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mercredi, 30 janvier 2008

Tu t'y connais en vin, toi?

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D'où provient le Sauterne? Qu'est-ce qu'un vin corsé? Quel vin de Bourgogne préférait Henry IV? Réponse A, B ou C? Sous la houlette de Kilien Stengel, les éditions Dunod viennent de publier deux ouvrages qui risqueraient bien de calmer les messieurs-je-sais-tout-en-vin mais aussi, et surtout, d'amuser la gallerie lors des fins de repas ou des fêtes entre amis.

Qui peut se targuer d'être incollable en vin? Personne! Il arrive même aux meilleurs sommeliers du monde de sécher devant un vin : "Alors? Il ne trouve pas! C'était...  un vin rouge!", "Oh, j'en étais sûr.". Alors nous, les amateurs, qui éprouvons bien des difficultés à savoir si un pouilly fumé est fait en Loire ou si c'est plutôt le pouilly fuissé, si le vin jaune est fait à Marseille et si oui ou non il faut le couper avec de l'eau, si le rosé est bel et bien un assemblage rouge-blanc, vous pensez bien que ces guides sont pour nous! De façon ludique, simple et décontractée, Le Petit Quiz du Vin et Le Grand QCM du Vin nous permettront d'en savoir un peu plus sur nos classiques. "Papa, je peux organiser une fête ce week-end avec des copains à la maison?" "Passe ton quiz d'abord!".

Le Petit Quiz du Vin, 7,90€ (prix constaté), Le Grand QCM du Vin, 15,20€ (prix constaté), de Kilien Stengel. Editions Dunod. En vente dans toutes les bonnes librairies.

TUPPERWINE 3.0 du 05 février dans le Xème (19h45).

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"Il fait trop froid pour sortir prendre des photos!", "Mon rottweiler a dévoré mon appareil photo numérique!", "J'envoie mes vêtements au pressing!", "Bonjour VINSURVIN, je m'appelle Tanguy, c'est ma mère qui lave mon linge ;-( "... Autant de mails reçus aujourd'hui par des Tupperwiners en puissance, désarmés, et désolés de ne pouvoir répondre favorablement aux modalités du Tupperwine 3.0. On croirait mes élèves justifiant leur 37ème absence du trimestre : "Désolé, m'sieur, ma grand-mère est décédée ce week-end", "Yvinec, ça fait sept fois que votre grand-mère décède ce mois-ci." "Sept?!" ; "Je passais le code, madame", "Non, moi, c'est monsieur" ; "La vérité, m'sieur, y'a eu une alerte à la bombe dans'l'T2, m'sieur." "Ah bon, j'y étais dans le T2 ce matin, je n'ai pas entendu parler d'alerte à la bombe...", 'Mais si, m'sieur, à la bombe sexuelle!!!", "...".

Comme par hasard, ce matin, au courrier : deux ouvrages très intéressants et très divertissants de Kilien Stengel (1) : Le Petit Quiz du Vin et Le Grand QCM du Vin que m'ont envoyés des éditions Dunod. Ah, les Editions Dunod! Je leur ai dit, pas la peine de me faire des petits cadeaux pour éditer mes nouvelles et mes diverses chroniques! Même si cela me fait plaisir! Un chèque suffira! On dirait ces vignerons qui ont peur que je dise du mal de leur vin et qui me font parvenir des caisses et des caisses de champagne! C'est du lard ou du cochon, se demande alors le lecteur, incrédule! Allez savoir...

Sujet de ces ouvrages : le vin. Ca tombe bien. Pas que je ne m'intéresse pas à la pêche au brochet, mais l'ouvrage reçu sur les techniques pour coincer ce superbe poisson ne devrait pas me servir avant trente ans, voire quarante, à l'allure où la retraite se prend. Pire que le brochet, celle là. Se tester et devenir un amateur de vin incollable, c'est tout le but du Petit Quiz du Vin. Vous faire passer maître en oenologie : l'ambition du Grand QCM du Vin

Alors, puisqu'il y en a dont l'art de la photo se résume à se faire tirer le portrait dans un photomaton, j'ai décidé, en accord avec la rédaction (composée de moi), et avec moi-même, de modifier les modalités. Par commentaire, je vous propose de répondre à ce quiz, tiré, donc, de l'ouvrage de Kilien Stengel. 10/10 au quiz? Bingo, c'est une invitation à la grande dégustation de VINSURVIN! Réponses : samedi 2 Février, 13h02. (Attention, questions hyper difficiles...). Consignes : répondez simplement. Exemple : 1A ; 2B; etc... Allez, prenez une feuille, interro!

