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vendredi, 30 janvier 2009

A l'Ecole du Vin sur VINSURVIN.

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Vous aimez le vin mais on ne peut pas dire que vous y connaissiez grand chose. Problème, comment faire pour apprendre, sans se ruiner ? C'est simple ! Premières pistes théoriques sur VINSURVIN. Et pratique aux TupperWine, grâce au concours des vigneron(ne)s. Il suffisait d'y penser.
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DSCF0162.JPGCitez-moi un domaine viticole en VDP d'Oc ; un climat en Bourgogne ; un cépage du Var ; pire, un vigneron du Luberon ! Pas facile. Comme tout bon français qui se respecte, vous aimez le vin. Mais, et vous avez un peu honte de l'avouer, on ne peut pas dire que vous vous y connaissiez plus que ça. La presse spécialisée n'est pas pléthore en France. Et puis, elle est chère. En plus, et c'est tout le problème pour vous le non spécialiste, elle est spécialisée ! Pour remédier à ces carences, deux solutions. 1/ VINSURVIN, pour la théorie. 2/ TupperWine, pour la pratique. 3/ O € + O € = O €, pour la comptabilité.
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Concentrons-nous sur le thème qui nous intéresse : le vin. Car c'est quand même uncake2.jpg sujet qui vous tourmente. Lors de réceptions, de dîners ou de simples bouffes entre copains, c'est vrai que vous passez souvent pour une quiche. Alors, Jean-Edouard, ce vin blanc à l'aveugle, t'en penses quoi ? (Chuuuuut, Jean-Ed pense !!!). Ben, pas mal... ouais, ouais, pas mal du tout. Il passe bien, quoi. C'est cela, Jean-Edouard ! C'est du rouge, hè, banane !!! Oh, Jean-Ed, le cake !!! 
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Alors, vous qui en avez marre de passer pour une quiche en vin, vous qui voulez briller lors de votre prochain dîner en ville, j'ai peut-être la solution : après lecture de VINSURVIN, TupperWine une fois par mois, à _DSC2617.jpgParis. Par simple demande par mail à vinsurvin2020@gmail.com, vous serez convié aux seules dégustations gratuites à Paris. L'occasion pour vous de déguster les vins d'un vigneron venu tout droit de son vignoble, et d'en apprendre un peu sur le sujet, car qui mieux que le viticulteur pour vous parler de son vin ? Ces TupperWine ne se font que parce que des "petits" cavistes parisiens ont la gentillesse de les  acceuillir, et surtout parce que des vignerons et des vigneronnes se rendent expressément à Paris pour ces événements mensuels que sont les TupperWine de VINSURVIN !
Alors Jean-Ed, tu sais ce qu'il te reste à faire. Tu peux même en parlie à Marie-Chrysantème.
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Prochain TupperWine : mardi 3 février avec Alain Chabanon, vigneron à Montpeyroux (34). Date limite d'inscription, lundi 2 février, 20h00.
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Le TupperWine Chablisien de Daniel-Etienne Defaix, CLIC ICI
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Le TupperWine Ligérien de FindaWine, CLIC ICI
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Le TupperWine Ardéchois de Benoit Chazallon, CLIC ICI
 
Le TupperWine Luberon de Fabrice Monod, CLIC ICI
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Le TupperWine Alsacien de Martine Becker, CLIC ICI
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Le TupperWine Champagne de Benoît Tarlant, CLIC ICI
 

LE VIN, C'EST L'AMOUR

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VINSURVIN EN UNE DE 20MINUTES.FR, JEUDI 29 JANVIER 2009 : L'AMOUR DES VIGNERONS POUR LEUR METIER. ET LE PLAISIR D'EN PARLER CHAQUE JOUR SUR VINSURVIN...

lundi, 26 janvier 2009

Vous Avez Des Messages !

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Etre blogueur, ce n'est pas seulement se poster devant son laptop et raconter des histoires. Etre blogueur, c'est aussi répondre aux nombreux couriers, invitations, mails et autres commentaires qui affluent chaque jour. Des vignerons qui ont la délicate intention de me faire découvrir leur domaine aux sollicitations diverses et variées, en passant par des invitations à des dégustations de l'autre côté de l'Atlantique et des mails belliqueux, le plaisir (et l'étonnement) sont chaque jour au rendez-vous. Extraits des douceurs et des pépites reçues dernièrement.

Il y a des mails qui vous donnent envie de tout plaquer, de monter dans le premier train et de vous rendre chez leur auteur. Surtout pour voir où ils vivent et pour goûter leur vin. Par ailleurs, ils en disent long sur l'amour de nombreux vignerons de France et de Navarre pour leur métier.

Bonjour ,
 
Je me permets de vous contacter afin de vous faire découvrir notre domaine et notre premiere cuvée... Nous sommes un domaine oléicole &stage_oenologie.jpg viticole situé à Cabrières dans l'Hérault, en plein terroirs de schistes et de dolomies ou nos vieilles vignes nous donnent le meilleur d'elles mêmes... (...) Les pigeages ont été realisés à la main, pour une extraction lente et minimaliste : le résultat est frais, incroyablement doux et aromatique. C'est je l'espere, l'expression de notre terroir, mais aussi de notre passion. (...)
 
Nous esperons défendre une notion de goût qui nous est chère, ainsi que la notion de terroir, car selon moi, chaque vin doit revendiquer son origine, encrée dans la terre dont il vient.
 
Bien à vous, Céline.

banner-fond.jpgScoop ! Après le jury du Cracheur d'Or, le jury du WBT. Comme votre humble serviteur, ils sont nombreux à tenir un blog sur le vin : journalistes, vignerons, professionnels divers du vin. Pour la troisième année consécutive, ils seront récompensés par un Wine Blog Trophy au Salon des Vins de Loire à Angers, le 21 février prochain.

