Avertir le modérateur

mardi, 29 avril 2008

VINSURVIN TV !!!

VINSURVIN ne vient pas d'inventer l'eau chaude, et encore moins l'anti goût de bouchon. La trouvaille de ce soir est l'"incrust" de vidéo sur le blog. Deux ans pour trouver ça. Comme quoi, le bac, ça ne sert pas qu'à rien. Les compte-rendus des dégustations de VINSURVIN (appelées les TUP**RWINE) seront donc à présent accompagnés d'une petite vidéo, notamment grâce à C-Drick, que je remercie. Voilà qui agrémentera les articles mensuels sur les dégustations made in VINSURVIN. L'occasion pour VINSURVIN de remercier encore les vignerons qui s'associent à VINSURVIN, d'autant plus qu'ils sont de plus en plus nombreux.

Première vidéo. Hommage au premier vigneron s'étant déplacé à Paris pour animer ce qui n'était que le deuxième TUP**RWINE, Daniel-Etienne Defaix. C'était à l'HardiVin, rue des Dames, Paris XVII. Daniel-Etienne nous parle de Chablis, de son Chablis.

Prochaine dégustation de Chablis : le mardi 13 mai avec Vincent Laroche du Domaine de la Meulière, Fleys.



Envoyée par Cédric Pons.

 

dimanche, 27 avril 2008

Chinon Underground

c1e73bd857e40e57cb300dd98e10ca9e.jpg

Alors que dans chaque grande région viticole de France et de Navarre, un ou deux noms de vigneron  se dégagent systématiquement, entraînant de facto un snobisme précaire ("quoi, t'as jamais bu un Monsanto ? Oh, l'autre !") et une certaine uniformisation du goût et de la pensée ("Attends dans le Cantal, à part Duchnoc, je vois pas..."), l'on trouve, dans l'ombre, des vignerons qui font un travail extraordinaire. A des prix caveau extraordinaires, eux aussi.

Lorsque l'on évoque les vins de Chinon, et surtout de Cravant-les-Coteaux, les Bernard Baudry et Phillippe Alliet se taillent la part belle en terme de réputation et de popularité sur l'échelle de Richter franco-vinicole. Et c'est bien normal : il suffit de goûter une fois dans sa vie un Grézeaux ou un Huisserie... Pendant ce temps là, les Pérais-Sourdais taillaient, les Gilloire vignifiaient et les Shadocks pompaient. Ces vignerons au talent immense mais qui pour des raisons diverses et variées (hors mis qualitatives) demeurent dans l'ombre. On pourrait les appeler les vignerons underground. Dieu merci, VINSURVIN est là pour les mettre sous les feux de la rampe.

Pour accompagner un veau à la sauge, il était question d'ouvrir un jeune bourgogne ce midi. Un Ladoix 2002 semblait approprié. Mais la descente à la cave, quelques 50 mètres plus bas, entraîne parfois des modifications incontrôlables. En effet, après l'allumage de la lampe à gaz (type camping), une idée lumineuse m'apparut comme une évidence : servir un grand vin de Loire. Ni une, ni deux : j'empoignai un Chinon Vieilles Vignes 2005 de Laurent Gilloire, acheté chez monsieur le 26 février 2007, 5,00€ pièce, facture à l'appui. "5,00€ ? Arrête!". "J't'assure".

Sa robe est couleur grenat clair. Un premier nez terreux, de sous-bois, de chanterelles s'impose comme une (autre) évidence. Une touche minérale également s'extirpe de cette complexité ligérienne.  Place aux fruits noirs ensuite, notamment la cerise croquante et fruitée. La bouche est fraîche, minérale, complexe et poivrée. La cerise s'affiche comme le fruit dominant. Large, volumineux et puissant, ce vin semble s'offrir corps et âmes au dégustateur. Dorothée le trouve austère, bourru, mais aussi très fruité. Je le trouve viril. Viril, certes, mais la finesse du fruit et de sa chair n'en font pas un vin charnu, plombé et lourd. Pas du tout, il reste aérien en bouche.

Laurent Gilloire n'a pas qu'un tour dans son chapeau puisque la Cuvée des Cigales (7,20€) réserve également de très agréables surprises... Dans la série vignerons de l'ombre, on s'intéressera également à une viticultrice tout aussi discrète que Laurent Gilloire : Christelle Pérais-Sourdais, également basée à Cravant les Coteaux. Un Moulin à Tan 2005 à 4,30€. Si ce n'est pas donné, ça !  

a96b1498686a686864ff97527f262ff3.jpg

Photos VINSURVIN.

C'est leur Premier Millésime !

2c92ef3e548eb036385dc1f24e94878b.jpg

VINSURVIN s'intéresse aujourd'hui à des vignerons qui viennent de sortir leur tout premier millésime ou qui sont sur le point. Les « neo-vignerons » Stéphane Loisel (Roussillon), Pierre Doumenge (Vallée du Rhône) et Josh Hermsmeyer (Sonoma Valley, Californie) travaillent d'arrache-pied pour réaliser leur rêve : élaborer leur toute première cuvée. Des peines, des joies, des galères, des bonheurs : VINSURVIN a décidé de suivre leur extraordinaire aventure.

