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samedi, 21 juin 2008

Les bons 2007 de VINSURVIN.

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Comme chaque année, la RVF fait son numéro sur le dernier millésime en date, en l'occurence 2007. Seule véritable instance papier à faire ce travail de fond et titanesque, une synthèse non exhaustive des meilleurs vins de France dans chaque région, difficile pour VINSURVIN de ne pas s'intéresser à "ses" vignerons, ceux abordés sur VINSURVIN et/ou présentés aux TupperWine. Ils sont quelques-uns cette année à avoir eu la visite de la RVF, et avoir obtenu de jolis résultats. Passage en revue.

Déguster un vin, ça ne s'improvise pas. Qu'on se le dise, la revue des vins du dernier millésime en date par la RVF est effectuée par des hommes et des femmes dont les talents de dégustateurs et l'indépendance de jugement les rangent parmi les spécialistes les plus écoutés. Pour n'en citer que quelques-uns, Jean-Emmanuel Simond (Languedoc) intervient dans la sélection des vins des Caves Legrand, une des plus belles caves de Paris. Il est également à la tête d'Oenotropie. Philippe Maurange (Provence) et Antoine Gerbelle (Loire) sont journalistes et membres de dégustations pour la Revue du Vin de France, ils lancent dans le même temps leur 6è édition du Guide des meilleurs vins à petits prix. Alors, que dit (en italique) ce beau monde sur les régions phare des TupperWine de VINSURVIN, la Loire, le Languedoc et le Sud-Ouest ?

LA LOIRE.

856664206.jpgLe Domaine Bernard Baudry, Chinon, (photo TupperWine 3.0 à gche), est dans la catégorie A (1) pour la Croix Boissée. La Croix Boissée est construit avec une vraie et rare seconde partie de bouche, dont la persistance s'exprime toujours en finesse. Quand un terroir rencontre la compétence et l'expérience de grands vignerons.

Le Domaine Nathalie et David Drussé (à droite, photo de dte), Saint-Nicolas de Bourgueil obtient une note en catégorie C (3)793924007.jpg avec Les Graviers : assez simple, mais frais et sans déviance. Un bon fond et un prix très sage. Pour en savoir plus sur les Drussé, ICI et Rubrique Les Vins de Loire.

En blanc, Domaine Didier Richou, Anjou et Coteaux de l'Aubance est classé en catégorie A. Double coup de coeur : pour l'anjou les Rogerie et sa finesse citronnée, sa texture tramée, d'une grande élégance classique ; et 1173102397.jpgpour le liquoreux Les Violettes aux sucres vifs, très Aubance dans l'esprit et la lettre. ICI, la rencontre avec Didier Richou.

 

 

LE LANGUEDOC.

Voici un moment qu'Estelle Deheyer m'a fait parvenir de nombreux échantillons du Château d'Agel, Les Bonnes, Caudio... Ces minervois sont soigneusement conservés en cave afin d'être présentés à la rentrée prochaine. C'est la cuvée Les Bonnes, rouge, qui obtient une note en catégorie B (et non les Carmes, comme spécifié dans la RVF, renseignement pris auprès d'Estelle) : nez de fraise, épices, un peu sauvage. Un fruit noir croquant en bouche, une matière assez pleine, un caractère structuré, ferme, étoffé. Des tanins abondants, une finale un peu asséchante mais du relief. En blanc, Les Bonnes est classé C pour ses touches florales et amandes, matière croquante et veloutée, du fruit (pêche de vigne). 

851550056.jpgLe premier de la rubrique Vignerons référencés de VINSURVIN, est le Domaine Valambelle (et non Valombelle), dont votre humble serviteur poussa la porte, à Faugères, un été. Au programme d'un prochain TupperWine, la cuvée Florentin (et non Valentin) Abbal (et non Abbas) -ça chauffe le faugères au soleil- est créditée d'une note en catégorie B : caractère poivré et réglissé, bouche charnue, très sphérique, belle construction qui allie volume et finesse de texture. Style assez vif, moderne, longueur épicée.

Découvert grâce à mon ami Laurent Baraou, Alain Chabanon n'est pas encore au programme d'un TupperWine, mais je ferai ce que je peux pour remédier à cette carence : on aime tellement ses vins sur VINSURVIN ! L'Esprit de Fond-Claude, les Boissières et Campredon sont (évidemment) crédités d'un A. Ils cristalisent à eux seuls l'artillerie lexicale du parfait dégustateur. Généreux, profond, beau velouté de texture, vin ample, très précis et tendu, tanins fermes, croquants, idéalement mûrs. Grande fraîcheur et profondeur de sève, grand vin harmonieux, méridional civilisé. Velouté et charnu, les Boissières est plus précose, Campredon un peu plus chaleureux. Quand on pense que ses blancs ne sont pas dans le top 50 d'avril dernier des blancs méditerranéens de la RVF...

LE SUD-OUEST

Les deux domaines de Cahors ayant participé, et qui participeront de nouveau, aux TupperWine de VINSURVIN obtiennent un classement en311498557.jpg catégorie B (2). Malbec XL de Lacapelle-Cabanac : beaucoup de fruit et de vie dans ce vin noir, parfumé et intense en bouche. Tanins gras et acidité enrobée. Final sur le fruit et bel avenir. La Perdrix de Clos Troteligotte est une cuvée opaque, au parfum de cassis intense, pur, qu'il ne semble guère devoir au bois. Une vraie concentration sans agressivité, longueur du fruit, finesse, et belle texture.

A noter le portrait sur Emmanuel Rybinski et son père Christian (Clos Troteligotte), intitulée Notre Découverte à Cahors, dans lequel sont également abordés CQFD (que les présents au TupperWine 5.0 ont pu déguster) et leur premier blanc, en VDP du Lot, "prometteur" et à déguster bientôt sur VINSURVIN. A venir également, K-Lice...

(1) Catégorie A : vins notés entre 20 et 18/20 ; (2) Catégorie B : vins notés entre 17,5 et 15,5/20 ; (3) Catégorie C : vins notés entre 15 et 13.