Bonjour, je me permets de prendre contact avec vous pour savoir si vous seriez d’accord pour être membre du Jury pour le Wine Blog Trophy organisé par le salon des Vins de Loire. Et ce au titre d’ancien gagnant.

IMG_3062.jpgLe TupperWine de mardi prochain attire déjà les amateurs (et trices) de vin. Et c'est une bonne nouvelle. Vous aussi, demandez votre invitation pour le TupperWine 15.0 SPECIAL ALAIN CHABANON (Languedoc) du 3 février prochain, à Paris 17. Il reste 8 places.

Bonjour, pourrais-je avoir une invitation pour le Tuperwine 15.0 du 3 Février? Avec mes amitiés vineuses. Bonjour, je serais heureuse d'être invitée au rendez-vous le 3 février prochain chez un caviste Parisien pour le TupperWine 15.0 dédié à Alain Chabanon. Cordialement. Bonjour, lectrice du blog, j'aimerais participer prochainement à une dégustation Tupperwine: les lieux, l'esprit et les thèmes de dégustations ont l'air vraiment chouette! A bientôt.

Une invitation à une dégustation à Paris ou en France, rien de plus banal ! Mais à 8 heures d'avion de Paris ! teteàclaque.jpg

Bonjour,
 
Veuillez trouver en pièce jointe votre invitation à notre dégustation du Vendredi 27 Février 2009. Merci de nous confirmer votre présence dans les meilleurs délais. Bien cordialement,
 
O. L. pour P. F.
A.P.V.S.A
416, rue ***, #100,
Montréal, Qc, H2Y 2G1, CANADA
Ph. (001) 514-844-**** / Fax. (001) 514-284-****

boxe.jpgLe (la !) meilleur(e) pour la fin. Suite au post "Je Suis Rital Et Je Le Reste", qui visait à mettre en lumière un délicieux vin italien, Francine, vraisemblalement la gueule enfarinée, et vindicative, m'écrit (en français dans le texte), le 22 janiver :

moi je suis française malgré mes origines italiennes;je suis née en france,j'ai grandi en france,je me suis mariée en france,j'ai eu des enfants en france,j'ai des petits enfants en france,brf,je suis française,point barre!si on est rital est que l'on veux le rester ,alors retournez en italie,rien ne vous oblige à rester en france apres de tels propos,tchao bambina!!!!!

CQFD.

vendredi, 23 janvier 2009

Un Brindille Qui Fait le Poids

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Alors que le français moyen ne jure que par son bordeaux (supérieur), que le CSP + lambda croit inventer l'eau chaude avec ses médocs, nombreux sont les vins confidentiels vers lesquels ces derniers devraient se tourner. Pour goûter autre chose que du merlot et du cabernet, et pour se cultiver un peu. Ce soir, je n'aurais rien échangé contre ce coteaux du Languedoc, un cabrières élaboré à Tressan, avec le plus gand soin, par Jean-Pierre Vailhé, du Mas de Valbrune. 

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Le Punch of Heart de la semaine va pour un vin élaboré par un vigneron aux mains puissantes, rouges moût, burinées par le travail dans les vignes et dans les chais. Je sais, je les ai vues, et observées, le jour où Jean-Pierre est venu à Paris, expressément de son Languedoc natal, pour me présenter son travail. Quel honneur. Retour sur une cuvée, parmi les quatres précédemment goûtées ICI.

Brindille 2007, ce coteau du Languedoc, Cabrières, exulte de fruits rouges frais et juteux. Cet assemblage de syrah, cinsault, grenache évolue ensuite vers des notes de pin, de terreau de la garrigue. Après aération, il évolue vers de manifestes notes de réglisse, subtilement viandées, puis de boîte à cigare. En bouche, la colonne est fraiche, légère. Une sensation de souplesse (mais pas de rondeur) se dégage. Derrière ce côté gouleyant, facile, presque oisif, se dégage une très belle matière, riche, puissante, racée. Ce vin n'est pas complexe. Il est étéroclyte. Noble. Droit. Et cette finale, poivrée... Cette persistance sur la garrigue, la minéralité. Ce Brindille 2007 évoque l'Espagne, la Toromachie. C'est toute la puissance du Languedoc. Tout le savoir-faire de ses vignerons.

Brindille est trouvable à l'HardiVin, 109 rue des Dames, Paris 17.

mercredi, 21 janvier 2009

Un Vin de Merde

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Entre les salons des vins, les foires au vin, l'acceuil au caveau, les dégustations ou encore la presse, le vigneron multiplie les opérations afin de se faire connaître et de vendre son vin. Certains ont trouvé un moyen on ne peut plus original en lançant sur le marché... le vin de merde.

Il y a quelque temps, les vignerons du Languedoc en ont eu assez. La baisse des chiffres d'affaire, la mauvaise publicité faite sur le vin par le monde de l'hygiénisme et le cliché périmé selon lequel les vins du Languedoc seraient inférieurs à la moyenne ont fait réagir Jean-Marc Speziale, restaurateur à Aniane, le délicieux village du fameux Mas Daumas-Gassac. Pas qu'il ait décidé d'offrir à qui veut des Vins du Sud, une marque destinée à informer les incultes que Montpellier n'est pas situé dans le Pas-de-Calais mais bel et bien dans l'Hérault. Non, cet homme, plein d'imagination, a juste fait dans la provocation en lançant le vin de merde !

