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lundi, 29 décembre 2008

Quel Vin avec le foie gras ?

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Alors que votre menu du réveillon de Noël n'est plus qu'un vague souvenir, et que s'annonce celui du 1er de l'an, une grande question me taraude l'esprit : quel vin allez-vous donc servir avec votre foie gras ? Allez-vous opter pour la voix classique, ou sortir des sentiers battus ? D'accord pour vous conseiller sur un vin. Mais pas question de passer à table avec vous.

foie gras bis.jpgBah ! Avec le foie gras ? Un sauterne, pardi ! Quoi que, le coteau du layon ou le monbazillac, ça passe bien aussi !! Personnellement, le foie gras, moi, même avec un Yquem, j'm'en méfie. Jadis, j'en mangeais à la petite cuillère. A m'en gaver. Et puis, un jour, le drame. Passé, périmé, vérolé (le foie gras), mon foie n'a pas supporté. Pris de sueurs, de crampes indescriptibles, le visage virant au vert, ma langue au violet, je crus que ma fin était venue. Il m'a fallu des années avant de pouvoir remanger un morceau de ce met (pur produit de la souffrance d'animaux innocents) tellement j'avais souffert. Et puis, progressivement, comme après avoir fumé ses premières cigarettes et passé la journée à vomir, vous vous en remettez. C'est la nature.

Après une telle expérience, vous êtes transformé. Vous devenez un testeur de foie gras aguéri et extrêmement sélectif. Vous ne mangez plus le premier venu. Le moindre signe suspect (odeur, couleur, texture, goût) et vous refusez de consommer. Pire, vous interdisez tous les gens autour de la table d'en toucher. "STOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOP !!!!! Ne touchez pas à ce foie gras. J'ai dit on touche pas à ce foie gras. Reculez. Reculez !!!! Michel, téléphone. Michel, bordel, t'es sourd ?!! Prends ton portable. T'appelles les services vétérinaires. Jean-Claude, tu contactes le laboratoire d'analyse. Jean-Claude, tu te tais et tu fais ce que j'te dis. Jeanne-Annette, prévenez la DDASS, la DST, la CGT, la FBI..."  

Loin de vous pencher sur les ouvrages type l'accord met et vin pour les mort2.jpgnuls afin de mettre sur la table the vin qui siéra à merveille avec le met on-ne-peut-plus tendance de fin d'année, vous vous demandez quand même quel flacon liquoreux accompagnera votre foie gras le 31 décembre prochain. C'est vrai qu'un foie gras (bloc de 200g en promo chez Géant), un sauterne, une cuillère de confiture d'oignons (et une de figues au cas où on n'aurait pas senti le sucre), c'est irremplaçable.

Votre bouche, pâteuse, collante, presque gluante comme un caramel mou, apprécieera un bon litre d'eau, ne serait-ce que pour entre-apercevoir un vague arôme de citron dans le vin blanc qui suivra, et une touche de fraise (ou est-ce du cassis ?) dans le rouge. Vos papilles graissées comme des roulements à bille, visqueuses comme une huile vidange, n'en pourront plus. Trop de sucre tue le foie gras. Et les papilles. Et le goût. Et l'appétit. Et le grand-père, qui risquerait bien de flancher ce soir là. Lui qui n'aura cesse de répéter "du cha-a-aaa-a-blis, j'veux du cha-a-aaa-blis, du cha-aaa-a-a-aargghh...".

erika.jpgPassons dès à présent aux vins qu'il sera bon de sélectionner pour déguster avec ce fameux (enfin, ça reste à prouver) foie gras. Au nom du respect de la tradition, je consens à vous proposer un vin dit liquoreux. Deux, même ! Le premier : un chenin d'Anjou appelé coteau de l'aubance. Impression de sucre résiduel présente mais pas outrancière, belle acidité, équilibre excellent, notes de fruits confiturés (abricot, mirabelle...), fraicheur en fin de bouche... Le second un pacherenc-du-vic-bihl.  Produit dans le Béarn à partir des cépages arrufiat, courbu, gros et petit manseng, voire sauvignon et sémillon, ce vin, liquoreux mais avec beaucoup de fraîcheur et de notes florales, choisi avec soin, est le parfait allier du foie gras.