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dimanche, 11 mai 2008

Château Chimique : de belles années devant lui.

A l'heure où le bio est de plus en plus tendance et où plus un seul vigneron ne néglige le respect de la nature (dans leurs discours en tous cas), les médias traitent souvent leurs reportages à coups d'enquêtes chocs révélant de sordides "vérités" sur l'état sanitaire a priori lamentable de nos vignobles. Une récente enquête de Gérard Muteaud dans le Nouvel Observateur met le feu aux poudres. Et le CEMAGREF confirme. De quoi se mettre à l'eau, moins polluée quand même.

1358458589.jpg"Ce Clos Vougeot présente des tanins fondus, heu, fongicides, pardon, m'enfin c'est superbe !" "Et ce Saint-Emilion... un côté herbacé...", "Herbicide, vous voulez dire, mon cher !"  Selon le jargon populaire, nos vignobles seraient comme nos hommes politiques : tous pourris. Les optimistes, eux, voient une prise de conscience et arguent que nos vignes se portent de mieux en mieux, et notre santé avec. Pourtant, à lire le papier du Nouvel Obs, une étude très sérieuse le prouve : les vins sont contaminés par les pesticides. Y compris les plus grands prix.

François Veillerette, président du Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF) et administrateur du Réseau Pesticide Action Network Europe (PAN Europe), l'affirme, le vin est contaminé par des résidus de pesticides à des doses mille fois plus élevées que celles tolérées pour l'eau du robinet. Sur une quarantaine d'échantillons de vin rouge millésime 2002 piochés au hasard (1) et analysés par son association, tous à l'exception de six bouteilles issues de l'agriculture biologique, contiennent des traces  de quatre à dix  pesticides différents. Des produits chimiques inscrits pour la plupart comme des agents cancérigènes, mutagènes ou perturbateurs endocriniens par la directive européenne sur les substances dangeureuses. Mais cela ne semble émouvoir personne en France. L'Union des Grands Crus de Bordeaux estiment que la question ne relève pas de sa compétence. Sur les dix vins français (trois bourgognes, sept bordeaux) passés au crible figurent pourtant trois crus vendus plus de 200 euros le flacon.1501938745.jpg

Les chiffres du CEMAGREF font froid dans le dos : les cultures consommant le plus de pesticides sont, largement en tête, la vigne (51%), contre les céréales (26%) et le maïs (13%). Toujours selon l'institut de recherche public, la France est le pays qui utilise le plus de produits phytosanitaires en Europe, avec en 2001, 95 0000 tonnes de substances actives appliquées sur des parcelles agricoles. Des chiffres en baisse, notamment grâce à... l'instauration de taxes sur les activités polluantes. Il y a donc bel et bien eu prise de conscience. Economique. Revers de la médaille, si ces traitements tuent les ravageurs, ils éradiquent aussi leurs prédateurs et leurs parasites. Au bout de quelques années, les ravageurs débarrassés de leurs ennemis se mettent à proliférer. Il est alors nécessaire d'appliquer des doses encore plus fortes. Ou alors changer de formule. Depuis plusieurs années, des organismes deviennent résistants à certains traitements qu'il faut donc changer. Ainsi, au début des années 1990, plus de 500 espèces d'arthropodes, 270 espèces de mauvais herbes et 150 autres espèces pathogènes étaient devenues résistantes à au moins un pesticide. La mention "contient des sulfites", obligatoires sur les bouteilles de vin depuis 2004, est donc d'une hypocrisie invraisemblable, si ce n'est une supercherie, dans le sens où elle valide l'emploi de sulfites (générateurs de migraines) et met tout le monde dans le même sac. Car les taux de sulfite varient de 1 à 160 mg/L pour les rouges et de  1 à 210 mg/ L pour les blancs. Le taux d'anhydrique sulfureux peut atteindre les 400 mg/L pour un vin liquoreux ! Cette mention est donc caduque.

Toujours selon l'enquête du Nouvel Obs, et d'après un rapport du très sérieux Institut de Veille Sanitaire (InVS), entre mai et août, l'air en Gironde et en Champagne est saturé de produits comme le folpel, la trifluraline, la pendiméthaline et l'endosulfane. Pis encore, on détecte aussi du lindane (insecticide de la famille des organochlorés, considérés comme l'un des principaux polluants des nappes phréatiques), interdit depuis 1998. Les risques sanitaires pour la population ?  Ils n'ont jamais fait l'objet d'une étude épidémiologique sérieuse.

Dans la Revue du Vin de France de ce mois-ci, Claude et Lydia Bourguignon, microbiologistes considérés comme les meilleurs spécialistes mondiaux des sols viticoles, estiment que la France bénéficient aujourd'hui des quatre conditions majeures indispensables pour produire les plus grands vins du monde : un climat tempéré, le calcaire, la diversité des cépages, les caves construites avec les roches de l'appellation. La France a donc toutes les cartes en main mais elle gaspille ses chances et les met en danger. L'utilisation massive des pesticides, le désherbage chimique systématique de nombreux vignobles et l'emploi intensifs des engrais font des ravages. Les Bourguignon vont jusqu'à citer le Beaujolais au palmarès des terroirs les plus moribonds, où la culture du désherbage a causé des dommages qui mettront des décennies à se résorber. Mais il y a a aussi les Costières de Nîmes et le Médoc, qui apparaît très mal en point. 

Discours alarmistes ? Réalités taboues ? Le discours ambiant des vignerons est au "traitement raisonné" et à l'emploi de souffre le plus infime qui soit, critères manifestement absents du cahier des charges de l'AOC. In fine, le consommateur lambda n'a aucun moyen de contrôle si ce n'est de se réfugier vers le vin bio. Une chose est sûre, on va finir par se demander si le vin est si bon que ça pour la santé.

(1) L'étude porte sur 40 bouteilles de vin rouge du millésime 2002 provenant de France, Autriche, Allemagne, Portugal, Afrique du Sud, Australie et Chili.

Photos : vigneronblog ; linternaute.

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dimanche, 27 avril 2008

C'est leur Premier Millésime !

