à Tan 2005! Personnellement, j'en raffole. Cette cuvée offre en bouche tendresse, sensualité et gourmandise. Rien que ça! A acheter les yeux fermés.

Pour terminer ce périple oeno-touristique, on ne peut pas ne pas goûter les vins de Bernard Baudry, toujours à Cravant-les-Coteaux. Dans une autre gamme mais à des prix restant raisonnables, Bernard Baudry fait battre le poul de Chinon dans ses vins. Rabelaisien dans la gourmandise et la générosité que confèrent ses millésimes à l'amateur, Bernard Baudry apporte une touche impressionniste à ses oeuvres. J'en veux pour preuve le Clos Guillot ou les Grézeaux qui auraient conduit un Monet, un Renoir ou un Van Gogh tout droit aux vignes pour les mettre en peinture.     

Notre première balade dans les vignes et chez les vignerons est terminée. Ne vous reste plus qu'à suivre ces traces! Il est toujours préférable de téléphoner avant de rendre visite à nos artistes. Cependant (mais ne leur dites pas que je vous l'ai dit!), il est parfois difficile de ne pas frapper à certaines portes tant elles semblent vous ouvrir leur bras et vous inviter à la conversation... et à la dégustation!  Je pense au Domaine Philippe Alliet, à Cravant, encore une fois! Bonne route, bonnes visites, bonnes dégustations!

Les coordonnées des vignerons mentionnés ci-dessus.

David Drussé, 1, Impasse de la Villatte, 37140 Saint-Nicolas de Bourgueil, 02.47.97.98.24

Le Petit Saint-Vincent, 10, rue Rogelins, 49400 Varrains, 02.41.52.99.95

Didier Sauzay, 93, Grand'rue, 49400 Varrains, 02.41.52.91.30

Domaine Lavigne, 15, rue des Rogelins, 49400 Varrains, 02.41.52.92.57

Laurent Gilloire, Domaine de Nueil (sur la D21), 37500 Cravant-les-Coteaux, 02.47.93.19.24

Christelle Pérais-Sourdais, 10, le Moulin de Tan, 37500 Cravant-les-Coteaux, 02.47.93.22.72

Bernard Baudry, 9, rue de Sonnay, 37500 Cravant-les-Coteaux, 02.47.93.15.79

 

 

mercredi, 11 juillet 2007

UNE SOIREE DANS LES VIGNES…

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En juillet et août 2007, les vignerons de l’appellation Touraine vous font vivre des soirées inoubliables. Vingt deux soirées pour découvrir les paysages viticoles.

Située sur la plus longue route touristique des vignobles de France, l’appellation Touraine (5 500 ha principalement dans le département du Loir-et-Cher) propose aux touristes de découvrir ses paysages et de déguster ses vins.

Des plateaux de la Sologne viticole aux coteaux du Cher et de la Loire, suivre la route des vignobles de l’appellation Touraine, c’est découvrir l’étendue du patrimoine viticole et des sites touristiques et historiques en suivant un itinéraire choisi pour la qualité de ses paysages, loin des grands axes de circulation.

Déroulement des soirées.

De mi juillet à mi août 2007, à partir de 17h30, un vigneron de l’appellation Touraine vous accueille gratuitement et vous conduit sur les sentiers, à la découverte de la beauté des paysages viticoles et des terroirs. Un arrêt dans le vignoble et vous partagez la passion du métier le temps d’une explication. Enfin, après la visite du chai, vous appréciez la dégustation des vins de Touraine accompagnés de spécialités gastronomiques.   

Planning des soirées.

