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dimanche, 30 mars 2008

Vente de vin sur Internet : bientôt interdite ?

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Après l'interdiction de parler du vin sur Internet : l'interdiction de vendre du vin sur Internet. A quand l'interdiction de produire et de consommer du vin ? C'est le quotidien le Parisien de ce jour qui met les pieds dans le plat en nous apprenant qu'une récente décision de justice contre le site Heineken.fr pourrait stopper net les ventes de vin français par Internet. Une fois de plus, à travers des lois à l'emporte-pièce, inadaptées et discriminatoires, l'Etat français met à mal toute une économie génératrice d'emplois et de croissance ainsi qu'un des plus beaux joyaux culturels français. Le gouvernement actuel saura-t-il s'attaquer au fléau que représente, pour la vinviticulture française, cette loi Evin ? Inquiétude chez les viticulteurs. Mais pas que.

Un article de Boris De La Cruz, tiré du Parisien du dimanche 30 mars 2008.

«Si on supprime nos sites Internet, nous sommes mal ! En restant dans sa cave, même en faisant le meilleur vin du monde, un vigneron n'attire personne, explique Serge Cosialls, directeur des caves Terra Ventoux, dans le Vaucluse. Internet permet de nous faire connaître. »

Des viticulteurs de la région sont inquiets depuis que la cour d'appel de Paris a confirmé, le 13 février, la condamnation du brasseur Heineken pour avoir fait de la publicité vantant ses produits sur la Toile.

D'ailleurs depuis, le site Heineken.fr - qui était poursuivi par l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa) - est inaccessible.

« Une épée de Damoclès au-dessus de la tête »

Les vignerons craignent que cette décision ne fasse jurisprudence, donnant un sacré coup d'arrêt à ce nouveau canal de vente qui marche très fort. On estime que le nombre de sites de vente de vin en ligne en France est désormais de plusieurs centaines. Leur chiffre d'affaires progresse sur un rythme d'environ 30 %. Un débouché précieux à l'heure où la viticulture française subit les assauts de la concurrence étrangère.

« La machine est lancée, on ne sait pas où elle s'arrêtera. C'est le monde à l'envers. Si on ferme les sites de vin français, les consommateurs étrangers ne pourront plus nous découvrir alors que les Français pourront facilement commander en ligne les vins californiens et étrangers », s'emporte Michel Blanc, président des producteurs de vins de Châteauneuf-du-Pape. « Depuis quatre ans, on a multiplié par quatre nos ventes sur Internet. On touche une autre clientèle », renchérit Christiane Théodosiou, responsable de la cave de Visan, dans l'Enclave des papes.

« Tous les sites Internet vendant vins et alcools ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête, confirme l'avocat spécialisé Pascal Goyard. La loi Evin, adoptée en 1991, ne mentionnait pas Internet puisque ce support n'existait quasiment pas à l'époque. Donc, tout ce qui n'a pas été prévu par cette loi n'est normalement pas autorisé. »

La solution pour échapper aux poursuites judiciaires consisterait à créer un site Internet en anglais, en «.com », qui bloquerait l'accès aux internautes français, en détectant l'origine de l'adresse. Certains vignobles du Bordelais auraient déjà opté pour cette solution, tout comme le brasseur irlandais Guinness... « Ils se privent de la clientèle française mais ne pourraient être menacés de poursuites », explique l'avocat.

En tout, trois sénateurs du Languedoc-Roussillon ont déposé fin février une proposition de loi pour inclure Internet dans les supports autorisés de la loi Evin.

ET VOUS ? ACHETEZ-VOUS DU VIN SUR INTERNET ? J'attends vos réponses et commentaires sur VINSURVIN.

samedi, 29 mars 2008

VINSURVIN interviewé !

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Vous connaissiez le verbe de VINSURVIN, vous connaissiez le visage de VINSURVIN, connaissiez-vous la voix de VINSURVIN? Interviewé par Bertrand Lenôtre (monsieur podcast), l'occasion vous est enfin donnée d'entendre cette corde suave, veloutée et vive. Comme du bon vin. Pour les photos dédicacées, voir avec ma secrétaire. 

Pas que le producteur de chroniques oenophiles se soit mis à la chanson, loin s'en faut! C'est juste qu'après les honneurs de la presse (la RVF, Ordinateur Individuel, Journal du Palais...) et le Wine Blog Trophy, votre humble serviteur se voit désormais podcasté. En clair : interviewé pour un site Internet. C'est le spécialiste du podcast, Bertrand Lenôtre, qui s'y est collé, pour GOOSTO.FR, un site spécialisé dans le gustatif. Pardon? Vous ne connaissiez pas?!! Moi non plus. Dans un bar à vin de la rue des Dames, Bertrand (dans le métier, on s'appelle par nos prénoms) m'a tendu la perche. D'abord intimidé et un peu effrayé de me faire cuisiner, comme ce cher Bill Bryson dans Book Tours, il a bien fallu se mettre dans la peau de l'arroseur arrosé. Et je dois avouer que j'y ai pris un certain plaisir (sauf quand il m'a demandé d'enlever mes lunettes de soleil parce que bon quand même l'interview n'était ni pour Paris-Match, ni pour Gala - Ah bon? C'est quoi ce site?!!) En attendant la télévision : confidences webophoniques sur le comptoir.