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VINSURVIN s'intéresse aujourd'hui à des vignerons qui viennent de sortir leur tout premier millésime ou qui sont sur le point. Les « neo-vignerons » Stéphane Loisel (Roussillon), Pierre Doumenge (Vallée du Rhône) et Josh Hermsmeyer (Sonoma Valley, Californie) travaillent d'arrache-pied pour réaliser leur rêve : élaborer leur toute première cuvée. Des peines, des joies, des galères, des bonheurs : VINSURVIN a décidé de suivre leur extraordinaire aventure.

Votre producteur de chroniques oenophiles tirait son chapeau cette semaine au normando-roussillonnais Stéphane Loisel, 31 ans, dont la première cuvée, Pica Pica, est juteuse et joyeuse. Lui qui en Septembre 2007 écrivait sur son blog pour mon premier millésime, j’ai envie de faire un vin sur le fruit, relativement facile à boire, un vin de soif, il ne s’était pas trompé, le bougre !

Un mois plus tôt, Stéphane avait validé son premier post : Ca y est, j'ai un blog moi aussi!! (...) Je me lance dans une nouvelle aventure, et quelle aventure !!! LE VIN et pas n’importe où, dans le Roussillon ! (...) En fait, cette aventure a commencé il y a maintenant bientôt 3 ans, lorsque j’ai décidé de changer de métier.

Plus tard, Stéphane nous expliquait pourquoi et comment, lui, le normand, en était arrivé là : Et oui, pourquoi ? Je suis Normand, né près du Havre (...) En fait, le virus m’a piqué lorsque j’avais 17-18 ans environ, et tout ça à cause de mon papa. Son activité professionnelle l’emmenait près des grands fleuves français : le Rhône, la Loire, la Garonne… Et comme il est amateur de vin, il ramenait toujours quelques bouteilles de ses pérégrinations. Je me souviens très bien le moment où j’ai vraiment ressenti une émotion en goûtant un vin. C’était un Gigondas de la cave des Vignerons de Gigondas, un choc, une révélation.

Stéphane, qui achète des raisins et à qui Hervé Bizeul met à disposition une cuve ainsi que tout le matériel nécessaire (dans le nouveau chai de Rivesaltes dédié à Walden), nous annonçait en juillet : Et oui, ça y est ! Après moult péripéties, le vin est dans ses bouteilles. Peca Peca 2006 est née !

Concentré sur son deuxième millésime, Stéphane aura certainement l’occasion de nous parler de son aventure plus en détail très prochainement sur VINSURVIN.

Pierre Doumenge est installé dans le Rhône, tout près de Cairanne, au Nord Est d'Orange. Après une dizaine d'années passée à7b95a4120121ccdd3f28ee567b34b606.jpg rêver en dégustant le vin des autres, voici venu le moment de rêver en dégustant le mien... nous prévient Pierre. Sur son blog, Pierre nous raconte les joies et les peines qu’il rencontre dans son entreprise. Le 24 avril dernier, le post est intitulé : Une Journée de M… Tout commence par une visite à ma boîte postale suite à mon entretien téléphonique avec la société qui produit mes capsules, au sujet d’une énième validation de commande… Pas de courrier de leur part dans la boîte aux lettres. Arrivé au bureau, j’apprends qu’ils ont en leur possession l’accusé de réception de leur courrier signé, ce qui signifierait que j’ai  bien reçu leur colis avec les échantillons de capsules pour validation finale. (…)

Je vais faire un essai de capsules sur les bouteilles qui sont arrivées chez mon fournisseur. Les bouteilles super, mais les bouchons… ils sont marqués avec « Mis en bouteille à la propriété » et la loi ne m’autorise pas à inscrire cette mention, car la mise se fait chez mon prestataire de service.

Le lendemain, on peut lire en titre Une Bien Belle Journée : photo à l’appui, Pierre nous annonce que de l’AOC Côtes du Rhône vous sera proposée pour le millésime 2007, je viens de recevoir l’attestation du centre de dégustation qui confirme l'agrément de mon vin…

Aux dernières nouvelles, par mail, Pierre nous informe qu'entre les malos qui tardent à se terminer et les diverses galères dans mon approvisionnement en matières sèches, je ne pense pas pouvoir mettre mon vin en bouteille avant la fin Mai. Dès qu'il est dans son flacon je le laisse un peu se reposer quelques jours puis te l'adresse accompagné d'une fiche technique et d'un petit dossier de presse sur le vignoble Mantes... Je pense également faire une présentation de mon premier millésime au cours d'un apéro vigneron dans les vignes le 14 juin alors si tu es dans le coin d'Avignon...

Voilà deux ans et demi que Josh et Candace Hermsmeyer, jeunes vignerons dans la Sonoma Valley en Californie, se sont lancés dans l’aventure de la viticulture. Partis de zéro, ils espèrent mettre leur première cuvée en bouteille en 2010. C’est grâce à Internet que Josh et VINSURVIN ont « fait connaissance ». Très bientôt sur ce blog, une interview de Josh afin vous faire découvrir son univers de Josh. Pour vous mettre le jus à la bouche, extraits :

d8415954dd8ced748237890b93e9abbd.jpgNotre vignoble fait environ 7 hectares, ce qui est relativement petit par rapport à la moyenne (à part peut-être en Bourgogne). Nous ne cultivons que du pinot noir. Le vignoble est situé dans la portion de la Sonoma appelée Laguna Ridges, sur des sols limono-sableux, qui procurent un excellent drainage.

Pour ce qui est du style de vin, nous avons une topologie très variée. Vu que mes goûts en matière de pinot noir sont divers, je ferai deux styles de pinot noir. Un léger, plus floral, clair. L’autre sera plus sombre, plus riche, plus opulent, plus typique du style californien.

Bien sûr que j’ai un oeil sur ce qui se fait en France ! La France est le lieu de naissance des grands vins et il n’y a pas plus parfaite expression du pinot noir qu’en Bourgogne ! Vu le statut de la France, il serait idiot de ma part d’ignorer les vins et les techniques bourguignonnes. Je m’inspire d’Henri Jayer, en particulier (vigneron à Vosnes Romanée, ndlr).

