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lundi, 30 juin 2008

Route des Vins : l'Anjou vous ouvre ses portes !

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Les vacances d'été sont l'occasion pour les amateurs de vin, novices ou éclairés, de pousser la porte des vignerons de France et de Navarre et de découvrir un monde pittoresque et fascinant. Derrière ces mots qui laissent rêveur (la Loire, les vignes, les dégustations à la propriété...), qui sont les hommes et les femmes qui élaborent ces vins délicieux ? A quoi ressemblent ces terroirs et ces vignobles ? Où se trouvent ces régions et ces villages estampillés sur nos bouteilles ? Organisez votre parcours initiatique à l'aide de VINSURVIN.

Quelle différence y a-t-il entre un vin acheté dans un supermarché et un vin achété à la propriété ? Qui a dit "ils sont meilleurs dans le deuxième cas" ?! Réponse : une histoire. Car qu'a t-on à raconter à ses convives lorsque le vin posé sur la table vient d'un hyper ? "Oh, la queue à la caisse samedi après-midi à Carouf ! 1h30 à poirotter ! Et pis, le rayon vin, il est encore plus long que le rayon accessoires de bagnoles. Du coup, j'ai pris au pif ! Heureusement qu'c'est pas aussi difficile pour l'huile de vidange, t'imagines la Xantia avec de l'huile de friteuse ?!"

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Ce week-end, destination Anjou ! Depuis Angers, filez vers le sud ! Traversez la Loire, direction Mûrs-Erignés pour aller goûter les vins de Marc Houtin et Julien Bresteau. La Grange aux Belles disposent d'un arsenal de vins blancs et rouges (authentiques, non filtrés, non collés...) qui ne laissent personne insensible. Cabernet, grolleau (gro quoi?!), sauvignon, chenin... goûtez les Pink Fluid (6€), La Chaussée Rouge (7€), 53 (8€), Fragile (9€). Et Merci (9€) ! ICI, l'histoire de VINSURVIN chez ces deux vignerons, sympatoches comme tout ! 

Ci-dessous : à gauche, la gamme des vins Grange aux Belles ; au milieu, Julien Bresteau et l'ami Fred, autour d'un casse-croûte dégustation ; à droite : Marc Houtin dans ses vignes. 

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Nous quittons Mûrs-Erigné pour Saint-Jean des Mauvrets (à l'Est). Impossible de ne pas se rendre dans une des appellations les plus prestigieuses de la Loire : l'Anjou Village de Brissac. Un détour par le château (XIè siècle) est également recommandé. Nous nous rendons chez J.Y Le breton pour y déguster La Croix de Mission : un nez bienfaisant qui associe fruits noirs et rouges. Des notes de sous-bois subtilement réglissées. La bouche est suave, ample et grasse. Et quelle matière! Epoustouflant. Les Millerits (rouge) : c'est d'abord la robe grenat sombre de ce 100% cabernet franc qui interpelle l'amateur. Puis le nez : puissant, complexe et typé. Un passage en carafe le sublimera encore plus. Un méli-mélo de fruits rouges et noirs très murs. Des notes assez viriles de réglisse et de tabac sont manifestes. De la richesse, du gras, mêlés à beaucoup de finesse. Enorme. Profitons-en pour tremper nos lèvres dans le sensuel coteau de l'aubance, un avant-gôut de ce que notre prochain vigneron a à nous offrir, en la personne de Didier Richou. Allez, direction Mozé-sur-Louet, au sud-ouest !

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Il faudra passer un petit coup de fil à Didier (et aux autres) pour s'annoncer et obtenir les indications : faudrait pas se perdre ! Je vous conduis au Domaine Richou, à Mozé-sur-Louet, afin que vous y goûtiez ses chenins secs et demi-secs mais aussi (et surtout) ses coteaux de l'aubance moëlleux (Les Trois Demoiselles) : pomme verte acidulée, poire mûre, pêche blanche confite, mirabelles cuites, abricots, pâtes de fruit, fraises des bois juteuses, douces épices ! Des arômes soutenus et équilibrés par une acidité (sorte de colonne vertébrale du vin) précise, fraîche et parfois mentholée, le tout en parfaite harmonie. Voilà, quoi. L'amateur de vin n'ayant jamais goûté pareille chose est un orphelin. Ma rencontre avec Didier Richou : ICI.

 

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A gauche, Didier Richou fait goûter, à la pipette, les Rogeries 2006 à Frédéric : il est encore en fûts et déjà tellement excellent ! La primeur, des anecdotes, un acceuil chaleureux : voilà ce que vous réservent les vignerons. 

225338757.JPGOn ne peut pas se trouver dans la région et ignorer les vins de Savennières. Un sol chaud et peu profond, composé de schistes verts et pourpres, l'influence de la Loire, un savoir-faire : autant d'éléments qui rendent ce terroir exceptionnel et d'une grande typicité. Le représentant le plus connu est sans conteste le savennières coulée-de-serrant et son domaine du même nom, dirigé, en biodynamie, par Nicolas Joly. De l'or devant les yeux, des fruits jaunes et exotiques à humer, de la complexité, de la douceur et de l'élégance en bouche. Il faut goûter cela un jour ! Passez également rendre visite à Loïc Mahé, au Domaine du Gué d'Orger, un jeune vigneron plein de talent. 

Voilà donc une idée de ce que l'on peut trouver rives droite et gauche de la Loire, à une encablure d'Angers : un monde magique, si ce n'est féérique, pour l'amateur de vin. Il va de soi que sur votre route, vous découvrirez un grand nombre de domaines. Le hasard faisant aussi parti du voyage, tentez votre chance et découvrez votre propre vigneron, votre propre vin ! Je ne saurai vous recommander de recracher ce que vous dégustez : mirer, humer, goûter, cracher sont les quatre temps de la dégustation. N'oubliez pas que vous êtes en voiture. Ayez bien mangé avant de déguster également. Le cas échéant, partez avec d'autres conducteurs. Bonne dégustation ! Bon séjour ! Et passez leur bien le bonjour de ma part !

 

La Grange Aux Belles (MM. Houtin-Bresteau), Les Chatelliers, 49610 Mûrs Erigné ; lagrangeauxbelles@gmail.com ; 02.41.80.05.72 ; 06.76.84.61.07.

Domaine des Rochelles (M. J.Y Lebreton), 49320 St Jean des Mauvrets ; jy.a.lebreton@wanadoo.fr ; 02.41.91.92.07.

Domaine Richou (M. Didier Richou) Chauvigné, Route de Dénée, 49610, Mozé sur Louet ; domaine.richou@wanadoo.fr ; 02.41.78.72.13.

Coulée de Serrant, (M. Nicolas Joly), Château de la Roche aux Moines, 49170 Savennières ; http://www.coulee-de-serrant.com/ ; 01.41.72.22.32.

Domaine du Gué de l'Orger (M. Loïc Mahé), La Piquellerie, 49130 Ste Gemmes sur Loire, gue.dorger@wanadoo.fr ; 06.14.76.66.01.

vendredi, 27 juin 2008

Qui veut déguster (des vins de l'Ardèche) ?!