Conservons un vin blanc mais changeons carrément de registre avec un chardonnay. Chablis 1er cru ou pouilly fuissé : avec leur fraicheur, leur minéralité et leur parfums, ils apportent de la vivacité à un met qui en a bien besoin. Avantage avec un vin sec (auquel on pourra ajouter des chenins de Savennières ou de Montlouis), il permet d'enchaîner tout naturellement avec des plats de poissons et de fruits de mer. Par ailleurs, foie gras et vin rouge vont très bien ensemble, notamment avec les vins de la Vallée du Rhône : cairanne, gigondas ou chateauneuf du pape. Je n'ai jamais assemblé foie gras et champagne (âgé de quelques années), mais il va de soi que cet accord doit être divin. Demain, quel vin avec les saint-jacques ? Que je ne mange plus depuis que *$;"&ç_('#...f***   

19:07 Publié dans VIN & METS | Lien permanent | Commentaires (7)

dimanche, 21 décembre 2008

Il a inventé le Vignopoly !

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L'hiver s'éternise, les programmes télé font toujours autant pitié, et vous avez fait le tour des jeux de société empilés dans le placard du couloir. Que faire ? Vos achats de Noël sont loins d'être terminés et il reste, surtout, un cadeau à faire à votre papa. L'écharpe : offerte l'année dernière. Le rasoir électrique, il y a deux ans. Le magnum de Saint-Julien, trop cher. Quoi offrir ? Pour égayer la vie après le 20h ou faire plaisir à papounet, que diriez-vous d'une boite de jeu sur un thème qui lui est cher, le vin ? (Super, VINSURVIN, toujours des idées plus originales les unes que les autres.)

DSCF0167.JPGDans la série "le vin en inspire plus d'un", VINSURVIN vous présente VIGN'EN JEU. "Vigne en jeu?!" entends-je déjà les no life de service (fu**in morons pour les anglophiles) s'esclaffer, "ça consiste en quoi ? Déguster le plus de vin possible en un temps record? Créer son vin avec les produits ménagers de la maison ? Reconnaître un grand cru d'un vinaigre ?!" Que nenni, geek, ce jeu s'adresse à votre côté joueur mais aussi gestionnaire, d'hommes et de terres. Le but ? A la tête d'un vignoble, vous effectuez toutes les opérations d'une année de travail à la vigne, en utilisant judicieusement le personnel et le matériel de votre propriété selon un parcours dit "traditionnel" ou "conventionnel". Vendanger la plus grande quantité de raisin de qualité possible sera donc votre objectif, sauf que les problèmes inhérents au métier de vigneron (météo, matériel, personnel et autres imprévus) ne vous rendront pas la tâche facile ! DSCF0516.JPG

Du suspens, de l'excitation et surtout beaucoup de plaisir parsèmeront les parties d'un jeu que l'on pourrait aisément rebaptiser VIGNOPOLY. Original et très éducatif, VIGN'EN JEU possède un atout majeur : permettre la découverte du monde de la vituculture et se rendre compte, toutes proportions gardées bien sûr, combien élaborer un vin n'est pas chose facile. Personnellement, sans une attaque de mildiou quinze jours avant les vendanges, cumulée aux gelées de mars, ajoutée à une grève de personnel mécontent que je licencie alors que les bénéfices 2008 avait quadruplé, je gagnais la partie et sortais le millésime du siècle. Pas grave, ce sera pour l'année prochaine. Ou plutôt, pour la prochaine partie !

Photos VINSURVIN : un producteur (de chroniques oenophiles) dans le vignoble du Luberon, juillet 2008. Vignoble alsacien, août 2008. 

Liste des points de vente diponible sur http://www.vignenjeu.com/.

mercredi, 17 décembre 2008

A vous la DiscoBitch !

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Vous êtes nombreux à m'envoyer des mail pour me demander où se procurer la fameuse cuvée DiscoBitch. Comme vient de nous le préciser DJ-Mix, rien de plus simple : y'a qu'à cliquer !

Ca va mousser sur les danse floors lors de ces réveillons de fin d'année. Le champagne sera de rigueur, mais pour apporter une touche plus disco, plus groovy, plus sexy à la fête, la désormais célèbre QV DiscoBitch sera la must. Jolie bouteille certes, mais champagne de qualité assuré, puisqu'il s'agit de la délicieuse Cuvée Louis de Benoît Tarlant , qu'on ne présente plus sur VINSURVIN, l'histoire invraisemblable de cette histoire vous étant contée ici par votre humble serviteur. Pour vous procurer cette cuvée hyper tendance et déjà collector, ou simplement boire un verre de boisson de champagne, rien de plus simple, cliquez ci-dessous ! Allez, come on, baby, move your body.

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lundi, 15 décembre 2008

Tu bois un Verre ?