CLIC ICI POUR L'INTERVIEW de VINSURVIN

(dans la petite fenêtre Vinogoosto, cliquez sur PLAY)

vendredi, 28 mars 2008

Salon des Vignerons Indépendants : les vins 20/20.

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C'est le Salon des Vignerons Indépendants vient d'ouvrir ses portes (de Champerret), et VINSURVIN ne vous a pas glissé un ou deux tuyaux? Mais à quoi sert ce blog? Merci de voir avec le service consommateurs pour les réclamations. De retour du salon, et après quelques jolies trouvailles, VINSURVIN se rue sur son ordinateur, alors qu'il devrait être en train de corriger des copies. Vous me direz, dans les deux cas, il faut du rouge. Prenez une feuille, et notez : "Le monsieur me conseille deux cuvées par domaines."

Chablis. Domaine de la Meulière. Chablis 2006 : démonstratif à l'apéritif. Chablis 1er Cru, Fourchaume. A enfermer dans un coffre fort. (E29)

Saint-Chinian, Domaine des Jougla. Fantaisie des Jougla, un rosé-muscat... pas comme les autres! l'AOC Saint-Chinian rouge "Initiale" : terroir, vraie, du pur languedoc. (J3)

Faugères, Domaine de Valambelle. Fleur de Campanette, un blanc qui sent la pomme à cidre! Florentin Abbal Du réglisse Zan en finale! (B10)

Minervois, Château d'Agel. Les Bonnes, prenez-vous pour un nantis. Caudios : du soleil ce week-end! (D32)

Chateauneuf du Pape, Domaine la Millière. Côtes du Rhône Village : une entrée de gamme symphonique. Châteauneuf du Pape 2005 : de la griotte à en croquer. (B7)

Beaujolais, Didier Desvignes  ; Cahors, Lacapelle-Cabanac (H4)Graves, Chateau Toumillon (C13) : des valeurs sûres.

A défaut d'être muni de votre GUIDE DES VINS VINSURVIN (en vente dans toutes les bonnes  librairies), suivez les conseils de VINSURVIN ! Vous trouverez les emplacements de ces vignerons sur les grands panneuax à l'intérierudu salon. Bonne dégustation, bonnes trouvailles!

mercredi, 26 mars 2008

TUPPERWINE 5.0 : on a dit "pas d'filles".

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Après les réunions Tupperware, les réunions Tupperwine. Ne me dites pas que votre maman n’a pas accueilli une bande de sept huit rombières qui dissertaient, des heures durant, autour d’un café et d’un cake, sur des boîtes en plastique hyper pratiques. Souvenez-vous. Mademoiselle Le Blanc (77 ans) offrait un carambar. Sauf qu'il était au citron. Et j'aime pas le citron, moi. Madame Nedellec, et ses culs-de-bouteille devant les yeux, que je m'arrangeais à faire marcher dans la crotte de chien à son départ : "par ici, mademoiselle Nedellec", "Oh, merci mon petit François, tu es vraiment un ange." Madame Le Coinche débarquait avec ses rouleaux sur la tête : " Bonjour mademoiselle, c’est ici la réunion Tupère War ?" "D’abord, je suis pas une fille, je suis un garçon. Et la réunion a déjà commencé depuis une demie-heure. Le salon est au fond à gauche - chaussures."

" On a dit, pas d’filles ". TUPPERWINE  c’est un peu ça. Une bande de mecs qui parlent de vin pendant des heures autour de quatre, cinq bouteilles, gracieusement offertes par les meilleurs viticulteurs de l’ouest (de l’Europe). Et pour me venger de ces satanées vieilles peaux qui me prenaient pour une fille, tout ça à cause d’une mèche un peu longue sur l’œil gauche, ces réunions oenophiles se font entre garçons. Certains disent y avoir déjà vu des filles! La légende est en marche. Mais c'est faux. Il n'y a qu'à regarder les photos du T.4.0.

3h20 de film ! Au programme du TUPPERWINE 5.0l'Ardêche et le Château de la Selve, du talentueux Benoît Chazallon. Vous ne connaissez pas la région? Alors, vous allez la découvrir puisque j'aurai la joie de vous présenter mes films de vacances, 3h20 de sompteux paysages, avec en prime une magnifique séquence de 37mn sur une pie posée sur un cep de vigne. Silence, calme, repos. La nature s'exprime. Superbe. Et comme si cela ne suffisait pas, c'est 630 clichés de ces deux régions qui défileront au beau milieu de la dégustation. C'est cadeau. C'est VINSURVIN. Vous me remercierez après.  

Un poète sommeille en Toi. Le prochain TUPPERWINE aura lieu le mardi 8 avril, à deux pas de Montmartre, entouré de romans et de bons mots. Vous pouvez d'ores et déjà réserver votre place (pour 2 personnes) en rédigeant, par commentaire, un poème de quatre vers dans lequel vous exprimerez votre intérêt, ou votre amour, pour moi le vin! Par mail, vous recevrez alors votre invitation. A vos plumes et à très vite!

lundi, 24 mars 2008

Le tuyau de la semaine

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Alors que madame toulemonde, qui erre dans les rayons vin des supermarchés comme un homme  dans une boutique de sous-vêtements (pour femmes), se dirige vers un gewürtz pour accompagner la lotte de dimanche midi, puis un bordeaux supérieur (attention, c'est du bon, le supérieur) pour aller avec le fromage (le bordeaux avec le fromage, il n'y a rien de mieux pour faire remonter la lotte), VINSURVIN ambitionne aujourd'hui de faire faire à Odette quelques pas de plus dans le rayon vin et de pousser le chariot jusqu'aux appellations Sud-Ouest et Rhône (je sais, je suis utopiste, voire naïf). Pendant que Monsieur s'évertue à chercher une chemise de nuit pour madame, rose.

