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mercredi, 10 janvier 2007

And the winner is...

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Confluence Vienne-Loire

VINSURVIN a déjà parlé d'eux. Comme dans ce post du 03 mai 2006. Eux ne font pas parler d'eux. Mais leur vin à eux a l'art et la manière (e) de le faire pour eux. Je veux parler des Drussé à Saint-Nicolas de Bourgeuil. (Rien que Saint-Nicolas de Bourgeuil, c'est tout un programme...)

L'autre soir (ça c'est pour ne pas dire "Hier soir"), pour des raisons d'ordre oenologique, je dois descendre à la cave et en ramener un flacon. C'est la mission qui m'a été attribuée. Oui, enfin, je me la suis attribué tout seul. J'ai bien une petite idée sur quoi remonter (une bouteille déjà, ça c'est sûr) mais je ne verrai aucun inconvénient à ce qu'elle évolue en cours de parcours (c'est mon côté mec super ouvert, pas borné, breton quoi.) La descente en ascenceur n'est pas très rapide (je reste bloqué dedans où j'enchaîne? Pour la narration ça peut être drôle... je vois déjà le tableau dans le Parisien ou 20minutes... En remontant de  sa cave,  cet homme est resté bloqué 24heures - chrono - dans l'ascenceur de son immeuble, avec deux bouteilles de vin comme seules vivres. Il a survécu mais a été retrouvé complètement bourré. "Monsieur, vos sentiments sur cette terrible aventure?" "Il est des nô-ôtre EU, nanana!!!"). J'ai (quand même) le temps d'examiner ma mine dans le miroir et de me trouver toujours aussi beau, ça va sans dire et de me réjouir de ce petit périple au "moins un". Une fois la grosse porte du cellier ouverte (une tonne), une odeur très agréable de pierre, de bois mais aussi de fraîcheur me saisit les narines. D'un coup d'allumette, j'allume la lampe à gaz. Une lumière faible mais diffuse vient alors se poser sur le culot des bouteilles de la rangée de gauche (12OOO bouteilles, ça s'organnise... 120? Ah, bon, alors, 120. Heu, 1200? Non 120? Alors 120). C'est celle des vins à ne pas toucher (tu touches, t'es mort, c'est bien simple. Je suis ouvert mais faut pas'm'chercher non plus). Ils vieillissent tranquillement. D'ailleurs, Hippolyte, 2 ans 1/4 dit qu'elles "font dodo". Je me tourne ensuite vers quelques flacons espagnols. Comme ce Bodegas Arrocal, de la Ribeira del Duero, mais: millésime 2005, et 14°. Un Bodegas Valdelosfrailes 2001 aussi. Pas pour ce soir. Mes yeux se tournent vers un joli Corbières, mais il ne fera pas l'affaire non plus. Finalement (and the winner is...), ce sera un Saint-Nicolas de Bourgueil 2004 de chez David et Nicolas Drussé, donc.

Je me souviens de notre dernière visite dans les caves troglodytes de David et Nathalie. Pendant la dégustation à la pipette, j'avais été frappé par la variété de parfums et d'arômes et de goûts d'une barrique à l'autre. Par les nuances de structure, de corps et d'équilibre. Le pire, c'est que cette incroyable richesse se retrouve également chaque fois que je débouche une nouvelle bouteille. Il ne s'agit donc pas d'un vin figé, au goût standard et uniforme. Il ne s'agit pas d'un ersatz, d'un clone, d'un plagiat. Il s'agit de cette liqueur issue des profondeurs de la terre que ces vignerons ont su conquérir, concevoir et ciseler pour en faire un bonheur simple et ô combien onirique. Sa couleur est cerise foncée. Vraiment très sombre. Son nez est frais et fruité, sa bouche souple mais pas ronde non plus de par les tannins discrets. Le nez évolue vers des notes plus épicées qu'à l'acoûtumée. En bouche... Le vin développe des notes de cerise comme celles qu'on aime croquer à pleines dents l'été et dont du jus nous nous délectons. Le vin est gourmand, riche, juvénile par sa générosité fleurie et fruitée, mais pas vert. C'est un vin de fête, à partager entre amis, à boire autour d'un simple plat de pâtes par exemple. J'ai été comblé par cette bouteille. C'est ça aussi la force des grands viticulteurs: faire des vins fidèles à leur esprit, jamais figés et ayant le dont de réserver de sacrés surprises. David et Nathalie reçoivent le public avec beaucoup de gentillesse. Un petit coup de fil pour s'annoncer n'est jamais de trop!

"Y'a quelqu'un? Hé, ho! Je suis coincé dans l'ascenceur! Il y a quelqu'un?"