1. Le vin est-il une boisson : A. fermentée B. distillée C. pasteurisée ?

2. Quelle est la contenance d'une bouteille usuelle? A. 75 cl B. 85 cl C. 100 cl ?

3. D'où provient l'alcool du vin : A. de la sève issue des feuilles B. de l'huile issue des pépins C. du sucre issu de la pulpe ?

4. Que signifie l'abréviation AOC, présente sur les étiquettes? A. agape d'office chrétien B. aux oligo-composants C. appellation d'origine contrôlée

5. Les cépages sont-ils des variétés de : A. raisins B. vins C. tonneaux ?

6. Qu'est-ce qu'un vin liquoreux : A. un vin additionné de liqueur B. une liqueur à base de vin C. un vin sucré ?

7. Parmi ces adjectifs gustatifs, lequel convient à un vin rouge : A. sec B. moelleux C. léger ?

8. Qu'est-ce qu'un vin corsé : A. un vin de Corse B. un vin tannique C. un vin fermé ?

9. Que faut-il pour faire 1° d'alcool : A. 17 g de sucre au litre B. 37 g de sucre au litre C. 57 g de sucre au litre ?

10. Combien titre le vin en général : A. 11,5 % de volume d'alcool B. 13,5% de volume d'alcool C. 15,5% de volume d'alcool ?

(1) Kilien Stengel: hôtelier-restaurateur, il est professeur de gastronomie à l'Académie d'Orléand-Tours.

mardi, 29 janvier 2008

Je me suis pris un savon.

 

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Comment être sûr d'être invité au prochain TUPPERWINE? En les organisant chez soi, pardi! C'est l'idée qu'on eue Julien (alias Arno) et Damien. L'idée de se retrouver dans une laverie, au milieu des slips et des chaussettes, l'essorage en bruit de fond, les a quelque peu... émoussé. Ce n'est pas faute d'avoir fait ma tournée, tambour battant, auprès de nombreux lavistes cavistes. Mais, comme certains lainages, le caviste est délicat, voire fragile! Il veut pas se mouiller! Alors, lessivé, conscient que trouver des endroits pour me trémousser était coton, j'ai eu les jetons (bon, d'accord, je n'ai pas inventé la poudre...). 

Puis Arno, dans un mail, a mis le paquet : il m'aurait presque passé un savon! Se disant mortifié dans [sa] chair par le destin du tupperwine 3.0 qui se tiendra dans une laverie, Arno, coiffé à la brosse, m'a dit je suis prêt à acceuillir les TUPPERWINE pour me rincer! Et comme si cela ne suffisait pas, Julie se charge des toasts! Le roi n'est plus mon cousin! En plus, Fabrice B. vient avec Adelina Picco (j'ai trop hâte de lavoir). Merci Arno, merci Damien, merci Julie, j'étais vraiment à sec! Au programme (à 14 degrés) de ce prochain TUPPERWINE, qui se tiendra du côté de l'Avenue de Magenta, des vins qui donnaient des couleurs à Rabelais...  Côté invités, pas tirés à quatre épingles, il va de soi que les omo sont les bienvenues. Voilà, à vous de mettre la machine en route à présent, si vous voulez faire partie du lot! Le Tupperwine 4.0 en ligne de mir, je cherche une conclusion à ce billet, mais là, je sèche...

Illustration : BIG HOUSE, Troy Henriksen, Gallerie W, Rue Lepic, Paris XVIII.

Les modalités d'inscription demeurent les mêmes : envoyez-moi une photo de laverie automatique prise par vos soins, par mail. Mais des nouvelles modalités en ligne dès ce soirRestent 9 invitations sur 1O.

dimanche, 27 janvier 2008

TUPPERWINE 3.0 : modalités...