Convie ta colloc. Du blanc. Du rouge. Côtes du Rhône. Sud-Ouest. Mes quatre bonheurs de ce week-end. Souvenez-vous, madame Armand, qui m'avait acceuilli l'été dernier chez elle à Cairanne des cigales plein la bouche : la douce vient de me mailer pour savoir ce que je pensais du blanc qu'elle m'avait gentiment envoyé en échantillon il y a déjà quelques temps. Un seul flacon ne permettant malheureusement pas d'organiser un TUPPERWINE, je me suis organisé un Home Tupperwine ce week-end. Alors, le Home Tupperwine : what is it? C'est simple. Vous organisez une dégustation, dans votre salon, avec votre femme, votre colloc, votre concubine, votre voisine. Enfin, quelqu'un quoi, vous n'allez pas déguster tout seul. Parce que là, ça serait triste quand même. Et surtout très selfish. (Oh, le con, il nous soule à parler anglais). Du vin, à deux, dans un salon, ça s'appelle prendre l'apéro? Bon, alors, si vous le prenez comme ça...

Comme un voile de mariée. Ce cairanne blanc 2006 du Domaine Armand, classé "village" quand il mériterait largement l'"appellation Cairanne", est issu d'un assemblage de clairette et de marsanne (pas de viognier?). Nous l'ouvrons sur un dos de cabillaud en papillotte (pointe de crème fraîche, herbes de Provence), fondu de poireaux - carottes et riz. Première sensation : sa couleur est d'un doré éclatant. C'est époustouflant. Le premier nez oscille entre minéralité et garrigue avant que des fleurs et des fruits blancs (aubépine, violette, pêche, poire...) ne viennent adoucir le bouquet. Promenade en Vaucluse assurée. En bouche, le vin présente un très beau volume. La bouche est ample, large. Le fruit blanc est marqué en effet et on lui trouve des notes d'ananas. Un vin blanc net, bien équilibré, sans fioritures : comme un voile de mariée. Sa minéralité lui permet de bien se démarquer du poisson et le fruit se marie formidablement bien avec le fondu de légumes. L'accord marche également très bien avec l'ananas servi en dessert. Moralité : pensez aux blancs du Rhône! Crozes-Hermitage, Saint-Joseph et Côtes du Rhône Village sont l'assurance de grands moments oenophiles.

La grenouille qui se prenait pour un boeuf. Nous allons accompagner des lasagnes maison avec un vin de Cahors : Les Perdrix 2003 du Clos Troteligotte (100% malbec). Le vin diesel par excellence! Voilà un vin qui me plaît par le temps qu'il prend avant de livrer le meilleur de lui-même. Pas intellectuel, pas complexe pour autant, juste un peu dilettante, il faudra le caraffer une petite demie-heure avant ouverture. Blancs et rouges ont souvent besoin de passer par cette phase, de s'aérer afin de s'ouvrir et de révéler tous leurs charmes. Ce cahors est mou et anarchique à l'ouverture. Comme en plein rêve, en pleine réflexion, il est un peu brouillon au réveil. Dans une impression de truisme et d'ennui, les cerises et les fraises des bois font ce qu'elles peuvent pour se montrer mais c'est insuffisant. Les tanins sont viriles et le tout fait flop derrière! Le vin semble pourtant charpenté! Comme la grenouille qui se prenait pour un boeuf. Mais après avoir pris l'air et s'être remis les idées en place, le vin s'est transformé : il a gagné en concentration, comme s'il s'était habillé. Les fruits sont gouleyants et les tanins se sont fondus dans une harmonie soyeuse. Des fruits noirs et des épices entrent dans la danse. Belle matière, belle richesse, belle concentration (caractériqtique constante dans les 2003, le millésime de la caniciule) mais rien de présomptueux ou de fat. Pire, d'indigeste. Voilà un cahors comme on les recherche, tout simplement. Sans vouloir stéréotyper ce vin, La Perdrix 2003 répond à l'idée que je me fais d'un cahors. Il n'est pas sans me rappeler un Château Quattre, référence en la matière. Enfin, je dois bien avouer que je serai fier de présenter ce vin et ses acolytes, lors d'un prochain TUPPERWINE.

Le vin vous contera une histoire. Le lendemain, le cairanne a épaissi et nous livre une palette de fruits blancs très mûrs et sucrés. Un délice! Le cahors offre lui après plus de 24 heures en bouteille un  bouquet fantastique de griotte, de tabac et de torréfaction. Il est superbement concentré et a tourné au velour en bouche. Bon sang! Fantastique expérience. N'ayez pas crainte d'ouvrir une deuxième bouteille à table. Elle ne sera pas perdue s'il en reste. Au contraire, c'est un superbe investissement olfactif et gustatif. Car le vin continue de s'éveiller, d'évoluer, de vivre. Et après plus de vingt heures d'ouverture, les meilleurs n'hésitent pas à vous dire des histoires, à vous, qu'entouré de tout ce monde votre vin n'aura osé conter la veille.

