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lundi, 18 août 2008

Tout pour plaire, la Toupie !

 

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Au rayon esthétique, le négoce en vin Hekla a décidé d'habiller les bouteilles de "vrais" vignerons français. Sérigraphiées de fines bandes de couleurs, les bouteilles rebaptisées "toupies" contiennent des vins dits "ludiques, de plaisir, aromatiques pour des moments de partages entre amis, en famille". Reste à voir si l'habit fait le moine.

Pub. Comme une célibataire au beau milieu d'une foule d'anonymes sur le trottoir d'une ville de Province, pas facile pour une bouteille de vin577229658.jpg échalandée sur un rail métallique de faire de l'oeil aux clients. On peut concéder en effet que 90% (chiffre VINSURVIN !) des étiquettes de vin français ne sont pas folichonnes. Sans compter qu'en plus d'être souvent moches, elles sont illisibles pour le français lambda. Alors, ces étiquettes divisent les buveurs de vin en deux camps : ceux qui se fichent de l'esthétique pourvu que le vin soit bon (et les autres). Et ceux dont le choix d'un vin se fait selon la "beauté" de l'étiquette, le contenu passant au second plan, pour ne pas dire important peu.

Associer bon goût et bon vin semble donc être le pari de ces "toupies". Dans un premier temps, et avant l'arrivée d'un vin effervescent et d'un rosé de Provence, la gamme se décline sur trois vins. Le bordeaux rouge de Xavier Jaubert (Ladaux, 33) est un vin "de plaisir, à dominance merlot, équilibré et fruité". Le bordeaux clairet de Jean Marc Alicandri (Saint Quentin du Baron, 33) est un rosé "façon bordeaux, puisant ses origines au Moyen Age, qui dévoile des fruits rouges, aussi bien pendant un repas qu'à l'apéritif." Enfin, le côte de gascogne blanc de François Morel (cela ne s'invente pas !) à Cazaubon (32) est issu de colombard et d'ugni blanc. On lui trouve "des arômes de fruits exotiques et une bouche acidulée".

Des vins de "vrais" vignerons, des vins présentés dans de "jolies" bouteilles, des vins soignés ayant pour but de ravir leurs consommateurs : tout cela part donc d'un très bon sentiment. Pas de quoi s'alarmer que certains veuillent égayer nos apéritifs ou nos repas et redonner un peu de gaieté à ces bouteilles souvent vieillottes et tristounettes. Ne reste plus qu'à leur souhaiter de ne pas avoir à aller se rhabiller. 

Hekla, 10 rue Harmens Rembrandt, 33150 Cénon, France. contact@heklavin.com

mercredi, 06 août 2008

Le TGV PACA tracera dans les vignes !

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Le projet d'une nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) au pied de la montagne Sainte-Victoire (Bouches-du-Rhône), sur un site d'exception classé, met les riverains et les vignerons en colère. Ils manifesteront le 22 août, haut-parleurs crachant le bruit du TGV à l'appui !  

1295565365.jpgGénial ! Une nouvelle ligne TGV va voir le jour (et la nuit) entre Paris et Nice ! Ca, c'est une bonne nouvelle, surtout pour nous, les parisiens (et les banlieusards), dont le quotidien est fait d'heures coincés dans les bouchons autour de, dans et sous Paris, d'infinissables trajets entassés comme du bétail dans la fournaise du métro ou du RER. Vous comprendrez alors pourquoi nous aimons la fraîcheur du Midi et l'espace des plages méditéranéennes. 1 m2 pour nous tout seul pour poser serviettes, bouées, et siège de mami : le luxe !

Cependant, il paraît que la nouvelle ligne à très grande vitesse (qu'ils devraient aussi penser à construire sur le périf, le PGV !) va emprunter des sites classés, détruire des vignes et incommoder les pauvres riverains. Laissez-moi rire ! Comment ils font, eux, à Gonesse, quand, toutes les 4 mn (et, ça, c'est pas aux heures de pointe) ils voient, respirent et entendent le balai des A340 ? Et au Bourget quand les avions-cargo rentrent d'Afghanistan ? Sans compter qu'à la place des agrandissements de pistes, ils pourraient nous construire des Carrefour ou des Cora, ça éviterait aux gens de la petite et de la grande couronne d'aller courir à perpette pour faire les courses le samedi après-midi (parce que, nous, en banlieue, le week-end, on aime bien, aller dans les zones commerciales, faire la queue sur les parkings et aux caisses pendant des heures -ça nous rappelle un peu la Côte d'Azur). Alors, comment donc expliquer que le TGV, merveille de technologie, vecteur de superbes ouvrages architecturaux, envié par le monde entier, est vu comme la peste et le mildiou par les autochtones ? 

Pour rejoindre la Promenade des Anglais depuis Paris, plusieurs tracés furent mis à l'étude jusqu'à ce qu'une coupe nette à travers les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritime (voir carte ci-dessus) soit "définitivemement" retenue. Conséquences, des dégâts et des nuisances irrémédiables pour les riverains. Impactées par ce projet, pas moins de vingt huit communes, avec un nombre considérable d'expropriations, considérées plus que problématiques en tant que telles mais aussi en raison des dédommagements financiers, jugés nettement insuffisants. 

