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dimanche, 13 janvier 2008

5OOO X VIN = ?

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QUI LE 1OO OOOème ?!!

 

vendredi, 11 janvier 2008

Révision des 1OO OOO : gagnez un panier garni.

 

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On ne vas pas verser dans l'auto-satsifaction, ni dans la nostalgie (quoi que). Mais à regarder le compteur de ma bécane, qui affiche 98 961 visites àd9b1aee63643568f48e632f35c47fa1b.jpg l'heure où je vous cause, il se pourrait qu'on atteigne la cent millième borne CE WEEK-END (à raison de 560 visites par jours, moyenne volatile actuelle)!!! Un  peu avant le deuxième anniversaire de VINSURVIN (fin mars), 1OO OOO visites, voilà qui n'incite pas à couper le contact!

Je prends un bain (au pôle nord). Mais non! Je ne vais pas verser dans la nostalgie! Simplement, ces heures passées devantf1fd3b6e17905d2acd2816a6a8c34476.jpg mon ordinateur quand un bon Fort Boyard ou un Star Académie (spécial Cloclo), autrement plus réjouissants, me tendent les bras. A moins que ce ne soit La Corde de Hitchcock, sur Arte, en VF (génial...), ou encore un reportage sur l'inexorable fonte de la calotte glacière pendant que je prends un bain bien chaud à 40°.

Tupperwine au Kenya. Non, je ne puis m'abstenir de faire état du commentaire de cette brave Jacqueline qui me fendit le coeur lorsqu'elle me761d57b9bf00b9f7e2b61214d29ded64.jpg demanda, à la suite du Tupperthon, "à quoi ça sert d'être humain vue la mentalité des gens?". Oui, Jacqueline, dans ce cas, transformons-nous en basset ou en lampadaire. Et cessons de nous amuser des malheurs du monde. (Moi qui voulais organiser un Tupperwine au Kenya...).

Lis jusqu'à la fin. bd6a54aa41f036e29b1ca877aa3af22a.jpgChers lecteurs, chères lectrices, aujourd'hui sur VINSURVIN, ce n'est pas pas 6 bouteilles que je vous offre, ce n'est pas 36 bouteilles, ce n'est pas 1OO OOO bouteilles que je vous offre, non! J'invite tout simplement le 1OO OOOème visiteur à écrire "1OO OOO!!!", son prénom, ainsi que le jour et l'heure de cette constation, lorsqu'il verra le chiffre apparaître sur le compteur. A ce moment là, il se verra remettre une invitation à un Tupperwine "SPECIAL 1OO OOOème'", en laissant un mail valide, et une bouteille de vin en prime. Et oui, chuis comme ça moi. On s'refait pas, hein? Et mâte la R16.

 

 

mercredi, 09 janvier 2008

Touche pas à mon tire-bouchon!

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"Manifeste pour la défense du tire-bouchon" !

On le savait déjà : les belges ne manquent pas d'humour. Ci-dessous le manifeste trouvé sur le site lapetition.be pour la sauvegarde des bouchons de Lièges et donc du tire-bouchon. Je vous invite donc à aller signer cette pétition sur le site ci-dessus. Ensuite, prenez cinq minutes pour lire cette nouvelle (maison) sur le vin en canette!

Certains exportateurs peu scrupuleux conditionnent maintenant le vin en canettes métalliques ! lls osent abaisser le vin français, symbole de la richesse de nos terroirs, à un soda "cocaifié" ou non ! Mais pire encore, par leurs pratiques, ils s'attaquent au symbole même de l'amour du bon vin, ils ont programmé la mort du tire-bouchon ! Nous, amateurs de bon vin et collectionneurs de tire-bouchons, ne les laisserons pas faire. Défendons cet "outil séculaire et de bon sens qui retire l'obstacle au plaisir" ! Oenophiles et pomelkophiles du monde entier,unissons nous ! Nous les ferons reculer !

Aujourd'hui, le tire-bouchon, remplacé souvent par un quelconque limonadier à support publicitaire, mérite de retrouver toute sa place dans notre culture. Objet humaniste, vecteur du bon goût et de la convivialité, saura-t-il braver les défis d'une pseudo-modernisation qui voudrait bannir l'humain de nos rapports sociaux ? Nous voudrions y contribuer modestement.

Photo : "collection privée"

vendredi, 28 décembre 2007

Réveillons accords perdus.