Photo : Pierre Amadieu.

vendredi, 21 mars 2008

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Puisqu'aujourd'hui il faut communiquer, et bien, je vais communiquer. Et avec beaucoup de plaisir. VINSURVIN n'a rien à vendre, juste un peu de bonheur à distribuer ! Je vais donc dire merci aux vignerons de France et de Navarre sans qui ces dégustations ne seraient pas possibles. Merci également à ceux et celles qui on acceuilli ces quatre premiers TUPPERWINE, les dégustations made in VINSURVIN. Et je suis certain que les veinards y ayant participé s'associeront à moi ! L'année 2008 est bookée et déjà 2009 se profile à l'horizon!

Alors, pour ce faire, voici un petit florilège d'e-mails et de commentaires récemment publiés et postés sur VINSURVIN pour que les TupperWineMakers se rendent un peu compte des retombées de ces dégustations. Car si on ne leur a pas encore passé une commande de 50 cartons de leur vin, qu'il sache que VINSURVIN travaille actuellement sur la "vente" de leur vin via un site relais (désolé, je ne maîtrise pas le language commercial) : un travail de grande ampleur dont ils seront tenus au courant.

Ils sont vignerons, tupperwiners, amateurs de vin et d'escapades en France, lecteurs de VINSURVIN (et viennent de loin!) et ils nous disent leur désir de faire déguster leur vin, leur joie d'avoir acheté du bon vin en suivant les "conseils" de VINSURVIN, leur bonheur d'avoir participé aux Tupperwine...

VINSURVIN,  producteur de bonheur oenophile!

Bonjour,

Je suis régulièrement votre blog et prends plaisir à découvrir de nouveaux domaines grâce à vos commentaires.

Je suis un tout nouveau producteur dans le sud de la vallée du Rhône et je souhaiterais vous faire découvrir à mon tour mon vin, afin que vous puissiez m’en faire quelques commentaires et peut être, si vous prenez plaisir à le déguster, en faire part à vos lecteurs…

La mise de mon premier millésime (2007) est prévue fin avril, et si vous me transmettez vos coordonnées postales je pourrai vous adresser un échantillon et une fiche technique.

Vous pouvez dès à présent suivre mon quotidien dans les vignes sur mon blog : www.mantes.canalblog.com

Au plaisir de vous lire.

Cordialement.

Pierre DOUMENGE

Vigneron

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Bonjour, Bravo pour votre blog. Je suis du Québec et j'adore lire vos billets. Michel Verdon.

 

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Bonjour, 

Sous vos conseils avisés, je me suis rendu d'abord au Petit Vincent à Varrain puis chez Drussé lors d'une escapade dans la Loire. Et bien je dois dire que les commentaires que j'ai trouvé sur ce blog se sont vérifiés. Un bon accueil, de bons vins et un beau soleil en prime.

Ma cave et mon palais vous disent merci.

Félix.

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Bonjour,
Je profite de cet excellent article pour passer une annonce auprès des cavistes qui veulent distribuer mes vins... tarifs sur demande....
Pour ceux qui veulent découvrir la région de Saumur:
www.producteurs-de-saumur-champigny.fr 
ou
www.vigneron-independant.com
Cordialement.
Th. Dézé  Passionnément vigneron

 

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Bonjour,

j'habite le val de marne et suis trés intéressé par vos vins

merci de m'indiquer l'adresse de vos revendeurs en région parisienne

mw

 

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Merci à vinsurvin pour cette superbe séance de dégustation il y a quelques jours!
 
Comme je n'y connais que dalle et que je n'ai aucun snobisme en la matière, je demande humblement au webmaster d'avoir l'obligeance de me donner le nom de cet incroyable vin blanc dégusté en premier.
 
La soirée qui suivit fut vraiment un excellent moment.
Merci d'avoir tout organisé.
 
A bientôt
 
Victoire

 

mercredi, 19 mars 2008

Ze news in ze wine.

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Dans l'eeeeeeeeeexcellent Mel Viticole de la semaine :

A LA UNE 

A l'heure où la priorité d'une agriculture raisonnée et respectueuse de l'environnement est plus que jamais affichée, la suppression des Avertissements agricoles® n'est pas sans laisser les professionnels perplexes. Et les agriculteurs devront probablement mettre la main à la poche pour continuer à bénéficier de données sur l'évolution des maladies et des ravageurs.

OCCASION A SAISIR

 Pulvérisateur Viti.Prix HT 7750€.

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Consommation d’alcool : Boire du vin... avec modération

Le secteur viticole européen lance ce mardi 18 mars le programme «Le vin avec modération,

Art de vivre», qui encourage à la modération et à la consommation responsable. Suite.

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Les arabes deviendraient-ils spécialistes du vin ?

 

C'est ce que l'on peut se demander à la lecture d'un article intitulé « Les arabes nouveaux spécialistes du vin! ». Il est paru sur le site internet « Tunisie Affaire », portail d'informations économiques tunisien. Suite.

Vers une loi autorisant la publicité pour le vin sur internet ?

 

Faudra-t-il fermer tous les sites internet qui évoquent un vin, un cépage, une appellation, voire un territoire ? Pour l'éviter, trois sénateurs ont rédigé une proposition de loi pour inclure internet dans les supports autorisés pour la publicité en faveur du vin. Suite.