Des hauts, des bas, des bonheurs, des souffrances : un vigneron passent par bien des difficultés avant que nous, simples consommateurs, ayons le plaisir d’ouvrir leurs bouteilles. Suite des aventures de nos neo-vignerons dans les jours à venir sur VINSURVIN.

Traduction interview Josh Hermsmeyer : VINSURVIN. Photo 1 : Stéphane Loisel ; Photo 2 : Pierre Doumenge ; Photo 3 : Josh Hermsmeyre (Josh et son fils, Jackson).

vendredi, 18 avril 2008

Tous à Bû !!! (Sans abus).

 

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Qui, à Bû, boira ?
Journée de rencontre entre vignerons
et amateurs de bons vins
Samedi 19 Avril 2008 de 10h00 à 19h30
 
Salle des Fêtes – Rue des Fossés – 28410 BÛ
 
Avec la participation de 11 vignerons
Jean-Bernard Berthomé (Vouvray) Domaine Huet
Benoît Amirault (Bourgueil) Domaine Yannick Amirault
Thierry Germain (Saumur-Champigny) Domaine des Roches Neuves
Jérôme et Sophie Saurigny (Anjou) Domaine Saurigny
Frans Roskam (Médoc & St Emilion) Ch. La Lauzette & Ch. Cantenac
Dominique Bertram (Bordeaux) Château Noguès
Julien Zernott (Languedoc) Domaine Le Pas de L'Escalette
Alain Chabanon (Languedoc) Domaine Alain Chabanon
Stanislas Wallut (Châteauneuf-du-Pape) Domaine de Villeneuve
Daniel-Etienne Defaix (Chablis) Daniel-Etienne Defaix
Philippe Greffet (Mâconnais) Domaine La Source des Fées
Montant de l'inscription : 5 € par visiteur
Comprenant l'accès à la salle pour déguster les vins présentés par les vignerons et la livraison gratuite (France métropolitaine) des achats effectués sur place si les produits ne sont pas disponibles à emporter le 19 avril 2008. Il sera aussi possible d'acheter et consommer sur place des sandwiches et du café.
 
Pour tout renseignement complémentaire :

19:50 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 17 avril 2008

Quel nom pour les dégustations de VINSURVIN ?

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Chers lecteurs, chères lectrices, (chers papa et maman),

 

Ce n'est pas sans une vive émotion ni sans une grande tristesse que je viens (par la présente), vous annoncer la fin de TUPPERWINE. La mort dans l'âme, sous les conseils de Papa VINSURVIN, il a bien fallu que je me résoude, résolvât, résolûs, fasse une raison en acceptant de me faire à l'idée que les dégustations de VINSURVIN commençaient à faire de l'ombre à un marchand de boîtes en plastique. Américain. An American plastic box maker. Ce n'était pourtant que le début ! Car j'étais justement entrain de réfléchir à un contenant en plastique permettant de transporter son vin sans risque de casser la bouteille (voir photo ci-dessus).

 

Dans un courier adressé à Dart Industries, Inc., ce jour, j'ai donc promis, juré, craché, sur la Bible (I swear to ****in God), que je m'engageais à lâcher l'affaire (pour faire court) et qu'accessoirement (c'est le cas de dire) je ne lancerai pas sur le marché (américain) ma super invention : le Easy Wine Plastic Carrier, by VINSURVIN Industries, Inc.

 

Qu'à cela ne tienne, les Tupp (mince, il va falloir que je me fasse à l'idée...) dégustations de VINSURVIN, elles, continuent. Nous serons le 13 mai dans une gallerie d'art de Montmartre à déguster à la santé de ces mal propres de Yankees. A  ce sujet, j'inviterai les présents à se munir d'une boîte Tupperware, en signe de deuil pour notre (déjà) regretté Tupperwine. Me voici donc contraint de réfléchir et de trouver un autre nom pour les dégustations de VINSURVIN. Pff, trop facile !

 

 

A moins que vous, chers lecteurs, chères lectrices aient des suggestions à me faire. Ainsi, si vous trouviez le nouveau nom (the new name) des dégustations de VINSURVIN ou mettiez VINSURVIN sur la piste, vous seriez alors récompensés. Encore faut-il que je trouve la récompense... Une nuit journée avec la rédaction de VINSURVIN ? Une caisse de bordeaux supérieur à 12,60€ (la caisse) ? Un passe à vie pour les dégustations en question ? A vous de voir et à vos plumes! Voyez grand, voyez beau, voyez bon !

samedi, 12 avril 2008

Sur les bancs de l'Ecole du Vin

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A croire que VINSURVIN est maso. Essuyant depuis près d'une semaine les affres de l'actualité lycéenne, votre humble serviteur a décidé de retourner à l'école. Sauf que celle là est moins ch barbante puisqu'il s'agit de l'Ecole... du Vin. Premières leçons mercredi soir dernier, Cour Saint-Emilion, vous savez, ce petit coin de province dans le 12ème arrondissement. Au programme : un véritable voyage à travers la Bourgogne, guidé par l'excellent professeur Olivier Thienot.

Le ministre de l'Education Nationale n'a qu'à bien se tenir : ça va finir par péter. Feignant de ne pas entendre les nombreux avertissements que lui adressent les élèves à l'absentéisme chronique et aux résultats peu reluisants ("Darkosse, tes foutu, les éléve son dans la rut !", "Licée  en graive !", "Ont veu des proffes !"), la tension est montée d'un cran ce matin puisque même mes 2nde €uros (accent américain, fashion crazy, ambiance jet set) a décidé de se mettre en grève à son tour et de ne pas se présenter à l'atelier théâtre. Crime de lèse-majesté par excellence. Dieu merci, mercredi, c'était Burgundy.

