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samedi, 12 avril 2008

Sur les bancs de l'Ecole du Vin

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A croire que VINSURVIN est maso. Essuyant depuis près d'une semaine les affres de l'actualité lycéenne, votre humble serviteur a décidé de retourner à l'école. Sauf que celle là est moins ch barbante puisqu'il s'agit de l'Ecole... du Vin. Premières leçons mercredi soir dernier, Cour Saint-Emilion, vous savez, ce petit coin de province dans le 12ème arrondissement. Au programme : un véritable voyage à travers la Bourgogne, guidé par l'excellent professeur Olivier Thienot.

Le ministre de l'Education Nationale n'a qu'à bien se tenir : ça va finir par péter. Feignant de ne pas entendre les nombreux avertissements que lui adressent les élèves à l'absentéisme chronique et aux résultats peu reluisants ("Darkosse, tes foutu, les éléve son dans la rut !", "Licée  en graive !", "Ont veu des proffes !"), la tension est montée d'un cran ce matin puisque même mes 2nde €uros (accent américain, fashion crazy, ambiance jet set) a décidé de se mettre en grève à son tour et de ne pas se présenter à l'atelier théâtre. Crime de lèse-majesté par excellence. Dieu merci, mercredi, c'était Burgundy.

J'entre dans la salle de classe à 20h00 et prends place à une table ou sept personnes sont déjà installées. Il doit y avoir trois autres tables comme celle-ci. Ca fait donc 32 élèves par classe : on est mieux loti que dans l'Education Nationale. Un homme, la quarantaine, en costume, sans cravate, se tient devant sa classe, attentive et avide d'apprendre. 32 élèves, silencieux, cahiers ouverts, crayons à la main, n'ayant d'yeux que pour le professeur : le rêve. Personnellement, j'en ai quatre, des sages, sur 170 au total. Mais j'en ai un cinquième qui devrait être mûr fin mai. Notre professeur n'a pas de tableau noir, ni de craie blanche : on est en 2008, il travaille sur PowerPoint. Son seul outil est sa télécommande. Moi, j'ai un failli bout de craie blanche, une allergie chronique et un radio-cassette (Pathé-Marconi 1956). Devant nous, un dossier, un crayon et sept verres INAO. Il y a aussi des bouteilles d'eau et des crackers.

Petit quiz sur la Bourgogne en guise de warm up. Nous passons au cours d'histoire : origine antique de la Bourgogne, Moyen Age, Ducs de Bourgognes, l'Après Révolution... Viens ensuite l'étude du terroir, des cépages. Cours de Géographie : la Bourgogne est composée de cinq zones, dont le Beaujolais ! Après un rapide coup d'oeil sur la classification des appellations (de l'AOC régionale à l'AOC Grands Crus), nous passons à l'atelier des arômes. Vient enfin le moment tant attendu : la dégustation ! Au programme : trois blancs (Chablis 1er Cru, Vau de Vey, 2004, M. Durup ; Saint-Véran, Les Cras 2006, Domaine des Valenges, M. Paquet ; Meursault, les Marger, 2005, Domaine Mazilly) et trois rouges (Mercurey 2005, Albert Bichot ; Pommard 1er Cru, Les Poutures 2002, Domaine Mazilly ; Chambolle-Musigny, Les Sentiers 1er Cru, Hervé Sigant). Une dégustation riche d'enseignements et de plaisir que je vous compterai dans quelques jours sur VINSURVIN.  

© ECOLE DU VIN DE PARIS - 48 rue Baron Le Roy 75012 Paris - Tél : 01 43 41 33 94

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Photo Robert Doisneau.

jeudi, 10 avril 2008

Gagnez un chèque (en bois) !!!

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La boutique aux vendeurs hyper motivés informe VINSURVIN qu'elle lance un quiz permettant aux amateurs (de vin ?) de gagner un bon de 12€ ! Génial ! Sauf que chez lavinia.fr, il n'y a rien à acheter en-dessous de 25€. De quoi s'interroger sur les étranges méthodes commerciales et de communication du supermarché du vin parisien, du boulevard de la Madeleine. Surtout lorsqu'on sait que VINSURVIN émettait déjà des réserves il n'y a pas très longtemps.

Quiz : mais qui donc se cache dans la peau du chargé de communication de Lavinia ? Mickey Mouse ? Frank Dubosc ?Georges Bush ? Alors que nombreux sont les clients à se plaindre de l'acceuil exécrable que réserve le blasé et peu disponible personnel de Lavinia, le magasin qui déroule le tapis rouge aux Japonnais, aux américains et aux costards-cravates du quartier nous gratifie d'une idée aussi lumineuse qu'un bordeaux ouvert depuis quinze jours : gagner un bon de 12€, à dépenser sur le site de la maison en question. Bon plan ? Il suffit de se rendre sur le site pour se rendre compte du pschitt.