Par ailleurs, les travaux relatifs au chantier constituent une source de désagrément que l'on n'imagine pas, à commencer par le bruit, comme celui généré par des tirs d'explosifs ! A 300 km/h, le passage du TGV en lui-même correspond à 94,5 db, niveau considéré comme "pénible" dans l'échelle des décibels. Pour exemple, c'est le bruit d'un baladeur à puissance maxi... En outre, les mûrs anti-bruits et autres "merlons" sont des réponses "trop simples" selon le site http://lemechanttgvpaca.free.fr/. A la litanie des désagréments, déjà pourtant pléthores, s'ajoutent l'augmentation des risques d'incendies, la dépréciation du foncier,  l'épuisement des nappes phréatiques, la disparition d'espèces animales et végétales protégées et une consommation d'énergie non négligeable (1% de la consommation d'électricité du Var et des Alpes-Maritimes). Côté viticulture, des vignobles se verront littérallement scinder en deux, ou disparaîtront complètement. Dédommagements et replantations ne suffiront pas à calmer la colère des vignerons concernés. Retrouver un sol de qualité ne se fait pas comme ça, surtout près de chez soi. De plus, une vigne nouvelle ne donne du raisin qu'au bout de trois années en moyenne, qualitativemement moins "rentable" qu'une vigne de 10, 20 ou 50 ans. Et quid des pertes de récoltes pendant les années de vaches maigres ?  

Or, chose assez étonnante, malgré les dégâts et les nuisances causés par ce projet, certains, comme M. MAURICE (membre des Amis de la Terre Val d'Oise) s'insurgent contre la "désaffection de la « chose publique »" : "il n’est pas normal que certaines enquêtes se déroulent sans que personne ne se dérange, ne serait-ce que pour s’informer de ce qui se décide dans son village, dans sa ville, dans son secteur. C’est laisser des décideurs, tout légitimes qu’ils soient, agir à leur guise. (...) Les AMIS DE LA TERRE, conscients du danger d’une telle situation, souhaitent une réaction et se proposent de venir en aide à des associations locales qui seraient confrontées à des enquêtes qui leur posent problème."

La construction de cette ligne à grande vitesse ne se fera donc pas sans heurts. Pour répondre à ce que certains qualifient de véritable "agression", une pétition a été mise en ligne et le site http://lemechanttgvpaca.free.fr/ nous éclaire un peu plus sur la situation. Enfin, une manifestation qui partira du péage de la Barque à Saint-Maximin (13), contre la LGV PACA, aura lieu le 22 août prochain, avec sono à l'appui, crachant le bruit qu'un TGV peut faire lancé à plus de 300 à l'heure. Cela permettra aux riverains de se rendre compte des nuisances générées par un tel bolide. Ou de commencer à s'y habituer. 

samedi, 12 juillet 2008

Un Nouveau Wine Blog !

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Elle s'appelle Anne, elle vit à la Défense, elle adore le vin, elle est TupperWineuse assidue, et depuis quelque temps, elle anime un blog dans lequel elle nous conte ses dégustations, ses coups de coeur, ses aventures (oenophiles). Une fille, jeune, qui aime le vin et le dit : voilà une bonne nouvelle ! Bienvenue à DINDONSWINE, bienvenue à Anne, dans la Winosphère !

 

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Anne, lors du TupperWine 9.0 Off, à l'Hardi Vin : les (jeunes) femmes
sont de plus en plus nombreuses à s'intéresser au vin.

jeudi, 10 juillet 2008

Devenir devin en vin.

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Nombreux sont aujourd'hui les gens à vouloir en savoir un peu plus sur le vin. C'est une bonne nouvelle pour le vin en général, et la viniculture française en particulier. Mais, si tant est que ce puisse être le cas un jour, comment "s'y connaître en vin", comment devenir "un amateur éclairé", voire "un spécialiste" ?  Clothilde (23 ans) m'a demandé mardi soir lors du TupperWine 8.0, ou était-ce son frère, Jean (20 ans), quels ouvrages acheter pour s'y connaître en vin ? Si une visite régulière de VINSURVIN permet de poser les premiers jalons (répondit-il en toute modestie), une autre réponse s'impose : aucun. En tous cas, pour commencer. 

Première constatation avant d'aborder la question qui nous intéresse, la présence d'au moins cinq personnes n'éxcédant pas les 25 ans d'âge, 1851362414.jpgsoit un quart des présents, hier soir au TupperWine 8.0. Le vin, un truc de vieux ? Cliché. Nombre de personnes "s'y connaissant en vin" ? Aucune importance. Car on ne s'y connait en vin que face à deux types de personnes. Un(e) novice : "cite-moi un vin blanc très connu de bourgogne", "Fôcile : un gewürtz. J'ai bon ?". Et soi-même, car il est important de définir ses propres envies, ses besoins, ses attentes. Alors, comment s'y prendre pour répondre autre chose qu'"un bordeaux, pour un bon repas", "un alsace avec le poisson", "un coteau du layon avec le foie gras" ? Comment cesser de passer pour une bille en société lorsque certains brillent d'un "j'ai dégusté, pas plus tard qu'hier midi avec un cordon bleu-petits pois du jardin, un Romanée-Conti 1957. Pas mal, singulier nonobstant son origine, mais les tertiaires étaient sur le déclin et la bouche était un peu asséchante" ou d'un "il faut arrêter de dire que les AOVDQS n'ont pas leur place dans le paysage viticole français quand le classement des grands crus 1855 est lui-même remis en question" ?

Le vin est un élément culturel à part entière. Un événement culturel, même. Il est à classer au même rang que l'art, la musique, le cinéma, les voyages : si vous passez votre temps à lire des magazines spécialisés au lieu de voir des expositions ou visiter des musées, au lieu d'écouter des disques et d'aller à des concerts, au lieu d'aller au cinéma, au lieu de prendre des trains ou des avions, vos connaissances seront encyclopédiques (certes) mais vos expériences et anecdotes d'une pauvreté déconcertante, vos connaissances incomplètes, dénuées de l'essentiel. Sans vouloir verser dans l'élitisme, aujourd'hui, l'amateur de vin est un amateur de rencontres et de culture. L'amateur de vin à soif. Soif de savoir, de découvertes, de surprises, de jouissances, d'inconnu, d'échanges, d'extases et de plaisir. L'amateur de vin n'est pas un légume motivé par l'oisiveté culturelle et intellectuelle.