Pour éviter le caca nerveux et vous prouver (comme si c'était encore nécessaire) que les vins du Languedoc sont bel et bien des vins délicieux, rendez-vous le 3 février prochain chez un caviste Parisien pour le TupperWine 15.0 dédié à Alain Chabanon (10 invitations à gagner par simple mail à VINSURVIN), qui n'est autre que vigneron à Montpeyroux... dans le Languedoc. Et c'est bien connu, sur VINSURVIN, on n'a pas des goûts de chiotte. Reportage sur France 24.

Je suis rital et je le reste...

 

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Pour accompagner un agneau au romarin et des pâtes fraîches italiennes, un soir de fin de semaine par grand froid, me fut confiée l'agréable tâche de remonter de la cave un vin qui siérait avec ce délicieux repas. Chose qu'il ne faut pas me demander deux fois. Une fois de plus, mes origines transalpines (que je suis le seul à revendiquer dans ma famille) eurent don de moi.

Ce n'est parce qu'on passe son temps à mettre en valeur les vins de France et de Navarre qu'on ne doit pas regarder ce qui se fait à côté de chez soi. Si la France possède un vignoble extraordinaire et une expérience hors du commun, rien n'empêche de lui faire des infidilités. Car Dieu sait qu'Outre-Gaule, l'on trouve pléthore de vins délicieux, délicieux certes, mais également et surtout de nature souvent très différente de ce que Rhône ou Loire, pour ne citer qu'eux, ont à offrir. En fouillant dans de vieux casiers et des range-bouteilles saturés, je pus lire sous la poussière d'une étiquette "Italie -blanc - Sardaigne", un vin que j'avais complètement oublié et qui après réflexion, pourrait vraisemblablement être associé à ce plat parfumé.

20080423PHOWWW00153.jpgArgiolas, S'elegas, Nuragus di Cagliari 2005 (environ 12€) est vin est d'un très joli jaune paille, brillant. Le nez est chaud, de fruits blancs très mûrs comme la poire, l'abricot, la mirabelle. Le deuxième nez est marqué par des notes d'amandes et de pétales de fleurs. La bouche est chaude, onctueuse, marquée par les fruits abordés au nez. On lui trouve des notes de peau d'agrume ou de citron confit, fondu, souple, sans acidité. De la fraîcheur, de la profondeur, une certaine puissance également caractérise ce vin à mon goût très bien fait, et qui s'accorde fort bien avec le plat. Si l'on devait se prêter au jeu des comparaisons, on évoquerait le cépage rolle, pour la fraicheur de la première bouche, puis le chenin de l'Aubance pour son onctuosité et ses notes de fruits mûrs.

Armel, spécialiste en vins italiens sur ENOTECA, nous livre ses impressions sur ce vin : Argiolas, c'est l'un des producteurs les plus réputés (et à juste titre) de Sardaigne, donc, en plein dans le mille. Il est situé dans le sud-est de l'île, aux environs de Cagliari, la capitale. Son meilleur vin, c'est le Turriga, si je me souviens bien du nom, à base de cannonau (équivalent du grenache). Le vin que tu as essayé, jeilona_reinassance2.jpg l'avais testé lors de Vinitaly l'an dernier, mais je reconnais que je ne me souviens plus du millésime. Le cépage, c'est le vermentino, que tu retrouves en Corse, Ligurie, Toscane, et donc, Sardaigne. Le vermentino, appelé "rolle" en France, cépage aromatique s'il en est, que l'on retrouve fréquemment dans le sud-est de la France, comme en Rhône ou en Provence, peut s'avérer délicieux. Et c'est le cas ici.

En substance, pour accompagner un plat de pâtes "simple" mais richement parfumé, un blanc d'Italie (à base de vermentino) convint à merveille, et surtout, complèta cette touche latine sur la table. Je servis même les miens un petit air en tête : "je suis rital et je le reste" en pensant à mon très lointain ancètre écuyer romain (celui qui dragua mon arrière-arrière-arrière- (...) grand-mère bretonne) lors de la Campagne Romaine en Armor, considérée (la Bretagne) par les romains, selon l'écrivain Tacite, comme la terre la plus écartée et le dernier boulevard de la liberté. Enfin, on retiendra toute l'élégance et la tonicité qui se dégage de ce Nuragus di Cagliari, trouvable (hum...) dans un grand magasin vers (re-hum !!) la Madeleine. Enfin, comparer ce vin à un acteur de cinéma italien ce soir là ne fut pas chose simple : Castellitto, Begnini, De Niro furent cités autour de la table... Côté actrices, à part Valeria Bruni-Tedeschi, je ne vis pas.  

lundi, 19 janvier 2009

La Vigne et le Vin Sujets d'Art

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On le savait depuis longtemps : faire du vin est un art ! Les mains dans la glaise, dans le moût, dans le chai, le vigneron sculpte son oeuvre selon des méthodes ancestrales mais aussi en fonction de ses inspirations et d'un talent artistique qu'il renie presque. Le vin, la vigne, le vignoble sont également de formidables sujets artistiques pour l'amateur de photographie (et de vin !). C'est ce que tentera de promouvoir la première Biennale Internationale de Photographie de la Vigne et du Vin - Bordeaux 2009.