Votre producteur de chroniques oenophiles tirait son chapeau cette semaine au normando-roussillonnais Stéphane Loisel, 31 ans, dont la première cuvée, Pica Pica, est juteuse et joyeuse. Lui qui en Septembre 2007 écrivait sur son blog pour mon premier millésime, j’ai envie de faire un vin sur le fruit, relativement facile à boire, un vin de soif, il ne s’était pas trompé, le bougre !

Un mois plus tôt, Stéphane avait validé son premier post : Ca y est, j'ai un blog moi aussi!! (...) Je me lance dans une nouvelle aventure, et quelle aventure !!! LE VIN et pas n’importe où, dans le Roussillon ! (...) En fait, cette aventure a commencé il y a maintenant bientôt 3 ans, lorsque j’ai décidé de changer de métier.

Plus tard, Stéphane nous expliquait pourquoi et comment, lui, le normand, en était arrivé là : Et oui, pourquoi ? Je suis Normand, né près du Havre (...) En fait, le virus m’a piqué lorsque j’avais 17-18 ans environ, et tout ça à cause de mon papa. Son activité professionnelle l’emmenait près des grands fleuves français : le Rhône, la Loire, la Garonne… Et comme il est amateur de vin, il ramenait toujours quelques bouteilles de ses pérégrinations. Je me souviens très bien le moment où j’ai vraiment ressenti une émotion en goûtant un vin. C’était un Gigondas de la cave des Vignerons de Gigondas, un choc, une révélation.

Stéphane, qui achète des raisins et à qui Hervé Bizeul met à disposition une cuve ainsi que tout le matériel nécessaire (dans le nouveau chai de Rivesaltes dédié à Walden), nous annonçait en juillet : Et oui, ça y est ! Après moult péripéties, le vin est dans ses bouteilles. Peca Peca 2006 est née !

Concentré sur son deuxième millésime, Stéphane aura certainement l’occasion de nous parler de son aventure plus en détail très prochainement sur VINSURVIN.

Pierre Doumenge est installé dans le Rhône, tout près de Cairanne, au Nord Est d'Orange. Après une dizaine d'années passée à7b95a4120121ccdd3f28ee567b34b606.jpg rêver en dégustant le vin des autres, voici venu le moment de rêver en dégustant le mien... nous prévient Pierre. Sur son blog, Pierre nous raconte les joies et les peines qu’il rencontre dans son entreprise. Le 24 avril dernier, le post est intitulé : Une Journée de M… Tout commence par une visite à ma boîte postale suite à mon entretien téléphonique avec la société qui produit mes capsules, au sujet d’une énième validation de commande… Pas de courrier de leur part dans la boîte aux lettres. Arrivé au bureau, j’apprends qu’ils ont en leur possession l’accusé de réception de leur courrier signé, ce qui signifierait que j’ai  bien reçu leur colis avec les échantillons de capsules pour validation finale. (…)

Je vais faire un essai de capsules sur les bouteilles qui sont arrivées chez mon fournisseur. Les bouteilles super, mais les bouchons… ils sont marqués avec « Mis en bouteille à la propriété » et la loi ne m’autorise pas à inscrire cette mention, car la mise se fait chez mon prestataire de service.

Le lendemain, on peut lire en titre Une Bien Belle Journée : photo à l’appui, Pierre nous annonce que de l’AOC Côtes du Rhône vous sera proposée pour le millésime 2007, je viens de recevoir l’attestation du centre de dégustation qui confirme l'agrément de mon vin…

Aux dernières nouvelles, par mail, Pierre nous informe qu'entre les malos qui tardent à se terminer et les diverses galères dans mon approvisionnement en matières sèches, je ne pense pas pouvoir mettre mon vin en bouteille avant la fin Mai. Dès qu'il est dans son flacon je le laisse un peu se reposer quelques jours puis te l'adresse accompagné d'une fiche technique et d'un petit dossier de presse sur le vignoble Mantes... Je pense également faire une présentation de mon premier millésime au cours d'un apéro vigneron dans les vignes le 14 juin alors si tu es dans le coin d'Avignon...

Voilà deux ans et demi que Josh et Candace Hermsmeyer, jeunes vignerons dans la Sonoma Valley en Californie, se sont lancés dans l’aventure de la viticulture. Partis de zéro, ils espèrent mettre leur première cuvée en bouteille en 2010. C’est grâce à Internet que Josh et VINSURVIN ont « fait connaissance ». Très bientôt sur ce blog, une interview de Josh afin vous faire découvrir son univers de Josh. Pour vous mettre le jus à la bouche, extraits :

d8415954dd8ced748237890b93e9abbd.jpgNotre vignoble fait environ 7 hectares, ce qui est relativement petit par rapport à la moyenne (à part peut-être en Bourgogne). Nous ne cultivons que du pinot noir. Le vignoble est situé dans la portion de la Sonoma appelée Laguna Ridges, sur des sols limono-sableux, qui procurent un excellent drainage.