704247486.jpgA la question de ces très jeunes adultes - comment faire pour apprendre le vin ? - j'ai répondu "il faut déguster", déguster des vins de toute la France, ce qui permet en plus de revoir  sa géographie ! Munissez-vous d'une bonne carte des vignobles de France et choisissez une première région à explorer. On ne saurait être exhaustif ici en citant les AOC, les VDP, les VDT, etc, à déguster afin d'aiguiser son palais et d'affiner sa culture. Sélectionnez des régions la rubrique "catégories" sur VINSURVIN et baladez-vous au gré des régions de France et de Navarre.

Se concentrer sur une région viticole, c'est aussi se concentrer sur un terroir, un cépage, des méthodes de travail. C'est découvrir les stupéfiantes caractéristiques que peut prendre un cépage selon le sol sur lequel il pousse et selon les dates auquel il est vendangé. Tout le monde pense au cépage chenin : goûtez un savennières, puis un quart de chaume. Un jasnière, puis un coteau de l'aubance... sensations assurées.

A défaut de se rendre sur place, chez les vignerons, acheter son vin chez un caviste indépendant. Ils sont nombreux à vendre de très bons1396286942.jpg vins et, surtout, à savoir en parler, ce qui vous familiarisera avec le lexique du vin. En lui précisant bien pour quel type d'occasion le vin est destiné, votre caviste vous proposera deux, trois vins. Il vous expliquera peut-être que ce vigneron travaille en agriculture raisonnée, ou en biodynamie, que son vin est sur le fruit, léger voire gouleyant, mais avec une belle matière, un gras et une jolie longueur en bouche, et qu'on pourra le boire avec une viande blanche ou de la charcuterie. Il vous parlera de ce pouilly fumé, minéral, élaboré en Centre Loire avec du sauvignon, à ne pas confondre avec un pouilly fuissé, fleuri, fait en Bourgogne avec du chardonnay. Tout cela sera impossible dans un supermarché.

Acheter son vin dans les bons endroits, déguster, modérément, régulièrement, échanger, commenter, critiquer, parler avec des mots simples, laisser parler ses sentiments, ses impressions, faire preuve de curiosité, se pencher sur l'identité du vin, son terroir, son cépage, son vigneron : voilà quelques recettes qui feront de vous, si ce n'est un spécialiste, un fin connaisseur !

(1) cépage roi en Loire (2) cépage du muscadet.

Photos 4, 3 et 2 : Clothilde, Jean et leur soeur (dont j'ai oublié le prénom, pardon ;-)). Photos : Monsieur Septime de Mistelle.fr (merci Arnaud !) prises à la librairie l'Eternel Retour, 77 rue Lamarck, Paris 18.

mercredi, 18 juin 2008

DE BIEN BONS BLOGS...

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L'oenophile ne fait pas que boire du bon vin. Il aime aussi s'informer sur le sujet. Dans ce cas, il se tourne vers la presse spécialisée. Mais dans ce domaine, peu de revues à se mettre sous la dent. Depuis trois bonnes années, l'Internet en général et l'apparition des blogs ayant pour thème le vin, en particulier, font plus que  combler les frustrations des amateurs. Compte-rendus de dégustations auto-organisées, balade dans le vignoble français, conseils pratiques : les blogs n'ont plus rien à envier à la RVF ! Bilan des bons blogs. 

Il suffit de taper "blogs vin" sur un moteur de recherche pour s'en rendre compte  : ils sont nombreux sur la toile ces amateurs de vin se postant, parfois quotidiennement, devant leur ordinateur. Sans compter les annuaires en faisant le décompte et les sites les référençant, comme chateauloisel par exemple.

Amateurs éclairés comme Olif, sommeliers en ligne comme Emmanuel Delmas, ou cavistes professionnels comme Laurent Baraou, trublions dans la vinosphère, tous sont animés par une même motivation : faire partager leur passion du vin. Et dépoussiérer un peu la presse vinicole. Si les contenus des magazines et des blogs peuvent être semblables, côté support, avantage aux blogs dont l'interactivité et l'usage de la vidéo apportent une touche extrêmement vivante et moderne. Les dégustations entre amateurs et non entre "gens autorisés" ont un indéniable avantage sur celles des revues, celui de mettre en scène des amateurs (parfois mélangés à des professionnels) et d'être extrêmement objectives. La touche conviviale qui en ressort également s'inscrit complètement dans l'esprit du vin. 

Si la très respectable RVF fait des efforts pour présenter des vins issus de toute la France, elle n'en reste pas moins tournée vers les grands domaines au détriment des plus modestes. La grande part réservée aux vins bordelais dans la presse lui nuit et confère au vin une image élitiste, et pas franchement dynamique (le baron dans son château, Madame "de" sur son cheval...).

Thème récurrent, rébarbatif et lassant dans la revue numéro un sur le vin en France, Bordeaux. Pas un mois sans qu'une "une" ou un dossier ne soient consacrés à Bordeaux ! (Sinon, le français n'achète pas ? Pour plaire aux actionnaires ? Pour bien laisser les autres régions au placard ?). Ce mois-ci : Famille Lurton, la Saga d'une famille bordelaise. On se croirait chez Villeneuve sur TF1. En juin : Philippe Raoux, la Winery (qui pose fièrement devant le portrait de Michel Rolland collé sur la bouteille - dans le genre mauvais-goût...). Mai : Grand bordeaux en avant-première. Avril : Bordeaux : vaste fraude franco-belge. Mars : Palmarès des Pomerol. Février : Balade dans les grands crus de Saint-Emilion et A.D. Perrin dynamite Bordeaux (je peux l'aider ?). Etc, etc...