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VINSURVIN, Producteur de Chroniques Oenophiles. Prochain Tupperwine le mardi 8 avril. Inscriptions.

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mardi, 18 mars 2008

Mon Rhône à la cote.

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Gigondas et les Dentelles de Montmirail.

 

Quatre appellations mythiques du Rhône étaient représentées à la Brasserie du Printemps Haussman, lundi soir. Entre puissance et élégance, matière et finesse, fruit et garrigue, du nord au sud, les trois derniers millésimes sont époustouflants. L'occasion pour votre humble serviteur de passer dire bonjour aux viticulteurs et viticultrices que l'on ne présente plus sur VINSURVIN et de faire de remarquables découvertes. Carnet de dégustation, crayons (et verre) en main, tel un journaliste en herbe, mais loin d'écrire un roman-fleuve, embarquons sur le Rhône! 

Crozes-Hermitage, Gigondas, Saint-Joseph, Vacqueyras... autant de villages et de vins qui sonnent comme la promesse de moments incomparables. Alors quand mademoiselle Olive m'adressa un mail et une invitation à cet événement, j'eus quelques frissons à l'idée d'observer, d'humer et de me délecter de ce qui fait de mieux sur la planète. Pourquoi tant d'éloge à l'égard de ces vins? Pour faire simple : parce qu'ils sont succulents.  Plus prosaïquement, parce qu'ils dégagent de tels arômes (fruits rouges, fruits noirs, thym, laurier, sauge, tabac...) qu'ils ne peuvent laisser nulle âme insensible. Par ailleurs, ils accompagnent merveilleusement un boeuf braisé, un magret de canard, ou encore, de la cuisine asiatique. On est loin de ces vins trompe-l'oeil qui n'ont de supérieurs ou de cru que la mention sur l'étiquette.

Que le consommateur lambda, timide et estimant "ne rien y connaître en vin" se sente écrasé par l'hégémonie vitico-commerciale du seigneur aquitain est une chose! Mais qu'il passe à côté de ce que son pays a de plus beau à lui offrir est un crime. Qu'il ignore les joyaux du Sud-Est est une hérésie. Qu'il ne puisse pas un jour se prosterner devant un Gigondas, un Crozes, un Rasteau ou un Saint-Joseph est un drame culturel. Ne jamais avoir bu un Cairanne, un Cornas, un Vinsobres (passé cru en 2006, merci SVIR, et félicitations!), ou même un village (Rasteau, Sablet, Visan...) devrait être aussi invraisemblable que de ne pas être fichu de nommer le premier ministre ou de siffler la marseillaise!

Sous l'immense dôme de verre de la Brasserie Haussman, je file d'abord rendre visite à Pierre Amadieu, avec qui nous conquetons un prometteur Tupperwine pour dans les mois à venir. Petit tour d'horizon.

  • LES VINS PIERRE AMADIEU.

Gigondas, Grande Réserve 2004. Grenache, syrah. Nez intense de fruits noirs et mûrs (pruneaux). Bouche veloutée ou fruit et notes de garrigue se marient à merveille.  Longueur et finale poivrée. Bel équilibre nez-bouche. Générosité et simplicité sont associées ici pour rendre un vin d'une très grande qualité.

Gigondas, Grand Romane, 2005. 65% grenache, 20% mourvèdre, 15% syrah. Un vin atypique, au nez extrêmement parfumé. Fruits noirs, fruits rouges, enrobés de vanille laissent place à des notes de romarin, d'olive noire. Une finale tout en longueur sur du réglisse et de la menthe sauvage. Quel vin! Symbole du Gigondas par excellence. 

Egalement degustés : Saint-Joseph, 2005,100% syrah. Fruits noirs, minéral, granitique, herbacé, encore un peu fermé. Terroir et complexité. Crozes-Hermitage 2006, 100% syrah. Fruits rouges, cerise, sous-bois, thym, garrigue. Volume et fraîcheur.  Gigondas Romane-Machotte 2006, grenache 80%, syrah 20%. Des tannins avant que le suave et le fruit ne viennent séduire le palais. Vin à suivre. Personnalité et subtilité. Vacqueyras 2006. Grenache 70%, syrah 25%, cinsault 5%. Un nez encore pudique dévoilant des notes de fruit noir et de garrigue. La bouche est ronde et dévoile le velouté du grenache. Sans austérité, avec une certaine complexité, fruit noir, laurier, thym et sauge se confondent en bouche. Du cacao apparaîtra sur le temps. Le vin doit encore se mettre en place mais s'avère prometteur.

  • DOMAINE DE FONT-SANE, M. et Mme Cunty : la découverte! Monsieur est aux vignes, madame à la vignification. Sympathique moment passé avec ce charmant couple de vignerons dont le vin présente beaucoup de caractère et de féminité.

Gigondas, Tradition 2005. Un assemblage de cinq (des sept) terroirs de Gigondas. Derrière de flatteuses notes de sous-bois, des arômes de fruits rouges et noirs (myrtille, mûre), de garrigue et d'épices. Des tanins déjà mûrs et fondus. De l'originalité, de la finesse : ce vin déroutant ne laisse pas insensible. Je me délecte et grifonne peu de choses dans mon carnet sinon TB !!! Je suis conquis.

