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lundi, 18 février 2008

Bio en bisbille.

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L'article de divine-comédie.com intitulé vins de Bourgogne : le bio peut-il devenir l'ennemi du bien? a suscité l'intérêt chez de nombreux lecteurs, à en croire les commentaires. Et c'est tant mieux.

L'auteur de ce blog n'est pas pro-bio. Je dirais même au contraire. Pas que la protection de l'environnement ne soit pas un leitmotiv chez VINSURVIN : l'arrivée en trombe du bio sur les marchés et les étales des grandes surfaces, sans compter les coopératives bio, il y a quelques années, a traduit une prise de conscience non négligeable et salvatrice pour la protection des sols et des consommateurs. De ce point de vue, l'entrée dans une nouvelle ère fut noble. Je ne vous ferai pas une thèse sur le sujet. Cependant, divers éléments me dérangèrent lors du boom du phénomène bio.

Le premier fut l'effet de mode indéniable. Au moment où le transgénique économico-industriel faisait lui son entrée en force dans notre quotidien, le bio apparaissait comme une recette, louable, mais un peu paillette, face aux dents longues des gros groupes agro-alimentaires. Des consommateurs écologiquement négligeants jusqu'à présent (tri des déchets baffoué, utilisation de la voiture à outrance, gaspillage ostentatoire de l'eau et de l'énergie) se découvraient soudainement une passion pour l'environnement. Il devenait de bon ton de le mentionner dans les dîners en ville. La révolution était plus culturelle, sociétale, tendance, que profondément écologique. Après les bobos, les bio-bios. Cela ferait un feu de paille.

Le second critère qui me fit tiquer concernait la nouvelle ségrégation qui venait s'instaurer entre les consommateurs : le bio s'adressait, et s'adresse toujours, à des gens ayant les moyens de se payer des légumes jusqu'à deux fois plus chers que d'autres. Je caricature peut-être un peu, mais, en somme, vous avez de l'argent, vous mangez non pollué. Vous êtes pauvre, à vous les nitrates. La recherche de la qualité est une chose que je défends, ce n'est pas le problème. Seulement, elle se fait trop souvent au détriment de la majorité. Economiquement, je vous laisse apprécier les écarts bio/non bio avec ce comparatif de Diane Mottez de linternaute.com

Produits

Marchand bio (Naturalia)
Supermarché en ligne (Ooshop)
Produit bio (logo AB))
Grande marque
Marque distributeur
Huile d'olive vierge extra 75cl
7.47 euros

5.83 euros

5.68 euros
(Maille)

3.7 euros

4 yaourts nature
(4 x 125 g)
1.6 euro
          1.31 euro             0.86 euro
         (Danone)

               0.65 euro

6 oeufs (calibre gros)
2.27 euros
2.20 euros
2.02 euros
(Loué)

1.19 euro

emmental rapé 100 g (45 % de mat. grasse) 1.82 euro 1.35 euro 1.1 euros
(Entremont)

0.9 euro

Camembert 250 g
(45 % de mat. grasse)
2.95 euros 2.03 euros
(pas de produit bio)
2.03 euros
(Rustique)
1.8 euro
2 steaks hachés frais 200 g
(5 % de mat. grasse)
3.95 euros 3 euros 2.17 euros
(Fleury Michon)
2.17 euros
(pas de marque distributeur)
Jus d'orange 1 L (100 % pur jus) 3.28 euros 2.27 euros 2.35 euros (Andros)

1.75 euro

Total
23,34 euros
17,99 euros
16,21 euros

12,16 euros

Note : Nous avons pris des produits tout à fait équivalents (poids, teneur en matière grasse...) En cas d'absence du produit correspondant, nous avons pris le produit de marque disponible. Sur la globalité de notre panier, la différence de prix entre le bio acheté dans un magasin spécialisé et des produits équivalents de marque distributeur est de 48 % !

Le troisième aspect qui me dérangea avec le bio était que, venant de Bretagne, je connais nombre de paysans ou de simples gens lambda qui vous vendent des poulets, des lapins ou des légumes d'une qualité irréprochables pour des sommes modiques. Pas de pulvérisations de produits, que du 1OO% naturel, des produits exceptionnels, non labellisés bio pour autant. Et ce malgré les épandanges peu regardant d'un certain nombre d'agriculteurs, dégradant considérablement la nappe phréatique et les bors de mer.