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Déguster, gratuitement, à Paris, de délicieux vins de France et de Navarre est désormais possible ! Au programme du prochain TUPPERWINE 8.0 qui se déroulera à deux pas des vignes de Montmartre, mardi 8 juillet 2008, une région fort méconnue mais qui mérite tout à fait que l'on s'y attarde: l'Ardèche. Et tant qu'à faire, autant choisir un de ses meilleurs représentants en la personne de Benoit Chazallon, du Château de la Selve. Un blanc rare, fin et vif ; des rouges fruités, complexes et généreux : voilà qui ravira les amateurs de jolies découvertes.   

1892940994.JPGL'on trouve en Ardèche essentiellement des vins de cépages (c'est à dire élaborés d'après un seul type de vigne : 100% chardonnay, 100% merlot, 100% viognier...). Les Vignerons de l'Ardêche proposent des syrahs et des merlots de très bonnes factures. Si les chardonnays se montrent parfois moins séduisants, le viognier trouve racine à son pied dans ces terres arides. Cépage ancien des vignobles de Condrieu et d'Ampuis, on le retrouve également dans un grand nombre de Vins de Pays du sud de la France où il est souvent vinifié seul. Il donne un vin gras, souple -à la limite de l'onctuosité-, d'une très grande finesse, très parfumé. On lui prête des arômes tel que l'abricot, la pêche, la mangue mais aussi la fleur d'amandier, d'aubépine. Revue des vins dégustés mardi 8 juillet prochain.

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98% Viognier, 2% Sauvignon, nous goûterons Saint-Régis, qui présente un nez explosif, fin et minéral avec des arômes de pêche de vigne, pamplemousse et ananas, et une bouche fruitée et fraîche.

Une belle robe rose pale saumonée de belle brillance, un nez très fin, expressif, fruité avec des arômes de framboise et une note florale : c'est Maguelonne, un rosé fruité et d'une grande finesse.

Palissaire (un vin de copains plein de fruits rouges cuits et juteux) est une entrée de gamme qui en dit long sur la suite. Beaulieu (gras, onctueux et ample) rappelle, étrangement d'ailleurs, le Chinon de Bernard Baudry pour l'esprit, la complexité et l'élégance.

1133214382.JPGSi l'on se réfère au Guide Hachette des Vins 2008, Serre de Berty 2005 (60% syrah, 30% merlot, 10% grenache) que l'on déclinera sur trois millésimes, est en tout point exceptionnel. Vous constaterez par vous-même.

Entre petits vins, cuvées plus élaborées et grands vins, l'Ardèche mérite tout à fait amplement sa place dans le paysage viticole français. J'espère que vous en conviendrez après ce prochain TupperWine. Modalités d'inscription demain ou après-demain, sur VINSURVIN. Et même à la dèche, t'as le droit à l'Ardèche : dégustation gratuite.

jeudi, 26 juin 2008

Un Moulin dans le vent.

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Après son morgon à la bouche ample, riche, distinguée, fière et droite, passons aujourd'hui au moulin à vent, les Charmes 2005 de Didier Desvignes. Et tentons de chasser les idées reçues sur le beaujolais, une région capable (coupable?) du pire, certes, mais surtout du meilleur. 

Avant de débuter cet article, et afin de m'octroyer un peu de temps pour en trouver la trame, je vous invite à observer la photo ci-dessus. Elle fut prise le samedi 21 juin dernier, à l'heure de l'apéro, avant de monter sur Montmartre, fête de la musique oblige. Annonçait-elle que ça allait saigner ? Tout se passa bien, je vous rassure. Mais quand même : remarquez cette goûte de vin qui est remontée à la surface du bouchon de liège de ce moulin à vent. Bouteille bien, voire trop, remplie ? Appel d'air ? Préméditation meutrière ? Le sang de la terre, tout simplement. En tous cas, il est rare de voir le vin s'extraire de la sorte d'un bouchon. Cette scène méritait bien une photo.

Moulin à Vent serait considéré comme le "seigneur" des crus du Beaujolais. Moi, je veux bien, mais voilà comment naissent les idées reçues. Et si je préfère le morgon ? Et si je trouve le fleury plus noble ? Et si j'estime que le chiroubles, c'est royal ? Et le julienas, c'est pas bon le juliénas ? Goûtez-y pour voir, un peu frais, c'est l'époque ! Quoi qu'il en soit, voilà un vin / des vins que je vous conseille à l'apéro et qui s'accordent magnifiquement bien avec de la coppa corse, par exemple. Ajoutez-y des petits légumes croquants et frais. Et une terrine !

Robe rubis foncé, ce vin ouvre le bal sur des arômes de petits fruits rouges mûrs. Classique me direz-vous pour un vin de cette région. Et je serai d'accord avec vous. Mais le gamay a bien plus d'arguments que cela. Ici, passé la sensation "corbeille de fruits juteux", on passe à des notes de cassis et de groseille ; puis les tonalités se font plus "nobles", plus profondes, sauvages et minérales. Des notes d'épices et de grillé se mêlent dans une bouche persistante, équilibrée, laissant place à une belle harmonie.

En substance, si effectivement le beaujolais et ses remorques de villages plombent un peu l'ambiance du côté de Beaujeu, ce serait une ineptie que de condamner cette région, qui offre des choses remarquables (lire ci-dessus). Et puis, entre nous, ces tonnes d'hectolitres de vins à goût de banane sont essentiellement destinés à l'export. Alors, n'est-ce pas là une bonne idée que d'exporter ses vins les plus modestes, au lieu d'arracher les vignes, de garder des emplois, et de réserver les meilleurs (vins), comme ce moulin à vent de chez Didier Desvignes, à la France ?! 

mardi, 24 juin 2008

Vin Turc : la surprise de l'Euro

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La demi-finale de l'Euro qui opposera la Turquie à l'Allemagne est inédite. La qualification de la Turquie à ce niveau de la compétition est une surprise. Ce vin turc dénommé Yakut, Kavaklidere me surprit également un jour par sa vivacité sur les ailes, sa technique et sa longueur en touche. L'occasion pour VINSURVIN de remettre un post au goût du jour sur un vin délicieux.

J'avais bu du vin canadien, j'avais ouvert du vin grec, j'avais goûté du vin ouzbekistanais, mais jamais du vin turc. J'avais pris le train à Montparnasse, j'avais fait la queue rue de la Gaité, j'avais mangé rue des Canettes, mais jamais flané rue Pernety. Le moment passé avec mon ami Fabrice Bonardi m'aura non seulement permis de découvrir son quartier, aux antipodes du mien (au propre comme au figuré), mais aussi un vin, dénommé Yakut, Kavaklidere, 2006. En effet, Monsieur m'acceuillit en face de l'Entrepot (convoitise Tupperwinienne) un vin turc sous le paletot : délicate pensée destinée à lui dire ce que j'en pense (du vin). Mais offrir une bouteille de vin est pour moi le plus beau signe d'amitié que l'on puisse faire à un homme. 