Avouons-le tout de suite : le quiz Lavinia n'est pas si simple. VINSURVIN obtient un modeste 18/20 : il faudra retourner à Saint-Emilion et y goûter l'Angelus, et revoir les grands crus blancs de Bourgogne ... M'enfin, au final, le bouchon de la bouteille de champagne en incruste a sauté. Et c'est ce qui compte. Cherchons maintenant comment dépenser notre bon. Tapons Alsace. Premier choix : domaine Marcel Deiss : 15,75€. Mince, il me manque 3,75€. A moi de mettre au bout peut-être? Deuxième choix : un Gewurztramminer, 21,20€. Ah, quand même. Au final, un seul vin sur les 10 premiers présentés à moins de 12€, un sylvaner à 11,40€. Il reste 4 pages à consulter. Je n'ai pas que ça à faire. Alors, je ne m'offrirai pas un Alsace avec mon bon d'achat.

Allons en Beaujolais, nous devrions trouver notre bonheur ! Avec tout le respect que j'ai pour cette région (demandez à Didier Desvignes), point besoin de dépenser des fortunes pour acquérir un bon morgon, brouilly ou saint-amour. Idem pour les chinons où pour 4,95€, VINSURVIN vous fait boire des choses dont vous vous souviendrez toute votre vie. Premier choix laviniasque : un Chiroubles à 14,45€. Puis 14,65€, puis 21,25€ !!! Très drôle. Ah, enfin un Beaujolais abordable : un Fleurie à 7,30€. Je suis vraiment mauvaise langue. Mais à bien y regarder, il s'agit d'une demie-bouteille !!! Pathétique.

Bourgogne : seuls deux modestes "bourgognes" à 9,50 et 10,20€ (dont l'origine n'est absolument pas mentionnée) se fourvoient parmi de "simples" cotes chalonnaises à 23,80€. Bourgogne : inabordable avec mon bon. Je l'ai mauvaise avec mon bon à rien. Va-t-il falloir que je browse toutes les régions de France? Puis que je passe en vin du monde ? Ca tombe bien, j'ai trois heures  devant moi. Allez, pour le fun, allons faire un tour en Sud-Ouest. Je trouve un tariquet à 5,25€. Malheureusement, un tariquet à ce prix est souvent fade et insipide. Pourtant, ce vin blanc sec et fruité peut être une petite merveille. Acheter celui-ci et c'est se mettre l'appellation à dos. Il reste deux bergerac autour des 6€. A la limite. Mais ce n'est pas ce que je cherche. Et puis, j'ai un peu peur de tomber sur des choses très moyennes. Cependant, je vais peut-être me laisser convaincre par ces deux richard. Peut-être. Mais seulement pour pouvoir vous en reparler. Et rigoler boire un bon coup.

Il ne nous reste plus qu'à cliquer sur la section "moins de 10€" (qui aurait pu être transformée en "moins de 12€" le temps de l'opération...). Alors, que peut-on acheter pour moins de 12€ chez Lavinia? Réponse : tout, sauf du vin. Dolin, Vermouth de Chambéry blanc : 9,90€. Moi qui ai toujours rêver d'en acheter, je suis comblé. Pour 8,50€ : quatre stop-gouttes ! Idéal pour les parkinsoniens. Pour 7€ : une caisse en bois 2 bouteilles ! Parfait pour faire du feu l'hiver prochain. Encore mieux : "Albert, l'astucieux sommelier" ! Une enveloppe de dix adhésifs ! Fantastique pour occuper vos enfants les longs mercredis d'hiver. Vivement la prochaine opération Lavinia ! Laissez-moi deviner... Une dégustation de vin breton (très sur la pomme, cette année) ? Un casting sur M6 pour recruter de nouveaux vendeurs (pour éliminer Jean-Claude, tapez-le...) ? Une carte de fidélité (au bout de 3000€ d'achat, sur trois mois : un bon d'achat de 12€) ?  

jeudi, 13 mars 2008

VOTEZ VINSURVIN!

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A QUELQUES JOURS DU DEUXIEME TOUR, 

JE VEUX EXPRIMER TOUTE MA GRATITUDE AUX PARISIENS ET AUX PROVINCIAUX

QUI DES LE PREMIER JOUR ONT ACCORDE A MON BLOG

LE SCORE SANS PRECEDENT DE 20,20% DES SOUFFRAGES.

PAR CE VOTE D'ADHESION A MES CHRONIQUES

ILS ME PROUVENT TOUTE LEUR BIENVEILLANCE

ET JE VEUX VOUS DIRE MA VOLONTE D'HONORER LEURS CLICS.

CHAQUE MOIS, VOUS ETES PRES DE 2OOOO A VOUS RENDRE SUR VINSURVIN

AFIN DE GLANER QUELQUES INFORMATIONS

QUI UNE BONNE BOUTEILLE POUR CE SOIR, QUI UN ACCORD MET/VIN,

QUI UNE CHRONIQUE SUR UNE REGION DE FRANCE.

VOILA DEJA DEUX ANS QUE VINSURVIN OEUVRE POUR  

LES BONS PETITS VINS DE FRANCE ET DE NAVARRE,

ET VINSURVIN SE DOIT DE POURSUIVRE SON OEUVRE.