Daniel Boulogne, constructeur d’art et organisateur d’événementiel culturel a conçu la 1ère Bienale Internationale de la Photographie de la Vigne & du Vin, pour 2009, année VINEXPO à Bordeaux. Ouverte gratuitement à tous, professionnels ou non, dans le cadre d’un règlement à concourir, le but est de promouvoir les images des photographes présents, mais également de mettre en valeur l’ensemble des acteurs de la Vigne et du vin. Le vin, « libérateur de l'esprit et illuminateur de l'intelligence », selon Paul Claudel, est depuis l'Antiquité évocateur d'un certain art de vivre, et synonyme de convivialité. Depuis Adam, vêtu d’une feuille de malbec, le plus ancien des cépages, jusqu’à nos jours avec les techniques les plus évoluées, la Vigne & le Vin sont chargés de significations tant religieuses que profanes. Chantés par les poètes et prisés des dieux, la vigne et son produit, ce breuvage issu de savantes alchimies, occupent depuis toujours une place importante dans l'histoire des civilisations…

Pour permettre la lecture des multiples visages du vin, sanctifiant toutes les phases du travail passionnel des hommes des vignes au « spirit », 5 thèmes ont été retenus, sans limite, de l’antiquité à nos jours, y compris des photographies d’oeuvres d’art. Les photographes pourront, dans chacune des catégories, proposer des images des hommes (les hommes, et les femmes, les trognes, les tronches, ceux qui font le vin, qui aiment le vivre, ceux qui aiment la terre le cep, ceux qui savent le faire, le vinifier...), des vignes (dans la vigne le travail est là… Qu’ils soient laboureurs, tailleurs, vendangeurs, tous les métiers et toutes les entreprises s’activent sur la terre autour cep, ils épamprent, traitent, coupent, cueillent…), des châteaux (au chai, la graine devient vin avec tous les métiers des maîtres de chai pour la vinification, la mise en bouteille…), des métiers et objets (barriques, bouteilles, carafe, décanteur, tirebouchon, verre, étiquettes…), des lieux de consommation.

Chaque compétiteur peut concourir dans l’ensemble des catégories, en présentant au maximum 6 clichés par catégories. L’inscription se fait en ligne sur le site de la Biennale - www.bipvv.com  jusqu’au 31 mars 2009. A l’issu d’une présélection des images par le comité de la biennale, composé de professionnels, 300 images seront retenues pour être proposées au jury officiel. Le jury officiel sélectionnera les 6 meilleurs clichés dans les 5 catégories et en retiendra 3, qui seront déclarés les lauréats de cette biennale, qui recevront le PRIX BISCH 2009. In-fine, le jury sélectionnera la photo toute catégorie de la Biennale un jury officiel sélectionnera les 6 meilleurs clichés de chaque catégorie et en retiendra 3 qui seront déclarés les lauréats de cette biennale. Les meilleurs clichés feront l’objet d’un tirage en très grand format afin d’être exposés sur les grilles du Jardin public de la ville de Bordeaux dès le 18 juin 2009 et sur les grilles du Clos Montmartre, à Paris. A la même période, les 60 nominés de chaque catégorie seront exposés dans différents lieux de prestige. Amateurs de vin, amateurs de photographie : à vos clics !

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Le Vignoble du Mâconnais, par VINSURVIN.

Photo illustration par Mika sur http://www.bipvv.com/ 

22:48 Publié dans VIN & ART | Lien permanent | Commentaires (8)

vendredi, 16 janvier 2009

Femme, j'te dédie ces vins

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Alors que le TupperWine 14.0 revenait à ses racines il y a deux semaines - c'est-à-dire une réunion entre hommes - point question de faire dans la discrimination sur VINSURVIN. C'est pourquoi, femme, mardi prochain, j'te dédie ces vins, lors du TupperWoman 15.0.  

Sans vouloir verser dans le cliché selon lequel la femme aimerait des vins doux, liquoreux, ou encore fleuris, il n'en rete pas moins que le point de vue de la gente féminine sur un vin est toujours très intéressant : oh, il a le goût de vin ! Oui, Jennifer, en effet, c'est du vin. Trêve de plaisanterie, j'attache, personnellement, beaucoup d'importance à ce que ma femme pense des vins que l'on sert à la maison, ou que l'on boit au restaurant. Car son approche est souvent bien différente de la mienne, notamment sur les arômes primaires qu'elle cible à merveille (je suis plus tertiaire comme garçon - plus "primaire" en somme puisque ces arômes sont souvent d'ordre "animal" -appelez-ça mon côté bête, si vous voulez !).

Mardi 20 janvier, femme, je te fais voyager, je te fais rêver, je te fais plaisir. En somme, tu vas déguster. Je te proposerai une petite sélection de jolis crus de France et de Navarre et je me ferai un plaisir non dissimulé de te dévoiler des secrets que le vigneron m'a conté, là-bas, au fond de son chai, la pipettte à la main, deux verres dans le panier, par une  douce nuit d'été, lorsque les étoiles... oui, bon, enfin, tu vois le genre, quoi. 

Femme, pour participer à ce TupperWoman, il va falloir donner de ta personne. Je vais te demander de bien vouloir prendre plume et de ta main rédiger quelques lignes (juste quatre) que tu publieras par mail à VINSURVIN2020@GMAIL.COM. Quatre vers dans lesquels tu me diras quel est ton vin préféré ou ce que le vin évoque pour toi. Femme, reste convenable, je t'en supplie. Je sais que tu vas m'écrire un beau poème car, femme, ce que tu es belle, ce que tu as de l'esprit, ce que tu as de l'imagination ! Lundi, à 21h00, ce sera clôture des invitations.

Femme, mardi 20 janvier, je colorierai Paris de toutes les couleurs pour toi ! Il y aura du blanc ! Du rose ! Du rouge ! Et du bleu aussi ? Non Jennifer, il n'y aura pas de bleu.

 

Un TupperWine, c'est quoi ? C'est une dégustation de vin, gratuite, à laquelle sont conviés les lecteurs et les lectrices de VINSURVIN. On y croise même, souvent, des vignerons. Elle se déroule dans des lieus divers et variés de la capitale (caviste, restaurant, librairie, musée...). Pour en savoir encore plus, CLIC ICI.

mercredi, 14 janvier 2009

AUTO-PROMOTION : VINSURVIN EN UNE de 20MINUTES.FR

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LES ARTICLES DE VINSURVIN EN UNE DE 20minutes.fr : UNE FORMIDABLE VITRINE POUR LES VIGNERONS DE FRANCE ET DE NAVARRE ! 