Pour ce qui est du style de vin, nous avons une topologie très variée. Vu que mes goûts en matière de pinot noir sont divers, je ferai deux styles de pinot noir. Un léger, plus floral, clair. L’autre sera plus sombre, plus riche, plus opulent, plus typique du style californien.

Bien sûr que j’ai un oeil sur ce qui se fait en France ! La France est le lieu de naissance des grands vins et il n’y a pas plus parfaite expression du pinot noir qu’en Bourgogne ! Vu le statut de la France, il serait idiot de ma part d’ignorer les vins et les techniques bourguignonnes. Je m’inspire d’Henri Jayer, en particulier (vigneron à Vosnes Romanée, ndlr).

Des hauts, des bas, des bonheurs, des souffrances : un vigneron passent par bien des difficultés avant que nous, simples consommateurs, ayons le plaisir d’ouvrir leurs bouteilles. Suite des aventures de nos neo-vignerons dans les jours à venir sur VINSURVIN.

Traduction interview Josh Hermsmeyer : VINSURVIN. Photo 1 : Stéphane Loisel ; Photo 2 : Pierre Doumenge ; Photo 3 : Josh Hermsmeyre (Josh et son fils, Jackson).

vendredi, 25 avril 2008

Un vigneron, un jour.

 

df18f154795153902a35abf4a1277255.jpg

VINSURVIN tenait à vous présenter le vin d'un vigneron rencontré par le plus grand hasard. J'aurais aimé vous en parler plus tôt, mais la Poste aura mis quinze jours à me faire parvenir Peca Peca. C'est bien, on progresse. Le Roussillon est encore trop rare sur VINSURVIN, et c'est un tort au vue de la régalade offerte par le vin de Stéphane Loisel. Chérie, prépare les valises, on s'en va.

On est loin des découvertes de VINSURVIN : un été, en plein cagnard, frapper à la porte d'un vigneron à midi, se présenter en simple touriste et demander à goûter son vin, converser, faire naître une rencontre... La découverte d'un vin tient parfois à peu de choses. C'est en fait l'ami d'une amie d'une cousine d'un collègue d'une lectrice de VINSURVIN qui insista pour que votre dégustateur indépendant goûte ce Côtes du Roussillon. Le vin est arrivé hier. Et comme disait mon grand-père : il ne faut jamais remettre à demain...

Un des intérêts de cette dégustation réside dans le fait que cette cuvée est tout simplement la première de Stéphane Loisel. Par ailleurs, les raisins de Stéphane se trouvent sur le village de Maury, fameux pour ses doux naturels, comme le Mas Amiel. Stéphane précise tout de même sur la fiche technique ce qui doit être les noms des parcelles : Pech Lauzie et Cabirou Bas. Pour les puristes.

Sur des schistes et des marnes schisteuses se trouvent les grenaches noirs, carignans noirs et syrah de Stéphane, dont Peca Peca est fait respectivement à 70, 25 et 5%. Pour continuer dans la partie technique, Le vigneron évoque, pour cette cuvée 2006 vendangée manuellement les 16 et 17 septembre, que la macération fut de 15 jours avec deux remontages quotidiens et un délestage par jour en phase préfermentaire. L'élevage, lui, se fait en cuve.

Place au vin ! La robe de Peca Peca (La pie Rouge) est cerise noire. Le nez est gourmand, de fruits noirs réhaussés par des notes végétales et animales. D'une bonne attaque, la bouche est riche et d'une bonne souplesse. Une explosion de cerises et de fruits rouges en bouche. Sa belle persistance nous conduit vers des notes de tabac, de bois sec. Les tanins sont souples et élégants. Un quart d'heure plus tard, le fruité explosif donne l'impression d'avoir à faire à un gamay : à l'aveugle, je serais peut-être parti vers un Fleuri.

Pour sa première cuvée, on peut dire que c'est une réussite. Ce vin gourmand, espiègle et généreux s'appréciera cet été avec des copains autour de salades et de viandes blanches.

Photo : S. Loisel.

La Pie Rouge, Peca Peca 2006, Stéphane Loisel ; 0-624-914-757 - stephaneloisel@tele2.fr.

jeudi, 24 avril 2008

Château Noguès : un bordeaux supérieur (à la moyenne).

f2a2f0328bc315172b6f7330fa041fb0.jpg

 

La dégustation chez l'artisan-caviste (débroussailleur, trouveur de pépites) Laurent Baraou aura été l'occasion de découvrir des vins de très grande qualité, ce qui tomba bien puisqu'on ne s'était pas déplacé de Paris pour boire des fonds de cuves dits "supérieurs" ou "bourgeois". Mais au-delà des sublimes Pouilly Fuissé de Phillippe Greffet, Vouvray sec du Domaine Huet, Saumur Champigny de Thierry Germain et Languedoc d'Alain Chabanon se hissa un vigneron sorti de son Lille : Dominique Bertram. Si le vin n'est que question de sens (et non de "goût", approche trop galvaudée), rarement ce jour ceux de votre dégustateur indépendant n'auront été aussi en communion que face au vin du Château Noguès.