VIGNERONS, CAVISTES, LIBRAIRES, AMATEURS,

JE SERAI LE BLOGUEUR DE TOUTES ET DE TOUS,

UN  BLOGUEUR LIBRE, SOUMIS A UNE SEULE EXIGENCE :

CELLE DE MES LECTRICES ET DE MES LECTEURS.

ENSEMBLE, SI VOUS LE VOULEZ, NOUS CONTINUERONS A EXPLORER

 TOUT CE QUE LE TERROIR FRANCAIS (MAIS AUSSI ETRANGER)

A DE MEILLEUR A NOUS OFFRIR,

SUR VINSURVIN ET LORS DES TUPPERWINE !

BIEN OENOPHILEMENT.

VINSURVIN, PRODUCTEUR DE CHRONIQUES OENOPHILES.

jeudi, 06 mars 2008

Comment j'ai remplacé le fumoir du lycée par un buvoir.

medium_nonfumeur.jpgInterdire la cigarette dans les lieus publics, c'est bien. Pensez-vous, lorsqu'on a arrêté de fumer un paquet de marlboro light par jour voilà trois ans (et quatre mois), on a l'impression que (pour une fois) la société se met de votre côté. Alors, ce n'est pas sans une certaine émotion que j'ai fait mes premiers pas dans l'ancien fumoir jeudi à 10h00. Quand je suis entré dans ce qu'il convient d'appeler à présent la nouvelle salle des profs, une joie non dissimulée règnait dans ce lieu. Des "ah, on respire à présent!" et des "Ah bah ça change!" ne cessaient de ponctuer les vas et les viens des uns et des autres. Fenêtres ouvertes, bien que dans une salle petite, exigüe et bas de plafond, on s'accomodait bien de deux, trois clopes. Mais l'effet pot d'échappement jouait à plein notamment le midi lorsque le nombre de fumeurs dépassaient... les bornes.  

Produit de substitution. Arriva alors la première pause déjeuner sans tabac. Les discussions autour du bon air retrouvé battaient leur plein (bien que, contaminée à ce point, cette salle devrait demeurer cancérigène pendant quelque dix bonnes années encore). Les fumeurs, priés de l'écraser, nous avaient carrément quitté pour consummer sur le trottoir. Mais, point de  triomphalisme  dithyrambique. Point de satisfaction dans ce qui ressemble aussi à une certaine forme de ségrégation. L'ancienne salle fumeur n'était pas devenue plus conviviale. Moins animée non plus, comme on a pu l'entendre ou le lire çà et là. Mais il est vrai que les collègues tabacco-dépendants manquaient à l'appel. Il fallait faire quelquechose pour les faire revenir. Trouver un produit de substitution en quelque sorte.

Salle Margot. C'est alors que me vint une réflexion. Pourquoi ne pas remplacer la salle mégot, par la salle margot? Ou bistrot? Ni une ni deux, tous les collègues alentour adhérèrent au projet. Il faut dire que (comme par hasard), ces derniers sont tous des amateurs de vin! Quelle chance! On ne trouve pas cela dans tous les lycées! Après cotisation générale (et avant la tournée du même nom), on me chargea (encore bibi comme par hasard) de faire le tour du vignoble français et de faire livrer quelques flacons pour le lendemain, vendredi 02 février. Des collègues proposèrent d'agrémenter le bistrot de posters glanés au gré de leur périples oenophiles. D'autres se rendirent chez des amis cavistes et cafetiers afin de récolter quelques verres. Hors de question de consommer dans des gobelets en plastique! Quelqu'un eut un mauvais réflexe: "J'peux avoir des cendriers!"

De si jolis sourires. Vendredi matin, vers onze heures. Le bistrot était fin prêt! Rutilant, acceuillant, chaleureux et surtout convivial. Nous l'appelâmes VINSURVIN! A midi la salle était comble! Néo-non-fumeurs, sevrés, non-fumeurs, personnel de l'administration, élèves majeurs... ils étaient tous là! Pour la première, j'avais proposé que chaque discipline se verrait attribuer "sa" région viticole. Du côté des langues, l'Allemagne eut l'Alscace (mais pas la Loraine), les anglo-saxons la Californie (sans son gouverneur), les espagnols la Ribeira del Dureo bien que certains eurent préféré l'Argentine ou le Chili. Les historiens écopèrent de la Loire et ses chateaux, les profs de français d'un bon bordeaux, les SVT d'un vin bio. Les maths apprécièrent leur 13°, la physique-chimie dégusta un mousseux et les profs d'économie se partagèrent un bag-in-box pour son rapport qualité-prix. Au final, les profs de sport (branchés rugby) héritèrent de l'Australie. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas vu tous ces garants du savoir et de la culture arborer de si jolis sourires, malgré tous les signes d'amitié, de reconnaissance et de respect que la société française et ses candidats à la présidentielle (surtout sa candidate) lui adressent actuellement. "Travailler trente cinq heures?" entendis-je, "cela ne sera jamais assez pour boire tout ça!" La pause déjeuner battait son plein et l'idée du bar à vin faisait un tabac. Mais une inquiétude me vint soudainement: mes collègues ne risquaient-ils pas de voir rouge en classe cet après-midi? 