Côté vin, je ne prêche pas pour le bio. Les plus grands crus bordelais et bourguignons sont-ils issus de l'agriculture biologique? Pas à ma connaissance. Il m'arrive d'en goûter (du vin bio). Comme tout vin, parfois, un bio me plaît, parfois non. C'est aussi simple que cela. Par expérience, on reprochera à certains vins issus de l'agriculture biologique  de destabiliser l'amateur et de s'éloigner de ce que l'on attend d'un vin. Mais ce n'est pas une règle générale. Avec le vin, le bio se doit donc d'être très bien maîtrisé, car il peut révéler des goûts quelque peu... étranges. Certains des vins dont VINSURVIN parlent sont bio, mais je n'éprouve pas le besoin de le préciser. Beaucoup des vins abordés sur VINSURVIN sont issus d'une agriculture dite "raisonnée". Ce qui est le cas des "vignerons indépendants". Mais quelle est la valeur de ce type d'agriculture sur le terrain? Peut-être eux nous le diront.

Lorsque l'on discute avec les vignerons, ils abordent de plus en plus l'aspect écologique de leur métier : moins de souffre, de pulvérisations, une vigne un peu plus livrée à elle-même... Ne pas se leurrer, la motivation est également économique : les produits chimiques coûtent très chers. Alors, quand on peut s'en passer... Par ailleurs, un peu comme les poumons d'un ancien fumeur, lorsqu'un terroir a été saturé de produits chimiques des années durant, a-t-on idée du temps qu'il faut à la terre pour s'affranchir de ces saloperies? 

En substance, on ne peut que se féliciter de la volonté des agriculteurs et des vignerons de travailler dans le respect de l'environnement et de notre santé. Si le bio est strictement réglementé, l'agriculture dite "raisonnée" ne va pas dans le mauvais sens non plus. Enfin, on peut également espérer que, dans les rayonnages, les vins bio ne se trouvent pas plus bieaux que les autres.

 

Commentaires

Pardon d'en remettre une couche mais cet éclairage me dérange.

Primo, même si je suis d'accord pour dire que l'effet de mode en faveur de la bio existe réellement, il se concentre sur des populations urbaines soucieuses de s'acheter une conduite, Paris intra muros en première ligne.
Mais dans l'absolu, il est utile de rappeler que l'homme fait le vin depuis 5000 ans, et que la chimie ne l'épaule dans cette tâche que depuis moins d'un siècle. Un amalgame consistant à confondre béquille chimique (les premiers engrais ont servi à recycler la surproduction de potasses de l'industrie guerrière du début du 20ème siècle, les premiers désherbants ont permis aux agriculteurs de prendre leurs cinq semaines de vacances comme les autres) et progrès oenologique s'est peu à peu répandu dans les esprits. Je peux être contre Bayer-BASF-Dupont de Nemours-Monsanto, sans aller cracher sur la tombe de Jules Chauvet.

Secondo, et c'est pour moi le problème n°1, ces pratiques sans avenir ont permis un "glissement" des réalités. Ouvrons les yeux, les produits issus d'une culture ou d'un élevage sans artifices sont le simple reflet de ce que chacun mangeait il y a encore quelques décennies, et leur coût de revient n'a pas changé. La chimie a autorisé des économies substantielles en fermant les yeux sur les conséquences à moyen et long termes (dont nous payons le prix en ce moment), le prix de l'alimentation a donc considérablement et durablement baissé, entraînant l'apparition de nouveaux standards économiques. C'est ainsi que maintenant nous nous offusquons de trouver à la vente des camemberts bio presque deux fois plus chers que leur équivalent industriel. Et le souci très actuel du pouvoir d'achat contribue à entretenir cette impression que le bio n'est que pour les riches. Je mange bio, et je gagne 1000€ par mois. Tout comme pour le vin dont la tendance actuelle nous montre qu'on boit moins mais meilleur, je mange moins mais mieux. Parce que je me suis rendu compte que je mangeais trop, tout simplement. La dernière guerre a laissé des traces, et pour ceux de ma génération (les trentenaires), qui n'a pas le souvenir d'une grand-mère qui vous gavait de viande, beurre, gateaux, lorsque vous étiez petits? Précisément tout ce qui lui avait manqué pendant les heures noires de l'occupation.
Depuis les choses ont changé, le travail est bien moins physique, et notre mode d'alimentation doit s'adapter à ce confort. Donc j'ai diminué la viande, le gras, au profit des légumes, fruits et céréales, dont j'ai appris à apprécier la grande diversité de goûts.