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De l'arôme de vin en fioles, du vin en canettes, du vin en étuis, et aujourd'hui, du vin en verre ! Rien de plus normal. Sauf que ce verre de vin là est conditonné, permettant un transport pratique et facile de votre boisson préférée. Une autre façon pour les vignerons associés de commercialiser leur vin. Les idées les plus originales - les plus loufoques aussi - continuent donc de foisonner autour du vin, comme quoi, l'interdit n'a pas que du mal.

verredàboire4.jpgVous êtes au volant de votre voiture, sur votre lieu de travail ou simplement seul chez vous, et, oh, il vous prend une petite soif. Vous n'allez pas ouvrir une (bonne) bouteille de vin ! Cela ferait trop. Et puis, la dernière fois que vous avez sorti votre screwpull au volant de votre cherokee, vous avez failli écraser un yorkshire et la pet-sitter qui se trouvait au bout de sa leash. De même qu'au travail il y a quinze jours, l'ouverture de ce petit côte de duras (pourtant un peu "duraille") avait failli créer une émeute, les collègues s'étant jetés sur la bouteille comme des morts de soif. A la maison, vous n'allez tout de même pas vous mettre à cacher la bouteille ouverte afin que votre femme vous fiche la paix, ou plutôt, ne s'invite à votre table, un moment d'intimité seul-avec-vous-même ne nécessitant pas, par définition, la présence d'un tiers - surtout pour boire votre quart. Dieu merci, dans ce pays, on ne dirait pas, mais des gens pensent.

Après le prêt-à-porter, le prêt-à-boire : un contenant individuel à partir duquel le verreopercule.jpgconsommateur peut directement boire "sa boisson favorite". La société à la tête de ce concept déjà vieux de près de dix ans, 1/4Vin (à la tête de laquelle on trouve Pascal... Carvin !), a choisi un verre operculé par un procédé de thermoscellage. Si le procédé n'a "que" 10 ans, c'est parce qu'il fut très complexe à mettre en oeuvre. La technique respecte un cahier des charges très précis. Les contraintes d'hygiène alimentaire sont respectées et contribuent à préserver toutes les qualités organoleptiques du contenu. L'opercule est collé hermétiquement et protège totalement le contenu de l'environnement extérieur. Résultat : un verre de vin pratique, et qui se conserve douze mois.

C'est sur les coteaux de Gascogne que l'idée à mûri : un produit destiné à séduire une nouvelle clientèle. Finie la bouteille qui va traîner dans un placard (aux cotés des javel, et sur laquelle les enfants pourraient tomber), "un produit simple, facile et à la portée de tout le monde", comme le martèle cette productrice de vin (?), développeuse du produit (?), oenophile avertie (?) au JT de TF1 du 7 juin 2006. Prix de vente des cinq verres, autour de 7,00€, soit de lors de 11€ les 75cl, que l'on trouvera, notamment, chez Monop' ou dans le TGV.

La limitation de consommation d'alcool étant, dans ce pays, devenue draconienne, pour ne pas dire stalinienne, l'idée de contenants de petites tailles, à l'image de ces 1/4 de vin, ou encore des pipette VINOTINTO, est donc loin d'être obsolète. Une association avec Spiegel ou Riedel ne serait pas obsolète non plus, l'esthétique de ces verres (malgré l'effort de contenants en forme d'INAO) laissant quand même un peu à désirer. Quand bien même, afin que mes prochains invités ne repartent pas avec la peur au ventre de devoir souffler dans le ballon, et celle de ne pas maîtriser tous leurs réflexes, j'ai trouvé la solution : un 1/4 vin de grenache blanc (VDP du Var) à l'apéritif. Un 1/4 vin de syrah (VDP de l'Aude) à table. Et entre... de l'eau !

 

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samedi, 13 décembre 2008

DiscoBitch 13.0 : chez la petite bourgeoisie du VIIème (mais sans elle...)

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VINSURVIN organisait son 13ème TupperWine, mardi 2 décembre, chez une nouvelle, jeune et dynamique caviste du VIIème arrondissement. Invité (guest star, devrais-je dire) de cette dégustation de vin conviviale, gratuite et chaleureuse : Benoît Tarlant, un vigneron amoureux de son travail et de sa région. Le champagne, de ses premiers pas à l'âge adulte, était la thématique retenue par le professeur Tarlant, l'auteur de la QV Discobitch, très attendu sur le Dance Floor rue Vaneau.

Photo525.jpgIl a beau être à la tête d'une des plus "vieilles" maisons de Champagne françaises, il a beau faire la boisson la plus prisée au monde, il a beau avoir donné une touche "people" à une de ses cuvées, Benoît Tarlant n'en reste pas moins le vigneron le plus cool de la profession. Il arrive tout droit de son petit village en jean, pull et chaussures, comme s'il sortait de ses chais. Pas de chichi, pas de superflu chez Benoît Tarlant. Du naturel et de l'authentique, avec une grosse touche d'humour et un oeil averti pour l'air du temps. Voilà qui donne une idée de la philosophie Tarlant et des vins qui nous attendent. Mais ce soir, au lieu de présenter la gamme de ses champagnes en mode "classique", Prof Benoît a opté pour une présentation pédagogique de la Cuvée Louis, cuvée phare de la Maison, c'est à dire de nous "initier aux étapes de la fabrication et de la vie du champagne". VINSURVIN pour cette idée pertinente Monsieur Tarlant !