Montparnasse : ses ateliers d'artistes, ses crêpes bretonnes, ses théâtres. Et son quartier Pernetty. La Turquie : sa Cappadoce, son Besiktas, ses têtes. Et son vin. J'étais loin de deviner en me rendant dans le sud parisien cet après-midi, au bout de la ligne 13, que je découvrirais un quartier aussi vivant et aussi agréable. Une rue bordée de commerces de proximité. Ce fromager, ce poissonnier, cet épicier, ce caviste! Et vas-y que je te fasse une bise par ci ("une poète iranienne", me glisse Fabrice à l'oreille), une bise par là ("un Asturien qui joue de la cornemuse", m'apprend mon guide). Ambiance cordiale, ambiance village : pour un peu on se croirait dans le Nord (de la Seine). Vous savez, la rive gauche, c'est un peu comme certains vins de Bordeaux : aseptisé, pale, américanisé. Alors, nous, les braves gens de la rive droite (Est), on ne s'y risque pas souvent. On préfère profiter de l'air exotique et coloré de nos 17ème (est), 18ème, 19ème, 20ème, voire 11 et 12ème arrondissements. Que les rive-gauchistes se rassurent : ce n'est pas parce que le 5ème risque de basculer à droite que nous réclamerons son annexation pour autant. Ou alors pour boire un thé à la mosqué.

Je suis rentré chez moi le coeur léger, mon Turc sous le paletot, et comme c'était samedi, et comme on allait se cuisiner un bon petit dîner, c'était l'occasion rêvée d'ouvrir ce Yakut, Kavaklidere, un vin fait par un français. En l'ouvrant, la musique du film d'Alan Parker, Midnight Express, envahit mon esprit. Un léger frisson me parcourt le dos. J'avale ma salive. Qu'on fasse du vin autour d'Ankara et d'Istambul ne m'étonne guère, mais quel vin? Le dernier Grec ne m'avait pas laissé que des bons souvenirs. L'Ouzbeck avait été une sacré expérience. Quel sort me réservait ce Turc? Pas le même qu'à Michel Strogoff espérais-je.

Le Turc arbore une robe rubis, d'une belle brillance, (mais) sombre... Les choses s'engagent bien mais ne nous fions pas aux apparences. Sous cette laïcité de façade pourrait bien se révéler des notes plus obscures. Les arômes ne se dévoilent pas de suite. La cerise domine nettement le bouquet, très joli au premier abord. Puis on perçoit des notes de cuir, de tabac. Le nez est rond, soutenu par de subtiles notes de menthe sauvage. La bouche offre peu de vivacité mais elle est fraîche. La cerise domine, effectivement. Les tanins sont discrets, pas agressifs et une jolie acidité équilibre l'ensemble. Le vin est très plaisant, léger et d'une longueur très honorable. Je ne puis m'empêcher de penser à un jeune cairanne (Côte de Rhône). Une chair fine, un vin frais, une matière qui demande à s'épaissir, avec le temps. Je suis très agréablement surpris par la qualité de ce vin. Vraiment. A l'aveugle, j'aurais cherché en France. Le flacon n'est pas bu entièrement et il sera intéressant de le goûter demain, à l'apéritif, par exemple.

Le lendemain, notre flacon n'a pas dépéri. Au contraire. Il est suave, très élégant sur la langue. Il m'évoque des chinons. Est-il fait à partir de cabernet, de merlot? Son nez me rappelle des Saint-Nicolas de Bourgeuil! Que sur du fruit, simple, pure et noble. Après coup d'oeil sur le site, je lis que ce vin est élaboré à partir de Öküzgözü, Boğazkere et Carignan : comment n'ai-je pas pensé aux deux premiers? Vraiment un très bon vin! La bouche est bouclée. Mes a priori sur les turcs ont donc volé en éclat après avoir dégusté ce délicieux vin! J'ai beau avoir une tête de cochon... Comme quoi, certains auraient besoin d'un coup de Yakut pour revoir leur copie quant à leur refus de voir ce pays intégrer l'Europe. Car un pays qui fait du si bon vin, fut-ce par un français (certains en font du imbuvable), mérite bien d'aller en finale ! Allez la Turquie !

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Note parue le 16 mars 2008 : Ce Turc a eu ma tête (de cochon) ; Crédit photo ("bras turque") R. Hartmnn/AFP - 20minutes.fr

dimanche, 22 juin 2008

Jolies rencontres aux Abbesses

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Les Abbesses célébraient le vin le week-end dernier. Ils étaient une vingtaine à camper sur la Place, entre les badauds chinois aux yeux écarquillés et aux regards gênés, les confréries venues s'encanailler d'un verre de chablis ou de côtes-du-rhône, et les jeunes couples parisiens les bras pleins de bébés. Trois domaines auront retenu l'attention de votre humble serviteur : le Domaine du Petit-Barbaras (Côtes du Rhône), La Vinçonnière (Muscadet-sur-Lie),  et Château Nicolas (Rivesaltes). Bémol : le passage obligé par l'achat d'un verre à 3€, une fâcheuse tendance à Montmartre.

Ca fait toujours plaisir de retrouver "ses" vignerons sur Paris, et encore plus lorsque ceux-ci se retrouvent ensemble autour de vous ! Vincent Laroche (Chablis) a pu faire la connaissance d'Emmanuel Rybinski (Clos Troteligotte, Cahors) alors que je tapais le bout de gras avec ce dernier. Deux vignerons VINSURVIN qui parlent boulot devant leur fan : un moment savoureux ! L'occasion d'aborder avec eux le prochain projet de VINSURVIN : organiser un week-end dégustation réunissant tous les TupperVignerons de VINSURVIN à côté de Chartres courant 2009. J'évoque fin juin, début juillet. Vincent me conseille début décembre : s'il fait chaud en juin, il n'y aura personne. Début décembre, le budget boissons pour les fêtes est encore au beau fixe et il y a peu, voire pas, de salons à cette époque. Enfin, en dehors de QUI, A BÛ, BOIRA? de Laurent Baraou, effectivement, Chartres n'est pas gâté par les salons des vins. Et bien, c'est un bon début pour ce projet qui germe et qui j'espère verra le jour !

261423936.jpgLoin d'avoir fait le tour de tous les exposants samedi 14 et dimanche 15 juin derniers, trois d'entre eux auront retenu mon attention. Parmi tous ces vignerons indépendants médaillés au dernier Salons Vignerons Indépendants, le Rhodanien Domaine du Petit-Barbaras. situé à Bouchet dans la Drôme. Son côtes du rhône blanc 2006, assemblage classique de marsanne et de roussanne sur des sols argilo-calcaires, se décline sur deux cuvées. La première est fermentée en cuve inox. Sur le fruit, tel que la pomme et les agrumes, elle peine néanmoins à exprimer une vivacité qui titillerait nos papilles. Sur la fraîcheur, juteuse, elle est d'une plaisante densité. A boire de suite. La deuxième est, elle, fermentée en fûts de chêne, qui acceuillirent jadis un millésime, un seul, d'un vin liquoreux, celui de Château d'Yqem. Les fûts sont évidemment soigneusement lavés et personne ne saurait reconnaître des traces de sauternes. Ce côtes-du-rhône 2.0 est très aromatique. Plus gras, plus consistant, il présente une attaque assez souple mais l'acidité compense, offrant un bon équilibre et une bonne fraîcheur. Des notes de pomelo et de fleurs blanches se dégagent. Beaucoup de plaisir au final.

Le muscadet tarde à avoir bonne presse en France. Et sur VINSURVIN. Notamment à cause des cafés, bars, brasseries français qui nous1761549742.jpg servent, en règle générale, du vin médiocre, et du muscadet indigne, en particulier. Celui qui brûle la gorge. Pendant deux jours. Point besoin de s'y connaître ni d'aimer le vin pour tenir un café en France. C'est comme s'il n'était pas nécessaire pour un moniteur d'auto-école d'avoir le permis pour enseigner la conduite ("La marche arrière ? Ah, bah, je sais pas, attends je vais pousser). Exactement pareil. Ou de savoir parler anglais pour l'enseigner ("Excuse me, sir, but I think the protagonist is being ironic here, not sarcastic." "What? Tu peux parler franglais comme tout le monde?"). Du coup, si l'on se fie à ces marchands de pinard, les idées reçues ont de beaux jours devant eux. Le muscadet ? Beurk, c'est du vin de comptoir !

