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samedi, 07 juin 2008

Des rosés qui n'ont pas à rougir.

Décriés par les puristes, adorés par les femmes, les "rosés" n'ont pas toujours bonne presse et éprouvent certaines difficultés à se faire une place au soleil, entre les blancs, stars des apéritifs et des plats de poissons, et les rouges, maîtres incontestés en la matière. Alors que nous approchons tant bien que mal de l'été, VINSURVIN passe en revue quelques rosés dégustés grâce aux échantillons reçus, chaque semaine plus nombreux.

1261282311.jpgLe rosé, c'est pour les femmes. Ou pour les tapettes ; le rosé, c'est un mélange de blanc et de rouge ; le rosé, ça manque de personnalité.  Pléthore sont les stéréotypes dont souffre le troisième sexe de la viticulture. Sorte d'androgynes ni blanc, ni rouge, si les rosés ont souvent été le parent pauvre du vin, on lui prête aujourd'hui un peu plus d'attention. Dégustés l'été en apéritif, avec des grillades, des salades ou même des desserts, certains d'entre eux sont aussi les parfaits accompagnateurs, quelle horreur cette formule, de plats épicés comme les tagines.

Aujourd'hui, le "travail" VINSURVIN est loin de celui tiré des rencontres avec les vignerons. Mais, nombreux étant les échantillons à arriver chaque semaine à Paris, il est normal de faire honneur à ceux qui valent le détour. Reçu il y a quinze jours, Roselya mérite que l'on s'arrête sur lui ; ou sur elle. Féminin ou efféminé, ce bordeaux rosé signé Terroirs de Tutiac de couleurs framboise claire présente un nez gourmand et généreux de fruits mûrs, de fraise. En bouche, c'est farandole de fruits rouges acidulés mais aussi de griottes, qui donnent du gras à un vin très concentré par ailleurs, chose rare dans ce type de vin. La finale est poivrée et gouleyante. Un bon rosé.

Le Mâcon rosé de Jean Gonard, des Caves Charnay-les-Mâcon, est d'une belle brillance et il arbore une couleur tuile claire. Un nez marqué par le fruit rouge mais aussi par des notes de sous-bois et d'amande grillées, de noisettes comme on le retrouve, et c'est surprenant, dans les blancs du Mâconnais. Un rosé léger, rond, poivré, qui remplira très bien son rôle cet été.

En attendant de déguster, entre autres, l'Arbois Rosé d'Henri Maire, les rosés de Provence de Château Bas, le rosé ardéchois du Château de la Selve, mais aucun Tavel, il ne faut pas hésiter à mettre quelques-uns de ces vins au frais, surtout sous les grosses chaleurs.

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