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Les prochains TUPPERWINE devraient avoir lieu le mardi 5 février. "Devraient"? Oui, enfin "vont" avoir lieu. C'est juste que malgré le gros démarchage (40 cavistes, 30 supermarchés, 10 pompistes) comme je vous en parlais il y a une semaine, il semble que le Tupperwine 3.0 n'aura pas lieu chez un caviste, mais dans une laverie automatique, rue des dames, la seule restant ouverte jusqu'à 23hOO dans le quartier. Et oui, il y a un mois, nous étions une vingtaine chez ce charmant caviste, l'Hardi Vin, à nous délecter des Chablis Les Lys 1er Cru de Daniel-Etienne Defaix. Mardi en 8, nous serons quatre dans une laverie de quartier à déguster des bordeaux de têtes de gondole : j'ai réussi à négocier deux cartons pour 4,99€ au Champion de l'avenue de Saint-Ouen, et le gars (le responsable quincaillerie) m'a dit qu'il était excellent. Surtout avec du pâté de foie. C'est ça les TUPPERWINE, cette capacité à s'adapter au marché, à alterner luxe et simplicité (nous serons au Crillon en mars) et à vous faire découvrir des vins qui sortent du lot.

Modalités d'inscription. Comment obtenir le cézame pour le prochain TUPPERWINE? C'est simple! Il vous suffit de me faire parvenir la photo couleur, prise par vos soins, d'une laverie automatique. Intérieur? Extérieur? De jour? De nuit? Libre à vous de choisir les options tant qu'il n'y a aucune ambiguité sur le sujet. Vous préciserez l'adresse, la date et l'heure à laquelle vous avez pris cette photo. Vous me ferez parvenir votre photo (JPG, numérique) en fichier joint, par mail à vinsurvin2020@yahoo.com. Le jury qui choisira, despotiquement et en toute opacité, les meilleurs clichés (les 1O premiers en fait) sera composé du rédacteur de VINSURVIN, de Fabrice Le Glatin, et de moi-même. Clôture des inscriptions samedi 2 février, 13hOO. Allez, ça vous fera prendre l'air.

A noter que si la laverie devait être fermée, les gagnants de ce mois-ci se verraient ré-invités d'office pour le Tupperwine du Crillon. Vous trouverez ICI un site très intéressant sur l'investissement dans une laverie automatique. A recommander à ceux qui font du vin de têtes de gondoles. Par exemple.

Enfin, je suis navré de ne pouvoir inviter des Tupperwiners deux fois de suite. D'abord car je n'ai pas un stock de vin suffisant et puis parce que ces dégustations doivent profiter à un maximum de personnes différentes, certaines restant sur le carreau vu le nombre limité d'invités. Qu'ils ne s'inquiètent pas, ils reviendront plus tard! Mais pas pour laver leur linge sale!

samedi, 26 janvier 2008

L'étiquette de demain.

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En regardant l'étiquette de ma bouteille de vin, en constatant toutes les informations que le vigneron est ordonné d'appliquer sur ses étiquettes, chose de plus en plus ridicule, VINSURVIN a imaginé l'étiquette de demain.

vendredi, 25 janvier 2008

Nota Bene.

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Bonne nouvelle pour les futurs lecteurs qui seront présents aux prochains Tupperwine! La Revue du Vin de France de ce mois-ci a dégusté, et apprécié, deux des vins au programme des futurs dégustations made in VINSURVIN! Ainsi que plusieurs autres susceptibles d'être découverts très prochainement!

C'est en me baladant à la recherche de bon vin du côté de Cravant-les-Coteaux, berceau des meilleurs chinon, que je décidai de faire une halte chez Bernard Baudry. Je savais que je m'arrêtais chez l'un des plus talentueux vignerons de la région mais j'étais loin d'imaginer ce que j'allais découvrir. Des vins d'une élégance, d'un soyeux et d'une générosité rares. Il fallait réussir à m'impressionner car les vins des producteurs du même village me font chavirer chaque fois que je les bois. Christelle Pérais-Sourdais et Laurent Gilloire, de jeunes vignerons discrets mais pétris de talent, font des vins que je n'ouvre que pour des occasions spéciales. Loins des Rolls Royce du vin, vendus entre 4,70€ et 7,20€, allez savoir pour quoi, je ne m'autorise pas à ouvrir les 2005 et 2006, notamment, n'importe quand. Attitude que je n'ai pas avec d'autres vins. Pourtant très bons. Alors, vous imaginez les vins de Bernard Baudry, qui me font casser ma tirelire ou repousser la rénovation de mes gardes-corps...