Puisqu'il ne faut en retenir qu'un, alors ce sera lui : Dominique Bertram. Advitam Eternam. On l'avait croisé en train de se délecter des chablis de Daniel-Etienne Defaix. Il avait l'air sidéré. Pas étonnant quand on connaît les vins de cette résurrection cistercienne. Je n'eus pas de visions lorsque vint le moment de porter à mes lèvres le Château Flaujac 2003, mais j'eus un peu l'impression d'entrer dans la lumière. Ou de sortir de l'obscurité (si ce n'est l'obscurantisme) dans lequel nous noient trop de vins bordelais. Un nez complexe et subtil de fruits flétris, de pruneaux puis une bouche ample, large et profonde au contour de fruits noirs et de garrigue. De la mâche, de la matière, de la longueur. Quel régal !

Le Château Noguès 2002 est plus léger, généreusement fruité avec des notes réglissées. Il permet surtout de se rendre compte de la diversité des vins  du domaine. "Mes vignes sont plantées sur des terres pauvres, nous précise Dominique Bertram, ce qui donne chez moi des vins juteux". Hétéroclites et délicieux, a-t-on de suite envie d'ajouter. 

Le coup de grâce arrive avec la cuvée Château Noguès "Or", 2003. Le nez est fantastique : fumé, torréfié et quel volume ! En bouche, puissance, volume, complexité sont les maîtres mots. Il nous conduit vers des notes de truffes, d'olives noires, de tapenade. Je lui trouve des touches animales (cuir) et cacao amer. Pour le coup, on se croirait en Languedoc ! La finale, avec ses notes salines, trouve le moyen d'évoquer de nouvelles notes, subreptices, qui avec le temps s'affirmeront.

Peut-on attendre quelque chose du vin ? Doit-on attendre quelque chose du vin ? Ce serait s'exposer à trop de désillusions. En revanche, au moment le plus inattendu, le vin peut, lui, nous offrir des instants qui dépassent toute explication rationnelle. Le vin demeure plus une question de sens, qu'une vulgaire question de goût car, finalement, réduire une impression à un simple "j'aime" ou "j'aime pas", c'est ignorer et anéantir outrageusement toute l'activité sensorielle développée lors d'une dégustation. De toute façon, ce Noguès là, je ne l'aime pas. Je l'adore.

Veronique et Dominique Bertram
Château Noguès
33690 Auzac - Grignols.
Tél.: +33 (0)5.56.25.56.17
Fax.: +33 (0)5.56.25.61.32
Chateaunogues@aol.com

Photo (www.mistelle.fr) : Dominique Bertram, à gauche, en pleine conversation.

mardi, 22 avril 2008

Wine in Bû is Bûtiful. Part II.

 

cc4dc751f25ada0209ca1c1272c63828.jpg

Suite et fin (ou presque) de la dégustation des vins Laurent Baraou dans le petit village de Bû en Eure et Loir. Après les blancs dont la qualité a été largement évoquée sur VINSURVIN, petit tour d'horizon des rouges. Avec un gros coup de coeur pour un vin de... Bordeaux ! Un extra-terrestre dans une région décimée par l'uniformité.

  • Domaine des Roches Neuves 2007, Saumur Champigny Thierry Germain.

Longez la Loire après avoir passé le village de Candes Saint-Martin. Inaccessible en voiture, il vous faudra marcher à la découverte d'un des plus beaux villages de France. Ensuite vous prendrez la route pour Saumur, superbe ville siégeant les bords de Loire. Frissons garantis. Vous traverserez la ville pour vous rendre à Varrains. Varrains est une mine d'or. VINSURVIN élisait (timidement !), il y a pile deux ans, la Cuvée Pelo du Petit Saint-Vincent comme bouteille de la semaine. Aujourd'hui, c'est un homme de Varrains lui aussi qui est honoré : Thierry Germain.

Il fallait oser présenter un millésime auquel les cartomanciennes ne prédisent pas un bel avenir. La robe des Roches Neuves 2007 est profonde et d'une belle brillance. Le nez est concentré, ample et promet déjà beaucoup de plaisir. En effet, les arômes de fruits noirs mûrs sont intenses et purs. Des notes de tabac et de bois sec se dévoilent dans une grande complexité olfactive. Quelle fraîcheur également ! La bouche nourrie de ce nectar riche et voluptueux exulte devant tant d'énergie et de fougue ! Mâchez ce vin : son gras, sa chair, son corps sont les ambassadeurs du moût, du raisin et de la lie. On ne peut non plus s'empêcher de penser au travail qui a été fait en vigne. Ca crève les sens. VINSURVIN espère vous présenter, un jour, à Paris, Saint-Germain, dont le vin n'est pas prêt d'être relégué en VDQS, sorte de ligue 2 du vin. A moins que les cartomanciennes ne me contredisent.

  • Alain Chabanon, Coteaux du Languedoc (Montpeyroux).

On aime le Languedoc sur VINSURVIN. Et c'est peu dire. On s'embourgeoise aussi. Cet Esprit de Font Claude 2003 vaut quand même 24€. Justifiés. . Un nez puissant et complexe de garrigue, de pin, de romarain, puis de fruits rouges sauvages. En bouche, la matière est élégante, avec des tanins  précieux. Ce vin exprime sa personnalité à travers sa puissance et sa délicatesse, dont se dégage une force singulière. En finale, Font Claude n'en finit pas de nous conter l'arrière-pays montpeliérain avec ses notes gourmandes, réglissées et grillées. Le caractère un peu serré laisse augurer un beau potentiel de garde, caractéristique des grands Montpeyroux.

