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samedi, 17 mars 2007

Que de clichés sur le vin!

 

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Aux Petits joueurs, Passage de la Main d'Or, Paris XI. Photo Gérard Lavalette.

Aujourd'hui, hommage à un grand photographe. Vous l'avez peut-être remarqué, deux chroniques de vinsurvin ont été illustrées par des superbes photos en noir et blanc (ici et ). Ces photos sont le fruit du travail de Gérard Valette, photographe parisien ayant souvent pour objectif d'immortaliser sa ville ou ceux qui la composent. Et que de clichés sur le vin puisque Gérard est, précisément, un amateur de vin. En tous cas, de bars à vin! Il m'a même conseillé La Muse Vin, rue de Charonne dans le XIème, un endroit charmant où je n'ai eu que le temps de demander la carte de la maison et de parler deux minutes avec la serveuse, notamment de leur carte des vins extrêmement prolixe. Une adresse où j'irai sans faute!

Les photos de Gérard cadrent magnifiquement avec vinsurvin et j'avais envie de le remercier une fois de plus de me permettre, très généreusement, d'agrémenter mes modestes chroniques avec ces superbes clichés. C'est pourquoi, j'aimerais vous inviter à aller faire un tour sur parisfaubourg.com, le site de Gérard, et vous régaler de ces photos. Du grand art à un clic d'ici. 

Brève de comptoir

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Brève de comptoir. Photo Gérard Lavalette, Paris.

Combien sont-ils ces restaurateurs, ces bistrotiers, ces français à tenir le discours selon lequel "en France, on a du bon vin"? Et combien sont-ils à servir et/ou à boire de la vinasse? Trop nombreuses sont aujourd'hui les cartes des vins à faire pitié tant quantitativement que qualitativement. Récemment encore, alors que les premiers rayons de soleil perçaient le ciel de Paris, je me rendai, accompagné d’un ami, rue des Abbesses (dans un bar portant le nom d’un grand vin du Val de Loire), dans l’idée de boire un petit blanc des bords de Loire. Mal m'en prit.

Un bourgogne à peine passable. Il faut bien le dire, le premier apéro en terrasse de l’année à quelque chose d’assez jouissif. Il devrait, par ailleurs, se dérouler dans les meilleures conditions. Malheureusement, au premier coup d’œil de la bien maigre carte des vins de ce bar montmartrois, une seule envie vous gagne: partir en courant. Effectivement le café propose bien un "Sancerre", mais l’origine de ce dernier n’est nullement précisée. En déduire que c’est un vin de négociant, générique, extrêmement moyen. En dehors de ce Sancerre, qui d’ailleurs lorsqu'excellent peut en dérouter plus d’un de par sa minéralité, on propose un « Chardonnay », (cépage que l’on cultive… dans le monde entier) et dont la provenance n’est ici guère précisée. Il y a donc fort à croire en l'absence de ce type de renseignements que ce vin sera très moyen. Egalement suggéré, un Bourgogne aligoté (censé être meilleur car portant l’appellation « Bourgogne » – donc vendu un peu plus cher). Je ne sais comment ces "aligotés" se sont taillés une telle réputation (peut-être du fait de l'épithète assez joli, il faut le dire) car ils sont en règle général à peine passables. Rien d’extraordinaire sur la carte, donc. Nous optons pour le Chardonnay. Il n'est pas frais. Il est fade, sans arôme ni relief et présente une acidité plus que prononcée. Et bonjour les sulfates sans aucun doute. Franchement pathétique. A faire honte au premier vigneron venu. Même les anglaises, qui raffolent de "chaadeuneille", ne l'aurait pas bu. Ce picrate de comptoir ternit quelque peu notre apéro. On sent en effet que ces patrons de grandes enseignes, incultes en vin, se moquent carrément du monde. Alors qu'en faisant un effort, il leur est tout à fait possible de proposer des vins bons, tout en gardant les mêmes marges. Ont-ils en outre conscience qu'ils se font abuser par leurs fournisseurs? Heureusement qu'ils ne vendent pas de soleil en terrasse, ce serait une vulgaire lampe. Dieu merci, ce jour là, le vrai soleil donne, et c'est ce qui compte.