Au programme du Tupperwine 3.0, et de la grande dégustation de la RVF, le Clos Guillot 2005 du Domaine Bernard Baudry apparaît comme l'apothéose du style Baudry dans les 2OO5. [Il est] d'un soyeux et d'une densité époustouflants. Ce Clos Guillot d'une suprême finesse est à savourer sur quinze ans. Un coup de coeur.

Dans quelques semaines, nous nous envolerons pour l'Ardêche, au Château de la Selve. Le Saint-Régis 2006, un vin de pays des Côteaux de l'Ardèche blanc est crédité d'un 14/20. Issu de viognier (et de 2% de sauvignon), la RVF le décrit comme un vin délicat, élégant et floral. Jolie expression de fruit net, croquant. Ce domaine familial (...) devrait faire parler de lui. La RVF aurait dû goûter les cuvées rouges Beaulieu et Serre de Berty, supérieures à mon goût au Saint-Régis et plus symboliques du Château de la Selve.

VINSURVIN vous parlait récemment de Festi Bacchus (septembre 2OO7), à Bercy, Paris XIII. Intéressante cette rencontre avec Arnaud Vivancos du Domaine Gayda (Malpère, près de Limoux, Aude). Selon la RVF, son Chemin de Moscou affiche une matière généreuse, sophistiquée, aux tanins fins et précis. Par ailleurs, In Extremis 2OO5, un Minervois rouge du Château d'Agel ne m'avait pas laissé insensible, à deux pas de Cour Saint-Emilion. Dommage que cette fat et vile anglaise  me gâcha mon plaisir. Un style mûr, aux tanins confits, mais avec une belle finale cacaotée et une pointe mentholée fraîche et digne. Des vins que VINSURVIN est désireux de vous faire goûter. Tout comme Le Florentin Albal élaboré à Faugères et découvert sur place en 2006. Le Domaine de Valambelle est vu dans le magazine spécialisé comme une visite prioritaire pour dénicher des syrahs équilibrées et fruitées. Des rouges épicées, soyeux et crémeux, comme cette cuvée divinement digeste. Obligé, également, le passage chez M. Louison au Domaine des Estanilles.

La dégustation par des professsionnels, aussi qualifiés soient-ils, ne garantit par pour autant l'intérêt et le plaisir de tout un chacun. Et encore moins la crédibilité de VINSURVIN. Mais, croyez-moi, ces vins là sauront, eux-même, vous parler et vous séduire! En tous cas, c'est tout ce que votre humble serviteur vous souhaite... Autant de vins qui furent maîtres de mon plaisir et que j'aimerais à présent vous faire découvrir lors des prochains Tupperwine, mardi 5 février prochain.

jeudi, 24 janvier 2008

Duras : du simple.

 

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Il faut parfois savoir ne pas trop en demander au vin. La prose, que dis-je, la gouaille, avec laquelle certains souvent s'enflamment pour parler d'un malheureux chinon à 1O€ a de quoi inquiéter. J'ai récemment lu sur un blog un gars qui prenait une bouteille de vin italien pour une femme. Il y en a vraiment qui auraient besoin de consulter. Non, moi, personnellement, je vous parle de ces petits vins de France et de Navarre (et pas d'ailleurs, ils savent pas faire du vin - qu'on vienne pas me dire que les toreadors savent faire du bon cabernet, que les allemands savent manier le riesling et que les yankees savent simplement faire la différence entre un blanc et un rouge!). Je vous parle de ces gens de la terre, de Bourgueil à Aniane, de Gaillac à Rasteau, en passant par Chablis, Fixin et l'Alsace.