 

1091017309.jpgAlors, qui sont donc ces blogueurs que l'on retrouve systématiquement dans les listes des blogs favoris des autres oenoblogueurs ? Comment en sont-ils venus à bloguer ? Quel regard portent-ils sur la presse oenophile et sur leur blog ? Et quels sont leurs goûts en matière de vin ? VINSURVIN les a interviewés.

Trouvez-vous votre compte dans la presse oenophile ? Olif : Plus vraiment maintenant. Excepté au travers d'une exception, Le Rouge & le Blanc, qui refuse d'être inféodé à un système commercial et parle véritablement du vin, en toute indépendance. Un accessit pour Terres de Vins, qui propose des articles de qualité sous un angle souvent original. Les marronniers de la RVF, ça commence à fatiguer! Delmas : Personnellement, non. La presse oenophile me semble bien frileuse dès lors qu'il s'agit de mettre en avant un autre support média que le leur. D'autant plus, lorsque son auteur est un professionnel comme je le suis ! Ce serait plutot motus et bouche cousue !

Quel regard portez-vous sur votre blog ? (journal intime ? hobby ? défouloir ?...) Olif : C'est d'abord un hobby, le plaisir d'écrire sur un sujet qui m'est cher, et puis l'occasion de s'écarter un peu des sentiers archi-rebattus de la presse oenophile traditionnelle (voir plus haut). Parler de vin différemment, c'est un peu mon credo. C'est marginal, c'est une niche, mais ça me convient parfaitement. Dieu me préserve d'un gros tirage à la RVF! Delmas : Je n'ai jamais imaginé qu'il puisse devenir un défouloir. Il me semble plus un support de contenus informatifs tournant autour du vin, des vignerons et du service, qu'un journal intime. Mais c'est avant tout un hobby !

Quels sont les sujets que vous préférez traiter ? Olif : Les incursions dans le vignoble, sans aucun doute. C'est ma véritable matière première. Et puis, j'aime bien épingler les idées reçues et préconçues sur tel vin ou telle région. Et à l'occasion me farcir un critique célèbre! Delmas : Les accords mets et vins, portraits de vignerons.

Votre blog a-t-il évolué au fil du temps (contenu, style...) ? Olif : Je pense que oui. Mon style s'affirme, quitte à devenir parfois1881132634.jpg caricatural, mais je le revendique. Ardent défenseur du vin à défaut, mais sincère, et du vignoble mésestimé, mais estimable, j'aimerais devenir le Robin des Bois de la Bloglouglou! J'avoue que, finalement, je prends du plaisir à être là où on m'attend (certains sujets sensibles ont le mérite de me faire bondir), de la façon dont on m'attend (ce regard décalé que j'espère humoristique). Je ne me verrais plus revenir à une vision conventionnelle du vin et du commentaire de dégustation, sans y apporter l'Olif's touch! Laurent : Beaucoup : le contenu, le style, l'aspect, le fournisseur, les photos, les liens, l'objectif...

Quelles satisfactions vous a-t-il apporté / vous apporte-t-il ? Olif : Avoir été reconnu deux fois dans la rue par des inconnus. Une pseudo "célébrité" dont je ne tire absolument aucune gloire, mais qui fait sincèrement plaisir. Et puis un Wine Blog Trophy, bien sûr! ("Remporté" par VINSURVIN la deuxième année, ndlr). Delmas : L'échange et le partage avec le lectorat composé de professionnels certes, mais surtout d'amateurs néophytes ou éclaires. La visibilité qu'il offre auprès des journalistes et des vignerons eux mêmes.

2090586115.jpgQuelle est votre région viticole préférée, et pourquoi ? Olif : Le Jura, ben tiens! Quelle région au monde peut prétendre offrir une telle diversité de vins, dans une aussi haute gamme de qualité? C'est dur de le faire savoir, admettre, comprendre, mais ça ne fait rien, on continue d'y travailler. Et tant pis pour ceux qui méprisent cette région, ils ne savent pas ce qu'ils perdent et il y aura plus de vins pour les vrais amateurs. Delmas : Je n'en ai pas. Je n'ai pas de parti pris concernant les régions, même si je me sens moins d'affinités pour la Champagne. Baraou : Le Sud-Ouest car c'est chez moi, Bordeaux car c'est chez moi, le Val de Loire parce que c'est sympa et varié, la Vallée du Rhône pour les potes vignerons, le Languedoc-Roussillon pour les très bons vins, la Provence pour la beauté, l'Alsace car c'est la route de l'Allemagne, le Jura pour la Suisse et Olif, l'Italie pour le foot !

Quelle est la dernière bonne bouteille que vous avez bue et que vous conseilleriez aux lecteurs (et trices) de VINSURVIN ? Olif : Pas la dernière, mais l'avant-dernière: Arbois-Pupillin 2007 d'Emmanuel Houillon. Du ploussard comme ça, on en boirait des seaux, avec modération évidemment. La bouteille parfaite pour cet été, ce qui est inhabituel pour les vins de ce domaine, plus destinés à une longue garde avant consommation. Laurent : Muscat de Rivesaltes du Clos des Camuzeilles. Delmas : Redécouvrez le cépage chenin, sur les sols argilo-calcaires de Montlouis ! Cossais, Eloges de la folie, Jacky Blot... Récemment encore : un Saumur Fosse Sèche Cuvée Eolithe 2005 : sublime de gourmandise, ample et charnu à souhait!