Terrasses des Dentelles 2005. Encore un vin que j'ai dégusté sans prendre la moindre note, si ce n'est "finesse" et "complexité"! L'échange avec Véronique Cunty est riche et il n'est pas rare que nous tombions tout à fait d'accord sur la personnalité de ce vin. Ce vin nous réservera bien d'autres surprises avec le temps, c'est manifeste. Superbe vin. A découvrir impérativement. Affaire à suivre sur VINSURVIN et lors d'un TUPPERWINE...

  • CAVE DES CLAIRMONTS

Un très joli Crozes-Hermitage bio 2005 qu'il faudra suivre de près. Un nez présentant une formidable palette aromatique. Une bouche fine, nette, fruitée. L'impression de boire un vin pas comme les autres. Mais, c'est ça le Rhône : l'impression de boire des vins pas comme les autres!

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Vignoble de la Machotte, Gigondas. 

 

Photo 1 : VINSURVIN. Photo 2 : P. Amadieu.

jeudi, 13 mars 2008

VOTEZ VINSURVIN!

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A QUELQUES JOURS DU DEUXIEME TOUR, 

JE VEUX EXPRIMER TOUTE MA GRATITUDE AUX PARISIENS ET AUX PROVINCIAUX

QUI DES LE PREMIER JOUR ONT ACCORDE A MON BLOG

LE SCORE SANS PRECEDENT DE 20,20% DES SOUFFRAGES.

PAR CE VOTE D'ADHESION A MES CHRONIQUES

ILS ME PROUVENT TOUTE LEUR BIENVEILLANCE

ET JE VEUX VOUS DIRE MA VOLONTE D'HONORER LEURS CLICS.

CHAQUE MOIS, VOUS ETES PRES DE 2OOOO A VOUS RENDRE SUR VINSURVIN

AFIN DE GLANER QUELQUES INFORMATIONS

QUI UNE BONNE BOUTEILLE POUR CE SOIR, QUI UN ACCORD MET/VIN,

QUI UNE CHRONIQUE SUR UNE REGION DE FRANCE.

VOILA DEJA DEUX ANS QUE VINSURVIN OEUVRE POUR  

LES BONS PETITS VINS DE FRANCE ET DE NAVARRE,

ET VINSURVIN SE DOIT DE POURSUIVRE SON OEUVRE.

VIGNERONS, CAVISTES, LIBRAIRES, AMATEURS,

JE SERAI LE BLOGUEUR DE TOUTES ET DE TOUS,

UN  BLOGUEUR LIBRE, SOUMIS A UNE SEULE EXIGENCE :

CELLE DE MES LECTRICES ET DE MES LECTEURS.

ENSEMBLE, SI VOUS LE VOULEZ, NOUS CONTINUERONS A EXPLORER

 TOUT CE QUE LE TERROIR FRANCAIS (MAIS AUSSI ETRANGER)

A DE MEILLEUR A NOUS OFFRIR,

SUR VINSURVIN ET LORS DES TUPPERWINE !

BIEN OENOPHILEMENT.

VINSURVIN, PRODUCTEUR DE CHRONIQUES OENOPHILES.

mercredi, 12 mars 2008

Alsace Enfin Je te Découvre.

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Animé par la charmante Yvelise Sicard, le Conseil Interprofessionnel des Vins d'Alsace (CIVA) organisait au Grand Hotel, rue Scribe, à deux pas de l'opéra, une dégustation réunissant 80% des grands crus alsaciens, lundi 10 mars. L'occasion pour VINSURVIN de découvrir cette région, véritable absente (et inconnue) du blog producteur de chroniques oenophiles, et de l'y faire décoller.

Pourquoi diable VINSURVIN n'aborda-t-il jamais les vins d'Alsace? Comment peut-on aimer le vin et être aussi ignorant? Séquence flagellation terminée. Tentons, somme toute, d'expliquer cette malheureuse carence! Argument numéro un (vile et futile) : la forme de la bouteille (la flûte d'Alsace) m'a toujours un peu rebuté, comme celle du Picpoul de Pinet, vin pourtant souvent délicieux. Soyons donc clair : ne pas se fier aux apparences demeure une devise tout à fait fiable. Deuxième raison (géographique) : votre humble serviteur accorde beaucoup d'importance au terroir et à la rencontre avec le vigneron. Entouré de connaisseurs à même de m'éclairer sur notre sujet, je peux alors me lancer avec prolixité. Le tableau était nettement moins glorieux jusqu'à présent : seul devant ma bouteille de Riesling achetée chez un caviste, muni du guide "l'Alsace pour les nuls", de mon cahier d'allemand LV2 de 4ème et de ma boite de paracétamol, je flirtais avec la dépression.

"L'Alsace, c'est 3% du vignoble français (dont 90% de vin blanc). C'est 1/3 du marché du vin blanc en France," martèle Yvelise Sicard, lorsqu'enfin elle a un peu de temps à m'accorder! "Il faut amener les consommateurs à penser à l'Alsace et sortir de cette image de vins blancs qui font mal à la tête. En plus, une nouvelle génération de vignerons arrive, bourrés de talent et avide de faire des vins de qualité". Alors, à quand un Tupperwine Spécial Vins d'Alsace? Yvelise me propose un déplacement en Alsace pour y rencontrer des vignerons et découvrir la région. Et bien voilà! Allez, place aux vins dégustés!