J'entre dans la salle de classe à 20h00 et prends place à une table ou sept personnes sont déjà installées. Il doit y avoir trois autres tables comme celle-ci. Ca fait donc 32 élèves par classe : on est mieux loti que dans l'Education Nationale. Un homme, la quarantaine, en costume, sans cravate, se tient devant sa classe, attentive et avide d'apprendre. 32 élèves, silencieux, cahiers ouverts, crayons à la main, n'ayant d'yeux que pour le professeur : le rêve. Personnellement, j'en ai quatre, des sages, sur 170 au total. Mais j'en ai un cinquième qui devrait être mûr fin mai. Notre professeur n'a pas de tableau noir, ni de craie blanche : on est en 2008, il travaille sur PowerPoint. Son seul outil est sa télécommande. Moi, j'ai un failli bout de craie blanche, une allergie chronique et un radio-cassette (Pathé-Marconi 1956). Devant nous, un dossier, un crayon et sept verres INAO. Il y a aussi des bouteilles d'eau et des crackers.

Petit quiz sur la Bourgogne en guise de warm up. Nous passons au cours d'histoire : origine antique de la Bourgogne, Moyen Age, Ducs de Bourgognes, l'Après Révolution... Viens ensuite l'étude du terroir, des cépages. Cours de Géographie : la Bourgogne est composée de cinq zones, dont le Beaujolais ! Après un rapide coup d'oeil sur la classification des appellations (de l'AOC régionale à l'AOC Grands Crus), nous passons à l'atelier des arômes. Vient enfin le moment tant attendu : la dégustation ! Au programme : trois blancs (Chablis 1er Cru, Vau de Vey, 2004, M. Durup ; Saint-Véran, Les Cras 2006, Domaine des Valenges, M. Paquet ; Meursault, les Marger, 2005, Domaine Mazilly) et trois rouges (Mercurey 2005, Albert Bichot ; Pommard 1er Cru, Les Poutures 2002, Domaine Mazilly ; Chambolle-Musigny, Les Sentiers 1er Cru, Hervé Sigant). Une dégustation riche d'enseignements et de plaisir que je vous compterai dans quelques jours sur VINSURVIN.  

© ECOLE DU VIN DE PARIS - 48 rue Baron Le Roy 75012 Paris - Tél : 01 43 41 33 94

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Photo Robert Doisneau.

mardi, 26 février 2008

Vin de cépage à la page.

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Stratégie marketing, phénomène de mode ou signe des temps, la mode est aux vins de cépage. Les merlots, cabernets et autres sauvignons fleurissent dans les rayons comme les 4x4 dans Paris. Les marchands de vins seraient-ils donc pris d'une soudaine envie d'éduquer les français aux types de vignes qu'ils trouveront dans leurs verres ou s'agit-il d'une simple politique au rabais visant à semer le trouble sur l'origine même des vins?

L'idée de mettre en avant le type de vigne au détriment du village ou de la région semble donc faire son chemin, notamment parmi les adeptes de la pensée facile (1), voire de l'aseptisation cérébrale. Ca y est, la mode du vin de cépage est bel et bien lancée. Le magasin Nicolas a sorti récemment la gamme Grains de Cépage. Ne pas confondre avec des maillots de bains ou des crêmes solaires. Visuel attrayant, palettes de couleur évoquant le vin, conseils dégustations : la nouvelle collection Nicolas a tout pour plaire. Considérant que le vin n'est pas immuable et qu'il n'y a pas de raison qu'il ne subisse pas non plus les effets de mode (ni les fluctuations de la bourse, ndlr), le-magasin-d'en-bas-de-chez-nous pousse même le bouchon jusqu'à parler d'évolution. Une confusion lexicale qui ne cache pas le fait que le changement ne va pas forcément dans le bon sens.  

Fumer du vin tue. Le catalogue printemps-été de Nicolas nous décline donc toute une gamme de cépages à assortir (avec votre nappe ou votre chemisier, ndlr) en toute saison, le tout, accompagné de leçons sur le caractère de ces cépages. Le cabernet sauvignon est souple et charnu, il développe des arômes de cassis et de mûre. Il faut que je contacte David Drussé pour lui dire que son Saint-Nicolas de Bourgeuil n'est pas fait à partir d'un vrai cabernet-sauvignon. En effet, le sien est gras et ample et il développe des arômes de fruits rouges et de tabac. Mais dites aux consommateurs qu'un vin peut présenter des notes de tabac, vous! Surtout aux anciens fumeurs ("Tu refumes?!" "Ouais, j'ai repris depuis que je bois du cabernet de chez Drussé. Du coup, je le poursuis en justice : la mention "fumer du vin tue" n'apparaissait pas sur ses étiquettes").

Jeunisme. Le catalogue ne redoute aucun cliché (Le gamay est fruité et léger, aux arômes de violette et de fraise, il est d'une grande fraîcheur.), de tels commentaires confèrant au clonage et au formatage. Mais je prends Nico au mot : si je ne trouve pas ces arômes dans un gamay made in Nicolas, je demande remboursement et je le poursuis en justice! En effet, la mention "Nicolas ne garantit pas la présence systématique des arômes mentionnés dans le catalogue" devrait apparaître sur les flacons! En outre, si les étiquettes du vieux caviste (qui verse dans le jeunisme) mentionne, par exemple, "Ile de Beauté", cela demeure quand même un peu vague. Je veux savoir s'il s'agit-il de gamay de Touraine, du beaujolais, de Saint-Pourçain ou encore du Languedoc. Et quid de la main de l'homme? Serait-ce du gamay de synthèse?

Faire simple. Vue de loin, on peut considérer que l'inclination stratégico-marketting de Nicolas part d'un bon sentiment. Si le gamay est, en effet, décrit comme un vin fruité et léger, aux arômes de violettes et de fraises, et d'une grande fraîcheur : rien de faux ni de scandaleux dans tout cela, mais on flirte avec une certaine stéréotypisation du goût. En fait, ce qui dérange dans le procédé, c'est la crainte de la mise en avant du cépage seul, le dénigrement des régions productrices, donc de leur identité et de leurs propriétés. Mais cela a le mérite de susciter la réflexion : en somme, le concept est inverse à ce qui fait depuis des années en France.  Le but est manifestement de simplifier l'étiquette à la française. Faire simple. Toujours plus simple... A plus grande échelle, il est de se positionner face aux vins du Nouveau Monde, qui eux, en, effet, n'ont pas ni terroir ni histoire à vendre. Que du cépage. Et des prix attractifs. Alors, la guerre de l'étiquette aura-t-elle lieu? Il semble en tous cas qu'un créneau se dessine : concepteur d'étiquettes. Que l'on pourrait consulter... dans un catalogue.