Usurpation de patrimoine français. On espérerait d’un bar se trouvant dans une des rues les plus charmantes de Paris qu'il se targue d’une carte bien plus élaborée. En outre, avec un nom évoquant l’un des plus grand vins de la Loire, on est également en droit de se voir proposer des noms tels que Pouilly Fumé, Ménetou Salon, Reuilly, Quincy ou même un simple Sauvignon de Touraine. Mais non, rien. En France. A Paris. A Montmartre. Appelé son café "Sancerre" quand on sert de l'eau de vaisselle est une véritable insulte à la culture française. Il y a usurpation de patrimoine français. Je propose qu'on interdise à ces bistrotiers d'user et d'abuser de terminologies appartenant à la viticulture française. Mettant à mal l'image du vin français, profitant de la clientèle, négligeant la culture française, qu'on les oblige à démonter leurs enseignes et à baptiser leurs établissements à la hauteur (que dis-je, à la bassesse) de la médiocrité de leurs produits. Que croient-ils? Qu'il suffit de coller "Sancerre" ou "Chinon" en haut de sa porte pour vendre du bon vin?! Que la simple présence dans un joli quartier autorise à servir n'importe quoi? Que les clients sont ignares?

"Au picrate", "La Vinasse des Abbesses" ou "Le vinaigre de Montmartre" sont autant de jolis noms que je propose à ces ambassadeurs du mauvais-goût. Ceci dit, dans la jungle de la médiocrité bistrotière à la française (une véritable tendance), certains petits bars nettement moins rutilants offrent parfois des choses magnifiques, tout simplement parce que le patron s’intéresse à la chose. Et ne se moque pas de sa clientèle.

Ignorance? Négligence? Incompétence? D'où vient cette ignorance? Pourquoi cette négligence? Que faire contre cette incompétence chronique des cafetiers français? Le leur dire. Les avertir. Les alerter. Quoi qu'il en soit, ce manque d’intérêt traduit une certaine cupidité, notamment dans un quartier fréquentés par des étrangers qui "n’y connaissent rien en vin". Ce qui est un cliché, messieurs les bistrotiers. Notons également la domination de Bordeaux génériques (souvent mauvais) dans grand nombre de bars et de restaurants français. Comme si la Loire, Le Rhône, le Languedoc, le Roussillon, la Corse, le Sud-Ouest ou l’Alsace n’existaient pas! De toute façon, tant que le Bordeaux restera la référence suprême dans la tête du consommateur lambda, la belle hérésie poursuivra son chemin.

Alors que faut-il boire mon bon Monsieur ? Peut-être ne pas être trop regardant dans certains cas. Profiter du soleil et de la présence des amis. Car normalement, eux sont de très bonne facture! "Heu, vous pourriez pas me changer mon copain, là, parce que franchement, ça ne va pas du tout." "Mais certainement, Monsieur."

mercredi, 14 mars 2007

Des chroniques en fermentation.

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Je blogue donc je suis.

Les stats de vinsurvin affichaient des taux de visites record hier encore alors que ce blog se voit dépourvu de tout mise à jour fraîche et exhaltante. J'entends dire à gauche, à droite, au centre: quid des chroniques fruitées et gouleyantes dont nous nous délectons? Où sont passées les impressions nées des visites chez ces sympathiques vignerons (et Chinon, t'as pas parlé de Chinon?)? Pas de nouveaux bars à vin en vue? Pas de nouveaux restos? Faut-il que nous nous satisfaisions des critiques du Figaro ou de ces gratuits qui jonchent les sols de nos villes? Et la jouissance éprouvée à la dégustation d'un vin? Et ces envolées lyriques emporté par des fantaisies ludique et pensant à Lili Brik ou Vladimir Maïakovski?

La réponse à ce silence est bassement matérielle. C'est en direct d'un taxi phone, tel un routard perdu au coeur de l'Atlas, que j'essaie de garder le contact avec ma communauté. La bête, tellement mise à contribution, a rendu l'âme. Je la récupérerai vendredi avec un cerveau neuf. Et tel un enfant privé de son vélo pendant trop longtemps, tel un psychpathe de la chronique, je me déchaînerai et pourrai laisser jaillir ces chroniques qui sont actuellement à l'état de fermentation. En espérant qu'elles n'aient pas le goût de bouchon.

Le programme pour les semaines à venir est chargé.

Chinon: Petit bilan des visites de Christelle Pérais-Sourdais, de Laurent Gilloire et surtout la très belle découverte des vins de Bernard Baudry. Du fruit, du corps et de l'élégance, je ne vous dis que ça...