Heureusement, il y a des vignerons qui nous démontrent le contraire. Comme Laurent Perraud, à Clisson, qui produit un magnifique muscadet-sur-lie, cépage melon de bourgogne. Et c'est peu dire. Sélection les Egards 2006 ouvre le bal sur de la fraîcheur, de la tonicité, de la tension. L'aspect perlé offre de la gouleyance et un frissonnement sur la langue. Par ailleurs, le vin n'est pas dénué de profondeur. Des notes minérales et juteuses entrent dans la danse. L'enthousiasme gagne le dégustateur ! Domaine de la Vinçonnière 2007 dégage la même énergie. Un nez frais sur un bouquet de fleurs blanches et de fruits fraîchement cueillis (pomme, citron vert, et peut-être même de melon, de pastèque). Une bouche vivante, juvénile, jazzy. Conquis ! Quart d'heure américain avec des muscadets de dix ans d'âge. Les bougres, ils gardent toute leur verve ! Sélection des Egards 1997 présentent une couleur plus foncée, paille. Le nez nous guide vers du fruit sec, du foin coupé évoluant vers la fraîcheur de l'agrume et de la minéralité. Une belle texture ; plus de gras, de complexité et beaucoup d'élégance. La finale est longue et évoque les épices douces. Avec de tels vins, le déficite de notoriété du muscadet sera vite réparé. Bravo Laurent ! Pour finir, il y a fort à penser que les TupperWiners de VINSURVIN auront l'occasion de goûter tous ces vins sous peu ! Vous voyez comme je m'occupe bien de vous ?! De beaux muscadets ICI aussi.  

Pour terminer, en beauté : de la douceur, de la soie, de la noblesse avec les Rivesaltes du Château Saint-Nicolas dans le Roussillon. Situé dans les Astres, à Ponteilla, au sud de Perpignan, pour être précis, Pierre Schneider a repris le domaine de son grand-père il y a peu de temps. Elixir du Roi, qui n'est plus mon cousin après avoir trempé mes lèvres dans 100% petit-grain (pas d'alexandrie en effet, cépage typique de la région), Rivesaltes 2000 (grenaches noir et blanc) et Elixir du Roi 2003 (barriqué 18 mois en barriques de deux-trois vins) élaboré à partir d'un grenache blanc pur ont des couleurs tuilées, ambrées et nous emmènent vers des notes de plantes macérées, d'agrumes, de pruneau, d'orange amère, de cerise, d'abricot, de fruits confiturés tout en gardant une superbe frâicheur et une acidité bien calibrée : quel voyage au pays des arômes, des saveurs et de la gourmandise ! Des vins à découvrir bientôt sur VINSURVIN et lors d'un TupperWine magique où nous découvrirons les rivesaltes de Pierre Schneider et les coteaux de l'aubance et Didier Richou !

samedi, 21 juin 2008

Les bons 2007 de VINSURVIN.

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Comme chaque année, la RVF fait son numéro sur le dernier millésime en date, en l'occurence 2007. Seule véritable instance papier à faire ce travail de fond et titanesque, une synthèse non exhaustive des meilleurs vins de France dans chaque région, difficile pour VINSURVIN de ne pas s'intéresser à "ses" vignerons, ceux abordés sur VINSURVIN et/ou présentés aux TupperWine. Ils sont quelques-uns cette année à avoir eu la visite de la RVF, et avoir obtenu de jolis résultats. Passage en revue.

Déguster un vin, ça ne s'improvise pas. Qu'on se le dise, la revue des vins du dernier millésime en date par la RVF est effectuée par des hommes et des femmes dont les talents de dégustateurs et l'indépendance de jugement les rangent parmi les spécialistes les plus écoutés. Pour n'en citer que quelques-uns, Jean-Emmanuel Simond (Languedoc) intervient dans la sélection des vins des Caves Legrand, une des plus belles caves de Paris. Il est également à la tête d'Oenotropie. Philippe Maurange (Provence) et Antoine Gerbelle (Loire) sont journalistes et membres de dégustations pour la Revue du Vin de France, ils lancent dans le même temps leur 6è édition du Guide des meilleurs vins à petits prix. Alors, que dit (en italique) ce beau monde sur les régions phare des TupperWine de VINSURVIN, la Loire, le Languedoc et le Sud-Ouest ?

LA LOIRE.

856664206.jpgLe Domaine Bernard Baudry, Chinon, (photo TupperWine 3.0 à gche), est dans la catégorie A (1) pour la Croix Boissée. La Croix Boissée est construit avec une vraie et rare seconde partie de bouche, dont la persistance s'exprime toujours en finesse. Quand un terroir rencontre la compétence et l'expérience de grands vignerons.

Le Domaine Nathalie et David Drussé (à droite, photo de dte), Saint-Nicolas de Bourgueil obtient une note en catégorie C (3)793924007.jpg avec Les Graviers : assez simple, mais frais et sans déviance. Un bon fond et un prix très sage. Pour en savoir plus sur les Drussé, ICI et Rubrique Les Vins de Loire.

En blanc, Domaine Didier Richou, Anjou et Coteaux de l'Aubance est classé en catégorie A. Double coup de coeur : pour l'anjou les Rogerie et sa finesse citronnée, sa texture tramée, d'une grande élégance classique ; et 1173102397.jpgpour le liquoreux Les Violettes aux sucres vifs, très Aubance dans l'esprit et la lettre. ICI, la rencontre avec Didier Richou.

 

 

LE LANGUEDOC.

Voici un moment qu'Estelle Deheyer m'a fait parvenir de nombreux échantillons du Château d'Agel, Les Bonnes, Caudio... Ces minervois sont soigneusement conservés en cave afin d'être présentés à la rentrée prochaine. C'est la cuvée Les Bonnes, rouge, qui obtient une note en catégorie B (et non les Carmes, comme spécifié dans la RVF, renseignement pris auprès d'Estelle) : nez de fraise, épices, un peu sauvage. Un fruit noir croquant en bouche, une matière assez pleine, un caractère structuré, ferme, étoffé. Des tanins abondants, une finale un peu asséchante mais du relief. En blanc, Les Bonnes est classé C pour ses touches florales et amandes, matière croquante et veloutée, du fruit (pêche de vigne). 

851550056.jpgLe premier de la rubrique Vignerons référencés de VINSURVIN, est le Domaine Valambelle (et non Valombelle), dont votre humble serviteur poussa la porte, à Faugères, un été. Au programme d'un prochain TupperWine, la cuvée Florentin (et non Valentin) Abbal (et non Abbas) -ça chauffe le faugères au soleil- est créditée d'une note en catégorie B : caractère poivré et réglissé, bouche charnue, très sphérique, belle construction qui allie volume et finesse de texture. Style assez vif, moderne, longueur épicée.