A consulter également, le très bon blog du nantais Armel, ENOTECA, consacré aux vins italiens.

Photo : RVF, Février 2008, dossier sur les blogs-vin. Photo noir et blanc : Laurent Baraou (à dte) dans les bras du talentueux Thierry Germain, à Bû, Avril 2008. Photo "homme aux dents balnches retouchées par photoshop" : Emmanuel Delmas.

lundi, 26 mai 2008

TupperWine, TupperGod, TupperWare : même combat !

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Alors que VINSURVIN s'est engagé auprès de Dart Industries Inc. à retirer la marque TUPPERWINE, déposée de son propre chef à l'INPI, il semblerait que le mot "Tupper" soit désormais entré dans le langage courant et que VINSURVIN soit allé un peu vite en besogne. Heureusement, le concept est toujours inscrit à l'INPI.

7h ce matin, dans un état comateux, j'entends la rédactrice en chef de 20minutes.fr nous dévoiler sur France Info l’objet tendance du moment, celui que s’arrache toutes les femmes et qui leur fait plaisir : le godemiché. De moins en moins satisfaites par les performances intimes de leurs mâles ou en quête de nouvelles aventures (solitaires ou en groupe), la femme d’aujourd’hui opte pour le plastic plutôt que pour la chair fraîche. Un choix qui risquerait d’avoir de graves conséquences sur le sort de l’humanité.

Plus enclin à décider qui préparera le petit déj des enfants qu’à en faire un troisième, je suis interloqué quand la chef du gratuit qui héberge VINSURVIN évoque les TupperGod, des réunions lors desquelles ces dames dissertent autour de produits plus coquins les uns que les autres : « Alors, celui là, non seulement il possède cinq vitesses et trois embouts interchangeables, mais en plus… il fait tire-bouchon ! » Oh, My God ! Certains auraient donc le droit d’employer le terme tupper, et pas d’autres ?

Au lycée ce matin, mon amie Claire (hyper chic et au fait des objets tendances) se précipite sur moi, croyant m’apprendre the news of Monday. Je sais, lui rétorque-je, j’en ai entendu parler sur France Info ce matin. Alors, ça veut dire que tu as une chance avec TupperWine, s’enthousiasme-t-elle. Nous décidons alors de googler TupperGod et là, c’est soirées sextoys, en veux-tu, et surtout TupperGod en voilà. Nous arrivons vite à la conclusion que le terme tupper est entré dans le langage courant, au même titre que frigidaire, k-way, kleenex ou tipp-ex. C’est donc tout à l’honneur de Tupperware et surtout d’Earl Tupper, chimiste américain qui inventa les fameuses boites en 1946, que d’employer son nom lorsque l’on évoque des réunions à domicile !

Sur stratregie.fr, Delphine Masson nous explique qu’avec des taux de notoriété frisant les 95%, les marques génériques ne naviguent pas pour autant sur un long fleuve tranquille. «Tomber dans le langage courant est ce qui peut arriver de meilleur et de pire aux marques, commente Muriel Bessis, de l'agence éponyme spécialisée en création de noms de marque. D'un côté, c'est la consécration. De l'autre, elles perdent ce qui fait leur force et leur raison d'être: leur style, leur valeur ajoutée, leur spécificité.»

Même combat pour Tupperware, poursuit la journaliste. Il y a trois ans, la marque s'est vue associée, dans la presse, au Groupement, une secte officiant dans la vente directe. Les journalistes parlaient alors de «réunion Tupperware» pour désigner les techniques de vente de cette entreprise. «Ce nom de marque n'est pas seulement utilisé pour désigner, d'une manière générale, la vente à domicile. Il décrit également tous les types de boîtes en plastique. Or celles de nos concurrents ne sont pas toujours de qualité. Nous n'hésitons donc pas à écrire aux médias pour leur signaler les amalgames ou bien demander des rectificatifs», indique Solange Lauber-Pinet, chargée des relations presse de Tupperware.

Moralité : les TupperWine pourraient bien constituer une jurisprudence si VINSURVIN devait se montrer jusqu’auboutiste. Le terme tupper tomberait alors définitivement dans le langage courant et les TupperWine deviendraient bel et bien une marque, relative à des soirées axées sur le plaisir. Affaire vibrante à suivre.

lundi, 19 mai 2008

Vindiana Jones et le Nectar de Bernard.

Lors de nos périgrinations dans les vignes de France et de Navarre, pas facile de se munir du bon guide qui nous conduira au graal. Très nombreux sur les étales des libraires, tous plus aguicheurs les uns que les autres, les guides peuvent s'avérer les parfaits outils de nos chasses au trésor, comme les pires boulets. Pour ne pas perdre trace, suivez le guide.

1582039211.jpgOn a tous quelque chose en nous d'Indiana Jones lorsque l'on empoigne notre guide des vins en quête de nouvelles aventures et, surtout, de nouveaux flacons. Sorte d'archéologues des temps modernes, munis de pinceaux et de parchemins, nous écumons les contrées les plus reculées du royaume de France une seule idée en tête : le Carton de Pandore.