On pourra également se tourner vers Les Boissières 2004 et Campredon 2006, qui ont montré tout le talent d'Alain Chabanon.

  • Dominique Bertram, Château Nogues, Bordeaux (Supérieur).

Vous connaissez la passion de VINSURVIN pour les vins de Bordeaux. Sourtout pour les supérieurs. Pourtant, votre humble serviteur vantait récemment la qualité des Château Toumilon, en Graves. Par ailleurs, dans quelques mois, nous goûterons probablement les vins d'Alexia Eymas, de Château Maisonneuve, des blaye rapidement abordés il y a quelques semaines à l'Assiette Aveyronnaise du grand Dorian. Les échantillons d'Alexia viennent de quitter Bordeaux : je les attends avec impatience ! Et pour boucler la boucle, le vin ayant, et de loin, impressionné VINSURVIN à Bû est un vin élaboré non loin de Graves, celui de Dominique Bertram.

Pour connaître mes impressions sur ce fameux Bertram : patience ! L'article paraîtra dans quelques jours. En attendant, et pour vous faire patienter, rendez-vous ICI, pour découvrir une jolie présentation de l'homme et de son travail.

Enfin, nous parlerons très bientôt des Châteauneuf du Pape du Domaine de Villeneuve, de Stanislas Wallu. En vue sur VINSURVIN : une dégustation des vins de Stanislas (attention, bijou) en duo avec les côtes du rhône et chateauneuf du pape du Domaine de la Milière.

 

 

dimanche, 20 avril 2008

Wine in Bû is Bûtiful.

 

990b6542ace8fde977e22f4d349e0c73.jpg

Le maître caviste Laurent Baraou organisait samedi 19 avril à Bû en Eure-et-Loir et pour la deuxième année consécutive une rencontre entre quelques-uns des très nombreux vignerons dont il vend le vin sur baraou.fr. L'occasion pour amateurs et professionnels de faire la rencontre de vignerons confirmés et de vignerons certes plus jeunes mais dotés d'un talent et d'une détermination inoxydables. Un assemblage osé, mais réussi, dont la trame indiscutable aura été la très grande qualité des vins exposés.

Bû, en Eure et Loir (28). Son église. Son terrain de foot. Sa salle des fêtes. Ils sont onze producteurs à avoir pris place dans le lieu qui voit valser le club du troizième âge le dimanche après-midi, et qui reçoit, une fois l'an, les noces d'or de ces charmants couples octogénaires entourés de leurs dizaines de petits-enfants. Pour un peu, on se croirait au 13h de Pernaut. Il y a là aussi Wilfried, d'Oenoline, et ses t-shirts estampillés vin. On "tombe" également sur Daniel-Etienne Defaix, qui baptisa les feu-Tupperwine un soir de décembre 2007 avec ses Chablis venus d'un autre monde. On croise Monsieur Septime armé de son inséparable appareil-photo. Une dégustation très "people", en somme.

Accompagné du sommelier Emmanuel Delmas, votre humble serviteur fait d'abord le tour du propriétaire afin d'organiser sa dégustation. Les conditions sont idéales, les vins à bonne température, et les vignerons tout à fait enclin à prendre leur temps avec les dégustateurs. VINSURVIN vous propose aujourd'hui ses coups de coeur en blanc. Demain, les rouges, avec la palme, et vous n'en croirez pas vos écrans, qui revient à un vin de Bordeaux !

     N°1 : Ceps Eternels 2006, Pouilly Fuissé, Domaine la Source des Fées (Philippe Greffet).

Un nez rond et chaud de fruits cuits, de pêche, d'ananas, mais de fleurs blanches également et de miel d'acacia. La bouche est vive, grasse et tendue. La minéralité laisse place à la chaleur exotique des fruits humés précédemment. Beaucoup d'élégance, de complexité et de profondeur se dégagent de ce 100% chardonnay bourguignon. Un superbe Pouilly Fuissé.

Phillippe Greffet nous gratifie également d' Innocence Sauvage, un Saint Véran 2006 au nez qui manque un peu de vivacité. Foin coupé et paille au nez. Agrume et minéralité en bouche. Classique. L' Excellence Antique, un Pouilly Fuissé 2005 passé quelques mois en fûts de chêne 100% neuf, est vif, frais, épicé et nous conduit vers des promenades dans les bois et des contrées exotiques.

     N°2 : Le Mont 2006, Vouvray Sec, Domaine Huet (Jean-Bernard Berthomé).

Ce 100% chenin présente des notes fruits jaunes mûrs associés à une belle fraîcheur. Au contact du palais, rondeur et onctuosité tapisse la bouche dans un subtil équilibre avec l'acidité : pêche et zest confis s'associent dans un délicieux accord doux amer. Un très, très joli vin qui accompagnera des desserts ou se dégustera pour lui-même un dimanche après-midi.