Découvert grâce à mon ami Laurent Baraou, Alain Chabanon n'est pas encore au programme d'un TupperWine, mais je ferai ce que je peux pour remédier à cette carence : on aime tellement ses vins sur VINSURVIN ! L'Esprit de Fond-Claude, les Boissières et Campredon sont (évidemment) crédités d'un A. Ils cristalisent à eux seuls l'artillerie lexicale du parfait dégustateur. Généreux, profond, beau velouté de texture, vin ample, très précis et tendu, tanins fermes, croquants, idéalement mûrs. Grande fraîcheur et profondeur de sève, grand vin harmonieux, méridional civilisé. Velouté et charnu, les Boissières est plus précose, Campredon un peu plus chaleureux. Quand on pense que ses blancs ne sont pas dans le top 50 d'avril dernier des blancs méditerranéens de la RVF...

LE SUD-OUEST

Les deux domaines de Cahors ayant participé, et qui participeront de nouveau, aux TupperWine de VINSURVIN obtiennent un classement en311498557.jpg catégorie B (2). Malbec XL de Lacapelle-Cabanac : beaucoup de fruit et de vie dans ce vin noir, parfumé et intense en bouche. Tanins gras et acidité enrobée. Final sur le fruit et bel avenir. La Perdrix de Clos Troteligotte est une cuvée opaque, au parfum de cassis intense, pur, qu'il ne semble guère devoir au bois. Une vraie concentration sans agressivité, longueur du fruit, finesse, et belle texture.

A noter le portrait sur Emmanuel Rybinski et son père Christian (Clos Troteligotte), intitulée Notre Découverte à Cahors, dans lequel sont également abordés CQFD (que les présents au TupperWine 5.0 ont pu déguster) et leur premier blanc, en VDP du Lot, "prometteur" et à déguster bientôt sur VINSURVIN. A venir également, K-Lice...

(1) Catégorie A : vins notés entre 20 et 18/20 ; (2) Catégorie B : vins notés entre 17,5 et 15,5/20 ; (3) Catégorie C : vins notés entre 15 et 13.

10:17 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (2)

jeudi, 19 juin 2008

TupperWine 7.0 : Champagne !

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VINSURVIN n'a pas attendu la 10ème, ni même la 100ème pour sortir le champagne. Il ne s'agissait en effet que de la 7ème édition de ces dégustations mensuelles ! Point de conformisme donc, mais toujours le même désir de faire découvrir des vignerons et du bon vin aux lecteurs de VINSURVIN. Mardi 10 juin, c'est Bertrand Lhopital, des champagnes de Telmont, qui a fait le voyage jusqu'aux Caves Lya, à Paris, pour nous proposer une très jolie verticale de sa cuvée Couronnement.

814304101.jpgOn ne présente plus Bertrand Lhopital sur VINSURVIN, chef de file de la quatrième génération de la famille Lhopital. Loin des poncifs et des paillettes chers aux grandes marques, la Maison de Telmont est l'une des dernières authentiquement familiale en Champagne. Henry, son fondateur, ancra les racines de la maison en initiant dès 1912 la vinification de ses premiers hectares, une démarche hautement symbolique dans l'histoire de la région champagne.

La réflexion avec Bertrand autour de quelle tonalité donner à la soirée prit du temps. Pas que nous manquions d'inspiration mais parce que Bertrand Lhopital est un perfectionniste. Hors de question de se contenter d'une simple dégustation qui mettrait certes ses champagnes en valeur mais qui serait dénuée d'une trame, d'une colonne vertébrale, d'un fil conducteur. Comme ses champagnes en somme. Car c'est bien là une caractéristique du travail et du champagne de Bertrand : le perfectionnisme.

Première indication, ce sera Couronnemement, cette cuvée qui fêtera ses 502081574436.jpg ans l'année prochaine. Informer le dégustateur sur l'esprit de la maison de Telmont demeure une motivation pour le maître de chai, sans jamais écorcher ses concurrents ou ses confrères, c'est selon ! Puis, nous éclairer sur ce fameux cépage chardonnay afin que l'amateur puisse se rendre compte de l'incroyable physionomie que ce cépage peut révéler au fil des ans.

Commençons avec ce Couronnement, 100% chardonnay, sélectionné dans les meilleurs crus et lieux-dits de la fameuse côte des Blancs. de 1999. Il révèle la fraîcheur, le terroir, le vin lui-même. Il incisif, droit. Et il sait parler aux femmes.    

1998. Dix ans d'âge et Couronnement  a toujours autant de fraîcheur, de tonicité et de tension. Encore un peu anisé, ce qui est là le moindre des défauts, ce champagne présente un nez de cassonnade, de crême brûlée, voire de caramel. Idéal à l'apéritif.

Enchaînons avec Couronnement 1993. Toujours de la fraîcheur, plus de rondeur. La matière est dense, profonde. La longueur est interminable. Il annonce déjà des notes madérisées. On a basculé dans un autre monde. Fini le champagne plein de bulles réservé à l'apéritif et aux moments festifs. Celui-ci va désormais accompagner des plats et apporter une touche très chic aux mets.

Couronnement 1990 ! Il venait d'avoir 18 ans, il était beau comme un enfant, fort comme un homme. C'est donc le moment où le champagne commence à faire son effet désinhibant. Ce qui se traduit par, VINSURVIN fait dans la com (salutage d'invités plus en détail, créage de liens, prenage de numéros de téléphone, faisage de service...). Du coup, pas de prenage de notes ! 

Revenons à nos moutons. Nous finissons avec Couronnement 1988. D'une grande complexité aromatique, avec ces nuances de miel, de beurre, de pruneaux (un peu madérisé mais que je trouve extrêmement plaisant au nez), de fruits à l'eau de vie. Si les bulles se font rares, il n'en reste pas moins beaucoup d'effervescence et de fraîcheur en bouche. Il est fort à penser qu'un tel champagne sur un poisson fera des merveilles.  

Fraîcheur, droiture, complexité sont tout autant de termes qui s'associent au travail de Bertrand Lhopital, de même que convivialité, découverte et plaisir auront accompagné ce TupperWine 7.0, qui j'espère portera chance à Steve. Débarquant tout juste à Paris, ce mardi 10 juin, pour travailler sur son guide "découvrir Paris en bus", ce New Yorkais nous a rejoints avec son épouse, complètement jet-lagués, pour prendre leur petit déjeuner... au champagne! Mais le pire, c'est lorsque le lendemain, en rendez-vous avec une éditrice, réticente et distante de prime à bord, Steve lui a raconté son TupperWine de VINSURVIN. Cette dernière s'est soudainement détendue et lui a dit : "VINSURVIN? Mais j'adore ce blog!!!".

Photo 1, en illustraiton : Bertrand Lhopital. Source : www.champagne-de-telmont.com/ ; illustration bouteille Couronnement : www.chamapgne-de-telmont.com ; photo 2 (merci à C-Drick) : Steve, à gauche,  et une partie de l'équipe de www.findawine.com.

Un grand merci également à Fabrice, des Caves Lya (rue d'Orsel, Paris-Montmartre XVIII) pour son acceuil toujours aussi sympa et décontracté. Mention spéciale aux vins que l'on y trouve : un vrai choix de vrais très bons vins, à des prix raisonnables. On reviendra, mon Fab!

Desvignes qui donne du bon vin.

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Voilà quelques mois déjà que Madame Desvignes a eu la gentillesse de me confier quelques échantillons du travail de son mari, Didier : des chirouble, des morgon, des brouilly, des moulin à vent dont la droiture et la générosité marquent systématiquement l'esprit. Ce soir, sur un clafoutis au champignon, c'est Morgon, Clos des Charmes. De Didier Desvignes. Et du charme, ça n'en manque pas.