Domaine Etienne Loew. Pinot Gris 2006, Grand Cru Engelberg. Un nez d'agrumes, de pomme verte, de poire, d'aubépine, puis de fruits jaunes mûrs (abricot, pêche). En bouche, une jolie sensation de fraîcheur, de vivacité, avant de glisser langoureusement vers des notes plus douces, soutenues par une belle acidité. Les seuls 9g de sucre résiduel s'expriment sobrement. Le plaisir se raconte sur la longueur et ce sont des notes de silex qui viennent parapher un ensemble très harmonieux. Un vin droit, net et bienfaisant.  

Gewurztraminer 2006, Grand Cru Altenberg de Bergbieten.

Une très jolie robe dorée, nez boisé évoluant vers des notes de fruits très mûrs (abricot). Une bouche riche et grasse de miel, de petites fleurs. Et toujours cette acidité maîtrisée, véritable épine dorsale qui fait que le vin n'est pas simplement et banalement liquoreux. Appréciant ce type de vin depuis peu seulement, j'éprouve beaucoup de plaisir à déguster ce Gewurtz qui n'est pas sans rappeller les Coteaux de l'Aubance. A ouvrir un dimanche après-midi, autour d'un gâteau ou d'une salade de fruits.

Domaine Pfister. Riesling 2005, Grand Cru Engelberg (GCE).

Premier nez de fruits mûrs fondant vers beaucoup de fraîcheur et de puissance. Bouche fraîche et poivrée. Une variété de notes se bouscule en bouche : agrumes et fleurs blanches dominent. C'est fleuri, gai, printannier. Finale élégante et minérale. De la puissance associée à beaucoup de finesse. Super vin. Excellent à l'apéritif, par exemple. Riesling 2004 (GCE) également dégusté.

Riesling 2000, GCE.

Nez réservé de pruneaux, de mirabelles, de vieux alcools. Le vin a gagné en rondeur mais conserve une jolie acidité. De l'élégance, et une finale sur un zest de citron vert. Beaucoup de classe. Beaucoup de plaisir.

Jean Becker. Agriculture biologique. Riesling 2006. Grand Cru Schlossberg (GCS).

Nez superbe de fruits rouges, de cerises. Pointe légèrement grillée. Bouche ample, riche, complexe, vive, sur des notes de fruits rouges, d'agrumes. Finale minérale associée au sous-bois. Très belle longueur. C'est magnifique. 

Riesling 2004. Grand Cru Froehn.

Nous passons directement au 2004 car le 2005 a été déclassé par la maison, ne l'estimant suffisamment à la hauteur pour être classé en grand cru. Il devient donc un "tradition"... de luxe! Ce 2004 est ample, gras, riche. Quelle chair, quelle complexité! Des notes de pamplemousse envahissent la bouche, puis c'est un bouquet d'acacias qui vient tapisser le palet. Beaucoup de vie, de fraîcheur. C'est somptueux. 

Muscat 2006. GCF. Dieu sait ce que j'aurais répondu à l'aveugle...Quand exotisme et acidité se marrient à merveille... Très belle robe brillante aux reflets pétales de rose. Quelle complexité! Cette richesse aromatique nous conduit vers moult chemins. Nez exceptionnel et flatteur développant des arômes délicats et frais. La finale est aromatique et longue. Je craque!

Pinot Gris 2004. GCF. Nez de mirabelle, de fleurs blanches : une subtile association de fruits et de fleurs. Une bouche pleine d'élégance, de joie et de fraîcheur. C'est droit, bien équilibré. Finale marquée par une harmonieuse amertume. Un coup de coeur également.

Photo : Sylvain Roy, photolinternaute.

lundi, 10 mars 2008

Vin de Loire dort comme un...

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Comme les hommes (qui a dit "et contrairement aux femmes"? Ah, non, je ne le tolérerai pas.), le vin a souvent besoin de quelques années pour exprimer tout son potentiel, offrir le meilleur de lui-même, trouver une certaine forme de plénitude. Lorsque certains vins nécessitent du repos des décennies durant, l'amateur patientant ne serait-ce que trois ans peut tout à fait profiter de cette sagesse. 

Il est des vins qui vieillissent mieux que d'autres. Pire, il en est que l'âge bonifie! Les années passant, et après avoir traversé plusieurs phases, le nectar objet de tous nos désirs va atteindre ce que l'on appelle son apogée. De là à dire qu'il n'est pas "buvable" lors de sa prime jeunesse, il y a un pas. Mais, les spécialistes, dont votre humble serviteur ne fait pas partie, s'accordent à dire, qu'effectivement, un vin ayant sommeillé dans d'excellentes conditions de garde pendant de longues années (dix, vingt, quarante années, voire bien plus), conduira le dégustateur vers des contrées bachiques rarement explorées. Parmi les millésimes exceptionnels, on compte notamment 1921, 1949, 1959 et 1990 (sur l'ensemble du territoire),  1995 (Loire et Rhône), 1996 (Bordeaux), 2000 (Bordeaux, Chateauneuf du Pape, Gigondas), 2003, 2005 (Bordeaux, Bourgogne, Loire, Rhône). Comparativement, 1956 fut catastrophique, 1980 médiocre et 2002 moyen à médiocre. Entre autres. On dit aussi que les millésimes de 1939 à 1945 n'eurent pas pas bon goût.