Rediffusion. Note parue le 03.02.2007

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"Alors, tu la trouves comment la 2nde 6 cette année?" "Depuis le 02 février: nettement mieux!" 

mercredi, 27 février 2008

Laviniattitude En Désuétude (suite).

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Suite à l'article du 15 février dernier, intitulé ma laviniatittude tombe en désuétude, dont vous n'aurez pas manqué les nombreuses réactions  et commentaires sur VINSURVIN, j'ai reçu un e-mail de M. Branchereau, directeur général de Lavinia. N'ayant pas reçu de commentaires de ce dernier sur VINSURVIN, chose assez étrange d'ailleurs dans cette société de communication que de ne pas se prévaloir d'un droit de réponse et d'un recentrage, j'aimerais vous soumettre les échanges que nous avons entretenus. Au risque de croire que je me charge de la "com" de Lavinia.

Mail N° 1 de M. Branchereau, le 22.02.08 :

Cher Monsieur,
Après avoir lu attentivement votre article "Ma Laviniattitude" je serais heureux de pouvoir en discuter autour d'un déjeuner dans notre magasin de la Madeleine
Dans l'attente de vos nouvelles
Y Branchereau

Directeur Général de LAVINIACher Monsieur,

Réponse de VINSURVIN, le 22.02.08 :

J'ai bien pris note de votre invitation, et je vous en remercie. Malheureusement, je ne pourrai l'honorer, pour des raisons purement éthiques.

(...) J'ai ressenti le besoin d'écrire cette note en arrivant chez moi, après mes achats chez Lavinia, tant j'étais affligé par le moment que je venais d'y passer : accueil, service, notamment, étant très loins de mes attentes.

Cependant, je serais ravi de m'entretenir avec vous dans un bar à vin parisien, afin de poursuivre cet échange avec vous.

Sincères et oenophiles salutations,
Fabrice Le Glatin.
PS : il va de soi que je vous invite vivement à vous exprimer sur VINSURVIN, en laissant un commentaire, une réaction à cet article.
.
Mail n°2 de M. Branchereau (en français dans le texte), le 22.02.08 :

Cher Monsieur,

Je vous remercie pour votre réponse, je ne suis pas froisser par vos commentaires. Je comprends que l'attitude de plusieurs collaborateurs LAVINIA ont été très désagréables à votre encontre et je tiens à m'en excuser. Nous ne tenons pas à faire fuir nos clients.

L'objectif de Lavinia est de s'améliorer et surtout de défendre le VIN, pour cela j'aimerais m'entretenir avec vous pour discuter de votre perception de notre métier. A LAVINIA dans notre bar à vin ou dans un autre lieu, comme vous le souhaitez, je vous laisse mes coordonnées téléphoniques 01 42 (...).
Sincères salutations

Y Branchereau.

 
Voilà, on en est là à ce jour. Toujours pas  de commentaires de M. Branchereau sur VINSURVIN. Quand à une éventuelle rencontre, elle reste d'actualité. CQFD.

lundi, 25 février 2008

RADIO VINSURVIN

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- Chères auditrices, chers auditeurs de VINSURVIN, bonsoir! C'est avec un plaisir non dissimulé que je prends l'antenne ce soir. Je profite donc pleinement de cette tribune, tant que le droit m'est encore donné! En effet, la censure ambiante pourrait bien conduire les internautes parlant de vin (et donc d'alcool) à être interdits d'expression. Ils pourraient même être poursuivis, jugés, condamnés et jetés en prison pour publicité interdite. Alors, de la publicité pour du vin, je vais en faire! Je vais même vous dire de consommer du vin sans modération (mais de façon réfléchie!). Buvez du vin! Buvez du vin tous les jours! Oui, une fois par jour! Un verre par jour! Rien de meilleur pour la santé!

Le thème de l'émission est simple : le vin! Un conseil accord met/vin? Quel vin à l'apéritif? Une idée parcours touristique dans les vignes? Une idée lecture pour les vacances? Composez le 20 sur votre téléphone pour joindre notre standard, c'est Jean-Claude qui décrochera. Parlez un peu fort, il est sourd. Avant d'écouter notre premier auditeur, une page de publicité.

DONNEZ UN PEU DE GAIETE A VOTRE QUOTIDIEN. BUVEZ DU VIN DE FRANCE ET DE NAVARRE.

LE VIN, C'EST LA VIE.

TOUTE L'ANNEE, CONSOMMEZ DU VIN SANS MODERATION

(MAIS A PETITE DOSE,

faudrait pas qu'il en manque pour ce week-end).

De nouveau sur l'antenne de VINSURVIN FM. Bienvenue si vous nous rejoignez. Une première question au standard :

- Allo, bonsoir, quel est votre nom?! Et d'où nous appelez-vous?

- Oui, bonjour, ici, c'est Bernard, de Saint-Ouen dans le quiatre vin trèïze. Ma femme fait un tadjine ce week-iend, quiel vin me cionseillez-vous avec? Je pensais à un bordeaux supééérieur.