 

(1) Dans un entretien d'une rare violence, sur lequel VINSURVIN reviendra ultérieurement, Alain-Dominique Perrin, magnat du luxe, propriétaire et fabricant (je vous laisse disserter sur l'horreur du terme) de "vin", acolyte de Michel Rolland (fabricant de "vin", à Bordeaux ; apôtre de Robert Parker...) déclare dans la Revue du Vin de France de ce mois-ci que 75% de l'humanité identifie le vin par cépage et que la ménagère [étrangère] ne connaît pas la Bourgogne mais Burgundy, et qu'en somme elle s'en fout de nos régions, pour faire (très) court. Ce qu'elle veut c'est du cépage. Pas de régionnalisme, pas d'identité, pas de culture. Lire entre les lignes que ce que veut l'industriel, c'est de l'argent, au détriment de sa propre culture. C'est vrai que le touriste étranger s'en fout de savoir si la Tour Eiffel est à Paris, du moment qu'il y monte. Idem pour les châteaux de la Loire qu'on démontera bientôt pour les remonter dans le sud, car il y fait meilleur et qu'on se fout qu'ils se trouvent à Chenonceau ou à Azay-le Rideaux, du moment qu'on peut les prendre en photo.

Représentation : Ceci N'est Pas Une Pomme de l'artiste surréaliste André Magritte.

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lundi, 18 février 2008

Bio en bisbille.

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L'article de divine-comédie.com intitulé vins de Bourgogne : le bio peut-il devenir l'ennemi du bien? a suscité l'intérêt chez de nombreux lecteurs, à en croire les commentaires. Et c'est tant mieux.

L'auteur de ce blog n'est pas pro-bio. Je dirais même au contraire. Pas que la protection de l'environnement ne soit pas un leitmotiv chez VINSURVIN : l'arrivée en trombe du bio sur les marchés et les étales des grandes surfaces, sans compter les coopératives bio, il y a quelques années, a traduit une prise de conscience non négligeable et salvatrice pour la protection des sols et des consommateurs. De ce point de vue, l'entrée dans une nouvelle ère fut noble. Je ne vous ferai pas une thèse sur le sujet. Cependant, divers éléments me dérangèrent lors du boom du phénomène bio.

Le premier fut l'effet de mode indéniable. Au moment où le transgénique économico-industriel faisait lui son entrée en force dans notre quotidien, le bio apparaissait comme une recette, louable, mais un peu paillette, face aux dents longues des gros groupes agro-alimentaires. Des consommateurs écologiquement négligeants jusqu'à présent (tri des déchets baffoué, utilisation de la voiture à outrance, gaspillage ostentatoire de l'eau et de l'énergie) se découvraient soudainement une passion pour l'environnement. Il devenait de bon ton de le mentionner dans les dîners en ville. La révolution était plus culturelle, sociétale, tendance, que profondément écologique. Après les bobos, les bio-bios. Cela ferait un feu de paille.

Le second critère qui me fit tiquer concernait la nouvelle ségrégation qui venait s'instaurer entre les consommateurs : le bio s'adressait, et s'adresse toujours, à des gens ayant les moyens de se payer des légumes jusqu'à deux fois plus chers que d'autres. Je caricature peut-être un peu, mais, en somme, vous avez de l'argent, vous mangez non pollué. Vous êtes pauvre, à vous les nitrates. La recherche de la qualité est une chose que je défends, ce n'est pas le problème. Seulement, elle se fait trop souvent au détriment de la majorité. Economiquement, je vous laisse apprécier les écarts bio/non bio avec ce comparatif de Diane Mottez de linternaute.com

Produits

Marchand bio (Naturalia)
Supermarché en ligne (Ooshop)
Produit bio (logo AB))
Grande marque
Marque distributeur
Huile d'olive vierge extra 75cl
7.47 euros

5.83 euros

5.68 euros
(Maille)

3.7 euros

4 yaourts nature
(4 x 125 g)
1.6 euro
          1.31 euro             0.86 euro
         (Danone)

               0.65 euro

6 oeufs (calibre gros)
2.27 euros
2.20 euros
2.02 euros
(Loué)

1.19 euro

emmental rapé 100 g (45 % de mat. grasse) 1.82 euro 1.35 euro 1.1 euros
(Entremont)

0.9 euro

Camembert 250 g
(45 % de mat. grasse)
2.95 euros 2.03 euros
(pas de produit bio)
2.03 euros
(Rustique)
1.8 euro
2 steaks hachés frais 200 g
(5 % de mat. grasse)
3.95 euros 3 euros 2.17 euros
(Fleury Michon)
2.17 euros
(pas de marque distributeur)
Jus d'orange 1 L (100 % pur jus) 3.28 euros 2.27 euros 2.35 euros (Andros)

1.75 euro

Total
23,34 euros
17,99 euros
16,21 euros

12,16 euros

Note : Nous avons pris des produits tout à fait équivalents (poids, teneur en matière grasse...) En cas d'absence du produit correspondant, nous avons pris le produit de marque disponible. Sur la globalité de notre panier, la différence de prix entre le bio acheté dans un magasin spécialisé et des produits équivalents de marque distributeur est de 48 % !

Le troisième aspect qui me dérangea avec le bio était que, venant de Bretagne, je connais nombre de paysans ou de simples gens lambda qui vous vendent des poulets, des lapins ou des légumes d'une qualité irréprochables pour des sommes modiques. Pas de pulvérisations de produits, que du 1OO% naturel, des produits exceptionnels, non labellisés bio pour autant. Et ce malgré les épandanges peu regardant d'un certain nombre d'agriculteurs, dégradant considérablement la nappe phréatique et les bors de mer.