Comme Olivier, présent lors de ce TupperWine 13.0, l'explique fort bien sur OCHATO.COM, ce très bon site de vente en ligne de très bons vins (j'en ai goûtés !), la présentation du terroir sensibilise le dégustateur au rôle de l'environnement sur le développement du raisin. Une approche descriptive minutieuse transporte le dégustateur en Champagne : à 10km  d'Epernay, un bas de coteau en bord de Marne, un mois de septembre radieux, les oiseaux qui gazouillent. L'impact du fleuve sur le raisin : les courants frais de la Marne permettent une évolution douce des températures et donc des fruits. A cet endroit, la parcelle est crayeuse, 50 ares de pinot noir font face à 50 ares de chardonnay. Règle de l'are : Benoît Tarlant produit cette cuvée Louis uniquement quand l'assemblage à parité des deux cépages donne un vin subtil.

La dégustation commence avec les jus de pinot noir puis de chardonnay, les deux cépages qui tralant2.jpgcomposent la Cuvée Louis. Une première fermentation en fûts donnent 10,8 d° d'alcool à ce qui s'apparente à du pur jus de raisin, issu des vendanges 2008 et obtenu après un sous-tirage très précoce. Les jus sont la matière première, celle qui, quelques années plus tard, composera ces grands champagnes. C'est l'occasion pour Benoît d'expliquer les différentes étapes de la fabrication d'un vin à la petite trentaine de TupperWiners présents. On ne peut encore véritablement parler de robe, ici ! Le pinot noir (dont le jus sort jaune, la peau noire ne l'ayant pas encore marqué son empreinte) est donc un peu trouble. Il affiche déjà clairement des notes agrumées de citron jaune quand le chardonnay rappelle la pomme. L'acidité est franchement présente dans les deux cas. 

Nous passons à un vin, que l'on peut désormais appeler un champagne, issu des vendanges 2005, mis en bouteille en avril 2006. La Cuvée Louis 2005 n'a donc qu'un an et demi ! Benoît nous explique que c'est avant la "mise" (en bouteille) que le vigneron fait les assemblages, la chaptalisation (ajout de sucre, subtil chez les Tarlant, parfois décrié car effectué exagérément chez certains, mais nécessaire pour déclencher la prise mousse) et ajoute des levures indigènes, naturellent présentes dans les vignes.

Dégorgemement. Afin d'évacuer le dépôt naturel qui se trouve dans le vin (opération appelée "dégorgement"), les bouteilles sont positionnées tête vers le bas, les lies s'accumulant "dans" le gouleau. Le dégorgement moderne se fait à, l'aide de saumure, un liquide d'une température d'environ -25° qui gèle la tête de la bouteilles et permet une expulsion propre du dépôt emprisonné dans le glaçon. Les "anciens" faisaient le "dégorgement à volée", à l'aide du sorte de décapsuleur et d'une grande dextérité ! Pro jusqu'au bout des ongles, Benoît nous fait une belle démonstration de dégorgement que je vous laisse apprécier sur la vidéo. Votre humble serviteur s'y est essayé : heureusement que le ridicule ne tue pas !

tarlant4.jpgQV Discobitch. Assemblage égal de pinot noir et de chardonnay, issue de la vendange année 1998 à 80% et des vins de réserve de 1997 et 1996. Prêt à être consommé, Louis a maintenant 10 ans et on est loin de ce jeunot que l'on a connu à l'âge d'un an et demi. Il a mûri et acquis un sacré caractère. Des bulles fines, nerveuses, coquines, font l'ascencion verres le disque brillant du vin. Non dosé, son acidité est nette. La cuvée Discobitch, née d'une histoire invraisemblable contée ici,  a un nez tellement aromatique, gras, beurré, toasté. La bouche, suave, fraîche et tonique, n'est pas sur-effervescente, défaut numéro un des mauvais champagnes. La finale persistante est marquée par le pain qui s'efface au profit de la fraicheur des fruits blancs et des fleurs dans un royal équilibre.

Nous finissons par un Louis majeur, âgé de vingt ans : la Cuvée Louis 1988. Le Louis s'est aguéri, posé, presque embourgeoisé, mais il n'a pas pris un gramme de ventre, ni un seul cheveu blanc. Louis est fort, vaillant, conquérant. C'est pourquoi, malgré son viel âge, il a la bulle toujours bien présente, fine et filiforme. Sa palette d'arômes s'est élargie, complexifiée. Le gras s'est un peu estompé au profit d'arômes plus longs en bouche comme la vanille ou la noisette. Il est ample et tendu, suave et frais, charnu et confortable. On mettrait plus d'un écu pour acquérir ce Louis, qui vaut de l'or.  

