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samedi, 12 avril 2008

TUPPERWINE : 72 heures pour survivre.

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Alors que Tupperwine vient de fêter sa cinquième dégustation, votre humble serviteur se voit inquiéter par la société américaine Dart Industries, Inc, une filiale de Tupperware Brands Corporation, basé à Orlando, en Floride, qui demande  à VINSURVIN de retirer la marque TUPPERWINE de l'INPI. Au delà de l'aspect risible, voire absurde, de la situation , c'est la rencontre avec le monde de la propriété industrielle et le côté David contre Goliath que l'on peut retenir, a prori. Alors, que faire ? Céder ? Ou lutter ? 

Je ne sais pas vous, mais moi, devoir aller chercher un courier en A-R à la poste ne me rend jamais joyeux. Alors, cette nuit, je n'ai pas très bien dormi. A cela deux raisons. Tout d'abord, l'idée d'avoir à patienter deux heures au bureau de poste de l'avenue de Saint-Ouen pour retirer un courier n'a rien d'exaltant. Disons que cela vous laisse tout le temps de psychoter sur la nature du document en question. Avoir de l'imagination, c'est bien, mais quand elle déborde comme la mienne, cela peut vite devenir handicapant : "Ca y est, je me suis fait flasher sur les maréchaux à 37km/h avec mon Piaggio 125, je suis bon pour la taule." ; "Cher Monsieur, après étude de vos récentes déclarations d'impôts, nous sommes au regret de vous annoncer un différentiel de 12 560€, à régler dans les 24 heures." ; "Monsieur, votre appartement étant situé sur une zone irradiée, nous vous conseillons expressément de vous débarrasser de tout produit consommable (vin en particulier) dans les plus brefs délais." 

En fait, le courier provenait du Cabinet Plasseraud, Conseil en Propriété Intellectuelle, siégeant à Paris. Son objet : Demande d'enregistrement française "TUPPERWINE". Comme vous le savez certainement, sous les conseils de nombreuses personnes ayant trouvé le nom et le concept Tupperwine original, VINSURVIN a en effet déposé la marque TUPPERWINE à l'INPI en janvier dernier, afin d'en protéger l'identité. On peut aussi préciser qu'un malin dans le sud de la France a repris le nom à son compte en le renommant Tupper Wine Party. Différence majeure avec le concept de VINSURVIN, depuis quatre mois, pas une trace de dégustation sur le site de cet usurpateur...

M'écrivant au nom de Dart Industries Inc., le Cabinet Plasseraud m'informe que sa cliente me demande de :

          - retirer cette demande d'enregistrement dès que possible.

          - [m']engager à cesser immédiatement toute exploitation de cette marque pour les services couverts par cette dernière et

          - ne pas exploiter ou déposer à l'avenir cette marque ou toute marque similaire qui entrerait en conflis avec les droits antérieurs de notre cliente.

Sur le coup, je me sentis un peu comme Jessica Lange, en 1976, entre les mains de King Kong. J'eus également l'impression de me retrouver au coeur d'un film traitant de l'espionnage industriel, mais aussi dans la peau du pauvre corniaud français intimidé par le géant américain. Le pot de terre contre le pot de fer. Après l'émotion vint la réflexion. Reprenant les points un par un, je m'aperçus qu'aucun ne concernait les TUPPERWINE de VINSURVIN : "Retirer cette demande d'enregistrement" ? Mais, je ne suis plus au stade la de "demande", mon concept est inscrit sous le N° 08/3549506. "Cesser toute exploitaiton de cette marque" ? Mais je "n'exploite" rien, surtout d'un point de vue commercial et financier : il s'agit d'une bande d'amateurs de vin qui dégustent une fois par mois de 20h à 23h dans une pièce de 15m2 ! "Ne pas exploiter ou déposer à l'avenir cette marque (c'est la même requête que la précédente !) ou toute marque similaire (genre TupperLoire, remarquez VINSURVIN parle de TupperPiknik, TupperChampagne, Tupperdutôveste? Faut que je me  méfie...).

Puis vient la partie Intimidation ("Intimidation", en anglais) :

          En l'absence d'une copie de votre demande de retrait de cette demande d'enregistrement portant le cachet de l'INPI reçue avant le 17 avril 2008 (Ahhhh, dans 5 jours !!! Mais l'INPI est fermé le samedi et demain c'est dimanche... Il ne me reste plus que 72 heures pour agir... Le compte à rebours à démarré ... 72 hours to save the skin of my ass... Call me Jack Bauer, Bruce Willis or Wonderwowan), notre cliente nous a donné instructions ("Instructions", j'adore le terme, on se croirait dans Mission Impossible !!! J'attends la partie cet e-mail s'auto-détruira dans 25 secondes... Instructions de quoi? De m'éliminer? De faire sauter mon scooter ? De ne me coller que des classes d'intellos l'année prochaine?) de faire opposition. Ouf ! Je m'attendais au pire.