Parallèlement, il est des vins qui ne peuvent pas, et qui ne doivent pas, passer certains caps temporels. Ce ne sont pas des vins de garde. Attention, ce n'est pas parce qu'un vin n'est pas de garde qu'il n'est pas de qualité. Tout naturellement, il ne possède pas les critères (cépage, appellation, terroir, sucre résiduel, acidité, vinification) qui font d'un vin un vin de garde. De même qu'on n epeut pas décréter que certaines régions françaises (comme la Loire) ne sont pas propices à la garde. Certains Chinon peuvent tenir dix années. Et si les vignerons ligériens se gardent bien de vous promettre 15, 20 ans de garde, je ne serais pas étonné de trouver dans leurs caves des étiquettes affichant des millésimes inférieurs à 1990, et pas uniquement par esprit de collectionneurs.

Le flacon ouvert aujourd'hui affichait 2004. Un gamin me direz-vous! Sauf que ce Saint-Nicolas de Bourgueil (Les Graviers, de chez David Drussé) n'a pas vocation à vieillir. En 2005, votre humble serviteur décrivait une robe rubis éclatant, un nez expressif et pur, des arômes de fruits rouges évoluant vers des notes d'épices et de fruits macérés dans l'alcool, une bouche ronde et grasse se développant avec un équilibre parfait et une élégance rare. Une trame tanique présente mais pas outrancière (Archives). Mars 2008 : la couleur est aubergine, claire. Le nez est plus discret mais nourrit toujours des arômes de fruits rouges mûrs. Dans un parfum homogène et discret, le côté "fruits macérés" persiste et le nez demeure épicé. Fraîcheur et vivacité se sont amenuisées. En bouche, le vin a conservé un beau volume mais n'a plus ni l'attaque, ni la chair "d'antant". Le fruit est là mais il se confond avec d'autres notes, offrant à l'ensemble une certaine complexité. La puissance typique du cabernet fait un peu défaut. Les tannins se manifestent mais qu'est-ce qu'ils se sont arrondis. Ce Gravier est devenu ce qu'on appelle volontier un "vin léger", souple et agréable à boire. Les qualités intrinsèques du vin, celles que l'on devine et que l'on estime si prometteuses chez les grands vins de garde dans leurs premières années, ne se sont pas exacerbées. Au contraire, elles se sont joliment fondues dans un décor très harmonieux. Pour être franc, bien qu'encore très agréable, il est temps de boire ce vin qui a désormais quatre ans. Pour l'anecdote, ce vin avait fait l'unanimité lors du Tupperwine 3.O. Ce vin de Loire a donc peu, mais assez, et bien vieilli. En l'espace de quatre ans, il a finalement trouvé une certaine sagesse pour devenir vraiment agréable, et n'a rien perdu de son caractère.   

dimanche, 09 mars 2008

Du bon vin? C'est Paris ci!

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Demandez le programme! Au programme de ce Tupperwine 4.0, des vins du sud de la France, du Var pour être plus précis. Du blanc, du rosé, du rouge, il y en aura de toutes les couleurs. N'exagérons rien, mais j'ai lu récemment que les vins du Château Thuerry sont des grands vins de Provence marriant avec une grande efficacité l’audace, pour leurs assemblages très originaux, et la finesse, pour le plaisir gustatif qu’ils génèrent. C'est vrai qu'outre le fait que je fus séduit lorsque je découvris ce vin (et ce cégage rolle), il va de soi que je ne vous proposerai jamais un vulgaire grand vin de B. lors d'un Tupperwine, ou un produit élaboré dans les laboratoires de certains marchands de sirop de raisin boisé et vanillé, non, mais, mon cher, c'est une gallégeade? 

Pour participer aux prochains Tupperwine, rien de plus simple : il vous suffit, en toute courtoisie, et par commentaire, de répondre à ce quiz hyper difficile (ex : 1A ; 2C ; 3B ; etc...). Mine de rien, ces dégustations sont quand même réservées à des intellos. Merci également de laisser un mail valide afin que je puisse vous envoyer votre invitation, le cas échéant. Enfin, auriez-vous la gentillesse de me prévenir par mail vinsurvin2020@yahoo.com, dans la mesure du possible, si toutes fois vous aviez un empêchement? Et ce, afin de libérer de la place ; quatre gagnants ne s'étant pas déplacés la dernière fois... Clôture du quiz : lundi 10 mars, 19hOO. Seront sélectionnés Les 10 premiers gagnants.  Bon quiz et bonne chance!

1. Le vendangeur a un travail : A. mensuel ; B. saisonnier ; C. quotidien ?

2. Le beaujolais est fait à partir du cépage : A. gamay ; B. pinot ; C. merlot ; D. cabernet ?

3. L'élevage minimum du vin jaune est de : A. 4 ans ; B. 6 ans ; C. 8 ans ? 

4. A l'analyse gustative, la rétro-olfaction détermine et affine : A. les arômes ; B. les saveurs ; C. la robe ?

5. Avec du raisin noir, on peut faire : A. du vin blanc ; B. du vin blanc ou du vin rosé ; C. du vin blanc, du vin rosé ou du vin rouge ?   

NB : ce quiz est tiré du Grand QCM du Vin, par Kilien Stengel, aux Editions Dunod.

 
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