Le brouilly fut très tendance il fut une époque dans les bistrots parisiens. Ils en avaient tous un ! Aujourd'hui, le chinon est en vogue. Des tendances, comme ça, allez savoir pourquoi, comment. Les douze vins du Beaujolais ont longtemps bénéficié de ma considération. Pendant ma période bistrot. Et puis, cette attirance s'est estompée, au profit de vins tout simplement moins intrinsèquemement fruités, moins sur le primaire, plus sur le tertiaire (c'est ma nouvelle période ça, primaire, tertiaire, ça fait mec qui maîtrise, donc le lecteur est impressionné et se dit qu'effectivement le gars, il sait de quoi il parle), plus complexes, plus franc du collier, plus mâle. Quoi. (Ca aussi, c'est ma nouvelle tendance : mettre en avant des vins en ayant dans le fût, la tendance étant aujourd'hui les vins jeunes, les vins faciles à boire, les vins n'ayant pas le goût de vin).  

Et puis, j'ai rencontré Didier Desvignes. Enfin, sa femme. Enfin, j'veux dire, nous avions longuement parlé au téléphone alors que Didier était1027005936.jpg sur Paris, le couple se montrant très intéressé par les TupperWine. Et puis Didier a oublié de bifurquer par l'avenue de Saint-Ouen. Alors au Salon des Vignerons Indépendants je me suis rendu et madame j'ai rencontré. Et là, j'ai eu un flash. Je me suis réconcilié avec les vins de cette région. Enfin, après. Chez moi. Quand j'ai ouvert ce premier chiroubles. Un panier de fruit juteux à croquer, de la matière plein la bouche, sur les lèvres, dans le cou, sur le torse.  J'ai adoré. Je repensais à cette première rencontre, dans le salon, sur la canapé. Mais ce soir, c'est clafoutis.

Morgon, Clos des Charmes 2006. Didier Desvignes. Couleur grenat foncée aux reflets violacés. Ouverture classique, sur des arômes primaires. Mais pas de la petite fraise des bois, framboise, cassis rouge que le dégustateur de base décèle dans le premier beaujolais venu avec ses airs satisfaits et l'air d'en connaître un rayon en gamay - genre j'ai fait une thèse sur le sujet. Mais mon pauvre, le beaujolais, c'est pas que d'la banane. Non, là, on est sur du fruit noir, amer, racé, type sureau, cassis de Provence, airelles, avec une amertume soyeuse, un rien chienne mais contenue. Et ce nez, ce n'est pas le fruit que ces malheureux achètent dans les supermarchés, qui le caractérise, non, ce nez exulte de réglisse, de chocolat amer et de poivre blanc. Et puis ces notes de fleurs, c'est de la Jaguar, de la Bentley, de la Triumph. Pas du Scenic ou du C4 qu'on va croiser sur l'A6 cet été roulant à 120 sur la voix du milieu.

La bouche est ample, elle est riche, distinguée, fière et droite ; et d'une belle structure. Les tanins sont puissants mais pas virulents. Le zan domine, puis le chocolat avec un fumé et des notes kirschées en finale. Du grand art. Il est 22h00. Mon verre est vide. Ce post touche à sa fin. Ce vin me laissera un excellent souvenir. Dieu merci, il y en aura encore demain midi. Avec le clafoutis. Et puis, peut-être même demain soir. Du clafoutis. Mais, là, c'est moins drôle.

mercredi, 18 juin 2008

DE BIEN BONS BLOGS...

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L'oenophile ne fait pas que boire du bon vin. Il aime aussi s'informer sur le sujet. Dans ce cas, il se tourne vers la presse spécialisée. Mais dans ce domaine, peu de revues à se mettre sous la dent. Depuis trois bonnes années, l'Internet en général et l'apparition des blogs ayant pour thème le vin, en particulier, font plus que  combler les frustrations des amateurs. Compte-rendus de dégustations auto-organisées, balade dans le vignoble français, conseils pratiques : les blogs n'ont plus rien à envier à la RVF ! Bilan des bons blogs. 

Il suffit de taper "blogs vin" sur un moteur de recherche pour s'en rendre compte  : ils sont nombreux sur la toile ces amateurs de vin se postant, parfois quotidiennement, devant leur ordinateur. Sans compter les annuaires en faisant le décompte et les sites les référençant, comme chateauloisel par exemple.

Amateurs éclairés comme Olif, sommeliers en ligne comme Emmanuel Delmas, ou cavistes professionnels comme Laurent Baraou, trublions dans la vinosphère, tous sont animés par une même motivation : faire partager leur passion du vin. Et dépoussiérer un peu la presse vinicole. Si les contenus des magazines et des blogs peuvent être semblables, côté support, avantage aux blogs dont l'interactivité et l'usage de la vidéo apportent une touche extrêmement vivante et moderne. Les dégustations entre amateurs et non entre "gens autorisés" ont un indéniable avantage sur celles des revues, celui de mettre en scène des amateurs (parfois mélangés à des professionnels) et d'être extrêmement objectives. La touche conviviale qui en ressort également s'inscrit complètement dans l'esprit du vin. 

Si la très respectable RVF fait des efforts pour présenter des vins issus de toute la France, elle n'en reste pas moins tournée vers les grands domaines au détriment des plus modestes. La grande part réservée aux vins bordelais dans la presse lui nuit et confère au vin une image élitiste, et pas franchement dynamique (le baron dans son château, Madame "de" sur son cheval...).

Thème récurrent, rébarbatif et lassant dans la revue numéro un sur le vin en France, Bordeaux. Pas un mois sans qu'une "une" ou un dossier ne soient consacrés à Bordeaux ! (Sinon, le français n'achète pas ? Pour plaire aux actionnaires ? Pour bien laisser les autres régions au placard ?). Ce mois-ci : Famille Lurton, la Saga d'une famille bordelaise. On se croirait chez Villeneuve sur TF1. En juin : Philippe Raoux, la Winery (qui pose fièrement devant le portrait de Michel Rolland collé sur la bouteille - dans le genre mauvais-goût...). Mai : Grand bordeaux en avant-première. Avril : Bordeaux : vaste fraude franco-belge. Mars : Palmarès des Pomerol. Février : Balade dans les grands crus de Saint-Emilion et A.D. Perrin dynamite Bordeaux (je peux l'aider ?). Etc, etc...

 

1091017309.jpgAlors, qui sont donc ces blogueurs que l'on retrouve systématiquement dans les listes des blogs favoris des autres oenoblogueurs ? Comment en sont-ils venus à bloguer ? Quel regard portent-ils sur la presse oenophile et sur leur blog ? Et quels sont leurs goûts en matière de vin ? VINSURVIN les a interviewés.

Trouvez-vous votre compte dans la presse oenophile ? Olif : Plus vraiment maintenant. Excepté au travers d'une exception, Le Rouge & le Blanc, qui refuse d'être inféodé à un système commercial et parle véritablement du vin, en toute indépendance. Un accessit pour Terres de Vins, qui propose des articles de qualité sous un angle souvent original. Les marronniers de la RVF, ça commence à fatiguer! Delmas : Personnellement, non. La presse oenophile me semble bien frileuse dès lors qu'il s'agit de mettre en avant un autre support média que le leur. D'autant plus, lorsque son auteur est un professionnel comme je le suis ! Ce serait plutot motus et bouche cousue !