- Je n'irai pas par quatre chemin, mon cher Bernard : il vous faut un rosé du Languedoc. Par expérience, je vous conseille un Château des Estanilles de chez Michel Louison. Vous le trouverez chez Nicole Lhoste, de Côté Cépage, 96 rue Legendre, Paris 17. Et le bordeaux supérieur, gardez-le pour le bourguignon. Bonne journée, Bernard. Au revoir. ... Question suivante! Allo? A qui ai-je l'honneur? 

- Oui, bonjour VINSURVIN, (voix à la Amanda Lear), vous mé réconnaissez, c'est Fernando. J'organise une petite sauterie avec mes amis brésiliens et puerto-ricains de l'avenue de Clichy, genre un apéritif amélioré. Que me conseillez-vous?

- Alors, tout d'abord, Fernando, j'aimerais que vous cessiez de me suivre dans le quartier, ça commence à bien faire. Pour ce qui est de la petite fête à la brésilienne, je vous propose un apéritif dînatoâre. TOUT EST LA! Il n'y a plus qu'à se servir! Bonne soirée, Fernando. Et n'oubliez pas ce que je vous ai demandé...

- Merci, VINSURVIN! Pas de souci mon lapin, j'te laisse tranquille.

- Question suivante? Bonsoir, qui êtes-vous, d'où appelez-vous?

- Bonsoir, Kevin, 28 ans, et Fleur, 27 ans, Mairie de Montreuil, 93.

- Nous allons du côté de Tours pendant les vacances, un petit conseil "route des vins" (sur vin)?!

- Vous ne pouvez pas mieux tomber : c'est une excellente période pour se rendre au bord de ce superbe fleuve! ICI, votre parcours, avec, s'entend, les bonnes adresses de vignerons!

- (En coeur), Merci VINSURVIN!

- Prochain appel... Allo? Aaalloo?

- C'est ça, ouais, casse-toi, pauvre con! 

- Pardon?! Monsieur Sarkozy, on se calme... Un petit conseil courtoisie peut-être? (La main sur le micro : Jean-Claude, tu me débarrasses de ce fléau, merci.)

- Prochain auditeur?

- Allo?

- Allo, oui, bonjour, Monsieur...

- Madame...

- Euh, oh, pardon... j'aurais juré... votre question Mon, MAdame...

- Quelle est la différence entre le Pouilly Fuissé et le Pouilly Fumé?

- En fait, ils n'ont rien à voir : le Fuissé est fait en Bourgogne, dans le Mâconnais, avec le cépage chardonnay. Le Fumé est fait en Centre-Loire (près de Sancerre) avec du sauvignon. Pour plus de détail, rendez-vous ICI.

- Une dernière question et il sera déjà l'heure de quitter. Qui est à l'appareil?

- Bonjour, VINSURVIN! Un petit conseil lecture autour du vin pour que le voyage vers les Pyrénées soit moins long?

- Bonjour. En dehors de VINSURVIN, je ne vois pas! Notamment les nouvelles littéraires de VINSURVIN : l'idéal pour voyager!

- Merci! Au revoir!

- Au revoir, et bonnes vacances! Voilà, c'en est fini pour aujourd'hui. Avant de nous quitter : les rendez-vous et les dates à retenir sur VINSURVIN : du vendredi 29 février au 9 mars, ce sera best of sur VINSURVIN car votre humble serviteur sera en vancances. Le 11 mars : TUPPERWINE 4.0 ; modalités cette semaine sur VINSURVIN.

Chers auditeurs, chères auditrices, merci pour votre fidélité, et n'oubliez pas : a glass of wine a day keeps the doctor away! Bye! 

mardi, 12 février 2008

La Provence s'invite chez VINSURVIN.

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Il y a des gens qui ont le don et la manière de vous faire goûter de très bons vins. Après ceux de Bérénas, de subtils et modernes vins du Languedoc (dont VINSURVIN eut un jour dit beaucoup de bien), Eric Daguenet, de MALTS et CEPAGES, m'a fait dernièrement découvrir les vins de Château Thuerry, des coteaux varois. Pour info, la philosophie de MALT et CEPAGES est très proche de celle de VINSURVIN. Cette petite entreprise familiale a pour objectif de proposer à ses clients une sélection de vins exclusivement issus de petits producteurs indépendants (pour la plupart des domaines familiaux à faible production). Le site, très bien pensé par Carole, permet d'accéder rapidement aux régions qui nous intéressent grâce à la carte des vignobles de France. La première page met en avant le coup de coeur du moment, souvent une trouvaille qui tient à coeur au couple installé dans la Vallée de Chevreuse. 

Je me souviens donc de ce Château Thuerryl'Exception, un vin blanc issu d'un assemblage sémillon, rolle (célèbre à Cassis). Des arômes vifs, presque nerveux! Beaucoup de fraîcheur, des fleurs, des fruits rouges, une belle acidité qui soutient une bonne longueur en bouche. Je me souviens surtout d'être entrain de faire une sacré découverte et de passer un excellent moment autour de ce blanc du sud de la France. Conquis.