Côté vin, je ne prêche pas pour le bio. Les plus grands crus bordelais et bourguignons sont-ils issus de l'agriculture biologique? Pas à ma connaissance. Il m'arrive d'en goûter (du vin bio). Comme tout vin, parfois, un bio me plaît, parfois non. C'est aussi simple que cela. Par expérience, on reprochera à certains vins issus de l'agriculture biologique  de destabiliser l'amateur et de s'éloigner de ce que l'on attend d'un vin. Mais ce n'est pas une règle générale. Avec le vin, le bio se doit donc d'être très bien maîtrisé, car il peut révéler des goûts quelque peu... étranges. Certains des vins dont VINSURVIN parlent sont bio, mais je n'éprouve pas le besoin de le préciser. Beaucoup des vins abordés sur VINSURVIN sont issus d'une agriculture dite "raisonnée". Ce qui est le cas des "vignerons indépendants". Mais quelle est la valeur de ce type d'agriculture sur le terrain? Peut-être eux nous le diront.

Lorsque l'on discute avec les vignerons, ils abordent de plus en plus l'aspect écologique de leur métier : moins de souffre, de pulvérisations, une vigne un peu plus livrée à elle-même... Ne pas se leurrer, la motivation est également économique : les produits chimiques coûtent très chers. Alors, quand on peut s'en passer... Par ailleurs, un peu comme les poumons d'un ancien fumeur, lorsqu'un terroir a été saturé de produits chimiques des années durant, a-t-on idée du temps qu'il faut à la terre pour s'affranchir de ces saloperies? 

En substance, on ne peut que se féliciter de la volonté des agriculteurs et des vignerons de travailler dans le respect de l'environnement et de notre santé. Si le bio est strictement réglementé, l'agriculture dite "raisonnée" ne va pas dans le mauvais sens non plus. Enfin, on peut également espérer que, dans les rayonnages, les vins bio ne se trouvent pas plus bieaux que les autres.

 

jeudi, 14 février 2008

Amateurs militants

 

 

AMATEURS MILITANTS

Première rencontre des Amateurs militants du vin à Paris, organisée par Philippe Barret !

La rencontre aura lieu dans une salle de dégustation privée sur le thème "Une bouteille coup de coeur" : les participants devront donc dénicher et apporter un flacon coup de coeur dans la droite ligne de la charte des AMV, et la partager avec les autres membres.

Participation : 10 euros/pers. pour le local (verres, carafes, vaisselle, etc) et 20 euros/pers. pour un repas sur le pouce mais de bons produits. Règlement sur place en arrivant.

IMPORTANT : le nombre de place étant limité, seules les 13 premières demandes d'inscription seront retenues (une liste d'attente de 4/5 pers. sera mise en place pour palier aux désistements éventuels).

http://www.oenoline.com/blog/index.php/post/2008/01/20/Et...

21:06 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (1)

samedi, 09 février 2008

Le mail de la semaine.

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Pour ceux qui s'intéressent au vin d'un peu plus près, Emmanuel Delmas, c'est d'abord un grand sommelier. En témoigne un petit extrait de son riche parcours ci-dessous... Mais Emmanuel Delmas, c'est aussi la simplicité et la disponibilité pour les amoureux du vin. Qu'un sommelier avec un parcours aussi prestigieux laisse régulièrement des commentaires sur VINSURVIN, un site on-ne-peut-plus amateur, le prouve. Dernière gentillesse en date, ce message de félicitations laissé sur mon facebook, hier, vendredi 8 février. Il est vrai que j'avais quelque peu harcelé Emmanuel pour qu'il participe à un Tupperwine (fallait pas laisser des commentaires sur VINSURVIN!!). Très occupé, cela n'a pas été possible jusqu'à présent. Il se montre aujourd'hui près à nous rejoindre lors d'un prochain Tupperwine. C'est la fête. Merci Emmanuel! Et à très vite, alors!

 

Bonjour Fabrice,


Après Olif, voici Fabrice ! Bravo et sincères félicitations pour le Président...quelle responsabilité !

J'espère avoir la possibilité de pouvoir participer à un Tupperwine dès que je trouverai le temps. Nous aurons ainsi l'occasion d'échanger autour de vins.
Pour le 1er, j'étais parti à Montlouis quelques jours. Bonne excuse ! ,-() et preuves à l'appui avec les vidéos en ligne et d'autres à venir encore.

Continue d'alimenter ton blog comme tu le fais, et pense surtout à bien l'archiver.

A bientôt,

Emmanuel Delmas.

2000 AWARD OF EXCELLENCE WINE LIST du WINE SPECTATOR MAGAZINE
1998 TROPHEE RUINART DU MEILLEUR JEUNE SOMMELIER DE FRANCE (finaliste régional)

1996 Concours CHAPOUTIER du meilleur étudiant sommelier de France en vins et spiritueux, finaliste 4è place

 Commis sommelier chez Guy Savoy (3* Michelin) en 1997, à la Tour d'Argent (2* Michelin) en 1997-1998, sommelier chez Ducasse au Plaza Athénée (3* Michelin) en 2000-2001... 

Actuellement chef-sommelier au restaurant FOUQUET'S BARRIERE Champs Elysées.

10:50 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (4)

mardi, 05 février 2008

VINSURVIN, Président!

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Françaises, français, surfeurs, surfeuses, lecteurs, lectrices, de VINSURVIN.

Ce n'est pazz, heu, sanzz, heu, une certaine émotionzz, heu, 

que je m'adresse à vous, ce soir.

Vous n'êtes pas sans savoir, aah, le plaisir, le bonheur,

la jouissance, la joie, que j'éprouve lorsque,

La nuit tombant, au son des camions de poubelles

et des chants des clients du Bar Belge,

Je tapotte sur mon clavier, vous contant mes dégustations,

mes rencontres et mes problèmes personnels (vous avez

été nombreux à m'envoyer un chèque pour me permettre de me payer 

une nouvelle chaudière, et je vous en remercie encore).

C'est avec beaucoup de chaleur (nouvelle chaudière oblige)

 et de fierté, que je m'adresse à vous, ce soir.