Compte-rendu de la dégustation chez Cavesteve, Paris IV, vendredi 16 mars. Au programme:

- Chenin blanc d'Afrique du Sud, SPIER 2006

- Pinot gris argentin, BODEGA LURTON 2006

- Sauvignon du Chili, ARAUCANO LURTON 2006

- Bin 65 australien  2005, de LINDEMANS

- Rosés Espagnol Hermanos, LURTON 2006 et Rosé Bio Terra Sana,  LURTON 2006

- Zinfandel californien BERINGER, Stone Cellars 2005

- Cabernet sauvignon du Chili  Araucano, LURTON 2005

- L'ingwe d'Alain Moueix (Afrique du Sud), ALAIN MOUEIX 2003

- le Pinotage d'Afrique du Sud, SPIER 2005

Et en dessert, un Maury LURTON 2003, le vin idéal sur le chocolat  

Petit point sur le rendez-vous avec Monsieur Guillaume Barthélemy, que je rencontre demain autour du Marché Saint-Honoré, et qui est à la recherche de personnes pour animer des dégustations, que je souhaite les plus décomplexées, mais toutefois solides dans le contenu. Pour faire face à la croissance de ma boîte, je suis en perpétuelle recherche de personnes ayant le profil. Rarement de purs sommeliers mais des gens avec bien d’autres centres d’intérêts, des carrières parallèles… De quoi développer l’humilité et l’ouverture. Une expérience nouvelle: et pourquoi pas?

Le Saviez-vous? Toujours et encore des trucs et astuces autour du vin...

Chroniques et critiques diverses... ça va sans dire! Y'a du nouveau bar à vin dans l'air!

Merci encore de votre fidélité. Et à très vite alors sur vinsurvin, producteur de chroniques oenophiles.

samedi, 10 mars 2007

NO NEWS, BAD NEWS

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.. demandé vinsurvin, ne quittez pas... Vous avez demandé vinsurvin, ne..

En direct du taxi-phone, avenue de Saint-Ouen, Paris XVII... En raison de défaillances technique (ordinateur en rade) et physique (grippe), vinsurvin n'est pas en raison d'assurer la moindre chronique.

Qu'à cela ne tienne, je vous invite et vous laisse tout le loisir de vous assoir confortablement dans votre fauteuil et de lire au gré de votre temps et de vos envies. A ce sujet, il vous suffit de CLIQUER ICI afin de profiter du best of récemment publié: une sélection des meilleurs posts de vinsurvin.

Au plaisir de vous retrouver sur vinsurvin. Dès Mardi!

VINSURVIN, PRODUCTEUR DE CHRONIQUES OENOPHILES.

 

mercredi, 28 février 2007

VINSURVIN: LE BEST OF.

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LA COMPILATION DES MEILLEURS POSTS SIGNES VINSURVIN.

1. ERRARE HUMANUM EST. CLIC ICI. Quand un viticulteur prend sa revanche sur un critique de vin trop zélé.

2. DEMAIN SOIR, EVITEZ LE RIDICULE. CLIC ICI. Conseils pour boire en société.

3. CE SOIR, SOIREE BABà. CLIC ICI. Conseils pour parisiens automobilo-dépendants.

4. LA DECISION QUE JE N'AI PU PRENDRE. CLIC ICIOu l'art de respecter ses engagements.

5. QUEL VIN A L'APERO? CLIC ICIQuels blancs? Quels rouges? Quelles régions? Quels pays?

6. ACCORDS METS ET VINS POUR LES NULS. CLIC ICI. Je vous recommande "Petits Meurtres Entre Amis".

7. LA RHONES VALLEY. CLIC ICI. Ces vins fantastiques au sud de Vienne.

8. VIVA ESPANA! CLIC ICI. Un joli dossier sur l'élégance viticole espagnole.

9. L'ADRESSE DE LA SEMAINE. CLIC ICI. Un bon bar à vin parisien. Parmi tant d'autres.

10. BON PLAN RESTO. CLIC ICI. Un resto, parmi les nombreux sélectionnés, testés et critiqués sur vinsurvin.

samedi, 24 février 2007

Mise au verre.

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Le "Y" formé par la rencontre de La Loire (au nord) et de la Vienne (au sud-est)

 

Lui: "Qu'est-ce qu'on fait ce week-end?"

Elle: "On est pris. On va chez ma soeur."

L: "Génial. Et le week-end prochain?"

E: "Heu, rien de spécial... je pensais inviter ma mère..."

L: "Encore? Allons plutôt acheter du vin chez des vignerons!"

E: "Oh, oui, très bonne idée mon amour!"

L: "Embrassons-nous alors!"

E: "On a pas un peu l'air con, là?"

L: "Si, mais c'est voulu, c'est le rédacteur de vinsurvin qui part un peu en vrille, ça va lui passer, ne t'inquiète (...)" 

VINSURVIN avait déjà abordé les plaisirs que procurent les visites chez nos vignerons dans cette note du O4 mai 2006. On remet le couvert. Peut-être parce que votre humble serviteur passera une partie de son week-end sur les bords de la Loire, le long de cette petite route sinueuse de Luynes à Langeais (entre le fleuve et les maisons troglodytes), vers le joli village d'Ingrandes de Touraine, avant de traverser la Loire vers Candes-Saint-Martin et Chinon. Loin d'être blasé par ces escapades, excité à l'idée de partir vadrouiller sur les routes de France entre Paris et l'Anjou, l'amateur de vin est en effet, d'abord et avant tout, un amoureux de la France, un curieux de nature et un éternel assoiffé. De découvertes et de rencontres. Qui a dit "et un alcoolique!"?

Choisir sa région. Question: comment organiser sa sortie cave, son pélerinage bacchusien, sa tournée des grands ducs? Facile. La première visite peut se faire dans la région viticole la plus proche de chez soi. Les parisiens auront le choix entre la Loire (Touraine ou Centre-Loire, rien à voir), la Champagne (un peu cher pour une première tournée), la Bourgogne (Chablis, notamment, est ce qu'il y a de plus proche de Paris) et la Corse (pour ceux qui ont un hélicoptère). Cependant, la route des vacances offre un choix de régions pléthorique.

Cibler le type de vin désiré. La région choisie peut aussi correspondre à des vins dont on a envie ou que l'on ne connaît pas forcément et que l'on aimerait découvrir plus en détail. La Touraine apparaît donc comme la région idéale avec ses vins non dénués de caractère, mais légers et facilement abordables par tout le monde. Gamay et sauvignon de Touraine, Chinon et Saint-Nicolas de Bourgeuil sont des exemples types. Sans compter l'Anjou (Saumur, Champigny). Par ailleurs, cette escapade permettra de faire plus ample connaissance avec les cépages d'une région, les conditions et les méthodes de travail des vignerons.

medium_Chinon.jpgChoisir ses domaines. La chose peut-être la plus difficile. Car la subjectivité y joue un rôle prépondérant. Alors, de deux choses l'une. Où l'on se munit de son guide (Hachette. Ou Fleurus, pour moi) que l'on aura préalablement potassé, où l'on y va au petit bonheur la chance. Mélanger les deux fait également très bien l'affaire. L'avantage du guide est qu'il nous renseigne sur des éléments non négligeables (adresses précises, critiques des vins, ordre de prix...) et qu'il permet de passer un petit coup de fil pour s'annoncer, mais il enlève aussi une certaine part de magie: difficile de résister à cette vieille ferme dont le vieux porche et le donjon en pierre invitent au voyage. Intéressant aussi d'aller à la rencontre de jeunes vignerons avec qui, selon votre âge, le contact sera peut-être (mais pas forcément) plus facile, et aujourd'hui empreints d'une vraie vision et d'une vraie philosophie autour de leur vin. Comment les repérer? A votre avis, des deux couples, qui sont les plus jeunes: "Nathalie et David" ou "Hubert et Gisèle"? Enfin, ne pas manquer de rendre visite à une vigneronne.  

Limiter les dégustations. Une visite chez les vignerons n'a pas pour but de passer sa journée ou son week-end à s'en mettre plein le nez. D'abord parce que vous serez régulièrement au volant -à moins de nommer un(e) conducteur(trice) sobre, ensuite parce que les vignerons ne sont pas des barmen et puis parce qu'il s'agit de "goûter" du vin, pas d'en boire. Peut-être apprendrez vous à cracher ce que vous absorberez. De fait, j'estime que deux domaines le matin à partir de 11hOO (trois grand maximum) et deux en fin d'après-midi sont largement suffisants. Si l'on reste deux jours, deux à trois visites par jour sont amplement suffisantes pour bien apprécier ce que l'on goûte et être à même de faire des différences. Sachez qu'un vigneron peut vous faire trois, quatre cuvées différentes.

Quel budget? Le budget à lui seul peut déterminer vos visites. Difficile de se rendre chez un vigneron qui vous accorde du temps et de ne pas sortir sans acheter deux, trois bouteilles, qui s'avéreront ne serait-ce que des souvenirs! Il faut avant tout évaluer la somme que l'on est prêt à dépenser par bouteille. Prenez Saint-Nicolas de Bourgeuil ou Chinon. Vous trouverez de très belles choses autour de 4,50€ / 5€. Un carton de six vous reviendra donc à 27 / 30€. Ensuite, vous trouverez évidemment des choses à 7, 10, 15, 25€ sans problème. A vous de juger. Mais sachez qu'en Loire, pour 5€, vous reviendrez avec des vins excellents. J'en ai pour preuve ce Chinon 2004 du domaine du Moulin à Tan (Jean Sourdais) à Cravant-les Coteaux. Acheté 4,30€, ce dernier s'est montré étonnant à l'ouverture cette semaine. Il y a un an, il était encore fermé, austère. Un an plus tard, c'est un vin extrêmement fruité (petits fruits rouges tels que la fraise des bois), généreux et surtout très élégant. Un vrai bonheur qui me va me rediriger tout droit vers ce domaine dès ce week-end.

Je ne saurais conclure cette chronique par l'autre touche culturelle de ce petit périple en Loire. Car celui-ci sera évidemment ponctuer de pauses dans les bonnes tables de la région et de visites dans les châteaux.

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Langeais.

 

 

lundi, 19 février 2007

Du rififi chez les (crus) bourgeois.

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Article paru dans le Journal Sud-Ouest du 9 février 2007. 

C'est un coup de tonnerre qui a retenti hier dans le ciel de la viticulture médocaine. Jean-Pierre Valeins, le commissaire du gouvernement de la cour administrative d'appel de Bordeaux, a demandé l'annulation intégrale du nouveau classement des crus bourgeois des sept appellations du Médoc, ainsi que celle de l'arrêté ministériel l'ayant homologué en 2003. Selon le magistrat, le jury de professionnels chargé d'effectuer la sélection des châteaux n'offrait pas les garanties d'impartialité que les candidats étaient en droit d'attendre. Devant les juridictions administratives, les avis des commissaires du gouvernement à l'inverse de ce que laisse entendre leur titre, ils ne représentent pas le gouvernement mais disent le droit sont en règle générale suivis par les juges (1).
Si tel devait être le cas, ce serait donc un retour au classement de 1932. Il y aurait à nouveau près de 420 crus bourgeois, alors que leur nombre avait été limité à 247. Le classement 2003 avait non seulement réduit de 40 % le nombre des crus bourgeois mais il avait instauré trois grandes catégories : les crus bourgeois exceptionnels, les crus bourgeois supérieurs et les crus bourgeois. La sélection s'était effectuée sous l'autorité de la Chambre de commerce de Bordeaux, avec le concours de la Chambre d'agriculture et de la Fédération des grands vins de Bordeaux. Ce n'est pas la lisibilité de ce classement ni la volonté de distinguer les meilleurs qu'a remis en cause hier le commissaire du gouvernement mais la façon dont avait été constitué le jury.


Illégalité. Ce dernier était composé de 18 membres, dont 4 personnalités directement intéressées en qualité de propriétaire, de fermier ou de fils de propriétaire. Au total, neuf châteaux étaient concernés, dont la plupart avaient été promus cru bourgeois exceptionnel pour l'un, cru bourgeois supérieur pour plusieurs autres. « C'est presque le quart des membres du jury qui était juge et partie », a relevé le commissaire du gouvernement. Le magistrat a rappelé que la jurisprudence considérait qu'un tel type de classement était entaché d'illégalité à partir du moment où le choix de certains membres du jury était de nature à mettre sérieusement en doute son impartialité.
En novembre 2004, le tribunal administratif de Bordeaux avait déjà retenu cet argument pour annuler le déclassement de 75 crus initialement recalés pour qualité insuffisante, tout en demandant qu'une session de rattrapage soit organisée dans des conditions ne prêtant pas flanc à la critique. Mais il n'avait pourtant pas invalidé le classement des 247 autres crus bourgeois. Hier, le commissaire du gouvernement a sévèrement critiqué ce premier jugement en affirmant que le classement 2003 des crus bourgeois constituait une décision indivisible. Elle ne pouvait être acceptée ou rejetée qu'en bloc.


Inextricable. Le contentieux soumis à la cour administrative d'appel a été initié par plusieurs sociétés viticoles mécontentes du premier jugement du tribunal administratif. Par avocats interposés, toutes réclament que soit rayé d'un trait de plume le classement 2003. « S'il n'y a pas d'annulation totale, il y a rupture de l'égalité de traitement, insiste Me Eric Agostini, le conseil de la société Porcheron. A partir du moment où la décision du jury est viciée, le vice est le même pour ceux qui ont été classés que pour ceux qui ne l'ont pas été. » D'autant que la session de rattrapage pour les retoqués, dont l'organisation touche à sa fin, pourrait déboucher sur des situations inextricales. « Comment voulez-vous qu'on puisse comparer un cru qui demandait à être classé exceptionnel avec les autres crus exceptionnels à partir du moment où ces derniers ne seront pas là ! », s'exclame Me Magrez.
(1) La cour a mis son arrêt en délibéré

jeudi, 15 février 2007

Les candidats à la présidentielle aiment-ils le vin ?

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"Ha, Ha, 0,2% des voix au premiers tours, mais on s'en fout, tant qu'on peut boire un coup! "

PARIS (AFP) - La Revue du Vin de France (RVF) publie dans son édition de mars une enquête sur les rapports des candidats à la présidentielle avec le vin montrant que certains, comme Dominique Voynet (Verts), "sont de véritables connaisseurs", tandis que d'autres, "Nicolas Sarkozy en tête, s'y intéressent par obligation".

"Dans tous les cas, le vin ne laisse pas indifférents nos hommes politiques" même s'"ils boivent beaucoup moins qu'avant", constate la revue.

Jeune, la future candidate socialiste Ségolène Royal "ne s'était pas intéressée à un produit souvent réservé aux hommes. Mais l'animal politique Royal, au contact de François Mitterrand dont elle fut la conseillère dans les années 80, a appris que la table et le flacon étaient les deux piliers de l'art de vivre à la française", écrit le magazine.

Désormais, elle "aime" le vin et "évoque volontiers mets et vins, consciente qu'ils font partie d'une identité française qu'elle cherche à incarner". La présidente du Poitou-Charentes, région célèbre pour son cognac, est "une militante du cognac-soda", selon RVF.

Son adversaire UMP Nicolas Sarkozy est "le seul des candidats à la magistrature suprême à fuir l'onction bachique", "il n'en a jamais eu le goût" et "juge l'alcool inconciliable avec un rythme effréné d'activité", selon la Revue. "En fait, il ne boit pas une goutte d'alcool", déclare un proche cité par la revue.

Dominique Voynet est "la plus +calée+ de tous les prétendants", affirme la RVF, "elle peut citer des dizaines de bons vignerons du Jura, et pas seulement des +bio+". Elle est "apparue comme une authentique initiée", souligne la revue.

Selon la RVF, "son cousin altermondialiste José Bové est à peine moins calé".

François Bayrou (UDF) "a mis très longtemps avant de goûter aux vins. Mais sa première expérience a un tour tout personnel", relève le magazine. Il doit au vin "d'avoir vaincu son bégaiement", affirme la RVF en citant des propos du président de l'UDF rapportés par des proches.

(La Revue du Vin de France - mars 2007 - 5,80 euros - à paraître le 23 février)

vendredi, 09 février 2007

Les bienfaits du vin.

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Une affiche imaginée par le grand-père Jaussiaume à Santenay, Bourgogne.

 

samedi, 13 janvier 2007

CityZens: c'est ici!

medium_logo.2.jpgThéâtre du Chatelet. Un soir d'hiver estival. 19h20. Elle arrive dans la nuit, sa longue chevelure dans le vent, son long manteau couvrant sa silhouette longiligne et sculpturale. Elle a vingt minutes de retard, telle une star, avec son toutou dans les bras. "Salut, désolée, j'arrive d'Alésia après un crochet par Saint-Michel, après je retourne dans le 14ème via New York... la folie, quoi!" Elle, c'est Julie, la conceptrice de CityZens, un nouveau site dédié aux bons plans, loisirs et sorties à Paris. "A terme, le but serait de faire de la concurrence à CityVox." Ambitieuse la Julie! Nous ne nous sommes pas donnés rendez-vous pour une interview, quoiqu'elle se débrouillerait très bien dans ce domaine, ni pour faire plus ample connaissance, quoi que je me débrouillerais très bien dans ce domaine (oh, ça va, on peut plus plaisanter?), non, la raison est que Julie est tombée  sur VINSURVIN et que si son rédacteur pouvait balancer une ou deux critiques sur CityZens, voire des chroniques dans son style incomparable, ce serait bien.

Coca-Clope. Je convie la working girl dans un petit bar à vin au coin de la rue de Rivoli, le Béarn Bar. Quoi de tel qu'un bar à vin chaleureux, charmant et pas cher pour parler de bars à vin chaleureux, charmants et pas chers? Julie m'a prévenu par mail: elle fume. Après avoir lu Enfin Vendredi, cette note dans laquelle je raconte la bravitude dont j'ai fait preuve pour me débarrasser du tabac il y a trois ans et des mégots, la miss sait la réticence que j'éprouve face aux fumeurs qui, en toute impunité et dans le j'm'en foutisme le plus total, m'empêchent d'apprécier les arômes et les subtilités de mon plat et de mon vin. Julie n'a pas ce problème, elle prend un coca!

Gentil toutou. Je m'attends à ce que Julie me propose de me payer pour pousser la porte de restaurants parisiens, me mettre à table puis derrière mon portable pour dire tout le mal que je pense d'eux. Mais il n'en est rien. Afin d'étoffer sa liste de commmentaires sur les restaurants qui apparaissent sur son site, elle me propose de laisser quelques critiques sur celui-ci en échange de quoi elle créera un lien de ce dernier vers VINSURVIN. Ca ne me coûte rien, ça me fait de la pub et ça ne mange pas de pain. Deal! Pendant ce temps, là, celui que je voyais au départ comme un ennemi potentiel ne se fait pas entendre (j'ai toujours peur qu'ils me mordent où de marcher dans leurs excréments).

Et CityZens dans tout ça? Le nouveau-né des sites proposant des bons plans sur Paris (mais pas que) vient se positionner sur un marché hyper concurrentiel. Entre le Pariscope, CityVox et VINSURVIN, pour ne citer que les plus connus, CityZens pourra parier sur sa fraîcheur, son esthétique et ses mises à jour quotidiennes pour tirer son épingle du jeu. "L'addition s'il vous plaît!" je demande alors. "Laissez, je vous invite," m'interrompt Julie. Et bien, merci, mademoiselle, c'est très gentil.

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vendredi, 05 janvier 2007

Ce soir, soirée BaBà

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Ce soir, c'est soirée BaBà. Et là, vous vous dites le BaBà, c'est bobo. Et je vous réponds: pas tout à fait. Au contraire, c'est pour les éviter! Le BaBà est un concept vieux comme le monde mais que nous négligeons encore trop, surtout lorsque, contrairement à moi, l'on possède une voiture. Le BaBà est né de cette fâcheuse manie qu'ont les parisiens d'arriver au restaurant à l'arrache. Aussi, après une journée bien remplie, un saut à la maison et la perspective de tourner en rond pendant trois heures pour trouver une place "devant" le resto,  mieux vaut mettre tous les éléments de son côté pour bien débuter la soirée. Je pense surtout à ceux qui habitent Boulevard Voltaire et qui se rendent rue de la Roquette en voiture, ou qui considèrent qu'Avenue d'Italie-Butte aux Cailles, ça ne se fait pas à pied! Si, si, j'en connais. Mieux vaut également mettre les dieux de la bagnole de son côté pour la finir la soirée puisque l'on trouvera au mieux une prune sur le pare-brise, au pire un sabot, pour stationnement gênant. Sans compter qu'il y aura l'adorable chien à sortir en rentrant. Alors, le BaBà, comment-ça-marche?

Ta caisse au parking tu laisseras. 

D'abord, on ne va pas prendre sa "caisse" (objet "roulant", bruyant, puant té polluant). Ah ça, jamais de la vie, ma caisse, elle reste pas dans mon garage souterrain que je paie 6OO€ par mois, avec double-digicode à reconnaissance vocale, tactile et rétinale + vigils accompagnés de rottweilers pures races. Hors de question: trop peur de me la faire piquer. Attendez! On va prendre le métro. Voire un bus pour se rendre sur le premier lieu de rendez-vous. Un b-quoi? Vous allez voir, tout va bien se passer. Bon, vous serez encore sujet à des réflexes de condusteurs. Au début. Par exemple, vous allez sortir de la bouche de métro et chercher une place pour vous garer, avant de vous rendre compte que vous ne sortez pas de votre "caisse" mais d'une rame de métro, et que, accessoirement, il n'est pas besoin de garer le métro, il le fait tout seul. Ah ouais? Résultat: un stress d'économisé. Maintenant, nous n'allons pas nous précipiter dans le premier restaurant venu! Evitez ces réflexes de provinciaux. Je m'excuse, j'habite en grande couronne. C'est pareil. Il est donc bien trop tôt pour passer à table! Nous allons boire l'apéro dans un petit bar du quartier. Pour ce faire, il va falloir marcher un peu. Quoi, marcher? On peut pas aller en caisse? Finalement vous vous laissez gagner par le calme de cette rue et par le bien-être que procure cette petite ballade. Ca a l'air sympa le quartier! Cool cette petite rue bordée de maisons: ça existe ça à Paris? Effectivement, dans votre "caisse", difficile de voir quoi que ce soit - occupé que vous êtes à chercher une place et à vous détendre sur le gros c... qu'avance à rien devant. L'apéro s'est très bien passé dans ce petit troquet aux airs de province. Maintenant, direction le restaurant! On prend la caisse? Vous avez encore des réflexes d'automobiliste. C'est tout à fait normal. Figurez-vous que le restaurant n'est qu'à un quart d'heure à pied. Put..., ça fait ch..., c'est super loin 1/4 d'heure, ça peut prendre une heure si y'a des embouteillages. N'ayez crainte. Cela n'existe pas dans le monde des marcheurs. Waoh, comment c'est paisible ici! Ca change du périf! Effectivement, Paris ne se limite à un boulevard circulaire. On est arrivé! Attends, déjà? Les 1/4 d'heures, ma parole, j'te jure, franchement, y durent trop court à Paris! Vous allez pouvoir passer à table sans être rongé par ces douloureuses questions qui vous taraudent du genre Est-ce que j'ai bien fermé ma caisse?, J'espère que je vais pas me la faire piquer, Oh, c'est pas vrai, je suis sûr que je suis garé sur une  place pour handicapés. Passablement exité et désinhibé par cette super soirée  en sortant du restaurant, vous commencez à chercher votre voiture avec laquelle, évidemment vous allez rentrer. Et m..., ch'uis garé où? Point nécessaire de chercher, l'ami! Le métro va vous ramener, vous allez composer le code en bas de chez vous, vous glisser dans l'ascenceur, puis dans votre lit. Sans avoir eu, pour les non possesseurs de parking, à tourner trois heures pour trouver une place autour de votre immeuble arrondissement. Vous aurez fait une soirée BaBà et pas une seule fois ne l'aurez eu dedans car c'est là tout le principe de la soirée BaBà, dire bye-bye aux tracas habituels!

Publiée le 15/09/2006.

jeudi, 04 janvier 2007

Chers fidèles lecteurs, merci!

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Français, françaises, Amis oenophiles, Mes chers compatriotes,

Chères lectrices, Chers lecteurs fidèles de vinsurvin (ça c'est pas mal)

En ce début d'année 2007, je tenais, solennellement (non, ça fait un peu faux-cul, ou Chirac, enfin c'est pareil, oh là je perds des lecteurs, mais non, je l'adore), du fond du coeur (bon, c'est pas un départ en retraite non plus)chaleureusement (va pour celui-là) à vous remercier d'avoir été si nombreux en 2006 à vous rendre, régulièrement sur ce blog. Vous avez quand même été plus de 11 millions en 2006 (onze milles? Bon, alors vous n'avez été que 11000) à consulter vinsurvin. Et ça redémarre fort en 2007 avec 680 visites en trois jours, dont 267 le 02 , record mondial battu. A croire que vous vous ennuyez au boulot. 

Pas de bras, pas de chocolat. 

Vous remercier car, sans vous, vinsurvin n'existerait pas. Rien que ça. Bon, sans moi non plus, c'est certain. C'est quand même moi qui me tape les articles à écrire, à lire, à relire, à corriger (désolé pour les fautes qui passent à travers les mailles du filet)... C'est moi qui parcours la France à la recherche du césame que je vous conseillerai dès mon retour. C'est moi qui goûte le vin, et c'est moi qui aie mal à la tête les lendemains de dégustation. C'est moi qui dîne dans moult restaurants parisiens et qui dois plonger mon nez dans les vins les plus divers et variés. C'est moi qui prends les coups de poing dans le nez par ces producteurs qui n'apprécient pas mes critiques. C'est moi qui me fais harceler par des lectrices qui aimeraient que je leur prodigue quelques conseils sur...hum, enfin, je, hum... Pendant que vous, vous là, vous vous avachissez lacivement et nonchalamment dans votre canapé pour suivre les aventures de vinsurvin, votre laptop sur les genoux, vociférant à votre partenaire (où à vous même) "vachement bien ce blog mine de rien."

Le programme pour 2007.

Et bien, pour cette année: aucune résolution, aucune nouveauté, aucun programme. Tout au feeling, comme d'habitude. Enfin, selon l'actualité internationale et le degré d'éthylisme, va sans dire.

Plus sérieusement, je ne puis qu'espérer que ce blog s'inscrira dans la pérennité  suive modestement son bout de chemin et que vous continuerez à y trouver votre bonheur, autour de cette même et belle passion qui nous anime: le vin.

A bientôt! Et bon millésime 2007!

 

 
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