Puis il y avait eu l'Exception, rouge : un assemblage gourmand de cabernet sauvignon et de merlot qui avait fait mouche également. Une belle chair, du gras, de la vivacité. Du beau travail, en somme. Ce vin m'avait parlé. Je me sentais concerné, et frustré de savoir que je ne le regoûterais pas d'ici tôt. Signe que le vin vous a plu. 

Mais la frustration ne durera pas longtemps, puisqu'Eric Daguenet a eu la gentillesse de me proposer un Tupperwine autour de Château Thuerry. Ce sera le prochain, d'ailleurs. Dans un restaurant. En espérant que ce Thuerry soit une tuerie! Et qu'il vous plaise...

VINSURVIN tient également à remercier Emmanuel Rybinsky du Clos Troteligotte, à Cahors, qui vient de me faire parvenir 12 échantillons de ses délicieux vins. Bientôt au programme des Tupperwine. Merci également à Estelle Deheyer, du Château d'Agel, grâce à qui nous goûterons des Minervois (Roussillon), lors d'un prochain Tupperwine. Dans la série je-remercie-chaleureusement-mes-vignerons-préférés, alors, merci à Didier Desvignes (Fleurie, Morgon, Chiroubles...) :  le Beaujolais dans toute sa splendeur, c'est très bientôt sur Tupperwine! Merci à Florence du Château de la Selve, en Ardêche, qui va compléter la collection d'échantillons déjà envoyés avec les blancs de la Selve. Je pense également à Benoît Tarlant, des champagnes Tarlant qui s'est montré particulièrement intéressé par un Tupperwine. A Bertrand Lhôpital des champagnes de Telmont...

Certes, il manque aux Tupperwine le Jura, l'Alsace, la Corse, la Savoie, l'Auvergne... Mais VINSURVIN ne désespère pas de vous les faire goûter un jour! Patience... Quoi qu'il en soit, VINSURVIN a désormais de quoi passer l'hiver et vous faire découvrir ce que le terroir français a de meilleur à offrir.

 

samedi, 26 janvier 2008

L'étiquette de demain.

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En regardant l'étiquette de ma bouteille de vin, en constatant toutes les informations que le vigneron est ordonné d'appliquer sur ses étiquettes, chose de plus en plus ridicule, VINSURVIN a imaginé l'étiquette de demain.

vendredi, 25 janvier 2008

Nota Bene.

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Bonne nouvelle pour les futurs lecteurs qui seront présents aux prochains Tupperwine! La Revue du Vin de France de ce mois-ci a dégusté, et apprécié, deux des vins au programme des futurs dégustations made in VINSURVIN! Ainsi que plusieurs autres susceptibles d'être découverts très prochainement!

C'est en me baladant à la recherche de bon vin du côté de Cravant-les-Coteaux, berceau des meilleurs chinon, que je décidai de faire une halte chez Bernard Baudry. Je savais que je m'arrêtais chez l'un des plus talentueux vignerons de la région mais j'étais loin d'imaginer ce que j'allais découvrir. Des vins d'une élégance, d'un soyeux et d'une générosité rares. Il fallait réussir à m'impressionner car les vins des producteurs du même village me font chavirer chaque fois que je les bois. Christelle Pérais-Sourdais et Laurent Gilloire, de jeunes vignerons discrets mais pétris de talent, font des vins que je n'ouvre que pour des occasions spéciales. Loins des Rolls Royce du vin, vendus entre 4,70€ et 7,20€, allez savoir pour quoi, je ne m'autorise pas à ouvrir les 2005 et 2006, notamment, n'importe quand. Attitude que je n'ai pas avec d'autres vins. Pourtant très bons. Alors, vous imaginez les vins de Bernard Baudry, qui me font casser ma tirelire ou repousser la rénovation de mes gardes-corps...

Au programme du Tupperwine 3.0, et de la grande dégustation de la RVF, le Clos Guillot 2005 du Domaine Bernard Baudry apparaît comme l'apothéose du style Baudry dans les 2OO5. [Il est] d'un soyeux et d'une densité époustouflants. Ce Clos Guillot d'une suprême finesse est à savourer sur quinze ans. Un coup de coeur.

Dans quelques semaines, nous nous envolerons pour l'Ardêche, au Château de la Selve. Le Saint-Régis 2006, un vin de pays des Côteaux de l'Ardèche blanc est crédité d'un 14/20. Issu de viognier (et de 2% de sauvignon), la RVF le décrit comme un vin délicat, élégant et floral. Jolie expression de fruit net, croquant. Ce domaine familial (...) devrait faire parler de lui. La RVF aurait dû goûter les cuvées rouges Beaulieu et Serre de Berty, supérieures à mon goût au Saint-Régis et plus symboliques du Château de la Selve.