VINSURVIN a donc décidé de  se battre. Certes c'est du Armstrong contre Moreau dans le Tour 2005 mais aussi du Carquefou contre Marseille. Alors, allez savoir, il ne faut jamais partir vaincu et impossible n'est pas français. VINSURVIN n'a pas le choix. Sinon, il va falloir trouver un nouveau nom à nos dégustations mensuelles. Remarquez, j'ai réfléchi et j'ai quelques pistes, mais je me dois de mener ce combat contre la Tupperware Brands Corporation, c'est peut-être mon dernier. J'ai donc quelques nouveaux noms à vous suggérer. J'ai pensé à Coca Colwine, Mc Dowine ou BMdoubleWine. Non?

Commentaires

Bien joué Jack!
(Tupperdutôveste, j'adore)

Écrit par : Anne | samedi, 12 avril 2008

Tentative d'intimidation ! Tiens bon ! (reponds simplement TupperLaboule Dart Industrie)
Sinon y aussi Winee L'ourson ou Tupperrienpourattendre

Écrit par : Seb | dimanche, 13 avril 2008

Je pense que ces gens sont des serial-procéduriers, et qu'ils ne sont sensibles ni à l'humour ni à la bonne foi, arguments qui ont par ailleurs un succès mitigé dans les prétoires.

Un repli judicieux parait plus productif, surtout s'il s'assortit d'un concours de noms (avec une bouteille pour le lauréat !)

Au cas où, je suggère SuperWine !

Écrit par : Fab20 | mardi, 15 avril 2008

@ BoZo : tiens un revenant ! Content de te relire sur VINSURVIN.
Si tu te mets dans la peau d'un français lambda (c'est à dire qui ne boit que du bordeaux), le test n'est pas si simple (l'opération qui permet la mise en bouteille ; maladie de vigne ; ensemble nécessaire à la transformation du moût...) Mais ce n'est que mon avis. Après, avec l'Internet, tout devient plus simple... Pour moi, ce cadeau n'en est pas un. On me dit "gagnez un bon d'achat", sauf que je ne peux rien acheter : il n'y a rien à moins de 15€ et si j'ai la chance de trouver une bouteille à 12€, au total, elle m'en coûte le double ! Tu connais des gens prêt à mettre 24€ dans un vin générique? Cette offre n'a donc aucun intérêt, sauf si je peux me servir de mon bon au magasin, auquel cas, j'achèterai peut-être pour plus de 12€ de vin.
Bien à toi,

@ Fabrice : la mort dans l'âme, je vais tirer un trait sur le nom Tupperwine : figure-toi que j'ai pensé à la même chose que toi ! Maios, si je ne trouve pas mon bonheur... Alors, je réfléchis de mon côté...
Hè... à demain !!!
Biz mon Fafa.

Écrit par : VINSURVIN (la rédaction) | mardi, 15 avril 2008

Mais alors pourquoi avoir déposé la marque??? c'est comme mettre une grande pancarte :"Je suis là, tirez moi dessus"!!!

Écrit par : Supersalade | mercredi, 16 avril 2008

La réponse est dans l'article. Il suffit de lire.

Sans vouloir me débiner, déposer la marque n'est pas une idée de moi. Je ne savais même pas ce qu'était l'INPI. J'étais dans un esprit très amateur : ce qui comptait pour moi, c'était d'avoir un nom qui sonnait bien pour mes dégustations. Puis, dès que j'ai présenté le noim "Tupperwine" autour de moi, nombreux ont été les gens à me dire "c'est génial, il faut que tu déposes cette marque ; on va te la piquer ; c'est une super idée ; bla, bla, bla...". Dans un contexte totalement amateur, j'étais à cent mille lieux de me douter qu'on viendrait me chercher des pous. Maintenant, je n'ai absolument rien engagé, ni investi dans ce nom. Il ne me reste plus qu'à en trouver un autre, ce qui est plutôt excitant pour moi.

Si tu as une idée, tu n'as qu'à l'inscrire sur une pancarte et te poster en bas de chez moi. Promis, si l'idée est bonne, je ne tirerai pas dessus.

Écrit par : VINSURVIN | mercredi, 16 avril 2008

Je connais un jeune avocat spécialisé dans les droits d'auteurs, je pourrais lui en parler pour savoir ce qu'il en pense...
On en discutera ce soir de toute façon Fabrice.

Écrit par : C-Drick | mercredi, 16 avril 2008

Les commentaires sont fermés.

 
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