Un vigneron, du vin et des oenophiles, la 13ème édition fut conforme à l'habitude : pédagogique et conviviale. Et une promenade à travers le temps, comme Daniel-Etienne Defaix nous l'avait soumis il y a un an (lire par ailleurs) et Bertrand Lhopital plus récemment. Je tiens à réitérer mes plus chaleureux remerciements à Alex de nous avoir acceuilli dans sa ravissante échoppe de la rue Vaneau dans le 7ème arrondissement de Paris(Alex Caviste) ainsi qu'aux fidèles TupperWiners et Wineuses qui sont de plus en plus nombreux. Un énorme merci à l'ami Benoït Tarlant, sans qui ce délicieux TupperWine n'aurait jamais eu lieu. Merci également à tous les vignerons qui continuent de me faire parvenir des échantillons, que je conserve avec le plus grand soin, et dont on entendra forcément parlé sur VINSURVIN.

Au programme des prochains TupperWine : mardi 6 janvier, dégustation à l'aveugle de vins de vignerons de la Rhône Valley, sélectionnés par VINSURVIN, avec une surprise ! Mardi 3 février, c'est Alain Chabanon qui nous fera déguster ces vins de Montpeyroux, en Languedoc, une grande soirée en perspective. La Côte de Beaune, la Côte Chalonnaise et le Tricastin seront également à l'honneur en 2009. Vivement la rentrée !

vendredi, 12 décembre 2008

LES VITI-NEWS

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Les informations viticoles du jour, par le quot-e-dien viticole.

Traitements phytosanitaires - Cuivre, glyphosate, folpel : vers une interdiction par l’Union européenne? Une info VITI-NET publiée le 10/12/2008.

La Commission européenne et le Parlement européen ont proposé de nouveaux critères d’exclusion qui pourraient conduire à l’interdiction de nombre de substances, y compris le cuivre et le glyphosate. Lire la suite...

Conjoncture - Michel Barnier rencontre les représentants de la viticulture française. Une info VITI-NET publiée le 01/12/2008.

 

Michel Barnier, ministre de l’agriculture, a reçu jeudi 27 novembre l’ensemble des représentants de la viticulture française. Il a fait le point sur la conjoncture, sur la mise en oeuvre du « plan quinquennal de modernisation de la filière viti-vinicole française » adopté par le gouvernement le 29 mai dernier, ainsi que sur l’entrée en vigueur de la nouvelle organisation commune de marché (OCM). Lire la suite...

Export - Un nouveau marché émergent pour le vin : l’Afrique. Une info VITI-NET publié le 01/12/2008

 

Dans plusieurs pays d’Afrique, les ventes de vins sont en hausse parmi les populations aisées, des expatriés et les touristes. Lire la suite...

10:02 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 08 décembre 2008

Quel vin pour rompre?

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Après Quel Vin le Premier Soir?, il me semblait intéressant de se pencher sur Quel Vin (boire ou offrir) le Dernier Soir. Quel bouteille pour dire "il faut qu'on parle"? Quel flacon pour annoncer "c'est fini entre nous"? Car comme chaque heureux événement, une triste nouvelle ne saurait être annoncée sans les formes. A quoi bon faire tourner en tragédie un moment qui pourrait si bien se dérouler ("on reste amis?", "ah, bah... d'accord!") ? Eviter le pathétique, en toutes circonstances. VINSURVIN a donc passé deux, trois coups de fil ("dis donc, t'as fait comment, toi, pour...?"), fait le tour de sa cave (Château Lafin, Domaine Basta, Cru Entoi),  revu et relu quelques classiques (la Gifle, Rocky III, Un Garçon et une Fille...) et écouté quelques grands auteurs (Brel, Mike Brant, François Valéry...) pour que dire "J'te quitte" ne soit plus vécu comme un terrible goût de bouchon.

Les histoires d'amour finissent mal, en général. Certes, mais doivent-elles invariablement finir en drame Shakespearien? La réponse est non. Le psycho-drame a fait son temps. Has-been, complètement cliché, la tragédie ne doit plus avoir sa place dans le couple, soit-il homo ou hétéro. Malheureusement, combien de couples se déchirent autour d'une bonne bouteille? A mon goût, pas assez. Mais attention au revers de la médaille! Il ne faudrait tout de même pas renouer avec l'être autrefois adoré et aujourd'hui répudié, sous le coup du plaisir procuré par ce sompteux Faugères de chez Louison. On est là pour rompre, ne l'oublions pas.