Sur le point de mettre la main sur un raisin de fort bonne facture, il arrive que les bruits de bottes nous interrompent dans nos recherches. Et là, on déguste. Harangués, pourchassés, torturés même par l'autochtone de vigneron (qui nous conte l'histoire de son domaine depuis son arrière-arrière-arrière grand-père), il nous faut ruser de mille et une techniques pour nous extirper des pires supplices que réservent ces rencontres oeno-culturelles. Parce que, nous, les aventuriers du Flacon Perdu, on aime les belles histoires, mais on préfère qu'on nous les raconte autour d'une bonne bouteille. Il arrive même que la longue litanie de la vinification contée par l'homme à l'étrange accent tourne à l'interrogatoire. Et tô t'aimes quoi côm vin ? Tu bôsses dans côi ? çô roule côm bognolle çô ?

La visite de lieux ancestraux, tels que les caves troglodytes, les châteaux et autres domaines moyen-âgeux sont les occasions idéales pour déceler des trésors insoupçonnés. Mais alors que nous nous apprêtons à saisir l'objet tant convoité, ce dernier se dérobe sous nos mains, le sol cède sous nos pieds et nous basculons vers un monde maléfique. Trop tannique, bourru, astringeant, vanillé, boisé, bordoïfié, le Nectar de Bernard nous conduit vers les abysses et les ténèbres de la viticulture française. Nez de réduction, d'oeuf pourri, de peau de bête humide, de serpillière, le vin renarde et nous, aventuriers de l'Arche de la Défense, nous trouvons confrontés à nos pires angoisses. Dieu merci, par une acrobatie dont nous seuls avons le secret, nous échappons à notre triste sort. 

Parfois, sur notre chemin, nous croisons une vigneronne, que, dans les vignes, sous une chaleur écrasante, torse nu, la sueur ruisselant sur notre corps virile, le fouet dans la main gauche, la main droite sur la gachette, prêts à tirer, à goûter le fruit défendu, nous devons éliminer de nos tablettes pour cause de qualité du vin insuffisante. 1308255141.jpg

Malheureusement, le professeur ès-oenologie moderne est bien loin des péripéties rencontrées par Vindiana Jones et ses acolytes. Désormais équipé de tout un attirail de merveilles de la technologie qui lui évitent les écueils mentionnés ci-dessus, il sillonne les autouroutes de France et de Navarre à la vitesse du jaguar. Le GPS accroché au tableau de bord, le kit mains libres vissé à l'oreille, le détecteur de domaines intéressants assisté par ordinateur (DDIAO) branché à l'allume cigare, le dégustateur des temps modernes n'a plus le temps de se perdre, de faire des rencontres impromptues et de frapper aux portes des vignerons non mentionnés dans les guides officiels. Rentabilité, efficacité, productivité oblige, l'avinturier du 21ème siècle a tout de même la courtoisie de nous laisser les domaines de moins de 20 hectares pour nous tout seul. Ce qui ne l'empêche pas de nous croiser, parfois, par delà les départementales, et de nous saluer allègrement, lorsqu'après un coup de klaxon rageur, l'immatriculé petite ou grande couronne, sort son majeur de sa fenêtre et le pointe vers le ciel, comme pour nous signifier que les dieux du vin sont avec nous. C'est une si belle journée. 

samedi, 17 mai 2008

Petits Sommeliers ne deviendront pas grands.

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Dans un monde où tout est bon pour se faire de l'argent, le vin n'échappe pas aux spéculateurs sans scrupules. La preuve avec cette série de vins technologiques lancée par le groupe Casino. A travers les Petits Sommeliers, à qui l'on donnerait le bon dieu sans confession, le terminator du consumérisme impulsif et vorace invite, sur son site, le consommateur muni de son gros caddie plein de fruits et légumes bien moins chers que chez les petits commerçants à déguster des vins de plaisir, délicieusement aromatiques et gourmands. VINSURVIN s'est dévoué.  

703695971.jpgLa curiosité est un vilain défaut. Et VINSURVIN vient d'en payer les frais. Ne voyageant pas avec ma cave dans mes bagages, il m'arrive, le lundi, quand le caviste du bled est fermé ou inexistant, d'avoir des réflexes de consommateurs lambda. Je sais, c'est tout un mythe qui s'écroule. Luchon, Haute Garonne, mars 2008, 18h58. Un petit supermarché de province dans lequel les accros de la roulette russe déposent leurs courses sur le tapis vert. Ma soif (d'aventure) va me pousser à commettre l'invraisemblable : m'enquérir d'une bouteille de ce Pinot Noir, vin de Pays d'Oc, autour des 4€. Pas de trace de la mention "récoltant". Un vague nom de lieu de mise en bouteille. On se joue de la législation pour embrouiller le consommateur.  Il y en a toute une série de ces VDP à l'étiquette sympa : cinsault, grenache, syrah, muscat, viognier... L'occasion de griffouiller une petite note sur VINSURVIN et de constater si cette énième version (non) estampillée vins de cépages vaut le détour. Chroniquer, c'est risquer.

1594217669.gifLe nez de ce pinot n'est pas complexe. Il est plutôt simple, voire simplet, car très sur le Tang à l'ouverture. Il nous conduit ensuite vers des notes de sirop de grenadine, de fraises Tagada, de yaourt leader price arôme framboise. C'est très 80's comme concept, ce qui n'est guère étonnant si l'on pense à l'âge des managers marketing item packaging design qui ont dû, comme moi, être élevés aux Casimir, Goldorak et autres Chantal Goya. Etonnant par contre que ce vin ne soit pas conditionné en brick ou en sachet (type Royco Minute Soupe,168040381.jpg avec l'air).