 

 

11 juillet : Domaine Biet, à Seigy (41)

19 juillet : Château de Quinçay, à Meusne (41)

20 juillet : Les Vignerons des coteaux Romanais, à St Romain sur cher(41)

24 juillet : Domaine de la Girardière, à St Aignan sur Cher (41)

25 juillet : Cave du Père Auguste, à Civray de Touraine (37)

26 juillet : La Chapinière de Chateauvieux, à Chateauvieux (41)

26 juillet : Domaine du Coteau, à Monthou sur Bièvre (41)

27 juillet : Domaine de la Renaudie, à Mareuil (41)

27 juillet : Château de l’Aulée, à Azay le rideau (37)

30 juillet : Domaine Jourdain, à Lye (36)

31 juillet : Domaine de la Rablais, à St Georges sur Cher (41)

31 juillet : Domaine du Chapitre, à St Romain sur Cher (41)

01 août : Domaine des Roy, à Pontlevoy (41)

02 août : Domaine de la Bergeonnière, à St Romain sur Cher (41)

03 août : Domaine Janvier, à Thésée la Romaine (41)

07 août : Domaine du Bien Vivre, à St Romain sur Cher (41)

08 août : Cave de Monmousseau, à Montrichard (41)

09 août : Domaine des Pierrettes, à Rilly sur Loire (41)

10 août : Domaine du Vieux Pressoir, à Rilly sur Loire (41)

11 août : Domaine de la Doltière, à Chateauvieux (41)

14 août : Château des Couldraies, à St Georges sur Cher (41)

17 août : Domaine Pibaleau, à Azay le rideau (37)

Une Soirée dans les vignes 2007

Renseignements et réservations : Office de Tourisme Val de cher Saint Aignan : 02 54 71 77 23

Organisation : Syndicat des Vins de l’Appellation Touraine : 02 54 75 55 96

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mercredi, 07 mars 2007

Flamands roses à Bruxelles.

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 Ballade Art Nouveau.

Après ce long silence, vinsurvin reprend du service. Content de vous revoir. Et merci de rester fidèle. Il s'avère qu'en mon absence les stats ont explosé! N'est-ce pas paradoxal? Vous n'êtes jamais autant à visiter ce blog que lorsque je ne publie rien! Faudrait-il donc que je cesse toute activité?!

Dans la catégorie Bons Plans Week-End, après ce (génial) week-end passé à Bruxelles, petite rétrospective des lieus à voir, des restos où manger. Et si lire vous fatigue, déroulez jusqu'à la fin de la chronique: il y a plein de photos à voir!

A VOIR. Pour bien visiter une ville, rien de telle que la marche! Ce mode de déplacement (de transport?) permet non seulement de (vraiment) s'aérer, de (surtout) ne pas polluer mais aussi d'apprécier une ville dans ses moindres détails. Conseil pratique: le passe transports en commun (tram/métro/bus): 3 jours, 9€. Attention, paradoxe de la ville qui abrite le parlement européen, la carte (Visa ou Mastercard) n'est souvent pas acceptée (petits magasins, restaurants) et les distributeurs, qui en plus de se faire rares, ne tolèrent ces cartes que lorsqu'ils sont placés dehors!

Fondation Jacques Brel.  Projection d'un concert à Knokke, puis d'un entretien avec le grand Jacques. 1h15 extrêmement intéressantes. Même si l'on n'est pas un fan de chez les les fans, difficile de ne pas succomber aux charmes et au charisme de ce monstre sacré.

Musée d'Art Moderne. Au sommet du Mont des Arts, Le Musée royal d'Art moderne de Bruxelles conserve des œuvres de la fin du dix-huitième siècle jusqu'à la période contemporaine: peintures, sculptures et dessins. Le musée offre, entre autres, un aperçu des oeuvres de De Smett, Permeke, Magritte et Delvaux. Mais c'est bien tout... Le musée se situe dans la continuation logique de l'évolution artistique qui débute dans le musée d'art ancien voisin. Il font partie des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Musée des Beaux-Arts d'Ixelles. Situé au sommet de cette rue Van Volsem qui ne paie pas de mine et à l'écart des circuits touristiques, ce musée est en premier lieu très intéressant par son esthétique intérieure. Blanc, cubique, sur différents niveaux, offrant de beaux volumes, il est à lui seul une belle attraction pour l'oeil. Côté peintures, le musée s'enorgueillit d'une riche collection d'oeuvres des XIXème et XXème siècles, notamment surréalistes, dont cinq toiles de Magritte, trois de Max Ernst, deux de Miro et la quasi-totalité des affiches de Toulouse-Lautrec. Découverte intéressante des affiches Art-Nouveau d'un certain Meunier. Expositions temporaires de grande envergure.