Une20mn2.jpgComme vous le savez certainement, VINSURVIN est hébergé par le site du journal gratuit 20Minutes, le quotidien le plus lu en France. En conséquence, cela lui vaut, à chaque nouvelle chronique ou article, d'apparaître en Une du site 20Minutes.fr, dans la rubrique "Haut les Blogs". Cela offre alors à VINSURVIN une lisibilité inestimable au niveau national, avec des pics à 2000 visites uniques par jour. Mieux encore, la rédaction de 20Minutes.fr publie régulièrement les "posts" de VINSURVIN en "couverture" de la Une, avec une photo et un gros titre. Aujourd'hui mercredi 14 janvier, c'est le Rhône qui est à l'honneur sur 20Minutes.fr, et plus particulièrement, les vins des vignerons représentés lors de ce TupperWine 14.0. Si cela "boost" les visites sur le blog et permet à nombreux lecteurs de le découvrir, ces passages en Une permettent également (et surtout) de mettre en avant les vins et les vignerons abordés sur VINSURVIN.20minutes.jpg

20minutes.fr est donc une formidable vitrine pour VINSURVIN mais aussi pour les professionnels de la filière vinicole dont votre humble serviteur vante le travail. Nombreux sont les vignerons qui me croisent à me dire qu'ils acceuillent régulièrement, dans leurs propriétés, partout en France, des lecteurs de VINSURVIN, qui se rendent donc directement aux domaines pour s'enquérir de leurs vins. Et Dieu qu'ils ont raison ! Voilà, amies vigneronnes, amis vignerons, vous en savez désormais un peu plus sur l'impact qu'une critique, ou une programmation à un TupperWine, peut avoir sur vos vins. C'est bien naturel de vous rendre la pareille eu égard à la confiance que vous êtes de plus en plus nombreux à m'accorder.

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lundi, 12 janvier 2009

Le Rhône à l'honneur au TupperWine 14.0

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Avec toujours le même souci de faire découvrir des régions, des vignerons et des vins à ses lecteurs et lectrices, VINSURVIN a emmené ses TupperWiners, mardi 6 janvier,  sur les routes de la Vallée du Rhône, de Crozes-Hermitage (Drôme) à Pertuis (Vaucluse) via Rasteau et Gigondas. Cerise sur le gâteau, dans les mûrs de findawine, le jeune vigneron rhôdanien, Pierre Doumenge, avait fait le déplacement jusqu'à Paris, afin de nous parler de sa dernière née, Mantes Dégustation 2008. Mais aussi de son aîné, MD 2007. Prochain TupperWine, mardi 3 février.

_DSC2617.jpgDes gens du monde du vin (Pierre Doumenge de Mantes, Christophe et Isabelle Tison, du Domaine Bérénas, l'équipe de findawine.com ou encore Sylvain Mauger, d'ochato.com) et plein d'amateurs de vin avides de se donner une idée, à travers quelques flacons, des tendances rhôdaniennes actuelles. Au programme : huit vins, millésimés entre 2003 et 2007, puissants et soyeux, complexes et gouleyants, réputés et intimistes, élaborés par des vignerons connus et moins connus ; un cliché du Rhône septentrional, et de son cousin méridional.  

Nous démarrons avec Nouvelère 2006, un Crozes-Hermitage du Domaine Philippe et Vincent Jaboulet, un nom réputé s'il en est dans la région. Un nez puissant de fruits (framboises, groseilles, que l'on retrouve en bouche), de vanille et tabac. La bouche est riche, intense, tannique, sur des notes de chocolat, de café. On lui souhaite de s'harmoniser et de se fondre avec le temps.   

Nous descendons vers le sud, à Rasteau, où le Domaine Wilfried élabore des vins de terroir, reflétant au plus près les caractéristiques_DSC2868.jpg du sol de cette région, avec le souci de mettre en lumière l'identité et le potentiel de ses cépages.  Son Cairanne 2005, à la couleur foncée et profonde, développe un nez de fruits noirs sur des notes fumées et grillées. En bouche, le boisé est prononcé et le temps fera son travail pour le fondre. Passé cette sensation, les notes de groseille et de réglisse ravissent. C'est un vin qui se dégustera cet été avec des grillades et des copains. A ouvrir deux heures avant service.

Toujours dans la famille Wilfried, je voudrais... le Rasteau (2005) ! Un nez qui présente une légère réduction (empyreumatique diront certains). Assemblage de Grenache (60%), Syrah (20 %), Mourvèdre (10 %) et Carrignan (10%), le vin est plus souple en bouche que ne l'est son homologue. Cette bouche est plus harmonieuse, plus aboutie peut-être. Les tannins sont moins virulents que sur le cairanne, et le bois nettement moins outrancier, ce qui lui confère une certaine élégance. Un vin agréable à déguster avec des plats en sauce. Cairanne et Rasteau, deux appellations à ne manquer sous aucun prétexte.