L'attaque du vin est lisse, savonneuse (type Mon Savon, Oil of Olaz) et inconsistante. Les notes d'arômes de fruits rouges en conserve type E200, E203, E220 défilent en rang serré dans la bouche, faisant grincer les dents au passage et provocant, dès la première gorgée, un renvoi d'anhydride sulfureux. Ouvrant la bouche pour aspirer un peu d'air, c'est une bouffée de poudre orangeâtre qui s'échappe, comme un dioxyde de carbone de véhicule tuningé. On ne peut évoquer ni la longeur ni la largeur du vin, aspects non pris en compte par les datas. Il est plutôt triangulaire (ouvre, goûte, jette). Ce vin semble numérisé. Fait de bits et de bracs, à classer dans la catégorie technologique. Ses consepteurs jouent sur 1086536346.pngles faux-semblants : un peu comme le canada dry, ce produit a la couleur du vin, l'odeur du vin, certains croiront même qu'il a le goût de vin, mais ce n'est pas du vin. Et il coûte 4€ !! Quand son prix de revient ne doit pas exéder les 0,20€. Cependant, on peut croire qu'il plaît puisqu'en jetant un oeil sur le site de Casino, on relève une forte progression du chiffre d'affaires au 4ème trimestre 2007 : +18,4% ainsi qu'une très forte progression du chiffre d'affaires au 1er trimestre 2008 : +25,2%. C'est donc bien cela : les grandes surfaces se contentent de vendre des produits médiocres à des prix démentiels pendant qu'une poignée de malfrats admirent les chiffres s'affoler, au grand dam des défenseurs de la qualité et du pouvoir d'achat. Et dire que les hypermarchés à l'américaine vont sortir de terre, en France, dans quelques mois. Tout cela va dans le bon sens.

 

samedi, 10 mai 2008

Quel vin sous plus de 20° ?

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Les beaux jours arrivent, et sous ces grosses chaleurs, nos habitudes culinaires changent brutalement. Désormais, les vins qui accompagnent nos plats ou qui agrémentent nos apéritifs ne sont plus ceux que l'on ouvrait il y a encore quelques jours. A la recherche de fraîcheur avant tout, il n'est pas toujours facile de trouver les vins qui apporteront cette touche à nos repas. Dieu merci, le professeur VINSURVIN est là pour vous aiguiller et vous aider à refaire le plein de la cave. 

404536177.jpgLe vin est une sorte de caméléon finalement. Selon les saisons, les températures, nos états d'esprit, il est capable de s'adapter pour nous offrir un maximum de plaisir. Partons cependant du pricincipe qu'en dehors des rosés (et encore), il est difficile de cantonner un vin à une saison ou un type de plat. Certes, l'automne, les vins rouges de la Vallée de la Loire (Chinon, Saint-Nicolas de Bourgueil, Saumur, Anjou, Touraine) s'accomodent fort bien avec l'humidité, les journées court et les rafales de vent. De même que les vins du Sud-Ouest ou du Rhône. Mais, ces vins trouvent également leur place sur des table estivales, sinon, bonjour la dépression.

Commençons par les blancs. A l'apéro, servis à 11, 12°, ils sont l'assurance d'excellents moments. Et puis, quelles chance vous avez ! Prix, qualité, style, vous vivez dans le pays qui propose la variété de vins blancs la plus exceptionelle qui soit. Ne me demandez pas d'où je tiens ça, je le sais c'est tout. Disons que si vous viviez en Pologne ou au Kurdistan, vous seriez un peu moins bien placé côté vin. Mais mieux côté Vodka.

Vos amis viennent d'arriver (votre ami ? vous n'en avez qu'un ? bon, alors va pour) votre ami vient d'arriver et au frais se tient un bonne bouteille de vin blanc. Sauvignon, chardonnay, chenin ? Pouilly Fumé, pouilly fuissé, savennières ? Sémillon, rolle, grenache blanc ? Cassis, provence, languedoc ? Sans compter l'Alsace, la 25169648.jpgSavoie, le Roussillon... No stress ! J'ai peut-être ce qu'il vous faut en boutique...

Dans un premier temps, il vous faut vous rendre chez un caviste. Un vrai. Abandonnez l'idée d'acheter du (bon) vin en grande surface (une chance sur 100 d'être satisfait), voire dans les chaines de cavistes ayant pignon sur rue. Allez voir le gars qui bosse seul dans son bouclard à peine éclairé. Aujourd'hui, comparé à il y a encore cinq ans,  chaque préfecture de France et de Navarre possède son caviste indépendant. On en compte même trois à Saint-Brieuc (capitale de la bière et du ricard) !   

Prévoyez 7€, 9 pour les plus aisés. 5 ? Ca peut se trouver ! Demandez un vin sec (mais pas trop). Avec une finale longue, tendue et exotique ? D'accord, si vous voulez. Demandez du fruit. Exigez de la fraîcheur. Réclamez du plaisir et de l'authenticité ! Petite sélection de vins blancs à boire les yeux fermés. Quoi que, vous manqueriez leurs robes extaordinaires. 

Chardonnay.

 Sauvignon.

  • Pouilly Fumé, Centre Loire.
  • Sancerre, Centre Loire
  • Menetou-Salon (Quincy, Reuilly...)

Chenin.

Sémillon, rolle, grenache, viognier, chardonnay, sauvignon, du sud...

mardi, 29 avril 2008

VINSURVIN TV !!!

VINSURVIN ne vient pas d'inventer l'eau chaude, et encore moins l'anti goût de bouchon. La trouvaille de ce soir est l'"incrust" de vidéo sur le blog. Deux ans pour trouver ça. Comme quoi, le bac, ça ne sert pas qu'à rien. Les compte-rendus des dégustations de VINSURVIN (appelées les TUP**RWINE) seront donc à présent accompagnés d'une petite vidéo, notamment grâce à C-Drick, que je remercie. Voilà qui agrémentera les articles mensuels sur les dégustations made in VINSURVIN. L'occasion pour VINSURVIN de remercier encore les vignerons qui s'associent à VINSURVIN, d'autant plus qu'ils sont de plus en plus nombreux.

