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mardi, 05 août 2008

Accord met et vin... rosé

Pendant que la moitié sud de la France se régale de salades fraîches et de vin rosé, la moitié nord en est presque à resortir les gros pulls, cuisiner des boeufs bourguignons et sortir les cahors. Cependant, certains resistants ont décidé qu'ils continueraient d'accompagner leurs plats de vin "rosé", comme votre humble serviteur.

1495430106.gifEst-ce parce que VINSURVIN est de retour d'Aix en Provence que le rosé lui monte à la tête, où est-ce simplement dans l'air du temps ? Ce midi, filet mignon de porc et sa fondue de courgettes et tomates à l'huile d'olives (AOC Provence, ça va de soi...). Cerise sur le gâteau, la fondue a légèrement caramélisé, offrant aux gourmets à table un bouquet d'arômes absolument délicieux. Pour accompagner ce plat (chaud), choisissons un vin... frais. Un rosé, frais. Oui, mais, lequel ?

Si, aujourd'hui, de Cahors à Bourgueil en passant par l'Arbois, les vignerons de France et de Navarre ont décidé de "sortir" leur rosé, parfois très réussi comme parfois obsolète, il est assez étonnant de constater que non seulement le rosé est un vin culte en Provence (faisant, avec le Pastis et l'OM, partie intégrante de la culture méridionale, comme nous le verrons ultérieurement sur VINSURVIN) et que ce "troisième" vin (après le rouge et le blanc) est élaboré par les provençaux avec le plus grand soin.

Affublé des pires noms d'oiseaux (vin féminin, donnant mal à la tête, léger, secondaire -voire "sans intérêt" pour les362741882.jpg puristes), seul le rosé peut pourtant magnifier (et s'accorder avec) un très grand nombre de plats, que rouge et blanc ne toléreraient pas. Le rosé devient donc une excellente alternative. Quel rosé pour habiller ce plat mêlant viande blanche et légumes parfumés, dotés d'une certaine acidité et d'une touche de caramel ? Au hasard, c'est la Cuvée du Temple de Château Bas (Vernègues, 13) qui trôna sur la table, Marilyne Lottin m'ayant fait parvenir, via les Caves Parisiennes de Radu, à Château Rouge (rue Muller, Paris XVIII), les derniers opus de la maison.

Choix judicieux puisque l'accord fut sensationnel. Sa couleur serait d'un tuile clair mais en jetant un oeil sur cette étude (p. 10), on la qualifierait alors de pelure d'oignon. Dieu merci, il ne le sent pas. Au contraire, le nez de cet assemblage de syrah et de cabernet est très aromatique et chaud, de fruits rouges mûrs. Sa bouche est vive, puis elle présente de la rondeur et une matière riche et opulente,  soutenue par une acidité qui n'est pas sans rappelée l'amertune des peaux d'agrumes. Le vin se fond avec le met puis tranche, se dissocie pour apporter fraîcheur et tonicité. "C'est le rosé qu'il fallait", entend-on autour de la table.

Si la blanquette de veau, la poule au pot et le boeuf bourguignon demeurent des classiques indétrônables de la cuisine française, cette dernière n'en reste pas moins une cuisine évolutive, non figée et ouverte aux autres cultures. L'apport de la gastronomie orientale, de la cuisine chinoise ou japonnaise permettent à des vins de retrouver une seconde jeunesse. C'est tout à fait le cas des vins rosés. Mais n'oublions pas qu'avec des plats aussi "simples" que celui présenté aujourd'hui, ce dernier joue un rôle prépondérant dans le plaisir de la table.

Commentaires

bonjour,
merci pour ces commentaires qui nous permettent d'avancer... dommage que durant le petit tour en Luberon vous n'ayez pas pu venir nous voire.... lors de vos prochains déplacements , sachez que le couvert et même le gite vous attendent avec amitié et convivialité,
à bientôt,
marie

Écrit par : lottin marie | vendredi, 29 août 2008

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