Le Clos du Bourg 2001, un vouvray demi-sec est assez extraordinaire aussi avec ses notes d'abricot, de miel, de prunes noirs, de fruits macérés dans l'alcool, comme le coing, la figue, la datte.

     N°3 : Les Lys 2000, Chablis 1er Cru, D.E. Defaix.

L'attaque est vive sur des saveurs intenses dominées par la minéralité. Iode et coquillage exultent au nez. La bouche est minérale avant de laisser place au monde de la rondeur et de l'onctuosité. Dans ce suave cocon se distinguent les agrumes, le cerfeuil, le fenouille, la menthe, l'anis... Fermez les yeux et laisser vous guider : ce vin invite au voyage. 

Daniel-Etienne Defaix est également venu avec un Chablis Vieilles Vignes 2004 dont la minéralité, l'iode et le coquillage sont inscrits dans les gênes. De la fleur en sus, de la fraîcheur et de la bonhommie. Que du plaisir. Les Vaillons 99 Chablis 1er Cru comble le gourmet avec ses notes de noisettes mais aussi et surtout de humus, de feuilles mortes...

JE VEUX BOIRE CES VINS !!!

03e74fabbfac4e8795df51d69ce7d75a.jpg
Sommelier Emmanuel Delmas et votre huble serviteur, à Bû.
(photo : Monsieur Septime.)

vendredi, 18 avril 2008

De Telmont / Larher : jolie loft story.

 

a4d25862d9e5844964f7e257e58f2ff2.jpg

Bertrand Lhopital, dont les champagnes de Telmont feraient rougir les plus grandes marques, et le pâtissier Arnaud Larher, sacré meilleur ouvrier de France 2007, étaient réunis jeudi soir au Loft Moncey, à deux pas de la Place de Clichy, pour créer une parfaite association entre leurs talents respectifs. VINSURVIN ne pouvait manquer ce rendez-vous.

Sophie Valicon n'a donc que des idées géniales ! Après nous avoir fait découvrir les somptueux champagnes de Telmont dans ce (non moins somptueux) loft en plein coeur de Paris, en décembre dernier, elle nous conviait hier soir au pacs entre un champagne rosé frais, gourmand, fruité, et une verrine composée d'un Baba Cedra (imbibé au champagne rosé), de fruits, d'une crême et d'un subtil et fin chocolat blanc aux tons rosés. Dois-je vous conter le plaisir éprouvé ? Impossible. Voilà des choses qui ne se racontent pas, mais qui se vivent (monsieur)...

Si l'on a déjà entendu parler de Bertrand Lhopital (Champagne de Telmont) sur VINSURVIN, l'occasion sera donnée aux gagnants du super jeu-concours VINSURVIN, TUPPERWARE, WINE SPECTATOR, RIRES & CHANSONS de découvrir les champagnes de Bertrand, mardi 10 juin 2008. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, c'est le talentueux Tarlant (Benoît de son prénom) qui vient d'annoncer sur VINSURVIN (commentaire à l'appui) son désir (c'est très Champagne ça, le désir) de nous faire déguster ses champagnes à l'automne prochain. Mais revenons à Bertrand Lhopital : abordée mercredi 9 avril dernier, chez lui à Damery, et hier soir au Loft Moncey, la thématique de cette dégustation qui-n'a plus-de-nom-et-ça-c'est-vraiment-triste semble se diriger vers un parallèle entre deux champagnes, puis un voyage dans le passé. Les veinards qui ont pu déguster la cuvée O.R, millésimée 1999, ainsi que le champagne rosé, mercredi soir dernier à l'Entrepôt (dont je remercie encore le charmant directeur, Jean-Luc, pour son généreux acceuil) ont eu un joli aperçu du travail de Bertrand.

Et Arnaud Larher dans tout ça ?! Discret, espiègle et surtout très doué, celui que l'on surnomme l'Artiste de Montmartre parle peu mais juste. Curieux, expérimentaliste, innovateur, le meilleur ouvrier de France 2007 nous délecte d'un dessert riche en arômes, en douceur et en complexité. A l'image de son concepteur, la verrine n'a rien de sentencieuse. Aucune ardeur, que de la douceur. Aucune emphase, que de l'extase. Le met est tout en rondeur et en volupté.

Rencontré lors de la dégustation des champagnes De Telmont, j'avais soumis à Arnaud l'idée d'un feu-Tupperwine avec une thématique accord met-vin. Comme par hasard, le sujet est revenu sur la table hier soir. Dingue. Il ne reste plus donc qu'à prendre rendez-vous avec le maître patissier et de lui apporter quelques flacons afin de préparer cette dégustation à laquelle, bien sûr, chères lectrices, chers lecteurs, vous serez conviés si, et cela va de soi, vous êtes en mesure de répondre au quiz (hyper difficile) permettant l'obtention du césame.

Deux dégustations de champagne, un accord mets patissiers et vin, et bien d'autres régions et vignerons à découvrir : ce qu'on est bien, sur VINSURVIN.