Première vidéo. Hommage au premier vigneron s'étant déplacé à Paris pour animer ce qui n'était que le deuxième TUP**RWINE, Daniel-Etienne Defaix. C'était à l'HardiVin, rue des Dames, Paris XVII. Daniel-Etienne nous parle de Chablis, de son Chablis.

Prochaine dégustation de Chablis : le mardi 13 mai avec Vincent Laroche du Domaine de la Meulière, Fleys.



Envoyée par Cédric Pons.

 

jeudi, 17 avril 2008

Quel nom pour les dégustations de VINSURVIN ?

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Chers lecteurs, chères lectrices, (chers papa et maman),

 

Ce n'est pas sans une vive émotion ni sans une grande tristesse que je viens (par la présente), vous annoncer la fin de TUPPERWINE. La mort dans l'âme, sous les conseils de Papa VINSURVIN, il a bien fallu que je me résoude, résolvât, résolûs, fasse une raison en acceptant de me faire à l'idée que les dégustations de VINSURVIN commençaient à faire de l'ombre à un marchand de boîtes en plastique. Américain. An American plastic box maker. Ce n'était pourtant que le début ! Car j'étais justement entrain de réfléchir à un contenant en plastique permettant de transporter son vin sans risque de casser la bouteille (voir photo ci-dessus).

 

Dans un courier adressé à Dart Industries, Inc., ce jour, j'ai donc promis, juré, craché, sur la Bible (I swear to ****in God), que je m'engageais à lâcher l'affaire (pour faire court) et qu'accessoirement (c'est le cas de dire) je ne lancerai pas sur le marché (américain) ma super invention : le Easy Wine Plastic Carrier, by VINSURVIN Industries, Inc.

 

Qu'à cela ne tienne, les Tupp (mince, il va falloir que je me fasse à l'idée...) dégustations de VINSURVIN, elles, continuent. Nous serons le 13 mai dans une gallerie d'art de Montmartre à déguster à la santé de ces mal propres de Yankees. A  ce sujet, j'inviterai les présents à se munir d'une boîte Tupperware, en signe de deuil pour notre (déjà) regretté Tupperwine. Me voici donc contraint de réfléchir et de trouver un autre nom pour les dégustations de VINSURVIN. Pff, trop facile !

 

 

A moins que vous, chers lecteurs, chères lectrices aient des suggestions à me faire. Ainsi, si vous trouviez le nouveau nom (the new name) des dégustations de VINSURVIN ou mettiez VINSURVIN sur la piste, vous seriez alors récompensés. Encore faut-il que je trouve la récompense... Une nuit journée avec la rédaction de VINSURVIN ? Une caisse de bordeaux supérieur à 12,60€ (la caisse) ? Un passe à vie pour les dégustations en question ? A vous de voir et à vos plumes! Voyez grand, voyez beau, voyez bon !

mardi, 15 avril 2008

Chèque en bois (suite, et fin).

  

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Récapitulatif de votre commande.

JE VOUS LAISSE APPRECIER (1) L'ABSURDITE DU "CADEAU" MADE IN LAVINIA : J'EN AI POUR PLUS CHER DE LIVRAISON QUE DE VIN !!! LAVINIA AURAIT DÛ ETRE PLUS CLAIR AVEC NOUS EN NOUS INFORMANT TOUT SIMPLEMENT QUE LA LIVRAISON ETAIT GRATUITE EN CE MOMENT SUR LE SITE WWW.LAVINIA.FR ... A QUOI BON NOUS FAIRE MIROITER QUE L'ON A GAGNE UN BON D'ACHAT QUAND SA VALEUR EST - COMME PAR HASARD - IDENTIQUE AUX FRAIS DE PORT ?

RESULTAT, JE NE VAIS PAS PROFITER DE MON BON. JE VAIS JUSTE M'ASSOIR DESSUS. EFFECTIVEMENT, CE BON N'EST PAS VALABLE DANS LES MAGASINS. DE PEUR QUE L'ON CONSTATE LA JOIE DE VIVRE DU PERSONNEL. PAUVRE EDOUARD QUI ME DEMANDAIS DE COMMUNIQUER (2) SUR L'OPERATION EN QUESTION. (DONT ACTE). PEUT-ETRE N'AVAIT-IL PAS LU CETTE NOTE REDIGEE IL Y A PILE DEUX MOIS ? VINSURVIN EST CRUEL, JE SAIS, MAIS IL Y EN A QUI ONT L'ART ET LA MANIERE DE TENDRE LE BÂTON... 

 

Produit Qté Prix en € Ss-total
J-B Sénat La Nine 2006 Rouge 0,75L 1 11,90 € 11,90 €
    Sous-total 11,90 €
Normal   Frais de port 12,00 €
    Total en € 23,90 €
*TVA 3,92 €

 

Adresse de livraison :


Adresse de Facturation :


Fabrice LE GLATIN
.........................

75017, PARIS

Photo : Robert Doisneau.

Fabrice LE GLATIN
.........................

75017, paris


 

 

 

(2) Bonjour,

Nous avons lancé un QUIZZ sur le vin sur notre site.
Cela peut peut être intéresser vos lecteurs !
N'hésitez pas à vous en faire l'écho.
Le quizz est disponible à cette adresse :
http://www.octelio.com/extranet/lavinia/Quizz/index.php 
ou directement sur notre site : www.lavinia.fr

Cordialement,

Edouard de Chauvigny.

 
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