Nathalie et David Drussé, 1 Impasse de la Villatte, 37140 Saint Nicolas de Bourgueil. 02.47.97.98.24 / 06.88.88.77.75 - drusse@wanadoo.fr / http://www.drusse-vindeloire.com/page.php?lang=fr&pag... 

lundi, 26 juin 2006

Pouilly Fumé: du bonheur assuré!

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Entre Cosnes-Cours-sur-Loire et La Charité-sur-Loire, sur la N7, Sancerre à l'ouest, Pouilly-sur-Loire à l'est.

Chardonnay ou Sauvignon? 

Après avoir vanté les bonheurs épicuriens qu'offraient les vins de Chablis, je me voyais dans l'obligation d'aborder celui que l'on pourrait (en tant qu'amateur) considérér un peu comme son cousin, même si on lit parfois "concurrent". Ne nous méprenons pas! Si parfois les arômes et la minéralité de l'un ou de l'autre peuvent nous faire hésiter sur leur identité, difficile de les confondre une fois en bouche. En fait, le lien de parenté est purement hédoniste! Leur point commun réside effectivement dans le plaisir que ces deux Maîtres que sont les cépages Chardonnay et Sauvignon peuvent offrir lorsqu'issus des meilleures maisons.

Sauvignon: complexité et finesse. 

Le cépage sauvignon possède des arômes extrêmement intenses. Dans sa jeunesse et lorsqu'il est vendangé prématurément, il exprime des notes végétales et herbacées caractéristiques. Sur les rives gauches et droites de la loire, entre Sancerre et Pouilly-sur-Loire, de même qu'autour de Reuilly, Quincy et Menetou-Salon (bien à l'ouest de Sancerre), le sauvignon peut déployer une intensité complexe et une finesse que l'on retrouve rarement ailleurs, ou alors, à Chablis!

Pouilly Fumé: un bouquet et une bouche exceptionnels. 

Le sauvignon occupe trois terroirs distincts du Sancerrois, mais les vins sont souvent issus d'assemblages de plusieurs sites. A l'ouest dominent les sols argileux et de marnes calcaires d'où proviennent les vins les plus rigoureux. Autour de la ville elle-même (perchée sur une colline), on trouve le silex qui transmet au vin la fameuse odeur d'éclat de silex aussi appelée pierre à fusil qui rappelle l'odeur d'une allumette que l'on gratte.  Entre les deux zones, la présence de cailloux et de calcaire permet d'éléborer les vins les plus délicats de l'appellation. Difficile parfois de faire la différence entre certains Pouilly Fumé et Sancerre tant les premiers peuvent également développer cet odeur de pierre à fusil. Cependant, le vin fait autour de Tracy-sur-Loire (comme au Domaine Jean-Pierre Bailly) développe sa propre typicité autour notamment de notes d'agrumes et de douces épices. Comme c'est le cas en 2004 et 2005, ces notes de citron vert, de pamplemousse offrent un bouquet et une bouche exceptionnels. Autre magie de ces superbes vins blancs, les couleurs éclatantes qu'ils offrent! Les yeux, le nez, la bouche sont autant d'étapes à respecter pour apprécier ces vins à leur  juste valeur. Personnellement, je regrette les années où la rondeur s'exprime de façon un peu outrancière (comme 2003, où 2004 en Sauvignon de Touraine.) Attention à ne pas confondre le Pouilly Fumé avec le Pouilly-sur-Loire comme on en sert dans certains restaurants parisiens, essayant au passage de vous faire croire que vous buvez du sauvignon! Ce vin, certes très noble, est conçu à partir d'un cépage en voix de disparition: le chasselas, produit sur 41 ha contre 1094 pour le Sauvignon. Ce dernier n'est qu'un petit vin de pays que l'on servait d'antan dans les café de Paris lorsque vous commandiez "un petit vin blanc", et qui atteint d'ailleurs à peine les 12%! Oui Madame! De même que Pouilly Fumé et Pouilly Fuissé n'ont rien à voir. En effet, la seconde est une commune du Mâconnais bourguignon, où le cépage dominant est le chardonnay.

Guide Fleurus: florilège de commentaires sur certains Pouilly Fumé du Domaine A. Cailbourdin.

1999. Robe or pâle aux reflets intenses et brillants. Nez de fruits blancs, de fleurs et d'agrumes, réhaussé d'une légère note boisée. Bouche minérale, complexe, équilibrée et d'une grande pureté. Fianle longue et fraîche.

2000. Robe jaune pâle aux reflets verts. Nez expressif de fruits frais, d'ananas et de fleurs blanches. Bouche grasse, ample et dotée d'une matière riche, dominée par des arômes exotiques.