Il faut parfois savoir ne pas trop en demander au vin. Moi, la semaine, je tourne au 12,5°, 13°. Pas plus. Autrement, là haut, ça chauffe dur. Le week-end, dès le mercredi soir quoi, je pousse un peu les chevaux : 13,5°, 14°. Et puis, les jours de messe, c'est 14,5°, 15,°. Tout le monde le sait : quand on lit 14° sur une étiquette, il faut lui rajouter un bon demi degré. Parfois un, même! J'ai vu des Côtes du Rhône, type Vacqueyras pour pas les nommer : on me fera pas croire qui titraient à 14!!! Vu ce qu'on s'est mis le jour là! Enfin, le vin, c'est ça aussi, quoi, j'veux dire. La fête, quoi. Les copains, l'amitié. 

Il faut parfois savoir ne pas trop en demander au vin. D'accord, un vin au bouquet généreux, plein d'arômes, complexe, ça en jette. Un vin ample, puissant, élégant, long en bouche, aux subtils équilibres sucre/acidité, qui vous emmène sur du fruit, puis du thym, de la garrigue, du chocolat, du tabac, j'en passe et des meilleurs, évidemment que cela procure des sensations incomparables. Mais, les rolls du vin, peut-être qu'il faut pas en boire tous les jours pour savoir les apprécier. Et c'est peut-être parce que certains flacons ne correspondent pas au "must", comme ils disent, qu'ils nous font tout autant plaisir. Car du plaisir, dans un "petit" vin, comme mon Côte de Duras de ce soir, et bien, on peut en trouver. Il suffit de le chercher. Et de le trouver. Il s'agit de se contenter de ce que le vin a à nous offrir.

Mon vin du Sud-Ouest de ce soir, un Côte de Duras du Domaine Amblard (dont le blanc me laissa un jour fort sceptique), titrait à 12,5°, et l'on sent tout de suite la différence avec un 13,5. Légèreté, fruit, finesse l'emportent sur la matière et  la puissance. Issu du merlot et du cabernet, le vin est gouleyant, frais et "de soif". Sur une salade, une viande blanche ou des pâtes, il fait merveille. Ou simplement avant le repas : un verre, comme je l'aime. On n'est pas dans la complexité, dans l'assortiment indomptable de références plus prosaïques et plus incompréhensibles - voire élitistes - les une que les autres. Non, on est dans la simplicité, celle qui offre des bonheurs immédiats, épicuriens et efficaces. Effectivement, il faut parfois savoir ne pas trop en demander à un vin. Et à son sens critique.

mercredi, 23 janvier 2008

VINSURVIN mis sous presse!

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La Revue du Vin de France (RVF) est un peu à l'amateur de vin ce que le Pariscope est à l'amateur de sorties,  l'Equipe à l'amateur de foot ou le Sanglier-Passion de chasse au gros. VINSURVIN, c'est un peu le blog du pauvre. De cet espèce de Bénabar ou de Jeanne Chéral (versions premiers albums avant passage chez Michel Drucker) qui n'y connaissent pas grand chose au vin, des timides qui - en société - n'osent pas critiquer un bourgogne de peur de se faire rire au nez ("Attends, c'est du pinot, banane, pas du sauvignon! Elle est nulle, elle."), et qui ont toujours besoin du conseil de leur caviste pour trouver quel(s) vin(s) servir dimanche midi pour le traditionnel repas entre voisins du quartier Jules Joffrin, appelé C-lib (tu loues tes voisins pour te sentir moins seul). Pas étonnant, remarquez, au vu du menu : en entrée, des brochettes au tofu, tomates cerises et skitakés (khala). Puis un Babotie de Camilla à l'agneau et au curry, suivi d'un gratin de rhubarbe sans gluten ni lactose, en dessert.

Heureusement, Fabrice sera là. Il est cool Faaab. Et puis, en vin, ça va, il maîtrise. Enfin, il te reconnaît un rouge d'un blanc, quoi, pas comme Jennifer, la rousse du troisième qui soutenait mordicus que du rosé s'obtenait à partir d'un mélange rouge-blanc. "Mais si, c'est mon oncle qu'habite à côté de Bordeaux - Limoges - qui m'a dit, heu." Ah, Jennifer... Fab, lui, il a un blog, qui s'appelle VINSURVIN. Trop coool. Il a même lancé des dégustations entre amateurs, appelées TUPPERWINE. T'y connais rien en vin, ou un peu, ou un peu beaucoup, tu te rends sur son blog, t'attends les modalités d'inscription, tu te lances, tu gagnes ton invit'. Trop facile!!!