Le Musée Horta. Clou du séjour avec le Musée Van Buuren: la résidence et l'atelier du plus talentueux des maîtres de l'Art Nouveau (1890-1914), Victor Horta (1861-1947). La maison du célèbre architecte symbolise l'Art Nouveau dans toute sa splendeur. L'intérieur frappe par le souci du détail et l'harmonie des espaces: Horta se joue des lumières et des volumes, dessine un mobilier tout en courbe. Sublime apothéose: la cage d'escalier éclairée par une verrière. Un lieu sompteux! Au sortir de cette visite, on restera flâner dans le quartier où pullulent des édifices Art Nouveau. Le très joli musée de la BD de Bruxelles est également signé Horta. (Ici restaurants Art Nouveau à Paris).

Le Musée Van Buuren. Uccle. Symbole des années Art Déco (1920-1939), l'intérieur de la résidence de ce banquier (bien à l'écart du centre de Bruxelles, sobre, de briques rouges) est resté tel quel depuis l'ouverture du musée: mobilier rare, tapis, sculptures et tableaux de maîtres couvrent cinq siècles de l'histoire de l'art. Le parc est parfaitement complémentaire à cette demeure: Jardin Pittoresque, Labyrinthe, Jardin Régulier, à la mode Art Déco. Un moment tout simplement magique.

En vrac: Antiquités, puces et brocantes du Sablon aux Marolles (places du Petit et du Grand Sablon, Place du Jeu de Balle...) ; quartier Sainte-Catherine (restaurants de poisson) ; quartier du Châtelain-Bailli, Quai aux Briques...

Où manger?

BIG MAMA, Place de la Vieille Halle aux Blés. Le Big Mama est un petit resto sympa à l’ambiance décontractée dont les portes se sont ouvertes durant l’année 2001. Cadre cosy et chaleureux. Accueil soigné et courtois. D’un petit creux (salades ou pâtes) à une grande faim (viandes ou poissons) sans oublier bien évidemment les suggestions du moment, le lieu idéal pour un midi. Belle carte des vins.

L'Huitrière, Quai aux Briques. Classique, très classique, un tantinet has been, service très moyen, cuisine passable. Continuez le long du quai en direction de l'Eglise Sainte-Catherine, prenez la première rue à droite: là se trouve une très bonne adresse... Bonne carte des vins.

Le Pain du Châtelain, 29 Place du Châtelain. Parfait le midi. Très bon acceuil. Atmosphère relax. Cadre rustique et belle table d’hôtes. Variation autour d’un esprit de restauration légère: sandwichs variés, croque-monsieur, salades, quiches, pâtes, omelettes, potages et suggestions du jour. Vin au pichet.

LOLA: Place du Grand Sablon. Contemporain sans être froid, le décor joue sur les volumes, les couleurs, le bois cérusé, la pierre, le verre. Un grand comptoir tout en longueur sert de point de ralliement aux habitués qui adorent s'y installer pour manger le midi comme le soir. Un service et un acceuil extrêmement chaleureux. Une carte des vins très soignée et très ouverte (France, Europe, Etats-Unis, Chili...). Définitivement la meilleure adresse du week-end.

Des vues. Au hasard.

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La Galerie Royale Saint-Hubert.
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Musée Horta. En haut de l'escalier: la verrière, le jeu de mirroir.
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Musée de la BD.

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Enfilades de résidences.
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Place du Jeu de Balle.
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Résidence Van Buuren.
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Labyrinthe.


 

 
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