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Je ne voudrais pas remuer le coûteau dans la plaie. Le réveillon a cela de particulier qu'il invite le gastronome à se préparer psychologiquement avant le marathon dînatoire, pour ne pas dire l'orgie, comme la dépeignit William Hogarth dans ce  The Rake At The Rose Tavern, en 1735. En effet, parfois, la simple évocation du pantagruélique menu du 24 décembre ne met pas l'eau  la bouche, mais crée inexorablement l'effet inverse. A table, la litanie des mets engage le convive dans un combat perpétuel, celui de garder de la place pour la suite. Ces réunions traditionnelles de fin d'année ne doivent donc pas rappeler que des bons souvenirs à tout le monde. Comme si cela ne suffisait pas, on ne saurait mécaniquement se satisfaire des mets rois se présentant à nos papilles (et nos mamilles). Du foie gras? Certes. Mais de quelle qualité? Et avec quel vin? Ah, ce monbazillac (ou était-ce un sauterne?)! Liquoreux, visqueux et écoeurant à souhait... Il suffisait de le remplacer par un pacherenc du vic-bilh élaboré à partir de cépages aux noms de mousquetaires ou de célérats moyen-âgeux : Gros Manseng, Petit Courbu et Aruffiac. Même un vin rouge de Loire, tel qu'un chinon, aurait été nettement plus agréable. Et ce muscadet sec et âpre avec les huîtres (laiteuses), quand son acolyte du domaine Landron balaie d'un revers de la main les stéréotypes sur cette appellation. Autrement, un chablis, un saint-véran, un savennière ou un pouilly fumé frais et fruités font merveille avec ces fruits de mer. Notons par ailleurs qu'il y a mieux qu'un vin liquoreux pour commencer un dîner... Vient ensuite le bordeaux avec la dinde aux marrons. Débarassez-moi la table de cet ignoble produit et remplacez-le moi par un mercurey, un savigny-lès-beaune ou un châteauneuf du pape! Pour couronner le tout, le retour du champagne sur la table pour accompagner la bûche est incongru. C'est le moment idéal pour sortir le blanc doux! Sur la bûche aux griottes : rivesaltes. Sur la bûche au chocolat : banyuls, maury. Il est aussi des accords orginaux comme, sur une bûche classique, un côtes de duras doux. Un rasteau sur la bûche aux griottes, un rosé d'Anjou sur la bûche au chocolat. M'enfin, si les mets et les vins ne sont pas la hauteur de vos espérances, il vous reste toujours la famille pour vous remonter le moral : la belle-mère (à votre droite) ; le beau-frère, (à votre gauche). Et dire qu'on remet ça le 31...

 

dimanche, 16 décembre 2007

Au Café Rouge, on boit aussi du (gros) rouge.

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Voilà qui va rassurer les amateurs de bon vin : il n’y a pas qu’en France qu’on trouve du vin mauvais dans nombre de brasseries, cafés et restaurants. De retour de Londres après un séjour de trois jours, j’ai pu constater que les anglais servaient à leurs clients du vin qui n’en a que le nom. Seule différence : ce dernier n’est pas mauvais en soit. Il est juste adapté à un certain (mauvais) goût anglo-saxon.

An exotic chenin ! Mercredi soir, Londres, quartier de Knightsbridge, en face de chez Harrods. Pendant que mes élèves font leurs emplettes, je vais enfin pouvoir m’asseoir et souffler, au Café Rouge, une chaîne de cafés / restaurants prisée des londoniens après leur shopping et par des gens de passage ayant la naïveté de croire que l’on y sert du bon vin. Suivez mon regard. Au Café Rouge, on boit du "café" (que les anglais appellent "espresso", à différencier de l’eau colorée servie dans des mugs de 300ml), du "déca" ou des "crêmes", et même du vin. La maison a en outre le chic de nous décrire brièvement la (ou les ) caractéristique(s) des vins sur la carte : A full-bodied, spicy and yet fruity syrah with a beautiful, never-ending final. A superb energy that only wines from the Côte du Rhône can offer. On lit encore : A fresh, quick, floral, subtle, exotic chenin from the Loire Valley : a sample of what France can do best.

Seuls les bordeaux ont du corps. Quel lyrisme, quel verbe, quels portraits : moi qui allais me diriger vers une noisette, je me surprendrais volontiers à goûter ces vins anglo-français. Même pendant le service. Mon collègue, qui m’a prévenu qu’il n’aimait que les vins de bordeaux « car ce sont les seuls vins français à avoir du corps », me laisse tout le loisir de choisir son vin. Ce sera la fameuse syrah décrite ci-dessus. Un vin rouge élaboré à partir du cépage roi en Rhône. J’opte pour le chenin d’Anjou, un vin blanc sec, minéral mais néanmoins fruité et floral, dont le Savennières serait le meilleur ambassadeur. 

Surcharge pondéral. Le rouge de mon acolyte arrive. Puis repart, le serveur se mélangeant les pinceaux. Ce dernier revient cette fois-ci avec le "syrah" qu’il nous présente avec un accent de l’Est. Mon collègue m’autorise à étudier son drink. Le nez semble flatteur de fruits rouges très mûrs. Il est rond, lourd, volumineux. Puis il vire au boisé, et présente des notes vanillées. Inutile d’aller plus loin. Dix huit mois de barriques, ou copeaux de bois en intra-veineuse, le vin est peut-être même issu d’un laboratoire pharmaceutique. En bouche, il présente une surcharge pondéral inquiétante. Il est sec, boiseux, sucré. C’est proprement lamentable. Mais mon collègue l’apprécie. Et je ne vais tout de même pas lui gâcher son plaisir.

Egarement pathologique. Mon blanc est fantastique. Sa couleur est tellement ambrée que je le prends pour un cognac. Au nez : zéro fruit, zéro fleur, zéro minéral. Nous constatons l’expression du chêne dans toute sa splendeur, une rondeur pantagruélique, des arômes d’E220, E230 et E550. En bouche, c’est la foire du Trône : miel, caramel, et sucre glace contraignent l’amateur à réviser le sens des mots "fresh", "floral" et"subtle". Le produit est littéralement écœurant. Face à de tels concepts, mes incantations oenophiles quotidiennes apparaissent comme les pures produits de l’imagination d’un cerveau illuminé. Elles confèrent à l’égarement pathologique, celui que quelques extravagants (dont je suis victime et acteur) essaiment emphatiquement et prosaïquement sur les écrans blancs de lors ordinateurs et dans les réunions d’amateurs soit-disant éclairés.