Plus destinée aux spécialistes, quoi que, l'on y trouve des articles très abordables, La Revue du Vin de France, propose ce mois-ci un dossier Internet, intitulé Les Meilleurs Blog du Vin. Preuve que les blogs, qu'on disait obsolètes il y a encore peu de temps, voire ringards, trouvent leur place dans le monde des médias, mais aussi et surtout, dans le monde du vin. Aller dire qu'ils jouent un rôle prépondérant serait un peu outrecuidant (tu comprends pas ce mot Jennifer? Alors, "présomptueux", ça te va? Non? Heu, "fat" - non pas comme toi! "Orgueilleux"! Tu comprends "orgueilleux"? Oui, mais pas ici? C'est à dire que cela manquerait de modestie. Voilà!".

En substance, page 29 de la RVF, on relève la présence de VINSURVIN, dans LES BLOGS QU'ON AIME, catégorie LES BLOGS DE PASSIONNES. On y lit : Animé par Fabrice Le Glatin, ce blog axé sur la dégustation et l'actualité du vin receuille des commentaires réguliers. A bien y regarder, même si votre humble serviteur trouve le résumé un tantinet sommaire, on ne se plaindra pas de se faire, ne serait-ce que pour cette seule journée du 23 janvier 2OO8, une petite place au soleil!

Photo : page 25 de la Revue du Vin de France de ce mois-ci.

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mardi, 22 janvier 2008

Ti Amo Valle d'Oro.

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Ti amo, tiii aaaamo! Ti amo, ti aaaamo! Ti amo, ti aaaamo, ti amo, ti amo, ti amo, ti amo, ti amo TI AAAAMO... D'aucuns pourraient considérer ce refrain tiré de la fameuse chanson d'Eros Ramozzotti, d'Umberto Tozzi, ou de Fabrizio Ravanelli, comme une véritable déclaration d'amour. Après tout, votre humble serviteur raconte ce qu'il veut sur son blog. A partir du moment où cela fait vendre. La vérité n'est pas très loin : j'ai effectivement fait la connaissance d'une italienne ce week-end. Une jolie brune.

Pas que je sois du genre à faire de l'oeil ou du pied. J'ai beau avoir du sang italien (en cherchant bien - ainsi que du celte, du berbère et du porto-ricain), je ne suis pas de ces cakos qui roulent du Vespa et de la chaîne en or pour s'attirer les foudres de ces demoiselles. Moi, je la joue subtil. Posé. Sensible. Je la regarde une première fois. Distant. Inintéressé. Désintéressé. Je la jauge. Je la piste. Je l'évalue. D'un coup de cuillère à peau. D'un coup d'oeil furtif. Vif comme l'éclair. Un  vrai léopard. Je prends. Je prends pas. J'emballe. Je débouche. J'écarte. Je tire. Je goûte. Je crache. Je crache pas.

Je l'ai rencontrée alors qu'une verrine de roquette, copeaux de parmesan, tomates séchées, était au menu. Je suis alors descendu à la cave où elle m'attendait, parmi une kyrielle d'autres prétendantes, plus attirantes les unes que les autres. Après avoir fait le tour de ces dames, dont certaines avaient un sacré culot, c'est finalement vers elle que je me suis tourné. Elle présentait un beau potentiel et son allure eut raison de moi. L'italienne par excellence, racée, en verre "sace". Elle ne demandait qu'une chose : que je la prenne. Je n'eus pas le choix : par le cul, je la saisis. Et elle se laissa faire. Je la pris ensuite dans mes bras. Elle était fraîche, lascive et brillante.