Quel regard portez-vous sur votre blog ? (journal intime ? hobby ? défouloir ?...) Olif : C'est d'abord un hobby, le plaisir d'écrire sur un sujet qui m'est cher, et puis l'occasion de s'écarter un peu des sentiers archi-rebattus de la presse oenophile traditionnelle (voir plus haut). Parler de vin différemment, c'est un peu mon credo. C'est marginal, c'est une niche, mais ça me convient parfaitement. Dieu me préserve d'un gros tirage à la RVF! Delmas : Je n'ai jamais imaginé qu'il puisse devenir un défouloir. Il me semble plus un support de contenus informatifs tournant autour du vin, des vignerons et du service, qu'un journal intime. Mais c'est avant tout un hobby !

Quels sont les sujets que vous préférez traiter ? Olif : Les incursions dans le vignoble, sans aucun doute. C'est ma véritable matière première. Et puis, j'aime bien épingler les idées reçues et préconçues sur tel vin ou telle région. Et à l'occasion me farcir un critique célèbre! Delmas : Les accords mets et vins, portraits de vignerons.

Votre blog a-t-il évolué au fil du temps (contenu, style...) ? Olif : Je pense que oui. Mon style s'affirme, quitte à devenir parfois1881132634.jpg caricatural, mais je le revendique. Ardent défenseur du vin à défaut, mais sincère, et du vignoble mésestimé, mais estimable, j'aimerais devenir le Robin des Bois de la Bloglouglou! J'avoue que, finalement, je prends du plaisir à être là où on m'attend (certains sujets sensibles ont le mérite de me faire bondir), de la façon dont on m'attend (ce regard décalé que j'espère humoristique). Je ne me verrais plus revenir à une vision conventionnelle du vin et du commentaire de dégustation, sans y apporter l'Olif's touch! Laurent : Beaucoup : le contenu, le style, l'aspect, le fournisseur, les photos, les liens, l'objectif...

Quelles satisfactions vous a-t-il apporté / vous apporte-t-il ? Olif : Avoir été reconnu deux fois dans la rue par des inconnus. Une pseudo "célébrité" dont je ne tire absolument aucune gloire, mais qui fait sincèrement plaisir. Et puis un Wine Blog Trophy, bien sûr! ("Remporté" par VINSURVIN la deuxième année, ndlr). Delmas : L'échange et le partage avec le lectorat composé de professionnels certes, mais surtout d'amateurs néophytes ou éclaires. La visibilité qu'il offre auprès des journalistes et des vignerons eux mêmes.

2090586115.jpgQuelle est votre région viticole préférée, et pourquoi ? Olif : Le Jura, ben tiens! Quelle région au monde peut prétendre offrir une telle diversité de vins, dans une aussi haute gamme de qualité? C'est dur de le faire savoir, admettre, comprendre, mais ça ne fait rien, on continue d'y travailler. Et tant pis pour ceux qui méprisent cette région, ils ne savent pas ce qu'ils perdent et il y aura plus de vins pour les vrais amateurs. Delmas : Je n'en ai pas. Je n'ai pas de parti pris concernant les régions, même si je me sens moins d'affinités pour la Champagne. Baraou : Le Sud-Ouest car c'est chez moi, Bordeaux car c'est chez moi, le Val de Loire parce que c'est sympa et varié, la Vallée du Rhône pour les potes vignerons, le Languedoc-Roussillon pour les très bons vins, la Provence pour la beauté, l'Alsace car c'est la route de l'Allemagne, le Jura pour la Suisse et Olif, l'Italie pour le foot !

Quelle est la dernière bonne bouteille que vous avez bue et que vous conseilleriez aux lecteurs (et trices) de VINSURVIN ? Olif : Pas la dernière, mais l'avant-dernière: Arbois-Pupillin 2007 d'Emmanuel Houillon. Du ploussard comme ça, on en boirait des seaux, avec modération évidemment. La bouteille parfaite pour cet été, ce qui est inhabituel pour les vins de ce domaine, plus destinés à une longue garde avant consommation. Laurent : Muscat de Rivesaltes du Clos des Camuzeilles. Delmas : Redécouvrez le cépage chenin, sur les sols argilo-calcaires de Montlouis ! Cossais, Eloges de la folie, Jacky Blot... Récemment encore : un Saumur Fosse Sèche Cuvée Eolithe 2005 : sublime de gourmandise, ample et charnu à souhait!

A consulter également, le très bon blog du nantais Armel, ENOTECA, consacré aux vins italiens.

Photo : RVF, Février 2008, dossier sur les blogs-vin. Photo noir et blanc : Laurent Baraou (à dte) dans les bras du talentueux Thierry Germain, à Bû, Avril 2008. Photo "homme aux dents balnches retouchées par photoshop" : Emmanuel Delmas.

lundi, 16 juin 2008

Je bougonne en Bourgogne...

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Question : est-ce un gage de qualité que d'acheter un grand vin dans une région de France exceptionnelle ? La réponse apportée par cet Aloxe-Corton 1er Cru, Valozières, 2000, de chez Comte Sénard, est : pas sûr.

Avril 2004. VINSURVIN n'est pas né. Hippolyte non plus : il est encore dans le ventre de sa maman. La pauvre ! Elle va vivre le week-end le plus frustrant de sa vie : sillonner les côtes de Beaune et de Nuits sans pouvoir déguster les somptueux vins "au programme" de ce week-end oenophile. Certes, elle goûtera bien qui un 1er cru par ci, un grand cru par là, mais de façon extrêmement responsable et modérée. Chose étonnante alors que la laide effigie de la femme enceinte n'apparaissait pas encore sur les étiquettes. Ma femme (sage-femme de métier) est-elle donc avant-gardiste ? Moins bête que la moyenne ? Ou dotée d'un bon sens tout ce qu'il y a de plus élémentaire ? 

Avant les Nuits-Saint-Georges du Domaine Faiveley et les Gevrey-Chambertin de Dupont-Tisserandot, notre périple nous conduit chez Comte979537599.jpg Sénard d'où nous resortirons munis de quelques Aloxe-Corton 1er Cru, les Valozières 1999 et 2000 (25€ en moyenne / flacon). Les premiers "grands" achats d'un jeune oenophile reste un souvenir impérissable. Quel bonheur, quelle fierté que de quitter cette grande maison bourguignonne, de telles bouteilles à la main. Séquence nostalgie terminée.

Il est aujourd'hui temps de commencer à les ouvrir. Les vins de Bourgogne ayant des capacités de garde exceptionnelles, il n'empêche que le pinot noir n'est pas un cépage tannique, élément primordial dans la conservation du vin. C'est pourquoi, certains vins de cette région n'exéderont pas les dix années de garde. Et puis, le vin, c'est fait pour être bu.

A l'ouverture de cet Aloxe-Corton 1er Cru, 2000les Valozières, confirmation est faite que le vin ne se dégrade pas dans son :lieu de conservation : ma cave ! Il ne s'est pas imprégné de mauvaises odeurs. Il ne présente pas de mauvais goûts non plus (papier, carton...). C'est un premier constat important pour un vin exposé dans cet endroit depuis près de cinq ans. C'est aussi une chance à Paris.