Enfin, et pour revenir au vin, le bio ne doit pas être un argument de vente. Je m'énerve régulièrement lorsque j'entends le terroir évoqué comme un signe distinctif dans la dégustation ou bien un argument commercial du vigneron parce ce dernier porte des bottes vertes en caoutchouc. La chimie ne permet pas l'expression du terroir, elle est un instrument de standardisation. Notre cher pays n'aurait pas ces démêlés avec les productions du Nouveau Monde s'il avait su garder son lien avec le terroir. Il aurait simplement constaté (et s'en serait sans doute même félicité) une augmentation de la diversité des expressions vinicoles.
Mais le terroir c'est quoi au fait? Pour ma part je pense qu'il s'agit d'un ensemble de paramètres, nature des sols mais pas seulement, climat, pluviométrie, ensoleillement, mais aussi pratiques viticoles. J'ai pris conscience depuis relativement peu de temps que la culture de la vigne jouait un rôle essentiel dans l'évolution de ce fameux terroir. Elle transforme la terre minéralisée en matière organique, elle crée la vie, l'entretient, et son réseau racinaire se déploie d'autant plus facilement que la vie l'entoure (bactéries, champignons, insectes, levures). permettez à cette vie d'exister et elle garantira l'expression des grands terroirs. Les amateurs éclairés et les professionnels le savent, la population levurienne indigène est garante de cette expression et d'une plus grande complexité, et les domaines qui se sont affranchis des pesticides voient à chaque millésime cette population changer, s'accroître, se diversifier, grâce aux aléas climatiques. Les vins qui en résulteront (si le vigneron poursuit cette démarche en cuverie) vous raconteront une histoire, comme tous les vins, mais à cette différence près que cette histoire sera la leur.

En ce sens, et pour rester dans une logique simplement oenophile et non plus écologiste, nous devons chasser la chimie car elle tue la vérité et oblige à en inventer une autre (par l'ajout de levures commerciales notamment). L'enjeu est important car il est à la fois gastronomique, identitaire, et culturel.

Écrit par : Laurent | jeudi, 21 février 2008

Toujours d'accord avec Laurent, c'est dingue comme tu traduis ma pensée :-)
Bon c'est pas tout ca mais apres avoir tout lu j'ai sacrément soif :-)
Allez hop une pte "Poignée de raisin" du Domaine Gramenon.

Écrit par : C-Drick | jeudi, 21 février 2008

Ah ben voilà un vin qui mettrait tout le monde d'accord sur ce blog!

Écrit par : Laurent | jeudi, 21 février 2008

Pour celles et ceux qui voudraient poursuivre cette discussion, mon blog est également un terrain de détente envisageable :
http://lesvendredisdebacchus.vox.com

Écrit par : Laurent | jeudi, 21 février 2008

Pour répondre à l'argumentation de Laurent sur les vins bio. J'y vois du pour et du contre.

Primo, vous dites : "L'effet de mode (...) bio (...) se concentre sur des populations urbaines soucieuses de s'acheter une conduite, Paris intra muros en première ligne."