Elle se présenta sommairement : Mi piace Valle. Valle d'Oro. Io sono di Montepulciano d'Abruzzo. Son nom résonna en moi comme une promesse de nuit d'ivresse. Elle s'était parée d'une superbe robe pourpre profond. Je sortis mon ustensile et le lui enfonçai délicatement. Je n'eus guère à me montrer poussif. La vrille pénétra sans la moindre résistance. Une fois ouverte, elle me dévoila ses plus subtils parfums : des petits fruits rouges puis des notes de tabac et d'épices. Lorsqu'elle me prit la bouche, elle se montra puissante, ample et généreuse. Sa nature latine révéla une belle acidité, une jolie élégance mais peut-être un certain manque de vivacité. Je voulus la juger sur la longueur, mais ce n'était pas son fort. Je jouis cependant d'un très beau moment en sa compagnie. Lorsque je l'eus consommée jusqu'à plus soif, j'enfonçai le bouchon une dernière fois. Elle montra une légère réticence mais se rendit à l'évidence : elle n'avait plus rien à m'offrir, si ce ne fut ce corps devenu transparent. J'en conclus que cette italienne n'avait pas failli à sa réputation de ragazza gourmande, fatale et avide de procurer du plaisir. Malgré cela, je ne pus m'empêcher de la comparer aux françaises. Que j'entends chanter tous les soirs, en bas, là-bas, dans ma cave, "Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime...".

dimanche, 20 janvier 2008

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4, 5 ET 6 FEVRIER 2008 - Angers, France, Salon des Vins de Loire.

Avec ses 68 Appellations d'Origine Contrôlée en rouge, rosé, blanc sec ou moelleux, tranquille ou fines bulles, le Val de Loire, classé par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité, est la 3ème région viticole de France, avec une production de vins à la personnalité marquée, qui ont tous un point commun : leur fraîcheur, leur vivacité et leur élégance.

La qualité de ce vignoble, sa richesse et sa diversité, justifient l'organisation, chaque année à Angers, du Salon des Vins de Loire, rendez-vous incontournable de l'ensemble des professionnels de la filière vin. Tous les ans, près de 10.000 acheteurs français et étrangers se retrouvent dans ce salon propice aux échanges commerciaux, en toute convivialité, pour rencontrer les 600 exposants : viticulteurs, caves coopératives, négociants, qui représentent l'offre la plus complète en Vins du Val de Loire.

Seul salon européen consacré à une région de production, le Salon des Vins de Loire 2008 poursuit son rôle de lieu d'affaires et de transactions, au travers d'un programme ambitieux, dont la ligne directrice repose sur un axe économique fort, avec la volonté de stimuler et de faciliter encore plus les échanges entre les acteurs de la filière.

samedi, 19 janvier 2008

Au courrier ce matin...

L’ANEV SOUTIENT  LA LIBERTE D’INFORMER DE LA PRESSE
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Le Bureau de l’Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin (ANEV) a pris connaissance du jugement du TGI de Paris, survenu le 20 décembre dernier suite au recours de l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et en Addictologie (ANPAA) à l’encontre du journal « Le Parisien » suite à une série d’articles sur « le triomphe du  Champagne ».

- L’ANEV  rappelle qu’elle n’entend pas déroger au principe d’une consommation modérée des vins français qui reflètent le savoir faire de professionnels au sein d’un terroir et qui font  partie intégrante de la Culture française et du Patrimoine National.

 - L’ANEV dénonce les amalgames qui sont effectués entre information et publicité et,  à ce titre, apporte son soutien aux journalistes qui rédigent des articles sur le vin au nom de la liberté d’informer.

- L’ANEV demandera que soit défini un cadre légal permettant de préserver les journalistes et les organes de presse des recours formulés à l’encontre d’articles d’information relatifs au vin et aux boissons alcoolisées.

- L’ANEV souhaite que les représentants de l’ANPAA s’associent et participent aux travaux du Conseil de la Modération afin d’établir un véritable dialogue à propos de la consommation modérée d’alcool.

- L’ANEV sollicitera, au cours de la XIIIème  législature, la rédaction d’un rapport d’information évaluant les différentes actions de Prévention de l’alcoolisme mises en œuvre.   