1976134416.jpgSa couleur est somptueuse, maronnée, avec un disque tuile foncée. Des notes tertiaires, animales, qui confèreraient presque à la réduction, vont s'estomper dans les minutes qui suivent l'ouverture. Les arômes primaires ont pour ainsi dire disparu bien que la griotte très mûre, le kirsch s'expriment avant des notes de truffes, de sous-bois. Le nez est souple, chaud, et promet une belle concentration. L'attaque est encore très vive et l'acidité est presque trop marquée ! Les notes évoquées précédemment structurent effectivement la bouche. Le vin est souple et fin mais il manque de matière et de profondeur. Je m'attendais vraiment à autre chose, comme à plus de complexité, de personnalité. Dorothée, qui peut enfin s'adonner aux joies de la Bourgogne, le trouve remarquable. Je le trouve moyen.

Robe superbe. Nez admirable. Bouche convenue. On peut invoquer des goûts purement personnels qui évolueraient, des préférences pour des types de vin, mais aussi -et surtout- un millésime (2000), qui souffrit de la versatilité du climat (fortes pluies en juillet et en août), et qualifié de convenable, en rouge, en Bourgogne. Comme quoi, même dans la région viticole considérée comme une des (si ce n'est la) plus grandes au monde, l'on trouve parfois, chez ses plus beaux représentants, des vins un peu décevants. Tout le contraire des vins stéréotypés que l'on rencontre chez sa grande rivale.

dimanche, 15 juin 2008

la Revue des Vins de Fabrice

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En attentant d’aller parcourir les vignobles de France et de Navarre cet été, VINSURVIN ronge son frein en écumant les dégustations parisiennes. Avant d’aborder la dégustation de vins bio aux caves Augier et sur le marché des vignerons indépendants aux Abbesses, le Salon de la RVF fut l’occasion de rencontrer de nouvelles têtes et de découvrir la partie immergée du travail de nouveaux vignerons. Revues des Vins de Fabrice.

Avec le Palais Brongniart comme décor, il y en avait pour toutes les bourses samedi 17 mai à Paris. Peu enclin à jouer les traders mais plutôt à analyser le marché des vins de la Revue du Vin de France, le cours de l’or rouge, comme celui du blanc, atteignirent de jolis sommets au regard de l’affluence ce jour là. Surtout en bordeaux, jouissant de la confiance des investisseurs de la RVF comme aucune autre région.

Première cotation avec Antoine Vincent qui représente Château Fuissé, de J.J. Vincent, dont la réputation n’est plus à faire. Un pouilly fuissé sur lequel on serait bien inspiré de mettre un billet.

Belle flambée d’arômes ensuite avec les côtes du rhône d’ Yves Jean Houser, du Domaine des Amadieus, qui présente, avec passion, ses cairanne puissants, amples mais tout en souplesse et en longueur. Un authentique représentant de la région.

Les marchés s’animent avec les vougeot, vosne-romanée et chambolle-musigny (entre autres) du Domaine Bertagna, situé à Vougeot. Pas l’idéal pour appréhender de tels vins, mais le peu dégusté laisse rêveur et annonce de beaux moments en perspective.

Le Domaine d’Aupilhac (Montpeyroux, Languedoc) n’est pas prêt de connaître pas la crise. Ses vins élevés en altitude ont retenu toute mon attention : les Cocalières sont vifs, aériens et vigoureux. Beaucoup d’originalité et des tonalités rares.

1006326365.2.gifInflation dans les sensations avec les dégustations des vins d’Alain Chabanon (Jonquières, Languedoc), déjà rencontré à Bû. Les Boissières et l’Esprit de Font-Claude sont aujourd’hui reconnus comme parmi les tous meilleurs languedoc. Si entre les coteaux de l’aubance et les coteaux du layon, les premiers rencontrent ma préférence, les mots manquent pour qualifier les savennières de Jo Pithon (Anjou, Loire). Enormes, sublimes, extra-ordinaires. Du jamais bu. Pithon et Chabanon : deux grands domaines sur lesquels nous reviendrons sur VINSURVIN.

vendredi, 13 juin 2008

Enfin du bon vin aux Abbesses

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Décidément, les Abbesses sont le théâtre des bonnes dégustations à Paris, en ce moment. Après le TupperWine 7.0 de VINSURVIN, où une vingtaine d'oenophiles ont pu apprécier une jolie verticale de champagne de 1999 à 1988, c'est au tour de vignerons venus de toute la France de nous présenter leurs vins les 14 et 15 juin prochains, Place des Abbesses. A goûter plus particulièrement, des vins de Chablis et de Cahors, dégustés lors des TupperWine 5 et 6.0, vins que l'on conseillera aux grosses brasseries du quartier (celles qui portent des noms en l'honneur de la Vallée de la Loire) dont les cartes des vins font vraiment pitié.

Les Abbesses, par les rues Joseph de Maistre, des Martyrs ou Lepic bien sûr, sont une des plus belles balades dans Paris. Regorgeant de coins tranquilles, reculés et à l'abri du bruit, elles seront le parfait endroit pour acceuillir nos quelques vingt vignerons indépendants, le week-end prochain. Parmi eux, Vincent Laroche, vigneron à Chablis (Bourgogne), et Emmanuel Rybinski, vigneron à Cahors (Sud-Ouest), tous deux très appréciés sur VINSURVIN. Pour ceux et celles que le vin laisse indifférents, il y aura toujours le manège, à la sortie du métro. 

Vincent Laroche vous fera découvrir ses Chablis et Chablis 1er Crus de très grandes qualités, dont se délectèrent les lecteurs de VINSURVIN, le mois dernier. ICI, les notes sur cette dégustation. Si j'ai un faible pour les Monts-de-Milieu, on ne saurait se priver de goûter les Fourchaumes, les Fourneaux et les Vaucoupins, parmi lesquels chacun trouvera chaussure à son pied. Minéralité, fraîcheur, complexité, équilibre, élégance, sont autant de substantifs qui caractérisent les vins des Laroche.

Les Cahors d'Emmanuel Rybinski sont épatants ! Il ne faudra manquer la Perdrix et la Fourmi sous aucun prétexte. Du fruit, de la mâche, beaucoup de finesse, des épices, de la joie, de la goulayance, du bonheur ! Du gras, de la concentration, des notes de tabac et de cacao : c'est K-Or et CQFD. Attention, talent. Comme s'il en fallait encore, plus de détails : ICI.

Connaisseurs, novices, amateurs, professionnels se réuniront donc à Montmartre ce week-end pour un programme par ailleurs très chargé entre des conférences sur le réchauffement de la planète, l'élection de la reine des Confréries de l'Ile de France et le défilé des confréries. En outre, il est à souhaiter que les professionnels de la terrasse montmartroise trouveront cinq minutes pour aller se fendre de quelques verres d'Alsace, de Fronsac ou encore de côtes du Rhone afin de donner un peu de couleur à leur cartes des vins qui nous privent trop souvent de vrais bons moments. L'occasion pour nous de boire enfin du bon vin aux Abbesses.

C'est la fête aux Abbesses ce week-end. Va encore falloir sortir les tickets de manège pour les enfants et le carnet de chèque pour papa. Mais chacun rentrera heureux, de sa balade, de ses trouvailles et surtout, de ses tours de manège.

 

ICI, des renseignements sur ce week-end oenophile. Photo : merci à Jacques Rodier.

 
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