_DSC2601.jpgIl s'appelle Pierre Doumenge, VINSURVIN vous avait conté en avril dernier ses péripéties lors de la sortie de son premier opus, Mantes Dégustation 2007. Ce jeune vigneron basé à deux rangs de vigne de Cairanne était monté à Paris, nous présenter son dernier né, MD 2008. Nous commençons avec MD 2007 : 60% grenache, 40% cinsault, c'est une véritable explosion de fruits au nez ! On dirait un beaujolais ! C'est rafraichissant et surtout très étonnant. Pierre travaille en bio sans vouloir en faire trop état, mais sa philosophie est claire : traduire le terroir et le millésime. Un vin gouleyant, soyeux, net. Du très joli travail, assurément. Voici venu le moment de goûter au petit dernier, MD 2008, fraîchement prélevé sur cuve pour les TupperWiners. On retrouve la trame du 2007 (la corbeille de fruits rouges et juteux), mais plus en retenu cette fois-ci, avec des notes plus garriguées et une certaine minéralité. La bouche est très élégante, fondue, avec des notes minérales et fraîches, puis plus tertiares, de thym, de bois sec, avec une délicate pointe poivrée en finale qui lui redonne de l'élan. On ne mentira pas en disant que tout le monde autour de la table est conquis par ce vin. Autour de 9€, un très, très bon placement.

Nous poursuivons notre périple pour nous diriger au pied des Dentelles de Montmirail, à Gigondas, un village viticole qui a toujours_DSC2608.jpg été mythique à mes yeux, puisque c'est un grand vin de Gigondas qui me fit tomber amoureux du vin il y a vingt ans. Séquence nostalgie terminée ! Alors, on ne renie pas ses origines et on ouvre la Cuvée Grand Romane 2004 du Domaine Pierre Amadieu. Un nez complexe sur le chocolat, le café, la truffe. La bouche, puissante, délivre graduellement sa richesse. On déguste. Evidemment, la bouche est encore "jeune" tant ce Grand Romane révèlera toute sa classe dans quelques années. Grand vin du Rhône, grand vin de garde.

_DSC2612.jpgDifficile, voire impossible, de consacrer une soirée à une région viticole où l'on fait parmi les meilleurs vins du monde, du nord au sud, sans célébrer son embassadeur. C'est avec un vin de Stanislas Wallut, proposé par le fameux caviste Laurent Baraou (que je remercie au passage), qui est présenté ce soir : Domaine de Villeneuve, Chateauneuf du Pape, "Les Vieilles Vignes" 2003. La robe évoque la couleur de la brique. Au nez, des notes kirchées précèdent un bouquet aromatique de fruits rouges, d'abord, puis noirs, racés mais gourmands également. Dans un millésime difficile à maîtriser par les fortes chaleurs de 2003, l'impression de fruits très mûrs, compotés ne domine pas outre mesure car le vin est parfaitement équilibré, avec cette acidité (due au stress hydrique, au travail dans les vignes et les chais) qui lui offre une droiture assez incomparable. La bouche est riche, la finale persistante et fraîche. Un régal !

Après cette palette de très bons vins, le huitième et dernier flacon se devait de tenir la dragée haute, notamment face aux deux_DSC2621.jpg derniers, dotés d'une sacré réputation. Votre humble serviteur propose un vin du Luberon, glané en juillet dernier, lors de cette visite au Chateau Grand Callamand, à Pertuis. Joli hasard, Sylvain, présent à son premier TupperWine, est originaire de Pertuis. Cette cuvée Nous, 2005, est étonnante. Elle fait bien plus que tenir la dragée haute à ses prédécesseurs. Est-ce l'effet "présentation à l'aveugle" ? Les TupperWiners disent que non. Ils sont touchés par les arômes, la fraicheur, l'élégance, l'équilibre, le caractère de ce vin, jusqu'à en faire un de leurs préférés ce soir. Une véritable découverte pour ces amateurs de vin. Je suis le premier surpris, le premier ravi.  

_DSC2614.jpgFin des périgrinations oenophiles de VINSURVIN sur les routes de la Vallée du Rhône avec ses vins racés et profonds, tellement distingués et élégants. Au revoir le Rhône, et merci ! A présent, le Languedoc, puisque c'est Alain Chabanon, de Montpeyroux, qui animera le TupperWine 15.0, mardi 3 février prochain.

Un grand merci à Damien et Julien de findawine pour leur acceuil toujours aussi chaleureux. Findawine ? Un moteur de recherche unique sur lequel sont référencés des milliers de vin, avec l'adresse où les trouver, où les acheter. Un grand merci à Julien également pour la qualité de ses photos, remarquables.

dimanche, 11 janvier 2009

Des vins français buvables à moins de 4€?!

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En se balladant dans les travées des supermarchés, l'on trouve pléthore de flacons dont les prix fluctent entre 3 et 4€. Mais que valent ces vins? A qui s'adressent-ils? Présentent-ils un quelconque intérêt pour l'oenophile doté d'un sens du goût élémentaire?

Fronton 2002 à 3,95€. Côtes de Saint-Mont 2004 à 3,75€. Minervois 2004 à 3,49€! Pas cher le vin dans nos supermarchés! Et tous dénommés vins de récoltants! A quoi bon regarder la gamme au-dessus si, pour des sommes très raisonnables, l'on peut acheter du vin autour des anciens 24, 25 Francs (qui, accessoirement, coûtaient moins de 2O Francs avant le passage à l'Euro)? D'autant plus que les vins affichant des prix entre 6 et 9€ n'existent pour ainsi dire pas en supermarchés. L'on passe de suite à la valeur décimale. Alors, peut-on encore boire des bons vins français à moins de 4€?

Pour répondre à cette question, j'ai (une fois de plus) payé de ma personne. Afin de "travailler" dans des conditions les plus proches de la réalité, c'est à dire les conditions se rapprochant le plus fidèlement de celles dans lesquelles mes confrères dégustent et notent leurs flacons (Concours des Grands vins de Mâcon, Wine Spectator, Robert Parker... ), j'ai débouché 10 bouteilles de vin rouge dont les prix étaient inférieurs à 4,00€, et je les ai toutes goûtées, les unes après les autres, à l'aveugle (dans le noir), sur une période de cinq heures. Le résultat est édifiant! J'ai tâché le magnifique canapé en velour blanc, je suis sulfaté à l'excès  et suis au bord de la cirrhose. Conclusion sans appel: les vins à moins de 4€ ne valent pas un cachou. La semaine prochaine, les vins à 100€.