J'ai peur que notre ami provincial ait quelques préjugés sur Paris! Un grand nombre de parisiens n'y sont pas nés (à commencer par votre humble serviteur). Ils ont, de fait, une relation à la nature tout aussi intacte et cruciale que n'importe quel provincial. Pourquoi devraient-il s'"acheter une conduite"? Parce que Paris concentre 2 millions d'habitants et que de fait leur pollution se voit davantage qu'à Lilles ou à Tours?! Effectivement, c'est d'une logique implacable. Sachez qu'1 parisien sur 2 ne possède pas de voiture (et j'en fais partie), quand souvent une famille provinciale en possède 2 ; que l'arrivée de Vélib et le développement des transports en commun est un très grand succès à Paris. Et il y a voiture-lib qui arrive! Notons également que la pollution due au dioxide de carbone est essentiellement générée par les "extra-muros".

Secondo, vous dites : "les produits issus d'une culture ou d'un élevage sans artifices sont le simple reflet de ce que chacun mangeait il y a encore quelques décennies, et leur coût de revient n'a pas changé." C'est exactement ce que je dis : "En Bretagne, je connais nombre de paysans ou de simples gens lambda qui vous vendent des poulets, des lapins ou des légumes d'une qualité irréprochables pour des sommes modiques." Donc, je ne vois pas ce qui vous dérange. Peut-être le fait que je mange, en Bretagne, des produits aussi commestibles que du bio, mais à des prix nettement inférieurs. Car faire de la qualité ne justifie pas que l'on pratique des prix astronomiques.

Si le prix de l'alimentation semble avoir baissé (ce qui reste à démontrer et apparaît comme un leurre, surtout après le passage à l'€), cela donne en effet l'impression que, outre le bio, le bon est cher. Mais la raison n'est pas là. Elle réside aussi dans les choix économiques de tout à chacun. La nourriture qui représentait 50% d'un budget il y a trente ans, représente aujourd'hui à peine 20% : il faut bien payer le portable, Internet, la voiture...

J'adhère à votre "je mange moins mais mieux", complètement.

Enfin, à vous lire, on a l'impression que VINSURVIN défend le chimique au détriment du naturel. Je ne me défendrai pas contre cet argument car il est on-ne-peut-plus contraire à l'éthique de ce blog. Sauf, que pour connaître l'éthique et l'esprit de ce blog, il faut en lire le contenant et ne pas se limiter à une simple note sur le bio, monde qui m'apparaît parfois herméthique et fermé aux autres formes de cultures que la sienne.

Écrit par : VINSURVIN (la rédaction) | jeudi, 21 février 2008

Soit, je prends note de tout ça ;-)
Petite précision malgré tout : il n'est pas nécessaire d'être coupable pour ressentir de la culpabilité (ça c'est pour les parisiens qui comme vous auraient mal interprété mes propos).
Pardon également si j'ai donné l'impression de vous assimiler à un sbire de Monsanto, là n'était pas mon intention. J'ai assez à faire avec les vrais...
D'ailleurs votre blog, même si je n'en ai pas fait le tour (honte sur moi) me paraît d'excellente facture, et je m'en veux de vous avoir froissé, d'autant plus que le mien rougirait fort de la comparaison.
Je souhaitais insister sur le fait que l'acte d'achat est soumis à un acte de réflexion préalable (d'où ça vient? c'est fait comment? par qui? dans quelles conditions? à qui cela profite t-il?), car lorsqu'on achète on cautionne ou on encourage, c'est simple mais il convient de ne pas l'oublier.
Amicalement.

Écrit par : Laurent | vendredi, 22 février 2008

Tout à fait d’accord avec vous deux (bon je ne me mouille pas trop) !!!
Concernant les vins en biodynamie voire non soufrée, j'en ai dégusté (et même redegusté) à foisons (quel beau village) le week end dernier pendant 3 jours en marge de Vinisud.
Voici mon analyse a deux balles concernant les vins dit naturels, on trouve de tout et pour tout les gouts, du tres bon comme du moins bon, du cher comme du pas cher. Il n'empêche que l'engouement est bien là et grandit d'année en année (2 fois plus de visiteurs que l'an dernier).
Un bon vin naturel pour moi ne doit pas trop sentir "la ferme", odeur qui est souvent du a la présence de Bretts (bactérie dont le nom complet m'échappe) en particulier dans les sans souffre. Leur ingestion pourra donner de légers maux de ventre.
Mais des sans souffre qui dure dans le temps et qui sont magnifiques existent:
La cuvée Barthelemy du Château le puy en Cotes de Blaye
Le Poulsard sans soufre de Stephane Tissot du Jura
Les vins du Château de Sainte Anne en Bandol ....