4ce0843ea641a900d111dff278a9c671.jpg
Votre humble serviteur (et sa verrine), Bertrand Lhopital et Arnaud Larher
au Loft Moncey, jeudi 17 avril 2008. 

 

Tous à Bû !!! (Sans abus).

 

e2084042034ca76eb0b5b2f5b45c9dfc.jpg
 
Qui, à Bû, boira ?
Journée de rencontre entre vignerons
et amateurs de bons vins
Samedi 19 Avril 2008 de 10h00 à 19h30
 
Salle des Fêtes – Rue des Fossés – 28410 BÛ
 
Avec la participation de 11 vignerons
Jean-Bernard Berthomé (Vouvray) Domaine Huet
Benoît Amirault (Bourgueil) Domaine Yannick Amirault
Thierry Germain (Saumur-Champigny) Domaine des Roches Neuves
Jérôme et Sophie Saurigny (Anjou) Domaine Saurigny
Frans Roskam (Médoc & St Emilion) Ch. La Lauzette & Ch. Cantenac
Dominique Bertram (Bordeaux) Château Noguès
Julien Zernott (Languedoc) Domaine Le Pas de L'Escalette
Alain Chabanon (Languedoc) Domaine Alain Chabanon
Stanislas Wallut (Châteauneuf-du-Pape) Domaine de Villeneuve
Daniel-Etienne Defaix (Chablis) Daniel-Etienne Defaix
Philippe Greffet (Mâconnais) Domaine La Source des Fées
Montant de l'inscription : 5 € par visiteur
Comprenant l'accès à la salle pour déguster les vins présentés par les vignerons et la livraison gratuite (France métropolitaine) des achats effectués sur place si les produits ne sont pas disponibles à emporter le 19 avril 2008. Il sera aussi possible d'acheter et consommer sur place des sandwiches et du café.
 
Pour tout renseignement complémentaire :

19:50 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 17 avril 2008

Quel nom pour les dégustations de VINSURVIN ?

0f353fb733a31ccba7b9c1f107f1ff3f.jpg

Chers lecteurs, chères lectrices, (chers papa et maman),

 

Ce n'est pas sans une vive émotion ni sans une grande tristesse que je viens (par la présente), vous annoncer la fin de TUPPERWINE. La mort dans l'âme, sous les conseils de Papa VINSURVIN, il a bien fallu que je me résoude, résolvât, résolûs, fasse une raison en acceptant de me faire à l'idée que les dégustations de VINSURVIN commençaient à faire de l'ombre à un marchand de boîtes en plastique. Américain. An American plastic box maker. Ce n'était pourtant que le début ! Car j'étais justement entrain de réfléchir à un contenant en plastique permettant de transporter son vin sans risque de casser la bouteille (voir photo ci-dessus).

 

Dans un courier adressé à Dart Industries, Inc., ce jour, j'ai donc promis, juré, craché, sur la Bible (I swear to ****in God), que je m'engageais à lâcher l'affaire (pour faire court) et qu'accessoirement (c'est le cas de dire) je ne lancerai pas sur le marché (américain) ma super invention : le Easy Wine Plastic Carrier, by VINSURVIN Industries, Inc.

 

Qu'à cela ne tienne, les Tupp (mince, il va falloir que je me fasse à l'idée...) dégustations de VINSURVIN, elles, continuent. Nous serons le 13 mai dans une gallerie d'art de Montmartre à déguster à la santé de ces mal propres de Yankees. A  ce sujet, j'inviterai les présents à se munir d'une boîte Tupperware, en signe de deuil pour notre (déjà) regretté Tupperwine. Me voici donc contraint de réfléchir et de trouver un autre nom pour les dégustations de VINSURVIN. Pff, trop facile !

 

 

A moins que vous, chers lecteurs, chères lectrices aient des suggestions à me faire. Ainsi, si vous trouviez le nouveau nom (the new name) des dégustations de VINSURVIN ou mettiez VINSURVIN sur la piste, vous seriez alors récompensés. Encore faut-il que je trouve la récompense... Une nuit journée avec la rédaction de VINSURVIN ? Une caisse de bordeaux supérieur à 12,60€ (la caisse) ? Un passe à vie pour les dégustations en question ? A vous de voir et à vos plumes! Voyez grand, voyez beau, voyez bon !

mardi, 15 avril 2008

Chèque en bois (suite, et fin).

  

e6431e53e4f22fbc070ce4573c615fbf.jpg

Récapitulatif de votre commande.

JE VOUS LAISSE APPRECIER (1) L'ABSURDITE DU "CADEAU" MADE IN LAVINIA : J'EN AI POUR PLUS CHER DE LIVRAISON QUE DE VIN !!! LAVINIA AURAIT DÛ ETRE PLUS CLAIR AVEC NOUS EN NOUS INFORMANT TOUT SIMPLEMENT QUE LA LIVRAISON ETAIT GRATUITE EN CE MOMENT SUR LE SITE WWW.LAVINIA.FR ... A QUOI BON NOUS FAIRE MIROITER QUE L'ON A GAGNE UN BON D'ACHAT QUAND SA VALEUR EST - COMME PAR HASARD - IDENTIQUE AUX FRAIS DE PORT ?