J'aimerais (zz), vous adresser mes plus chaleureux remerciements

pour m'avoir adressé votre confiance lors de ces

WINE BLOG TROPHY 2ème édition,

(qui ne déroulaient pas à l'Elysée - regrettable, mais bon -

mais au Salon des Vins de Loire à Angers ce week-end).

Il est vrai que je n'avais rien gagné depuis ce saucisson de tripes de verrat

 à la kermesse des chasseurs de La Villette

Saint-Pré en Eure-et-Loir en 1988.

ELU DEMOCRATIQUEMENT PAR LES OENOPHILES DU NET,

JE PROMETS :

- d'honorer mon mandat (d'une durée d'un an,

mais je veillerai dès demain à ce qu'il soit allongé,

de l'ordre vingt années supplémentaires).

- de vous informer sur les bons petits vins de France et de Navarre à découvrir,

- de faire mon possible pour vous conseiller sur les cuvées

 à boire impérativement (ce qui revient exactement à

la même chose que la promesse précédente mais personne n'avait remarqué),

- de vous dissuader de céder aux appels du grand méchant loup

qui envahit les rayons vin, ne laissant qu'une maigre

et infime place aux flacons de ces petites mais ô combien délicieuses

 appellations voisines, et donc de vous inciter à

 prêter attention aux Pécharmant, aux Fitou, aux Anjou

ou aux Fixin, pour n'en citer que trop peu.

- et bien sûr, de répéter mes incessants appels

auprès des vignerons afin qu'ils me fassent parvenir des échantillons

pour les Tupperwine! (www.echantillon.com)

ENCORE MERCI 

D'AVOIR ELU VINSURVIN, PRODUCTEUR DE CHRONIQUES OENOPHILES,

"BLOG PREFERE DES INTERNAUTES" POUR CES WINE BLOG TROPHY 2008.

(Compte-rendu de ce week-end oenophile après les 157 copies qui m'attendent.)

VIVE LA VITICULTURE FRANCAISE, VIVE VINSURVIN!

Presse 1

 

vendredi, 16 novembre 2007

LE GRAND TASTING

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Grand Tasting 2007 :
un festival du vin sous le signe de la passion

Le 30 novembre et 1er décembre prochain,
deuxième édition du Grand Tasting au Carrousel du Louvre, à Paris.
Organisateurs de l’évènement, Michel Bettane et Thierry Desseauve,
les journalistes dégustateurs, auteurs du guide de référence
dévoilent ses tremps forts.


Le Grand Tasting, un salon du vin de plus ?

Michel Bettane et Thierry Desseauve :
« Nous avons voulu créer ce que nous rêvions de rencontrer depuis toujours : un lieu où pendant deux jours, les amateurs de bons vins partagent toutes les facettes de la civilisation du vin ! Bien sûr, au Grand Tasting, on pourra choisir et acheter des vins, mais nous voulons qu’un amateur, quelque soit ses connaissances, savoure tous les instants de sa visite. Le plaisir de la dégustation bien sûr mais aussi celui de la rencontre humaine avec les vignerons et de l’esthétisme. »

Le Grand Tasting : un festival du vin comme il existe des festivals de musique ou de cinéma

« Pour continuer l’analogie, nous sommes vraiment heureux de la programmation de cette édition : 240 grands producteurs français dont plusieurs extrêmement prestigieux et rares mais aussi de nombreux jeunes créateurs ultra doués, la crème des vignerons italiens, un espace pour (re)découvrir le cognac, etc. »

Comme dans la musique, Le Grand Tasting propose de nombreux master class…

« Pendant une heure, producteurs ou personnalité explorent avec nous et le public le bonheur des grands vins. Parmi les 19 master class prévus, plusieurs constitueront des moments uniques. »

La plupart des évènements sur le vin oublient que la gastronomie est le plus sûr allié des bonnes bouteilles.
Est-ce que Le Grand Tasting innove en ce domaine ?


Ateliers du Goût et Bars gourmets
« Avec notre partenaire ELLE à table, nous avons installé l’Atelier du goût où des chefs réalisent devant et pour le public des accords mets et vins avec de grands champagnes comme Deutz ou Salon, ou des vins pleins de personnalité, comme les merveilleux liracs du Domaine de la Mordorée. Le public pourra faire une halte savoureuse aux Bars gourmets créés par Petrossian pour le saumon fumé ou Jean-Yves Bordier pour le beurre… »


Peut-on acheter des vins au Grand Tasting ?
« Bien sûr, même s’il ne s’agit pas d’une foire aux vins !
Les vignerons qui vendent en direct sont signalés dans le programme de dégustations qui est offert à tout visiteur ; d’autres sont disponibles chez les cavistes parisiens et l’indiquent.
Innovation : l’espace « cash and carry » animé par Cavestève
A la sortie du Grand Tasting, tranquillement, le public pourra retirer les vins achetés chez les producteurs participant à cet espace, même à l’unité et tout régler en une seule fois. »

Le vin, c’est intimidant, et si on n’y connait rien ?
« Au Grand Tasting, on a préparé un parcours pour les nuls pour se décomplexer définitivement. On a aussi pensé à tous ceux qui avaient envie d’aborder le vin de façon ludique. En allant sur le site, on peut apprendre grâce à un test amusant quel est son profil de dégustateur. Au Grand Tasting, des parcours seront proposés selon le profil de chacun, pour une initiation amusante. »

Comment réserver ses places ?
Achat des billets
Sur place au Carrousel du Louvre de 10h30 à 21h30 le vendredi 30 novembre et de 10h30 à 20h30 le samedi 1er décembre
Prix d’entrée
- 15€ pour une journée
- 20€ pour les deux journées

En ligne sur www.grandtasting.com (cliquez sur le lien pour un accès direct) ou sur www.fnac.com
Prix d’entrée
- Réduction de 20% sur les tarifs
Avantages
- Réservation des master class et les ateliers du goût
5€ pour les master class d’un seul producteur
30€ pour les master class prestige
 
Un grand merci à Aurélie (manager de VINSURVIN!) de Vizioz Communication, pour les infos, l'accréditation, les échantillons. Et la gentillesse!

17:10 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (6)

 
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