Un article très complet sur l'ajout de souffre dans le vin, écrit par Louis Julian, vigneron bio sans SO2 dans le Gard, avec la collaboration d’Albert-Léger Courmont:
http://daudon.free.fr/page111.html

Écrit par : C-Drick | vendredi, 22 février 2008

"Les plus grands crus bordelais et bourguignons sont-ils issus de l'agriculture biologique?"

En Bordelais, certes non. En bourgogne, ça se discute: Trapet, Leflaive, Leroy, Ligier Bel Air, Prieuré-Roch, Pierre Morey... sont en bio. Et on vraiment dans le haut du panier, non? En Alsace, c'est quasiment l'intégralité des meilleurs producteurs qui sont en bio: Deiss, Zind Humbrecht, Josmeyer, Albert Mann, Ostertag... En Loire, tu as aussi le "gratin": Huet, Chidaine, Clos Rougeard, Bellivière, Delesvaux, Vacheron ,Mellot ... Dans tous les vins que je te cite, aucun vin déviant. On peut être bio et sans-soufre, mais aussi sans-soufre et non bio.

Il fut un temps où le bio était tendance. Aujourd'hui, c'est apparemment taper sur le bio qui fait branché (cf par ex l'article de Bettane sur les bio-cons). Sauf que "le bio", ça veut pas dire grand chose. Chaque producteur a sa propre démarche, avec des résultas très variables. Cela peut donner d'excellents vins, comme des nuls. Alors pitié, qu'on arrête de généraliser et de dire 'le bio ceci", ou le "bio cela".

Pour le reste, je partage entièrement l'avis de Laurent sur l'importance des pratiques viticoles sur l'expression du terroir. La plupart des (bons) vignerons qui sont passés en bio témoignent que leur vin a gagné en profondeur, en minéralité depuis leur conversion.

Quant à faire des économies en passant en bio, ça me fait doucement rigoler. Les produits coûtent certes moins cher, mais il faut en passer plus régulièrement car ils ne pénêtrent pas dans la sève de la plante (produits de contacts vs produits systémiques). Et le travail du sol est beaucoup plus gourmand en main d'oeuvre que le désherbage chimique (surtout en côteaux inaccessibles en tracteur).

Écrit par : Eric | vendredi, 29 février 2008

Voilà qui aura eu le mérite de brasser un bon paquet d'informations et permettra d'éclairer beaucoup de lanternes égarées. C'est tout le mérite de Vincent d'avoir lancé cette discussion.
Petites précisions malgré tout :
Faire des économies en passant en bio c'est effectivement de l'utopie, je souhaitais simplement tordre le cou à la rumeur qui dit que la conversion et ce qui l'accompagne coûte les yeux de la tête et la peau du xxx, car l'argent consacré à l'achat de produits phytosanitaires chimiques est alors investi dans de l'humain.
Egalement, les produits de contact peuvent être chimiques, tout comme il peut y avoir des systémiques agréés en bio car non synthétiques (par exemple la très controversée roténone). Pas simple tout ça...
Enfin, et au sujet des "seigneurs d'Aquitaine" (je m'adresse donc aux médocains qui se gargarisent de ce qualificatif), les dissidents parmi eux qui ont tenté de se tourner vers le bio ou la biodynamie en ont souvent été pour leurs frais.
Un exemple parlant avec Jean-Michel Comme, l'actuel régisseur de Pontet Canet.
Peu de temps après avoir accompli les démarches de certification, la réponse n'a pas tardé puisqu'il a très rapidement reçu des coups de fil de menace, pour ensuite se faire vandaliser sa voiture à 3 reprises (pneus crevés, acide chlorhydrique sur le capot) ...
Et on parle de noblesse chez les grands crus classés?
Merci à vous chers contributeurs de m'avoir permis d'en parler dans ces colonnes!

Écrit par : Laurent | vendredi, 29 février 2008

Les commentaires sont fermés.

 
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