"On est bête! Quand je pense combien j'avais envie de t'égorger il y a encore une heure... Et là, je me sens tellement bien dans tes bras... C'est fou la vie... j't'adore!"

"C'est vrai, Jean-Valéry! Mais ce vin du Languedoc n'y est sans doute pas pour rien. Par contre, il est possible que l'on ait une sacré migraine demain matin..."

"Ca y est, tu recommences! Tu..."

"Comment ça "tu recommences"? T'es vraiment trop nase, Jean-Va."

"Ok, c'est bon, j'me tire."

"Oh, oh.. la bouteille de vin... t'es gentil, tu me la laisses!"

"J'crois pas, là, il s'avère que la bouteille, c'est moi qui l'ai achetée."

Le vin : meilleur allié pour sceller des semaines de tergiversation. Pas facile de se rendre compte un beau matin après sept semaines de roucoulement chez soi, chez elle, que malgré son attention, sa douceur et son bourguignon, il ne sera pas possible de continuer cette aventure. Il est vrai que la présence de ce Yorkshire, qui vous a déclaré la guerre, n'aide pas non plus. Surtout lorsque, chez elle, il est autorisé à dormir... entre vous deux.

"Dis-moi Mathieu - mon Matounet!!! - ce vin est vraiment excellent... C'est tout toi, ça. Parfois, j'ai l'impression que tu essaies encore de me séduire. Trop-mi-gon! Mais, je suis là, mon Matou, je suis là, je ne suis pas prête de te quitter! Tu as peur que je te quitte, en fait, c'est ça?"

"Hum, en fait, heum..."

"Waff, waff!"

"Oh, tu vas fermer ta g... heu, pardon, Claire-Pascale... heu, couché le chien... couché Vanille..."

"Je ne t'en veux pas, ça n'est pas grave... tu es si doux par ailleurs! Alors, ce vin... c'est secret-défense?!"

"Un Chablis, Les Lys 1er Cru, 1980, de chez Daniel-Etienne Defaix... Ecoute, il faut que je te dise quelquechose."

"Vanille! Chuuuut... Mathounet a quelquechose à nous dire..."

Les nouvelles technologies (Internet, téléphones portables...) et les nouveaux moyens de renconter sa moitié (meetic, MSN...) permettent manifestement de collectionner les rencontres. Mais pas facile de delete, de log off ou de break up comme lors d'un speed 7. A moins d'avoir à ses côtés un allié de premier choix, comme un Pouilly Fuissé.

"Salut, alors, j'ai sept minutes pour me présenter!!! J'm'appelle Léonie, j'ai 24 ans, je vis dans le 15ème, j'ai un frère (Constant, 27 ans, cad-sup en management des affaires, plateformes pétrolières, offshore, Arabie Saoudite, tu vois'l'délire...) oh, excuse, t'es pas là pour te faire mon frère!!! - je suis attachée de presse dans un grand quoti parisien, j'bosse comme une folle mais j'ai pas l'intention de me laisser bouffer par la taf - enfin, bon, tu vois, quoi - j'adore Bénabar, Jeanne Chéral et les chants grégoriens... bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla, bla... 6 minutes 59! Ouf! Et toi?"

"Ben, moi, j'm'appelle Pat, et  j'ai 7 secondes pour te dire au revoir."

Faugères, Chablis, Pouilly Fuissé : tirer un trait sur des semaines ou des années de bisbille autour d'un bon verre de vin a quand même plus d'allure que de grifouiller un mot derrière la liste des courses ou de la faire le mort en ne décrochant plus le téléphone. On pourra d'ailleurs décliner la méthode sous différents angles. On serait bien inspiré, par exemple, de sortir une bouteille des derrière les fagots pour dénouer ces autres nombreuses situations qui nous minent le quotidien : demander une augmentation de salaire auprès de cet iceberg de patron (pas près de fondre, celui là, malgré le réchauffement climatique), obtenir quelques RTT auprès de ce gr&* c%$ de DRH ou négocier avec Madame un week-end de quatre jours en Bourgogne avec les potes. Et oui, le vin n'a pas que des vertues médicinales, il joue aussi un rôle social fondamental dans notre vie, qu'aucune autre boisson ne remplit. Essayez avec un ice-tea, un ricard ou une tisanne. 

vendredi, 05 décembre 2008

South World Wines plaque VINSURVIN !

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Gaëtan TURNER, de South World Wines, a récemment réagi au portrait que VINSURVIN tirait du chardonnay australien Green Point, dégusté au Grand Tasting, et vu comme "un classique australien. Du bois, du bois, et encore du bois. Aucun intérêt." Il me parassait important de publier les précisions de Gaëtan, qui déplore la sévérité de VINSURVIN. Droits de réponse.

Je trouve que vous êtes un peu dur avec le green point chardonnay 2005. Contrairement de ce que vous avancez, l'effet millésime joue un rôle très important - les raisins proviennent de la région fraîche de la Yarra Valley à l'est de Melbourne avec une influence maritime de l'eau froid (océan antartique) couplé avec l'altitude (350-500m). A savoir ce vin est un assemblage de deux parcelles de la Yarra - une partie des sols alluviaux de la valley (arômes de fruits à noyau - pêche blanche, nectarine blanche...) et l'autre partie de la 'Upper Yarra', plus élevée en altitude (350m-400m) sur des sols rouge et granitique (caractères d'agrumes, citron, et un côté minérale). Vendanges début mars 2005 en grappe entières, pressé en cuves inox, et ensuite fermentation en barriques de fûts français & muids de 500L (15% neuf, 85% old) en utilisant des levures indigènes; battonage pendant 5 mois. Neuf mois en barrique et ensuite l'assemblage finale avec mise en bouteille janvier 2006.

Votre humble serviteur, comme tout à chacun, ne dégustera jamais tous les vins de l'hémisphère sud, cela va sans dire. Mais, je suis au regret de constater que de nombreux vins australiens, blancs comme rouges, ont un défaut commun : la marque persistante du bois, et ce,  dans un registre de 7 à 30€. Simple constat. Le passage en fûts n'est pas interdit ! S'il est même parfois "nécessaire", il ne doit pas se faire au détriment de la nature même du vin, ni s'imposer comme the critère gustatif number one. On n'attire pas les mouches avec du vinaigre. En revanche, un nez flatteur, parfumé à outrance, suivi d'une explosion d'arômes en bouche séduiront plus d'un dégustateur, et d'une dégustatrice. Et certains l'ont bien compris. Or, un vin ne se résume pas à ces simple facteurs. Quid de la marque du terroir et du millésime ? Quid des arômes secondaires et tertiaires? Quid de la complexité et la persistance en bouche, pour ne citer que peu de critères primordiaux ?

rugby2..jpgNe nous méprenons pas : point de patriotisme ou de chauvisnisme ici ! Le but n'est pas de condamner les vins australiens et encore moins SWW, qui possède par ailleurs de très bonnes choses dans ses rangs. Quand bien même, deux des quatre vins dégustés étaient clairement marqués par le bois, ce que je trouve rédhibitoire. A l'image du goût de bouchon. A choisir, l'odeur de réduction me paraît moins gênante, voire plus noble. En revanche, il est des boisés subtils, fondus, à propos, qui peuvent ne pas laisser l'amateur de fruit et de terroir indifférent, comme on les trouve dans certains vins chiliens mais aussi dans de nombreuses régions françaises : la syrah, par exemple, a parfois besoin d'être canalisée après des étés de fortes chaleurs ; un passage en fût modéré exacerbe des notes de torréfaction ou de réglisse (de "zan") qui s'accordent à merveille avec (et n'occultent en rien) des arômes de fruit noir, des notes de cuir, de tabac. Le grenache blanc passé 18 mois en fûts en rivesaltes permet au vin de révéler des notes incomparables. Certains vins de Michel Louison aux Estanilles (Faugères) sont délicatement passés en fûts, rien d'outrancier, tout en finesse... Lire par ailleurs cette noteVINSURVIN regrette que les vins de Sutton Grange Winery ne soit pas davantage passés en fûts !

En substance, le sentiment qui domine est que trop de vins du Sud (à commencer par l'Espagne) ne font pas dans la demie mesure côté bois, au point d'anihiler totalement l'expression, l'identité même du vin. Trop souvent, terroir, sol, minéralité, végétal, floral, complexité sont tout simplement négligés. Le passage en fûts de chêne (surtout neufs) se résume alors à une forme de maquillage. Un habillage que l'on croirait destiné à cacher les défauts du vin, ce dernier devenant un véritable ersatz. Rappelez-vous ce que Dominique Bertram (Château Noguès) me confiait pendant les vendanges 2008 : "Il y a eu beaucoup de pourriture dans les vignes et les cabernet-sauvignons vont avoir le goût de poivron dans plus d'une bouteille. Mais mélangé à la sauce copeau, tout le monde n'y verra que du feu et on va nous vendre un millésime fantastique." Les responsables de ces dérives : l'influence de Robert Parker (d'où l'intérêt croissant pour ces vins) et surtout la mondialisation et à la récupération commerciale visant à transformer le vin produit culturel en un simple et banal produit vecteur de profits.

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mercredi, 03 décembre 2008

Le Nez du Vin

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Noël arrive. Et son lot de nuits blanches à réfléchir sur ce que l'on va bien pouvoir offrir à un tel ou une telle. VINSURVIN ne voudrait pas jouer les catalogues VPC, mais il faut bien l'avouer, il est des objets qui feront bien plaisir aux amateurs de vin. A commencer par un coffret Le Nez du Vin, une méthode ludique et pédagogique pour parfaire son odorat d'oenophile, seul, en famille ou entre amis. Celui qui décèlera les 54 arômes n'est pas encore nez.

"Ca ? Attends, je sais ! Facile ! Heu, le cassis ?", "Non, c'était le chocolat.", "Ah quand même...". Vous pensez que reconnaître, à l'aveugle, desNDVCoffret.jpg odeurs, des senteurs, des arômes de la vie quotidienne est chose facile ? Détrompez-vous ! Nombreuses sont les odeurs qui nous sont familières lorsqu'elles sont placées dans leur contexte : le café devant son bol le matin, la fraise sur une tartine croustillante, l'herbe coupée à la campagne. En revanche, lorsque ces arômes s'échappent d'une simple petite fiole, la vue ne jouant plus son rôle, il faut désormais se référer à son "simple" nez. Chose compliquée ! 

Alors, pour parfaire votre capacité à détecter tel ou tel arôme, et surtout à identifier ceux qui composent le bouquet de votre vin, la solution d'ouvrir 10 pots de confitures ou de sentir 20 fruits n'est pas forcément la plus simple. Pour ce faire, Le Nez du Vin, un coffret réunissant 54 arômes typiques du vin, s'avère le parfait allier. Voilà 30 ans, le NDVOdorat.jpgbourguignon Jean Lenoir entreprend avec audace de faire entrer le vin dans la culture comme une œuvre d’art, au même titre que la musique ou la peinture. En 1981, à la recherche d’un vocabulaire pour le vin, il invente Le Nez du Vin, ouvrage unique fait d’écrits et d’odeurs qui d’emblée suscite la surprise et l’admiration de tous, spécialistes et amateurs. Chaque arôme est le fruit d’une longue analyse, d’une sélection de composés, d’un dosage subtil, d’une discrimination très pointue pour aboutir à un arôme juste, non falsifiable et très stable. Vous pouvez vous exercer en toute confiance. Leur réalisme est saisissant, leur longévité garantie plus de 5 ans !

Composé d'un livret explicatif très bien fait (appprendre à déguster, l'odorat, les différents arômes NDVLivret.jpgexpliqués...), d'un jeu de 54 cartes résumant les caractéristiques des arômes contenus dans chaque fiole et de 54 miniatures contenant les précieuses senteurs (à la manière de petits flacons de parfum), le coffret apparaît indéniablement comme un très bel objet. 

L'intérêt majeur d'un tel produit réside évidemment dans la possibilité qu'il offre à l'amateur de vin de s'aguérir dans sa connaissance du vin, principalement de son "nez". Si la vue et le goût sont des sens essentiels dans la dégustation d'un vin, l'odorat est sans doute le sens le plus subtil, le plus complexe, celui qui nous pose le plus de problèmes. Car repérér les arômes primaires (du citron à la mûre, en passant par le thym, le tilleul ou la violette), secondaires (qui proviennent essentiellement de la transformation des alcools et des acides aminés : litchi, lie de vin, clou de giroffle...) et tertiaires (beurre, cuir...) dans un vin est une phase essentielle de la dégustation ; elle annonce certains arômes que l'on retrouvera en bouche ; elle est aussi et surtout vectrice d'immenses questions et d'infinis plaisirs.

Pour les "simples" amateurs de vin, Le Nez du Vin est également une façon ludique, en famille ou entre amis, de tester la qualité de son odorat et, immanquablement, de bien rire ! Dans une société où l'aseptisation ambiante, la pollution (soit-elle sonore, olfactive ou visuelle) ou le simple désintérêt pour certaines de nos facultés ne permettent plus à nos sens de jouer le rôle qui leur est naturellement attribué, Le Nez du Vin s'avère l'outil idéal pour recouvrer ces sensations et ces émotions perdues, comme celles de notre enfance, lorsque nous nous baladions dans la campagne, respirions l'air frais et la nature généreuse, ou encore lorsque des odeurs émanaient de la cuisine de notre grand-mère, qui nous cuisinait les meilleures tartes du monde.

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Le NDV se trouve également au BHV La Cave, chez Lavinia et dans les magasins Nicolas.
Un grand merci à Sybille de Sevin pour le coffret le NDV 54, les différentes documentations et sa disponiblité.
 
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