RESULTAT, JE NE VAIS PAS PROFITER DE MON BON. JE VAIS JUSTE M'ASSOIR DESSUS. EFFECTIVEMENT, CE BON N'EST PAS VALABLE DANS LES MAGASINS. DE PEUR QUE L'ON CONSTATE LA JOIE DE VIVRE DU PERSONNEL. PAUVRE EDOUARD QUI ME DEMANDAIS DE COMMUNIQUER (2) SUR L'OPERATION EN QUESTION. (DONT ACTE). PEUT-ETRE N'AVAIT-IL PAS LU CETTE NOTE REDIGEE IL Y A PILE DEUX MOIS ? VINSURVIN EST CRUEL, JE SAIS, MAIS IL Y EN A QUI ONT L'ART ET LA MANIERE DE TENDRE LE BÂTON... 

 

Produit Qté Prix en € Ss-total
J-B Sénat La Nine 2006 Rouge 0,75L 1 11,90 € 11,90 €
    Sous-total 11,90 €
Normal   Frais de port 12,00 €
    Total en € 23,90 €
*TVA 3,92 €

 

Adresse de livraison :


Adresse de Facturation :


Fabrice LE GLATIN
.........................

75017, PARIS

Photo : Robert Doisneau.

Fabrice LE GLATIN
.........................

75017, paris


 

 

 

(2) Bonjour,

Nous avons lancé un QUIZZ sur le vin sur notre site.
Cela peut peut être intéresser vos lecteurs !
N'hésitez pas à vous en faire l'écho.
Le quizz est disponible à cette adresse :
http://www.octelio.com/extranet/lavinia/Quizz/index.php 
ou directement sur notre site : www.lavinia.fr

Cordialement,

Edouard de Chauvigny.

lundi, 14 avril 2008

A l'Ecole Bourguignonne II

397a2bd126a98606c0ceb7efbc9b9959.jpg 

Après les superbes blancs dégustés mercredi dernier à l'Ecole du Vin, Cour Saint-Emilion, Paris XII, la deuxième partie du cours portait sur les rouges. Inutile de sortir de Saint-Cyr pour savoir que les vins rouges de Bourgogne sont parmi les meilleurs sur la planète. Si ce n'est, les meilleurs. Analyse des vins dégustés. Avec l'aide d'Olivier Thienot, notre professeur (et directeur) de l'Ecole du Vin. Ames sensibles, ne pas s'abstenir.

Côte Chalonnaise, Mercurey 2005, Albert Bichot. Le vin a la couleur de sa jeunesse, ruby, dense et d'une belle brillance qui laisse entrevoir une certaine acidité. Un nez de fruits rouges, de cerise, épicé, fumé. En bouche, ce mercurey a du corps, une belle matière. Il est épicé, effectivement. Un vin avec beaucoup de caractère, rustisque, dans le sens noble du terme.

Côte de Beaune, Pommard 1er Cru 2002. Domaine Mazilly, Les Poutures. Une robe marronnée, presque tuilée, témoin des années qui passent. Fruits noirs puis terre, humus, écorce se manifestent au nez. Le monde de la chasse exibe ses plus nobles atouts. La bouche est suave et s'équilibre dans une belle acidité. Quatre, cinq années pour se vêtir d'une belle matière et mettre à jour des notes de nois de muscat et de sous-bois.

La Côte de Beaune regorge de trésors inestimables. On pourra également déguster des marsannay (même des rosés!), des fixin, des chambolles-musigny (élégants, soyeux, d'une belle étoffe), des auxey-duresses, sans oublier les aloxe-corton...

La dégustation s'achève avec la Côte de Nuits. C'est un Chambolle-Musigny, les Sentiers 1er Cru 2002 qui nous est servi. Chose assez étonnante, bien que du même millésime que le pommard, la couleur de ce chambolle-musigny laisse croire qu'il est plus jeune. Des parfums de fruits noirs, de griotte exultent au nez. Des notes de cuir, animales, s'expriment en bouche jusqu'à ce qu'un bouquet de violette et de rose s'offre à nous. Un vin jamais brutal, délicat, complexe, doté d'un corps sublime. En moi raisonne le mot "énorme". Ce vin est énorme. 

La cloche a sonné. Les élèves vont rentrer chez eux. Chouette pas de travail à faire à la maison ! Mais je serais prêt à parier que ces vins ont continué de cheminer sur les papilles des têtes blondes (et poivrées !) des heures durant, et continuent encore aujourd'hui. Car s'il est une particularité dans les vins de Bourgogne, c'est qu'ils demeurent gravés à jamais dans l'esprit de l'amateur, et le transforment au point d'en faire un être différent.    

Mon mercurey :

Mercurey, Clos Rochette, Domaine Faiveley.

Mon beaune rouge :

Aloxe-Corton, Les Valozières 1er Cru, Domaine Comte Sénart.

Mon nuits rouge

Gevrey-Chambertain, Lavaux Saint-Jacques 1er Cru, Domaine Dupont-Tisserandot.

Photo avec l'aimable autorisation de Jean-François Noël : le Village de Bercy de 1979 à 1983..

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu