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lundi, 14 avril 2008

A l'Ecole Bourguignonne II

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Après les superbes blancs dégustés mercredi dernier à l'Ecole du Vin, Cour Saint-Emilion, Paris XII, la deuxième partie du cours portait sur les rouges. Inutile de sortir de Saint-Cyr pour savoir que les vins rouges de Bourgogne sont parmi les meilleurs sur la planète. Si ce n'est, les meilleurs. Analyse des vins dégustés. Avec l'aide d'Olivier Thienot, notre professeur (et directeur) de l'Ecole du Vin. Ames sensibles, ne pas s'abstenir.

Côte Chalonnaise, Mercurey 2005, Albert Bichot. Le vin a la couleur de sa jeunesse, ruby, dense et d'une belle brillance qui laisse entrevoir une certaine acidité. Un nez de fruits rouges, de cerise, épicé, fumé. En bouche, ce mercurey a du corps, une belle matière. Il est épicé, effectivement. Un vin avec beaucoup de caractère, rustisque, dans le sens noble du terme.

Côte de Beaune, Pommard 1er Cru 2002. Domaine Mazilly, Les Poutures. Une robe marronnée, presque tuilée, témoin des années qui passent. Fruits noirs puis terre, humus, écorce se manifestent au nez. Le monde de la chasse exibe ses plus nobles atouts. La bouche est suave et s'équilibre dans une belle acidité. Quatre, cinq années pour se vêtir d'une belle matière et mettre à jour des notes de nois de muscat et de sous-bois.

La Côte de Beaune regorge de trésors inestimables. On pourra également déguster des marsannay (même des rosés!), des fixin, des chambolles-musigny (élégants, soyeux, d'une belle étoffe), des auxey-duresses, sans oublier les aloxe-corton...

La dégustation s'achève avec la Côte de Nuits. C'est un Chambolle-Musigny, les Sentiers 1er Cru 2002 qui nous est servi. Chose assez étonnante, bien que du même millésime que le pommard, la couleur de ce chambolle-musigny laisse croire qu'il est plus jeune. Des parfums de fruits noirs, de griotte exultent au nez. Des notes de cuir, animales, s'expriment en bouche jusqu'à ce qu'un bouquet de violette et de rose s'offre à nous. Un vin jamais brutal, délicat, complexe, doté d'un corps sublime. En moi raisonne le mot "énorme". Ce vin est énorme. 

La cloche a sonné. Les élèves vont rentrer chez eux. Chouette pas de travail à faire à la maison ! Mais je serais prêt à parier que ces vins ont continué de cheminer sur les papilles des têtes blondes (et poivrées !) des heures durant, et continuent encore aujourd'hui. Car s'il est une particularité dans les vins de Bourgogne, c'est qu'ils demeurent gravés à jamais dans l'esprit de l'amateur, et le transforment au point d'en faire un être différent.    

Mon mercurey :

Mercurey, Clos Rochette, Domaine Faiveley.

Mon beaune rouge :

Aloxe-Corton, Les Valozières 1er Cru, Domaine Comte Sénart.

Mon nuits rouge

Gevrey-Chambertain, Lavaux Saint-Jacques 1er Cru, Domaine Dupont-Tisserandot.

Photo avec l'aimable autorisation de Jean-François Noël : le Village de Bercy de 1979 à 1983..

Commentaires

Chers lecteurs,

Après relecture des dernières notes, j'ai relevé un grand nombre de fautes de frappe, d'accords, d'orthographe. Le travail de relecture est le plus laborieux : on est très mauvais relecteur de son propre travail ! J'espère que je les ai toutes rectifiées et vous prie de bien vouloir m'excuser.

Bien à vous,

Fabrice.

PS : merci pour tous les commentaires autour des derniers Tupperwine. Heu, "TOUPOURWINE" ...

Écrit par : VINSURVIN (la rédaction) | mardi, 15 avril 2008

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