My carte des wines is poor. Un quartier chic, une maison réputée, la simple présence de la description des vins sur la carte, leurs prix élevés (autour de 7€ le verre de 200ml) : autant d’éléments qui nous autorisent, dans l’absolu, à espérer des vins d’une bonne qualité. Mais à y voir de plus près, ces deux vins (que l’on eût la naïveté de croire "français") répondent indéniablement à un style. Voire à une qualité. Les vins ronds, sucrés, boisés, charmeurs, (sensés être) faciles à boire semblent donc correspondre à un goût incongru et à des critères étudiés. Pire, désirés.  Conclusion, si my tailor is rich, my carte des wines, elle, is poor.

Photo ci-dessus, VINSURVIN : Westminster et la Tamise, depuis le London Eye.

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mercredi, 12 décembre 2007

Je hais France Télécom (et les autres)

 

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VOUS AVEZ SANS DOUTE REMARQUE QUE LES CHRONIQUES SE FAISAIENT RARES EN CE MOMMENT SUR VINSURVIN... MAIS NE CROYEZ QUE JE NE PEUX PAS ORGANISER DES DEGUST@TIONS ET LAISSER MON ESPRIT VAGUER A CES VICISSITUDES QUOTIDIENNES. LA RAISON EST PUREMENT TECHNIQUE. ELLE INCOMBE A L'INCOMPETENCE DES SERVICES DE FRANCE TELLECOM QUI NE SONT PAS FICHUS DE ME CREER UNE LIGNE INTERNET DEPUIS DEUX MOIS.

DES QUE CE PROBLEME SERA REGLE, CROYEZ-MOI, JE ME VENGERAI...

 

mercredi, 21 novembre 2007

Parker : une bille?

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Ma lecture de Robert Parker, Anatomie d’un Mythe est quasiment terminée et les anecdotes se font plus croustillantes les unes que les autres. Entre éclairage sur les qualités hors normes du dégustateur (mais aussi remise en question de cet état de fait – les régions satellites de bordeaux telles que Canon-Fronsac, Pomerol, Saint-Emilion sont abordées très sommairement), règlements de compte vachards (Parker n’a pas rendu à Madame Agostini le vin qu’elle lui a « prêté »), et mise en avant de son charisme (de même que constat de sa perte d’influence dans les régions dont il ne s’occupe plus - Parker est persona non grata en Bourgogne), le portrait de l’américain qui fait tant couler d’encre oscille entre complaisance et inimitié.

« Wine doesn’t make me fart ! » Comment penser qu’un Yankee nourri au coca et au cheeseburger, et qui prend sa première cuite au Cold Duck, sorte de débouche-canalisations pétillant à 2 Francs, va devenir le plus célèbre dégustateur du monde ? Malformation génétique (« votre enfant possède une qualité inconnue dans ce pays : il a du goût ») ? Pur produit informatique (« Parker, le Steve Austin des années 2000 ») ? Parker, l’Arnaque du Siècle (« nom de code : KGB007-13° ») ?

La découverte de la France en 1967 se fait grâce à sa femme, Patricia, qui étudie le français. Malgré de très maigres moyens (ils logent dans un hôtel très médiocre), c’est dans le quartier latin que l’américain découvre avec horreur que le coca est très cher en France. Patou lui suggère alors de prendre un verre de vin rouge. Il adore de suite, d’autant plus que cela ne lui occasionne aucun ballonnement. Romantisme à l’américaine : « I love this wine, Pat, all the more as it doesn’t make me fart!” En outre, et c’est là que le bât blesse, la preuve est donc faite que Parker n’a aucun goût, puisque je vous laisse imaginer la médiocrité du vin rouge que Parker dégusta en 1967, lui qui était doté de très maigres moyens, qui était inculte en vin, et, qui plus est, dégusta dans l’attrape touristes de quartier latin. « Waoh ! Excellent ce vin, normal c'est un "4 étoiles" ! » Et voilà comment est née la légende… Sans compter que Parker décrètera plus tard aux journalistes que c’est là qu’il a tout compris de la France. Mais fallait-il lire : « Pas moyen de boire du vin convenable dans les bars-restaurants parisiens » ? Dans ce cas, je m’incline.

Style simple et vocabulaire restreint. Les années 70 voient la naissance de nombreux magazines spécialisés pour répondre à un réel besoin d’informer le nombre croissant des amateurs de vin en Amérique. Le plus célèbre de ces magazines est le Robert Finigan’s Private Guide to Wine (1972). En 1977, il est diffusé sur tout le territoire américain et même à l’étranger. Le bi-mensuel California Grapewine est publié dès 1973. Le mensuel Connoisseur’s Guide to California est lancé en 1974. En 1978, Parker rédige le premier numéro de The Baltimore / Washington Wine Advocate. Reprochant le style intellectualisé de certains critiques en vin, Parker opte pour un style simple et un vocabulaire restreint. Parker privilégie donc une expression directe, sans fioriture. Mais le premier numéro souffre d’un style répétitif, d’un vocabulaire limité et de fautes d’orthographes dans les noms de régions viticoles : des carences qui s’améliorent dès le deuxième numéro. Le leitmotiv de l’ancien avocat ? La transparence vis à vis du consommateur et l’indépendance vis à vis des producteurs. Et puis, il y a ce système de notation sur 100 qui séduit nombre d’amateurs et de professionnels. Aujourd’hui, le barème se décline de la façon suivante : 50 à 59 décrit un vin à éviter, 60 à 69, un vin inférieur à la moyenne, 70 à 79, un vin moyen, 80 à 89, juste au-dessus de la moyenne à très bon, 90 à 95, excellents, 96 à 100, exceptionnels. D’où la naissance du dicton : au-dessous de 90, un vin est invendable. Au-dessus, il est introuvable. 