Enfin les Elus du Vin  assurent de leur soutien les associations de journalistes français et étrangers qui se sont émus de cette condamnation et ont vu là une atteinte à leurs libertés fondamentales. Ils souhaitent les rencontrer pour définir avec eux la suite à donner. Et pour qu’ils puissent continuer à parler du vin longtemps et aussi bien qu’ils le font,  car comme l’a dit l’un d’entre eux : « Nous parlons du vin comme d’autres parlent d’amour, et le fait de parler du vin ne suscite pas l’alcoolisme comme le fait de parler d’amour ne provoque pas le sida ! ».(B. Escoffier) 

Pour le Bureau les coprésidents,

Philippe Armand MARTIN, Député de la Marne et Roland COURTEAU, Sénateur de l’Aude.

Tel : 04.75.97.21.37 – Fax : 04.75.98.24.20 ; E-mail : contact@elusduvin.org

ANEV - Université du Vin - 26790 Suze la Rousse.

Vin cher, Vin bon (par Mychèle Daniau).

 

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"Ce champagne est superbe, Brandon-Klever." "Normal, Kelly-Fortune, 
il est cher. A ce sujet, vous n'êtes pas gratuite non plus..."
"Normal, Brandon-Klever, la qualité, ça se paie!
Mais vous ne le regretterez pas..." 

 

Pour vous, un vin cher est-il meilleur? Des chercheurs californiens ont démontré que le plaisir ressenti par le cerveau lors de la dégustation d'un vin augmentait par le seul fait de lui attribuer un prix plus élevé.

Nous vous avons demander votre avis sur cette étude. Pour lapurge, la raison de ces résultats, est toute simple: «Normal, c'est un cerveau californien qui a été scanné. Faites la même chose à un Bourguignon, et vous verrez si le test fonctionne de la même façon...» D'autres doutent également de cette étude. «Si c'est le prix qui rend le breuvage bon, cela voudrait dire que le beaujolais piquette infâme est un vin goûtu enfin bref quand je vois que certaine bouteille valent le prix d'un pomerol», ironise par exemple pandora.

Quant à l'internaute dont le pseudo est «Le dégusteur de vin», il raconte son histoire, édifiante: «Je suis quelque peu amateur de bons vins d'Europe, Français expatrié au Canada depuis quelques années, j'ai remarqué ce phénomène autour du vin. Ici, la dégustation de vins est (cela n'engage que moi) un phénomène de mode récent… et encore une fois c'est plus le chic (et oui boire du vin en Amérique du nord, cela fait chic). Il est vrai que souvent on entend les gens juger de la qualité du vin par le prix»

Karamba pense de son côté qu'il «y a des vins abordables, très bons mais qui se boivent jeunes. En revanche si vous voulez le faire vieillir, il faut taper plus haut. A chaque occasion son vin.» Et LW de conclure, «moi, je préfère le coca, le vin, c'est vraiment un truc de snobinard qui se la joue».

Les chercheurs ont demandé à 21 volontaires de tester cinq différentes bouteilles de Cabernet Sauvignon et de classer leurs préférences. Le test a été effectué 15 fois, les vins leur étant proposés dans un ordre aléatoire.

Il s'agissait d'un test en aveugle, la seule information fournie étant celle du prix de la bouteille. Sans le préciser aux cobayes, les chercheurs leur ont présenté deux fois le même vin, la première fois accompagné du prix réel de la bouteille, la deuxième avec un faux.

Ils ont aussi fait passer une bouteille de Cabernet Sauvignon à 90 dollars pour une à 10 dollars, et un vin à 5 dollars pour un à 45 dollars.

Pendant la dégustation, les scientifiques ont scanné le cerveau des volontaires pour enregistrer l'activité neurale du cortex orbito-frontal médian, siège du plaisir lié au goût, aux odeurs et à la musique.

Ce scanner a démontré que si un consommateur est convaincu du prix élevé d'un vin, gage pour lui de qualité, le breuvage est également ressenti comme meilleur par le cerveau. Ce facteur subjectif a donc un effet réel sur le cerveau, conclut cette étude publiée dans les Compte-rendus de l'Académie nationale des sciences.

Et vous, achetez-vous un vin selon son prix?

Par Mychèle Daniau AFP/Archives

 
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