Tel que je définirais le Domaine Jean-Pierre Bailly, 2004. Robe dorée, brillante et profonde. Nez expressif d'agrumes, de citron vert. Attaque franche et généreuse soutenue par une acidité friande. Finale longue évoluant vers des notes végétales (verveine) et d'épice douce. (Voir lien vers son site dans "mes 20 sites préférés".

Proposition d'accords mets et Pouilly Fumé sur http://www.vignobletiquette.com/autvin/listplats.php?app=... et sur http://www.winedecider.com/fr/accord-mets-vins/index.htm?...

Proposition d'accords mets et Sancerre sur http://www.winedecider.com/fr/accord-mets-vins/?appSessio...

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mercredi, 14 juin 2006

Promenade gourmande en Val-de-Loire

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Si ce n'est Limeray, cela y ressemble beaucoup!

Afin de découvrir les vins de Loire (Sauvignon de Touraine, Gamay de Touraine, Méthode Champenoise, Crément de Loire, Cuvée François 1er...) mais aussi cette splendide région et ce petit village de 945 âmes absolument délicieux  de Limeray, rendez-vous à la: 

Troisième édition de la "promenade gourmande

Limeray Amboise Val de Loire”

Le dimanche 16 juillet 2006

Pour la troisième année consécutive, 6 vignerons et la cave coopérative de Limeray, dans l'appellation , se mobiliseront le dimanche 16 juillet pour animer la “troisième promenade gourmande Limeray Amboise Val de Loire”. Ce sentier gourmand est adhérent à la Confrérie européenne des parcours gourmand qui réunit 7 manifestations du même type organisée en Italie, en Bourgogne, en Suisse et en Alsace.


Plus de 1000 promeneurs participaient l'an dernier à cette manifestation et 2 000 sont attendus cette année pour effectuer
un parcours de 5 km dans le vignoble de Limeray, au cours duquel 6 haltes permettront de découvrir les vins et les spécialités gastronomiques de la région. Et le parcours sera animé par un groupe folklorique et 4 confréries en tenue, représentant les rillons et rillettes, les vins d’Amboise, les fromages de Sainte-Maure et le nougat de Tours.


* Renseignements et inscriptions (32 €/ adulte, 15 €/ enfant de moins de 14 ans) auprès du Lions Club "Amboise les deux Vallées", Jacques Dutertre, Secrétariat de la Promenade gourmande, 23 route de la Noiraie, 37 530 Limeray.
Les coordonnées de Jacques Dutertre se trouvent ici: (http://www.vigneronindependant.com/annuaire/desc_adherent...
Limeray: Un petit village au calme à deux pas d'Amboise, idéal pour se ressourcer.

mercredi, 03 mai 2006

Coup de Coeur à Saint-Nicolas de Bourgueil

medium_troglodyte_saint-nicolas.jpgNathalie et David Drussé: la passion du vin bien fait.

"On aimerait insuffler un esprit convivial à notre vin ; faire un vin qui se partage facilement entre amis, en famille." C'est ainsi que Nathalie, petit bout de femme aide soignante reconvertie dans le vin (pour suivre David, le fils de vigneron!),   définissait son vin un matin d'avril 2005, alors que nous errions dans la région à la recherche de ce qu'elle venait de nous décrire! C'est ainsi que naissait aussi notre véritable histoire d'amour avec le Saint-Nicolas de Bourgueil. Nous n'en étions qu'au début de nos surprises puisqu'elle nous convia rapidement à visiter la cave troglodyte dans laquelle quelques dizaines de vignerons stockent leur vin dans des conditions que nombreux amateurs de vin aimeraient avoir à la maison, surtout lorqu'on vit à Paris! Sombre, fraîche, haute, on est vite submergé par l'ambiance qui s'en dégage. Passée la majestueuse grille en fer forgé, quelques trente ou quarante fûts en rang d'oignons sont disposés là, contenant le nectar des deux derniers millésimes. Munie d'un panier en osier et de trois verres, elle plonge généreusement une pipette de verre dans des fûts sélectionnés au hasard. Nous ferons trois dégustations. Chacune d'entre elles s'avère différente et, chose étonnante, plus subtile, plus somptueuse, plus riche à mesure que la dégustation progresse. Une robe rubis éclatant, un nez expressif et pur, des arômes de fruits rouges évoluant vers des notes d'épices et de fruits macérés dans l'alcool, une bouche ronde et grasse se développant avec un équilibre parfait et une élégance rare. Une trame tanique présente mais pas outrancière. Réservée mais pas avare de détails fort intéressants, Nathalie nous livre un secret: "Les quelques jours qui précèdent la récolte, on croque quotidiennement dans un pépin de raisin issu des vignes, et lorsqu'on lui trouve ce goût de noisette et ce croquant bien ferme (qui donneront au vin cet aspect gras caractéristique), nous savons qu'il est temps de vendanger." Effectivement, 2003 et 2004 sont deux millésimes exceptionnels. J'ai abordé 2005 dans une note récente, de grande qualité également et qui ravira les amateurs de vins fruités (fraises des bois), généreux et harmonieux. Un vin définitivement à boire entre amis!

Nathalie et David Drussé, 1 Impasse de la Villatte, 37140 Saint Nicolas de Bourgueil. 02.47.97.98.24 / 06.88.88.77.75 - drusse@wanadoo.fr / http://www.drusse-vindeloire.com/page.php?lang=fr&pag... 

samedi, 22 avril 2006

La bouteille de la semaine: un Saumur Champigny.

SAUMUR-CHAMPIGNY 2004.

Elle s'appelle la cuvée "Pélo", elle est rouge, elle est 100 % Cabernet Franc. Elle est issue de vignes âgées de 50 ans.
Dégustation : Couleur soutenue, nez intense et complexe de fruits noirs bien mûrs, longueur en bouche, vin gras avec une belle structure. Tanins puissants mais fondus et riches. Bon équilibre entre le fruit mûr et la fraîcheur du cabernet Franc (Revue du vin de France). Vous l'apprécierez avec une viande blanche et le servirez à 13°. Enjoy!

Renseignements: http://www.petit-saint-vincent.com/index.html

 

vendredi, 21 avril 2006

Millésime 2005: année acidulée. (Genre Haribot)

medium_Vignoble_du_Val_de_Loire.jpgMillésime 2005. Et bien voilà, ça commence bien, il arrive, il débarque, c'est bien parti, il s'annonce excellent... quoi donc? Le millésime 2005, tiens, pardi! Après avoir eu le privilège de goûter préalablement le Pouilly Fumé 2005 de Jean-Pierre Bailly (à Tracy/Loire dans la Nièvre http://www.domaine-bailly.com/) qui reposait en cuve il y a encore un mois, ce dernier vient à peine d'être mis en bouteille! Et alors? Et alors? Ca donne quoi? Minute papillon!

Petit rappel. Souvenez-vous du millésime 2003 (celui dit de la canicule): rond, souple, soyeux, gorgé de soleil, sur des fruits (murs) tels que la pêche ou la poire, à boire avec des plats en sauce et donc peu recommendable à l'apéritif. Il est d'ailleurs très intéressant de se fendre d'un 2003 pour mieux apprécier la spécificité du 2005, et Dieu sait qu'il n'y a pas besoin d'être un pro tant c'est flagrant. Vous ne pourrez d'ailleurs vous empêcher de réagir par des "ah, ouais... ben moi je préfère le 2003!" "Ah, moi ce serait plus le 2005." Remémorez-vous le 2004, merveilleux, complexe, offrant un bouquet sur une composition de fruits généreuse et fraîche, proche des Sancerres même si son aspect "pierre à fusil" ne domine pas les fruits finalement: au final, un vin délicat pour ne pas dire précieux à déguster à l'apéritif mais également avec un poisson (idée recette: dos de cabilleau arrosé à l'huile d'olive et saupoudré d'herbes de Provence passé à la poêle accompagné d'un trio de fondu - poireaux / échalottes / dés de carottes-).

Alors ce 2005? A l'image des Sauvignons de Touraine (notamment de chez M. Percereau à Limeray - 37 http://www.amboise-valdeloire.com/francais/terroir/viticu...), le Sauvignon du Centre Loire regorge de notes d'agrumes frais, tel que le pamplemousse ou le citron vert. Très frais, il vous donnera beaucoup de bonheur à l'apéritif. Il saura également trouvé une place très honorable avec des huitres (de Cancale, mais pas de discrimination: d'Oléron également!). Moins minéral, plus floral et surtout très porté sur l'agrume (de part une acidité souple mais longue en finale) le 2005 se révèle un vin relativement nerveux qui pourrait s'assouplir avec le temps ou qui mériterait d'être préalablement passé en fûts (jeunes de préférence pour ne pas perdre de leur spécificité dans de vieux fûts plein d'expérience et fort de diverses rencontres au fil des ans).

ROUGE 2005. Nos chers David et Nathalie DRUSSE à Saint-Nicolas de Bourgeuil viennent de mettre le 2005 en bouteille. Signe de qualité chez les grands vins, 2005 est encore aussi gras que le 2004 (un très grand cru à mon humble avis). Signe particulier: un vin au né ouvert et franc sur les fruits rouges très murs (fraise des bois notamment) évoluant sur des notes plus complexes aux arômes divers.  Un vin extrêmement généreux et séducteur qui fera fondre plus d'une femme!

 

 
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