A legend is born. C’est le millésime 1982 qui va propulser Parker au sommet de la critique viticole en même temps qu’elle signera le déclin de certains de ses concurrents, comme Robert Finigan.

En mars 1983, Parker est à Bordeaux pour déguster les 82. Il est étonné par la puissance, la robe sombre et le fruité généreux de ces vins jeunes. Il comprend immédiatement qu’il a affaire à un millésime grandissime, l’année la plus grandiose pour le bordelais depuis 1961 comme il le couche dans le Wine Advocate. Robert Finigan fait l’éloge des 1982 dans un premier temps, avant de les trouver « étranges », de se rétracter et de conseiller à ses lecteurs de se rabattre sur les 1980 « plus charmeurs » et sur les « superbes » 1981. Au Wine Speactator, on estime que les 79 représentent les « meilleures affaires ». Dans l’ensemble, les critiques américains dénigrent les 82, qu’ils qualifient de « californiens ».

Les archives de Haut-Brion rassurent Parker puisqu’elles confirment que les 1929 suscitaient dans leur petite enfance les mêmes interrogations que les 1982. Il réitère alors ses conseils d’achat, conseillant à ses lecteurs d’en acquérir autant que leur moyens le leur permettent, déclenchant une frénésie chez les collectionneurs américains. Consommateurs et professionnels s’intéressent de plus près à Parker. On est au cœur d’une bataille d’opinion.

Au final, entre 1983 et 2002, le prix des 1982 a augmenté de 2012%. Pour la première fois, Parker se distingue, non seulement par ses qualités de dégustateur, mais aussi par le pouvoir qu’il exerce sur la marché. En 1990, le PrivateGuideToWine de Finigan cesse de paraître…

Quoi qu’il en soit, à la lecture des commentaires radicalement différents d’éminents dégustateurs sur le Pavie 2003, un bordeaux dont l’inculte que je suis n’avait jamais entendu parler auparavant, qu’est-ce qui fait que l’on doit plus donner raison à l’un qu’à… Parker ? Ce dernier est dithyrambique, attitude dite « classique » chez lui. Il voit dans ce Pavie « une réussite hors norme (…), l’un des trois 2003 les plus grandioses de la rive droite. » Rien que ça. James Lawther du Decanter est technique et très objectif : «Un nez riche de fruits confits noirs nuancé de chêne vanillé aux notes de réglisse. » Si Michael Broadbent vante « un nez profond, extraordinaire » il insiste cependant sur des « arômes et des nuancés de goudron ». Enfin, Clive Coates, de The Vine, nous livre un verdict sans détour, si ce n’est par Monkton, village natif de Parker, pour lui passer le bonjour : « Quiconque pense que ce vin est bon devrait se faire greffer un cerveau et un palais. Le spécimen en question sera tout simplement comme étant imbuvable. » CQFD.

Chose certaine : l’amateur de vin - je veux parler de celui qui aime les vins de France et de Navarre, à distinguer de celui qui ne connaît que le vin rouge fait chez les girondins - s’agace de la trop grande part réservée au bordeaux dans cette ouvrage. Si ce n’est pour faire référence au fait que Parker est banni de Bourgogne, qu’il apprécie le Châteauneuf-du-Pape et les vins d’Alsace, aucune expérience avec des vins d’autres régions n’est mentionné. On s’étonne également de l’absence totale de référence totale aux vins blancs. Quid des Condrieu, des Chablis, des Pouilly Fuissé et Fumé, des Sancerre ? Manifeste reflet de la culture Parker, Anatomie d’un Mythe est surtout éloquent par les régions qu’il n’aborde pas, tout du moins, dont Parker n’éprouve que peu d’intérêt. De là à dire que Parker est une bille.

Les phrases en italiques sont, bien entendu, tirées de l'ouvrage d'Hannah Agostini, Robert Parker, Anatomie d'un Mythe, aux éditions Scali.

jeudi, 08 novembre 2007

No news, no blues!

 

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Cher VINSURVIN,

Je ne sais pas ce qui se passe mais depuis in rasteau veritas, pas grand chose à se mettre sous le palais! Je viens régulièrement vérifier, mais, en vin! What is going on?! A très vite. Ton blog.

Cher blog,

Pas que l'actualité viticole soit maigre en ce moment, au contraire, c'est juste que je suis en stage actuellement avec mon coach pour les WINE BLOG TROPHIES, dont une vieille note doit se trouver sur le vin (actualité). Ce dernier (un malade) m'a strictement interdit de me connecter. Il me fait bosser mes régions, mes millésimes, mes cépages, mes verbes irréguliers : un travail de dingue, quoi. 

Et puis, comment laisser tomber quand vous êtes près de 20 000 (et là je ne déconne pas!) à venir sur VINSURVIN tous les mois... Des notes à parvenir, il y en a en stock :

- Premières Impressions sur la bibliographie de Robert Parker, par Hannah Agostini,

- Je suis en pleine période Cahors, mais je me soigne.

- Encore un Lalande-Pomerol et un bordeaux supérieur qui m'ont forcé à ravaler mes couleuvres le week-end dernier. Je n'aime pas le bordeaux, ou le bordeaux ne m'aime pas?

- Les Tupperwine approchent. Merci au Domaine Mathias pour leur gros colis de Pouilly Fuissé (entre autre). Que font les autres vignerons?!! J'attends leur vin!

- Et toujours plein de notes "anciennes" à découvrir ou à redécouvrir! Comme...

Alors, à très vite sur VINSURVIN, Producteur de Chroniques Oenophiles!

lundi, 29 octobre 2007

Entretien avec Hannah Agostini, ancienne collaboratrice de Robert Parker.

 

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Hannah Agostini, l’ancienne collaboratrice française du célèbre dégustateur américain de vin Robert Parker, sort un livre («Anatomie d’un mythe», Editions Scali) sur les méthodes de son ancien boss, le «pape des vignoble». Elle répondait en direct aux questions des internautes de 20minutes.fr, avec en prime les questions de VINSURVIN...


Les questions du blogueur VinSurVin:

A partir de quels éléments (contacts auprès de journalistes, de vignerons... de Parker lui même?) votre critique du travail de Parker a-t-elle été faite?

La critique a été faite d’abord et essentiellement à partir des écrits et des propos de Robert Parker lui même. Elle a été complétée mais c’est accessoire par des interviews de personnes de son entourage, et de l’étude de leurs déclarations publiques et non contestées.

Quelle est la formation vini/viticole de Parker?
Il s’est formé « sur le tas » - peut être la meilleure formation qui soit

Quelle est l'influence de Parker sur le vin français (régions "touchées", conception du vin...)
L’influence de Robert Parker est la plus perceptible sur les bordeaux, qui demeurent tout de même la référence mondiale. Son influence aujourd’hui se limite aux régions qu’il déguste personnellement, soit, en France le Bordelais et la vallée du Rhône. La couverture des autres régions françaises est déléguée à ses assistants

Parker est-il responsable d'une certaine standardisation du vin en France?
Parker a promu un goût, qui a eu l’heur d’emporter l’adhésion d’une majorité de consommateurs. Il n’est pas surprenant que les producteurs se soient mis au diapason. C’est la loi du marché. Cela étant, tous les domaines (cinéma , mode, etc.) souffrent de ce phénomène de standardisation… Il faut réorganiser le village d’Astérix…


Quelles sont les relations de Parker avec la Bourgogne ?
Parker ne se rend plus en Bourgogne depuis 1996 ( ?), année à partir de laquelle il a confié la couverture des vins de cette région à son assistant Rovani. Depuis le départ de Rovani de l’équipe du WIne Advocate, c’est David Schildknecht qui s’occupe des bourgognes.
 
Madame Agostini connaît-elle VINSURVIN?
Il me semble même avoir dans mes archives rassemblées pour le livre quelques extraits pris sur ce site Internet.

Se fier à Robert Parker; est-ce l'assurance de boire de bons vins? Charlot. C'est surtout l'assurance de boire des vins qui ont plu à Robert Parker.Tout dépend si votre goût correspond au sien.
 

Quelles sont les méthodes pour noter un vin?
Manuerun

On évalue d’abord la robe, puis le nez, puis les arômes, ainsi que la longueur en bouche. Mais la meilleure méthode consiste à goûter vous-même un vin pour savoir s’il vous plaît ou pas.

R.P. déguste-t-il en aveugle ?
chrisk35

Dans toutes les dégustations de Robert Parker auxquelles j’ai assisté, les dégustations ne se faisaient pas à l’aveugle. Et quand il passe dans les propriétés il sait, par la force des choses, ce qu’il va goûter.

Avec les vins étrangers très concurrentiels d'une part et la chasse aux taux d'alcoolémie ne craigniez-vous pas que la culture du vin s'éteigne peu à peu?
regis-andre

Il est évident que certains vins ou alcools souffrent de cette réglementation. Mais je pense que le vin est celui qui en pâtira le moins. En général les gens sacrifient l’apéritif ou le digestif pour pouvoir boire à table.

Est-ce que les Américains commencent maintenant à avoir une éducation au goût suffisante pour juger eux-mêmes la qualité d'un vin et ne plus avoir à suivre l'avis biaisé (j'entends: par son goût, non par ses qualités de dégustateur) de Parker ?
Mp

Il y a une génération qui s’est beaucoup fiée aux critiques, parce qu’elle n’était pas suffisamment informée. Aujourd’hui les sources d’information sur le vin n’ont jamais été plus vastes ni plus diverses. En revanche, le nombre et le style des vins augmente aussi tous les jours. Cela étant, les nouvelles générations me semblent plus critiques, moins suivistes. Mais il faudra quand même du temps pour que les gens apprennent en matière de vins à s’affranchir du goût des autres.

Quel est à votre avis, l'avenir qualitatif du vin en France, en tenant compte des changements climatiques, de la hausse des prix généralisée en France, de la mondialisation, de la concurrence des vins du "nouveau monde" etc ... ?
Mlemag
On peut penser que le prix des grands vins continuera à grimper. Leur production ne vas pas croître. En revanche, de nouveaux marchés, comme la Chine et l’Inde, s’ouvrent. Les acheteurs n’hésitant pas à mettre le prix demandé, on peut difficilement augurer d’une baisse dans ce domaine. Cela dit, avec un peu de recherche et de patience, on doit pouvoir trouver des « petits vins» bien faits, par des producteurs consciencieux et qui n’ont pas seulement un objectif financier. Quant à a qualité, elle ne cesse de s’améliorer. Et on rencontre aujourd’hui beaucoup de jeunes vignerons enthousiastes, qui ont à cœur de bien faire en alliant le respect des traditions à la modernité.

Les vins français sont-ils vraiment meilleurs que les autres?
Charlot

Il y a des vins étrangers qui peuvent concurrencer certains vins français. Mais les vins français véhiculent une part de mythe et d’histoire qui contribue indiscutablement à leur aura. Et il y a en France des terroirs fabuleux (ex. La Romanée Conti , délimitée dès le XIVe s. ou encore les grands crus du Bordelais ou de la vallée du Rhône) qui n’ont probablement pas leur équivalent ailleurs – que ce soit en termes de qualité ou de réputation. Autant d’éléments qui influencent le consommateur.

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Robert Parker, de nationalité américaine, anciennement avocat,
est le critique le plus écouté du monde viticole depuis 20 ans.
Il apprécie particulièrement les Bordeaux.
Ses notes (jusqu'à /100) fixent le prix des vins sur la majeure partie de la planète.

 

lundi, 15 octobre 2007

Vendanges de porte-feuilles à Montmartre.

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Difficile de ne pas dire deux mots sur les (fameuses, plus que la cuvée du même nom!) vendanges de Montmartre qui se sont déroulées ce week-end à Paris, surtout lorsqu’on habite à deux pas de la rue Saint-Vincent, cette petite voie paisible qui mène aux vignes. Véritable institution dans le quartier, cette manifestation fêtait hier son 74ème anniversaire (l’âge de Daniel Vaillant, présent hier sur la Place des Tertres ?), sous le sceau de la cuvée Georges Brassens (qui dans Le vin chantait : Quand on est un sage, Et qu'on a du savoir-boire, On se garde à vue, En cas de soif, Une poire, Une poire ou deux, Mais en forme de Bonbonne, Au ventre replet, Rempli du bon lait D'l'automne...) 

Michou supporter des bleus. Que retenir de cette fête bon enfant et un brin franchouillarde? Entre la parade des confréries viticoles, les fanfares, le long manteau bleu de Michou, il y avait de quoi amuser la galerie. Sans compter cet orchestre incongru au stand Val de Loire d’où des notes plus fausses les unes que les autres tentaient d’échapper à des instruments que même l’ouï d’un connaisseur n’eût pas forcément reconnues.  

Les Xantias, au garage! Bordées de stands artisanaux, les rues étroites et pavées ont connu plus large public : peut-être est-ce d’ailleurs ce qui dissuada le chaland de faire le déplacement tant le lieu est irrespirable sous forte affluence, surtout lorsque les banlieusards imposent aux flâneurs les échappements de leurs Xantias qui n’ont pas quitté le garage de la semaine, dans un Paris modèle réduit comme est Montmartre.

Cinq euros le verre de rouge ! On vendait là des produits artisanaux de France et de Navarre aux parisiens en mal de campagne. Pains d’épices des Pyrénées, jambons et saucissons de Savoie, Floc de Gascogne et, produit phare des vendanges, du vin, autant de gourmandises qui devaient réjouir des franciliens dont les fleurons ramenés à la maison cet été n’étaient plus que de vastes souvenirs périmés. Sauf que les prix affichés offraient une deuxième raison de rester à la maison ou d’éviter cette foire au pigeon parigot : une faillie part de tartiflette à 7€, idem pour un petit pain d’épice « nature », j’en passe et des meilleurs.

Du vin en plastique. Quoique, il y avait meilleur : les dégustations étaient payantes. Certes, rien de choquant en soit si l’on considère en effet qu’au vu du monde, cela reviendrait cher aux vignerons. Mais 4€ (et même 5€) le verre de vin ! Les commerçants provinciaux croient-ils que les parisiens sont pleins aux as et naïfs à ce point pour se laisser faire assassiner de la sorte ? Si oui, les stéréotypes vont encore bon train… Cinq euros un verre de vin qui souvent n’en vaut pas plus une fois en bouteille de 75cl, dans un verre en plastique, à 18h00 lorsque le vin n’en a plus que le nom : les prix sont encore moins chers dans les bars à vin parisiens ! Question : le vin, produit de luxe à Paris?

Les Abbesses aux Abysses. Impossible donc de vous faire une petite rubrique sur les bons vins que l’on pouvait déguster dimanche sur Montmartre tant les méthodes de dégustations, elles-mêmes, n’incitaient pas à la découverte. Dieu merci, le ciel étant d’une pureté comme on n’en verra peu cet hiver et le temps d’une douceur incomparable, la vue sur Paris depuis le Sacré Cœur et la descente vers les Abbesses furent un régal. Des plaisirs qui, eux, n’ont pas de prix, mais restent abordables de tous.

dimanche, 07 octobre 2007

Quel vin avec un France-Angleterre ? (What wine with a France-England ?)

 

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CATCH ME IF YOU CAN!

Vous imaginez bien que l’auteur de ce blog, professeur d’anglais dans le civil, éprouve une certaine joie à l’idée de "rencontrer" le XV de la rose en demie-finale de la coupe du Monde, même si les affronter en finale eût été, tel un crumble, particulièrement croustillant. Après les Kiwis qui doivent broyer du (pinot) noir, à quel vin allons-nous bien pouvoir manger ces anglais, buveurs de bière devant l’éternel mais de plus en plus connaisseurs en vin? Et ces (petites) anglaises ?

Pinot noir, le nouvel emblème des All Blacks. Dans Le Vin (éditions Place des Victoires), André Dominé nous explique que la Nouvelle-Zélande est le pays le plus méridional de l’hémisphère Sud. Les sols siliceux (le grès et la meulière contiennent beaucoup de silice par exemple, le quartz en étant une variété naturelle, ndlr) et le climat froid et maritime crée des conditions idéales pour les cépages de Bourgogne, chardonnay et pinot noir, ainsi que pour le sauvignon blanc du Val de Loire. On trouve du merlot, voire du cabernet-sauvignon dans les régions les plus chaudes.(…) Au cours des dix dernières années, la région fraîche et relativement sèche de l’ouest de Wellington s’est affirmée comme l’une des régions les plus fascinantes de la Nouvelle-Zélande. En effet, un tout petit groupe de vignerons très motivés est parvenu à se faire un nom : Dry River, Martinborough Vineyard, Ata Rangi, Palliser Estate apparaissent aujourd’hui comme des valeurs sûres au pays des All Blacks. Promises à un grand avenir ? Ceci est moins sûre… Surtout depuis la cinglante défaite de samedi soir qui nous ferait presque dire que les Blacks devraient, jusqu’à la prochaine coupe du monde, remplacer leur palme blanche par une grappe de pinot noir français, noir comme le deuil que les français leur infligent de porter depuis cette défaite. En espérant que les petits, eux, la décrochent, la palme.  

Vive le global warming. Si l’Angleterre n’est réputée que pour sa lager (bière plate sans bulles – qui a dit “chaude” ?!) et son pudding, certains vignerons (farfelus, ça va de soi), ont planté quelques rangées de vignes qui leur offrent quelques bouteilles l’an. Il se peut, de toute façon, que ceux-là n’aient pas si tort que cela si les températures continuent d’augmenter comme c’est le cas. Le mâle anglophone lambda n’est pas un féru de vin. Il m’apparaît, d’après mon expérience, que la consommation de vin est encore très marquée socialement en Angleterre. Le vin blanc est essentiellement consommé par les femmes, peu importe les classes sociales. Le chardonnay, bu en grande quantité, est légion Outre-Manche, chez la common British woman comme chez la lady. Le vin rouge, lui, n’est pas très apprécié du lad anglais qui reste très attaché à sa bière (et non à sa “beer”, qui elle contient des bulles et n’est appréciée, selon lui, que des continentaux). La lager, véritable emblème culturel au Royaume Uni, confère aux yeux du British bloke une image virile et patriotique. Elle y est aussi ancrée que le vin dans l’esprit français.

Ouvrir du vin : un acte de partage et de découverte. Au royaume de Queen Elisabeth, le vin est encore très connoté « France », nation qui, for some reason, n’obtient pas la sympathie de tous aux pays de Charles et Camilla – chose qui ne devrait pas s’arranger dans une semaine… Cependant, notamment de la middle à la upper-class, le vin revêt une connotation culturelle et sociale forte. La représentation que l’on s’en fait dépasse les frontières de l’île. Hommes et femmes prennent donc beaucoup de plaisir à partager une bonne bouteille de vin français autour de la table, sans qu’un patriotisme ou un quelconque chauvinisme, forcément un peu étriqués comme le sont toutes les formes de protectionnismes nationales, ne viennent interférer les plaisirs le plus simples. Dieu sait donc (God pour le coup) qu’ouvrir une bouteille de vin français à Londres, Newcastle ou Liverpool, représente bien plus que boire un simple verre de vin. Je dis « français » car la France est quand même le pays étranger le plus proche de l’Angleterre, géographiquement mais aussi historiquement et culturellement ; il est donc plus naturel de boire du vin français qu’italien ou espagnol, réservé aux grands connaisseurs. Ouvrir du vin, comme en France ou ailleurs sur la planète, est un acte de partage et de découverte. C’est aussi l’occasion d’évoquer, le lieu, la région, le viticulteur à qui on l’a acheté. Ouvrir une bouteille permet donc de se remémorer les vacances et d’aborder le thème du voyage. Chose que l’on fera pas, ou beaucoup moins en tous les cas, avec la bière.

La bière possède les même valeurs sociales que le vin en France. En Angleterre, en Irlande, au Canada, en Australie, on se réunit au pub le dimanche, entre amis mais aussi et surtout en famille, autour d’une bonne pinte. Conversations acharnées, éclats de rires, larmes parfois même, ponctuent ces réunions de famille dont les membres n’échangeraient leur Guinness, leur XXX ou même leur Forster australienne contre le meilleur des vins français ! 