VINSURVIN vous parlait récemment de Festi Bacchus (septembre 2OO7), à Bercy, Paris XIII. Intéressante cette rencontre avec Arnaud Vivancos du Domaine Gayda (Malpère, près de Limoux, Aude). Selon la RVF, son Chemin de Moscou affiche une matière généreuse, sophistiquée, aux tanins fins et précis. Par ailleurs, In Extremis 2OO5, un Minervois rouge du Château d'Agel ne m'avait pas laissé insensible, à deux pas de Cour Saint-Emilion. Dommage que cette fat et vile anglaise  me gâcha mon plaisir. Un style mûr, aux tanins confits, mais avec une belle finale cacaotée et une pointe mentholée fraîche et digne. Des vins que VINSURVIN est désireux de vous faire goûter. Tout comme Le Florentin Albal élaboré à Faugères et découvert sur place en 2006. Le Domaine de Valambelle est vu dans le magazine spécialisé comme une visite prioritaire pour dénicher des syrahs équilibrées et fruitées. Des rouges épicées, soyeux et crémeux, comme cette cuvée divinement digeste. Obligé, également, le passage chez M. Louison au Domaine des Estanilles.

La dégustation par des professsionnels, aussi qualifiés soient-ils, ne garantit par pour autant l'intérêt et le plaisir de tout un chacun. Et encore moins la crédibilité de VINSURVIN. Mais, croyez-moi, ces vins là sauront, eux-même, vous parler et vous séduire! En tous cas, c'est tout ce que votre humble serviteur vous souhaite... Autant de vins qui furent maîtres de mon plaisir et que j'aimerais à présent vous faire découvrir lors des prochains Tupperwine, mardi 5 février prochain.

samedi, 19 janvier 2008

Au courrier ce matin...

L’ANEV SOUTIENT  LA LIBERTE D’INFORMER DE LA PRESSE
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Le Bureau de l’Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin (ANEV) a pris connaissance du jugement du TGI de Paris, survenu le 20 décembre dernier suite au recours de l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et en Addictologie (ANPAA) à l’encontre du journal « Le Parisien » suite à une série d’articles sur « le triomphe du  Champagne ».

- L’ANEV  rappelle qu’elle n’entend pas déroger au principe d’une consommation modérée des vins français qui reflètent le savoir faire de professionnels au sein d’un terroir et qui font  partie intégrante de la Culture française et du Patrimoine National.

 - L’ANEV dénonce les amalgames qui sont effectués entre information et publicité et,  à ce titre, apporte son soutien aux journalistes qui rédigent des articles sur le vin au nom de la liberté d’informer.

- L’ANEV demandera que soit défini un cadre légal permettant de préserver les journalistes et les organes de presse des recours formulés à l’encontre d’articles d’information relatifs au vin et aux boissons alcoolisées.

- L’ANEV souhaite que les représentants de l’ANPAA s’associent et participent aux travaux du Conseil de la Modération afin d’établir un véritable dialogue à propos de la consommation modérée d’alcool.

- L’ANEV sollicitera, au cours de la XIIIème  législature, la rédaction d’un rapport d’information évaluant les différentes actions de Prévention de l’alcoolisme mises en œuvre.   

Enfin les Elus du Vin  assurent de leur soutien les associations de journalistes français et étrangers qui se sont émus de cette condamnation et ont vu là une atteinte à leurs libertés fondamentales. Ils souhaitent les rencontrer pour définir avec eux la suite à donner. Et pour qu’ils puissent continuer à parler du vin longtemps et aussi bien qu’ils le font,  car comme l’a dit l’un d’entre eux : « Nous parlons du vin comme d’autres parlent d’amour, et le fait de parler du vin ne suscite pas l’alcoolisme comme le fait de parler d’amour ne provoque pas le sida ! ».(B. Escoffier) 

Pour le Bureau les coprésidents,

Philippe Armand MARTIN, Député de la Marne et Roland COURTEAU, Sénateur de l’Aude.

Tel : 04.75.97.21.37 – Fax : 04.75.98.24.20 ; E-mail : contact@elusduvin.org

ANEV - Université du Vin - 26790 Suze la Rousse.

mercredi, 16 janvier 2008

j'me stat.

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Nombreux sont les cavistes, les vignerons et autres à se (et me) demander quelle est la fréquentation de VINSURVIN. Peut-être pour vérifier si vous n'êtes que deux pelés et trois tondus à consulter ce blog quotidiennement et /ou se rassurer sur la portée de leur association aux Tupperwine!  Pour leur répondre succinctement, rien de telles que des statistiques! Elles parlent d'elles-même et chacun se forge sa propre opinion. Celles-ci sont celles de www.20minutes.fr, le quotidien qui héberge ce blog. 
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Rapport au 16 Janvier 2008 (chiffres 20minutes.fr)
  • Total visites : 9373
  • Pages lues : 21 804
  • Pages par jour (moyenne /max) : 1362 / 2087
  • Visites par jour (moyenne / max) : 585 / 901
Rappel Novembre 2007 (chiffres 20minutes.fr)
  • Total visites : 19996
  • Pages lues : 41964
  • Pages par jour (moyenne / max) : 1398 / 1836
  • Visites par jour (moyenne / max) : 666 / 970

Bistro Romain, Gastro'l' Lendemain.

 

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Il y a une rubrique "Bons Plans Restos à Paris" sur VINSURVIN. Il n'y a pas de rubrique "Sale Plans Resto à Paris". C'est un peu l'inconvénient dans la Ville Lumière, par rapport à New York, la ville qui ne dort jamais : à quoi bon laisser la lumière des restaurants allumée quand il n'y a plus rien à boire ni à manger?