Critères de sélection. Trêve de plaisanterie, contrairement à celle de VINSURVIN, ma cave personnelle se voyant fort dépourvue de petits vins de pays sympathiques (pas que je n'aie que des Romanée Conti), et les invitations chez les vignerons de France et de Navarre se faisant rares ces derniers temps (ils préfèrent monter à Paris !), il ne me restait plus qu'une chose à faire: prendre mon caddie et me rendre dans mon supermarché Champion de l'avenue de Saint-Ouen. Promenade bucolique si l'en est. Tous ces bordeaux à moins 2€ en têtes de gondoles. Que du bonheur.

Critères de sélection (bis). Les critères, donc.

1. Le prix. Objectif, moins de 4€. Et pourquoi pas 3, et pourquoi pas 5? J'essaie de croire encore qu'entre un vin à 3€ et un à 5€, une différence de qualité nette doit se faire. Cependant, sachant que les supermarchés ont leur marge à dégager et qu'à l'achat ils tirent sur les prix, je vous laisse imaginer à quels prix les viticulteurs vendent leurs productions. 

2. Vins de récoltants: l'information apparaît en vert sur le goulot de la bouteille.

3. La sobriété de l'étiquette. Moins on en dit, mieux sait. 

4. "Elevé en fûts de chêne" n'est pas un critère, bien au contraire. D'autant plus que cela ne veut rien dire, à par faire plaisir aux amateurs de vin sans relief. Durée du passage en fût inconnue: 6 ou12 mois, cela n'a pas le même impact sur le vin. Type de chêne inconnu également: neuf, vieux, un an, dix ans? Au final, cette mention peut nous indiquer que nous aurons à faire à un vin sans réels arômes (absences de fruits dûes au bois), sans personnalité et se réduisant à un pur produit stéréotypé. Mais je ne généralise pas.

5. Médaillé à un concours: aucun intérêt quand on voit la tristesse de certains vins ayant obtenu l'or.

Les vins retenus.

1. Fronton, Relais du Comte de Négret, Sud-Ouest, 2002, 12%, récoltant. Elevé en fûts de chène. Jolie bouteille, étiquette orange, habillage sobre.

Robe intense, violette. Nez concentré de fruits rouges évoluant vers des notes de fruits mûrs, et plus complexes, de cuir. Bouche très aromatique, fraîche, presque gouleyante, très bien équilibrée. Un vin bien fait, agréable, tout simplement bon. Un rapports qualité/prix très intéressant.

2. Côtes de Saint-Mont, Duc de Termes, Sud-Ouest, 2004, 13%, vendange à la main, VDQS.

Une jolie robe sombre, cerise. A l'ouverture, nez réservé, presque fermé. Quelques notes de fruits noirs, de pruneaux, peut-être. Je le caraffe une bonne heure. Bouche relativement généreuse, grasse. Notes de bois humide, de sous-bois, de tabac. Sensation d'austérité. Vin fermé. Tannins discrets qui éclosent en finale: assez rustiques. Vin somme toute complexe, puissant, charpenté. Dans le verre (VINAO), des notes de fruits macérés dans l'alcool font nettement leur apparition. Le lendemain, toujours en caraffe, le vin s'est arrondi. Il reste relativement fermé mais s'équilibre convenablement entre fruits mûrs et boisé naturel. Il est encore jeune et méritera deux ou trois ans de garde. Ses rares tannins nous indiquent qu'on ne pourra le garder beaucoup plus longtemps. Offrira-t-il alors plus de bouquet? Evoluera-t-il sur le fruit ou sur des notes plus rustiques? S'ouvrirat-il? En substance, un vin de terroir très intéressant de par sa modestie, sa réserve et le temps qu'il semble demander à l'amateur de vin pour l'apprécier. Du beau travail pour un prix si raisonnable.

3. Château Millegrand, Minervois, Languedoc Roussillon, 2004, 13%, Elevé en futs de chène, médaillé d'or au coucours des G.V du Languedoc Roussillon en 2005.

Un nez  rond de fruits noirs et mûrs, assez agrable, enveloppé dans un cocon de bois assez exéburant, finissant par dominer, voire étouffer le fruit. En bouche, première impression favorable de vin bien fait, soyeux, velouté sur un volume oncteux. Trop même. Le bois prend outrageusement le dessus et les premiers arômes de fruits se font littéralement absents en bouche. Peu de corps, pas de tannins, pas de réelle complexité: un vin un peu stéréotypé. En substance, un vin qui donne l'impression d'être bon. Donc parfait pour des gens peu exigeants.

Conclusion. Sur trois vins à moins de 4€, achetés en supermarché, deux s'en sortent plus que convenablement, le dernier se montrant stéréotypé mais pas "mauvais". De fait, le dégustateur lambda y trouvera largement son compte. Doit-on conclure que les petites appellations, les vignobles les plus modestes conservent leur authenticité et ne répondent pas encore aux sirènes parkeriennes? Cela semble être le cas pour les 2/3.

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(1) Le Sud-Ouest en deux mots.

Sud-ouest ne constitue pas une seule et même région viticole. En réalité, il rassemble une quinzaine de petits vignobles, bien distincts. Ceux-ci s'étendent de la limite de la Gironde à la frontière espagnole. Ils suivent le cours des rivières, la Dordogne, le Lot, le Tarn et la Garonne.