Les étrangler dans leurs 22. Alors, quel vin pour ce France-Angleterre ? Quel vin pour nous ouvrir les portes de la finale ? Pas question de botter en touche ! Ce match est une si belle affiche. Les joueurs de Bernard Laporte et ceux de Brian Ashton joueront dans les règles de l’art mais ne se feront pas de cadeaux. Tout le monde sait que le rugby est un jeu de brutes joué par des gentlemen. Je servirai donc un vin doté d’une belle structure, voire charpenté, avec des tanins affirmés mais fondus également. Un vin puissant mais élégant. Le but sera tout de même de prendre son temps (pas comme Jason Robinson filant droit vers la ligne d’embut – puis déstabilisé par Ellisalde, il ne faudrait pas que les rosbeefs s’y voient déjà) pour construire la victoire, de prendre son pied (pas celui de Wilkinson) et de faire preuve de maturité (comme le vin, comme Dalaglio). On pourrait faire des essais, mais on les réservera pour la France. Face aux ‘‘frogs’’, les anglais choisiraient certainement un vin léger, comme avec des cuisses de grenouilles, mais il s’agira de leur faire bouffer du cassoulet et de les étrangler dans leurs 22 mètres. En effet, les anglais étant de fervents amateurs du sud-ouest de la France , j’opterais bien pour un bergerac ou un cahors pour ces messieurs.  Mais comme je suis un gentleman, j’ouvrirai un chardonnay. Un Chablis même, qui, que l’on le veuille ou pas demeure le roi de ce cépage bourguignon. En tous cas, pour les étrangers. Pas un ‘‘petit’’, pas un ‘‘premier’’, un simple ‘‘Chablis’’. En espérant que ces dames auront un bon ‘‘French Flair’’ pour apprécier les arômes de fleurs blanches. Et pourquoi pas de roses ? Oui, mais fanées.

 

samedi, 06 octobre 2007

Vinsurvin&Vinsurvin French Corporation Limited.

 

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Suite à Chânes Etonnera Personne, notez au passage les trois majuscules suggérant que l'auteur inscrit son travail au rang des oeuvres littéraires majeures alors qu'il s'agit de simples et pauvres notes relatant des discussions de comptoir pour un public à l'oisivité chronique. La motivation n'est pourtant qu'esthétique. Mais puisque lire les fantasmes oenophiles d'un parisien en manque de vignoble semble permettre à certains de s'évader quelque peu de la routine que peut parfois offrir (que dis-je "imposer") ce lieu carcéral qu'est  le bureau, alors, accordons-leur une légère fantaisie. Point de vers l'ami, de verres oui, mais une prose qui cahin-caha continue de mettre en lumière la richesse du patrimoine viticole français.

Aujourd'hui, VINSURVIN se trouve confronté à un petit problème. Petit qui devient grand. Pas qu'il m'encombre. Mais il m'interroge sur l'idée qu'il va me falloir ouvrir une cave, un magasin, une succursale! Ou devenir agent. C'est Arnaud qui, à la suite de cette note sur le Pouilly-Vinzelles du domaine Mathias et sur le Mâcon-Chânes de Dominque Cornin, m'a mis la puce à l'oreille,  dans un commentaire, comme chuchotté au creux de mon haut-parleur, soulèvant au demeurant un point essentiel de l'identité de VINSURVIN.

Bonjour. Peut-on trouver ces bouteilles chez un caviste parisien ? Cordialement.

Avant de vous conter ma nouvelle vie d'agent comme je la conçois, petite réponse à Arnaud. 

Mon cher Arnaud, 

C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai acceuilli votre question sur VINSURVIN au sujet de ces magnifiques vins du Mâconnais. J'ai pris contact auprès de ces deux viticulteurs (Mathias et Cornin). Revenez sur VINSURVIN, dès que j'ai des éléments, je vous tiens au courant.

Bien à vous, VINSURVIN.

Ah! Agent! Ou directeur de consulting en management international pour la filière viticole vinsurvin&vinsurvin French corporation limited (pour faire plus humble). Adieu bavardages incessants ("T'as vu, Kevin il chatouillé Jennifer, trop fun heu!!!"), copies affligeantes (the perçonage want will for in the jardin of the mozer) et clichés sur les profs ("Non, mais attends, faut arrêter, un prof, contrairement à ce qu'on croit, ça bosse comme un malade! Surtout en juillet et août"). A moi les déplacements en voiture à travers la France, en TGV à travers l'Europe, en Avion à travers le monde ("Monsieur VINSURVIN, nous n'avions plus de place en premium, nous vous avons intallé en éco + ", "Pardon? Ah, mais il en est hors de question! Les soutes à la limite. Mais en éco, jamais, je ne supporte pas votre Château Virgin Light ; il me donne des gazs." A moi les dégustations prestigieuses ("Non, ce VDP est franchement imbuvable. Mais qui sont les ploucs qui font des choses n'ayant pas le goût de bois et le goût de vanille? Ca va pas la tête? Par contre ce Château Vanilla Wood, ça c'est du vin. Aucun nez, aucun fruit, d'une courtesse en bouche. Superbe."). A moi les colloques, les conférences, les sommets aux niveaux intellectuels plus élevés les uns que les autres ("La parole est à Monsieur VINSURVIN, de VINSURVIN French Corporation Limited", "Oui, merci Jack. (Ca va ta femme? I mean, how's your wife Jack, ok? Give her kiss for me, will ya?). Donc, heu, oui... Monsieur Parker, vous avez votre idée du vin. J'ai la mienne. Chacun sa philosophie et les vaches seront bien gardées." "Bravo!!! Bravo!!!" (Standing ovation) "Quelle profondeur, c'est du Vosnes Romanée.", "Quelle subtilité, c'est notre maître incontesté à tous." "Cette justesse. Ce verbe. Du grand VINSURVIN.").

En attendant que rêve devienne réalité, j'ai un tas de 35 magnifiques copies qui m'attendent. Si elles pouvaient faire dans la "courtesse" aussi, ça m'arrangerait. Parce qu'on n'est pas en juillet ou en août, là.

PS : Merci à Gérard Laurent de PARISCOOL.COM pour la photo et désolé de l'avoir passablement modifiée! 

 
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