Au sortir du Théâtre du Palais Royal (pour y voir Puzzle, la pièce de Woody Allen), comme de n'importe quel spectacle autour des 23h, il n'est jamais facile de trouver une bonne table ouverte, surtout un mardi. Ceci n'est pas un scoop. L'estomac dans les talons, le spectateur opte alors pour un plat plus que pour un établissement. En d'autres termes, la tendance "steak frites" l'emporte allègrement sur la tendance "tendance". Reste alors à se diriger vers une de ces chaînes que l'on trouve sur les bords d'autoroute.

A deux pas de chez nous, la Place de Clichy. D'un point de vue gastronomique, la Place de Clichy, c'est un peu la zone commerciale du Mans : Léon de Bruxelles, Hippopotamus, et le Bistro Romain. Sans compter l'étalage de fruits de mer à trois mètres des pots d'échappement. Il ne manque plus qu'un Formule 1. Nous choisissons le restaurant italien à la française. Ou peut-être est-ce le contraire? Première expérience en couple. Mais que vient faire le terme "bistro" ici, je m'interroge, en client anachronique.

Nous sommes acceuillis par un dorman à la (Woody) haleine douteuse. On se croirait (de nouveau) au théâtre. Il nous prie d'attendre que quelqu'un vienne nous installer, au cas où nous ne saurions pas nous tenir et nous précipiterions sur une table. L'unité de lieu est inexistante : on nous installe dans un décor kitch de rideaux délavés et de lampes types "foire à 1€" sur les tables. Il nous faut ensuite attendre vingt minutes pour que quelqu'un daigne se déplacer pour prendre notre commande, chose faite grâce à mon regard de tueur vers la serveuse. Unité de temps non respectée. Il faut dire qu'à 23h, le personnel est bien plus pressé de dresser les tables pour le lendemain, afin de rentrer plus vite à la maison. C'est l'unité d'action.

Dorothée opte pour un carpaccio, frites. J'aimerais un tartare. Il n'y en a plus. Vingt minutes à saliver dessus pour me faire dire qu'il n'y en a plus, ça commence bien. Va pour le carpaccio. Frites. En vin? Deux verres de Montepulciano. Il n'y en a plus. La classe : tomber en rupture de stock démontre toujours la compétence en terme de gestion d'un établissement. Qu'est-ce que ça doit être les jours de grêve? Plus de tartare, plus de vin. Alors, on ne commandera pas de dessert, puisque de toute façon, il n'y en a plus.

Les frites arrivent en première, afin de bien leur laisser le temps de refroidir avant que la viande n'arrive. Fraîche et bonne, mais accompagnée de trois copeaux de parmesan qui se battent en duel, et sans marinade. Le vin est servi à ras bord... dans des verres tulipes! Mieux, il est chaud! Il en est alors im-bu-va-ble. Bistro Romain, c'est ça ou rien. Mais comment se fait-il que je ne fasse pas appel à la serveuse pour le lui signifier? Parce qu'inconsciemment, et même consciemment, je sais que j'ai choisi un restaurant bas de gamme, et que, de fait, je ne dois pas me montrer exigeant. Le service est en effet conforme à celui que l'on trouve dans la restauration moyenne française. Je l'ai déjà dénoncé à plusieurs reprises dans VINSURVIN : la France est loin d'être le pays dans lequel on mange bien au restaurant. Les règles les plus élémentaires du service sont souvent bâclées, le vin médiocre, l'impression générale désastreuse. Trop nombreux sont les restaurateurs commerçants à croire qu'il suffit d'afficher "restaurant" sur un établissement pour satisfaire le client.

La carte bancaire est déjà sur la table, un serveur, sympathique au demeurant, nous apporte l'addition puis repart. Il a des verres à finir de ranger. Le client attendra. Ca fait belle lurette qu'il n'est plus roi. Puis arrive le détestable "Ca a été messieurs, dames?". Blanc. Un (Michel) ange passe. Le vin était chaud, répond-on de concert. Il fallait me le dire, je serais aller le chercher à la cave! Aujourd'hui, c'est au client d'apprendre au serveur son métier. Total : 38,10€. Prends la note et tire-toi. Je vous laisse le soin de trouver que c'est trop cher et qu'on se moque vraiment du monde. De retour à la maison, Dorothée dans tous ses états se lève précipitemment et court aux toilettes. "Mes dernières frites n'étaient pas très cuites. Je viens de les vomir." Maudites affreuses frites

La pièce est enfin terminée, la nuit tire son rideau de velour et nous laisse songer à l'excellente pièce de Woody Allen, Puzzle, que nous avons vue, rue de Montpensier, à deux pas de la Comédie Française. Sauf que cette nuit, j'ai fait un drôle de rêve. J'étais dans un restaurant franco-italien lorsque le tartare que j'avais commandé arriva en plusieurs pièces, tel un puzzle que je devais moi-même reconstituer pour un apprécier toute la saveur. Chose que je ne parvins jamais à faire et qui me laissa outrageusement frustré. Vraiment, Bistro Romain, tout le monde dit I hate you.

 
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