Certains vignobles sont assez vastes et comptent entre 1 600 et 2 500 hectares. C'est le cas de Gaillac, Fronton et Vic-Bilh (1 600 dont 1 400 consacrés au Madiran). D'autres n'excèdent pas les 1 000 hectares, comme les Côtes-de-Saint-Mont et le Jurançon. Enfin, la plupart ont une superficie très modeste, comprise entre 150 hectares (Lavilledieu et Irouléguy) et 460 (Tursan).

On produit donc ici tous les styles de vins, des rouges charpentés et puissants aux rosés fruités et délicats en passant par les blancs secs et vifs ou encore les doux et liquoreux.
 

 

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(2) Le Minervois en deux mots.  

Le vignoble du Minervois est l’un des plus vaste du Languedoc Roussillon. Sur près de 15 000 ha de vignes, dont 5000 ha destinés à la production de vins d’AOC, la palette très large de vins de table, de pays et de cépages se complète de trois AOC distinctes : l’AOC Minervois, l’AOC Minervois – La Livinière et le Muscat de Saint Jean de Minervois. 

A côté d’une production assez confidentielle mais de grande qualité en vins blancs et rosés, vous trouverez en Minervois une large palette gustative de vins rouges qui se traduit également sur les tarifs de vente au consommateur. Vous apprécierez tout d’abord dans les premières cuvées (entre 3 et 5 € la bouteille) des caves et domaines du Minervois des vins friands, fruités, gouleyants, des vins de plaisir simple à consommer dans l’année ou sous deux ans. Légèrement rafraîchis (entre 14 et 16°C) ces vins rouges exalteront tous leurs arômes. En montant en gamme (entre 8 et 15 € environ la bouteille), on atteint les vins de terroirs, de vignerons, les cuvées exceptionnelles qui demanderont deux à trois ans pour vous être proposés dans leur plénitude.

VINSURVIN. 17.02.2007 

samedi, 10 janvier 2009

Un Superbe Languedoc Nommé Bérénas

 

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Christophe Tison, propriétaire du Domaine Bérénas, à Nébian, ce petit village languedocien situé à deux pas des Gorges de l'Hérault, a convié VINSURVIN, fin décembre, à une dégustation de ces blancs et de ses rouges, rue Saint-Georges. Difficile de faire la fine bouche ou de se faire prier quand on connaît la personnalité des vins de ce domaine, repris, de main de maître, il n'y a que quatre années. En attendant un TupperWine Bérénas, retour sur ce délicieux moment. Et faites comme moi, allez découvrir les superbes vins de Christophe Tison, dans le 9ème arrondissement !

IMG_0320.JPGCollines d’Oc 2005, présente une belle brillance aux reflets dorés. Assemblage osé de sauvignon blanc (60%) et de chardonnay (40%) il présente d’entrée son atout principal : un nez vif et gourmand. Végétal avec ses notes de clou de giroffle, le nez évolue ensuite vers les agrumée (pomelo) pour laisser place à des notes beurrées. Un malheur à l’apéro. Et à 6€ pièce : un excellent rapport qualité / prix.

L’Iris 2005, dominante de viognier (80%), complété par du chardonnay (10%) et du sauvignoncarteaniane.jpg blanc (10%) présente un nez subtilement vineux, rond, gras, de pêche de vigne et de cerise jaune, complété par des notes de tabac blond et de bois sec. La bouche est fraîche, riche et rigoureusement équilibrée. De la belle mécanique bien huilée qui évoque le travail précis et régulier dans les vignes et le suivi de l'élevage. Impressionnant. 

pontdudiable.jpgL'Impatiens 2005 (85% de chardonnay, 10 de viognier, 5 de sauvignon) exhibe un premier nez un peu boisé à mon goût, mais, chose assez étrange, ce sont les deux cépages "mineurs" (en pourcentage) qui parviennent à s’extirper de la dominante bourguignonne, cépage capricieux s’il en est ! Un délicieux mélange de mangue et de citron vert parfume notre bouche, ronde et suave. De la chair, du gras ! La bouche évoque également l'abricot, la mirabelle. C’est le blanc le plus languedocien de Bérénas, peut-être le plus complexe aussi ; il nous emmène vers la garrigue, l’olive, le thym. A présent, des notes de pain et de brioche exultent dans le verre, car le nez ne cesse d'évoluer. Un vin qui évoque le passé et la modernité. De très bons moments en perspective, sur des viandes blanches ou des poissons en sauce. 

La gamme des vins du Domaine Bérénas se décline également en rouges, brillants, profonds, riches et tellement élégants. Un vrai coup de coeur ! Je vous invite à suivre l'actualité de ce domaine sur VINSURVIN, d'autant plus que Christophe réfléchit actuellement à une opération découverte originale qui permettra aux amoureux des vins du Languedoc, ou simples curieux, de goûter tous ses vins, en famille ou entre amis, dont VINSURVIN vous tiendra évidemment au courant. L'occasion vous sera également donnée de rencontrer Christophe et de déguster ses vins lors d'un prochain TupperWine. En attendant, rendez-vous, pour vérifier les propos de VINSURVIN, se faire plaisir et pourquoi pas remplir votre cave, du mercredi au samedi, de 19h00 à 22h00, 46 rue Saint-Georges (métro L. 12, St-Georges) dans le 9ème arrondissement. C'est facile, il y a deux tonneaux et des bougies à l'entrée !

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www.berenas.com

Photo 1 : VINSURVIN et Christophe Tison ; photos 2 : Saint-Guilhem-le-Désert, Montpeyroux, Puéchabon, Aniane... autant de villages mythiques pour qui aime les (grands) vins du Languedoc et cette splendide région ; photo 3 : Le Pont du Diable enjambeant l'Hérault. Un lieu magique. 

 
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