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vendredi, 28 décembre 2007

Réveillons accords perdus.

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Je ne voudrais pas remuer le coûteau dans la plaie. Le réveillon a cela de particulier qu'il invite le gastronome à se préparer psychologiquement avant le marathon dînatoire, pour ne pas dire l'orgie, comme la dépeignit William Hogarth dans ce  The Rake At The Rose Tavern, en 1735. En effet, parfois, la simple évocation du pantagruélique menu du 24 décembre ne met pas l'eau  la bouche, mais crée inexorablement l'effet inverse. A table, la litanie des mets engage le convive dans un combat perpétuel, celui de garder de la place pour la suite. Ces réunions traditionnelles de fin d'année ne doivent donc pas rappeler que des bons souvenirs à tout le monde. Comme si cela ne suffisait pas, on ne saurait mécaniquement se satisfaire des mets rois se présentant à nos papilles (et nos mamilles). Du foie gras? Certes. Mais de quelle qualité? Et avec quel vin? Ah, ce monbazillac (ou était-ce un sauterne?)! Liquoreux, visqueux et écoeurant à souhait... Il suffisait de le remplacer par un pacherenc du vic-bilh élaboré à partir de cépages aux noms de mousquetaires ou de célérats moyen-âgeux : Gros Manseng, Petit Courbu et Aruffiac. Même un vin rouge de Loire, tel qu'un chinon, aurait été nettement plus agréable. Et ce muscadet sec et âpre avec les huîtres (laiteuses), quand son acolyte du domaine Landron balaie d'un revers de la main les stéréotypes sur cette appellation. Autrement, un chablis, un saint-véran, un savennière ou un pouilly fumé frais et fruités font merveille avec ces fruits de mer. Notons par ailleurs qu'il y a mieux qu'un vin liquoreux pour commencer un dîner... Vient ensuite le bordeaux avec la dinde aux marrons. Débarassez-moi la table de cet ignoble produit et remplacez-le moi par un mercurey, un savigny-lès-beaune ou un châteauneuf du pape! Pour couronner le tout, le retour du champagne sur la table pour accompagner la bûche est incongru. C'est le moment idéal pour sortir le blanc doux! Sur la bûche aux griottes : rivesaltes. Sur la bûche au chocolat : banyuls, maury. Il est aussi des accords orginaux comme, sur une bûche classique, un côtes de duras doux. Un rasteau sur la bûche aux griottes, un rosé d'Anjou sur la bûche au chocolat. M'enfin, si les mets et les vins ne sont pas la hauteur de vos espérances, il vous reste toujours la famille pour vous remonter le moral : la belle-mère (à votre droite) ; le beau-frère, (à votre gauche). Et dire qu'on remet ça le 31...

 

samedi, 22 décembre 2007

Le champagne, c’est Telmont Bon !

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Dans le cadre de l’Association des Femmes Professionnelles EPWN, Sophie Valicon, une Professional Woman opérant dans le marketing et la com (il y a vraiment intérêt à savoir parler anglais aujourd’hui dans le monde du vin, autrement vous vous retrouvez vite gros jean comme devant, d’ailleurs, à ce sujet, figurez-vous – c’est dingue la vie n’empêche quand t’y penses – qu’il s’avère que, le cas échéant, si vous aviez besoin de cours dans la langue de Shakespeare – prononcez Sheille Keuss Pire, je serais éventuellement, en mesure, dans la mesure du possible, de vous dispenser une ou deux heures de British par semaine, dans le modeste, mais non moins agréable, cadre du bar d’un hôtel cosy parisien, voire chez…) organisait, chez la pétillante Julie Mcivor, une dégustation des champagnes Telmont. Pour un peu, dans ce petit loft de 200m2, au cœur de Paris, on se serait cru à une soirée mousse. Accompagné d’Eric Daguenet (Bérénas), loin de l’effervescence du boulevard Sébastopol, je me rendis pour découvrir, et surtout pour buller, un coupe-coupe à la main.

Le champagne. Le-cham-pagne. Institution française s’il en est. A ne pas confondre avec le mousseux. Non, parce que certains confondent, parfois. En même temps, sans vouloir tirer sur l'ambulance, il est des champagnes qu’on tronquerait bien contre des créments, où des méthodes champenoises. Alors que Bertrand Lhopital, petit-fils du fondateur de la maison Telmont présente son blanc-de-blanc à une assemblée de cols blancs, on nous suggère un champagne rosé éléboré à partir d’une sélection de pinots noirs et pinots meuniers. Le nez me rappelle de suite ce récent chardonnay-sémillon australien embouteillé en canette. Le nez rappelle la fraise : celle des bonbons haribo. Des arômes artificiels qui n’évoquent pas vraiment ces fruits rouges que l’on trouve dans les jardins ou sur les marchés. En revanche, en bouche, le vin présente une certaine vivacité, un beau volume et une jolie douceur de fruits des bois : un certain déséquilibre nez-bouche, certes, mais quiconque néglige un peu l’olfactif passera un très agréable moment, notamment autour d’un dessert.

Vient ensuite Consécration (rien que ça), à base de chardonnay, vieilli plusieurs années en cave. Avec une telle identité, nos expectations sont grandes. Les bulles sont fines et concentrées au centre de la flûte. Le nez est fin, frais, vif. Il présente de jolies notes d’agrumes puis évolue vers la pomme verte. C’est très agréable. En bouche, l’attaque ne manque pas de ferveur. Le vin ne se résume pas une effusion de gaz comme c’est le cas chez les mauvais champagnes. La bouche divulgue une réelle matière. La longueur, persistante, s’achève sur une finale citronnée. L’impression est très favorable : ce champagne possède une vraie personnalité ; j'aime comme il perdure et évolue en bouche. Eric et moi en profitons pour nous éclipser et faire le tour du propriétaire. Le sol semble se dérober sous nos pieds lorsque nous les posons sur un mètre carré de verre offrant une vue imprenable sur la salle de gym. Nous remontons par la chambre où mes connaissances et ma maîtrise des matériaux nobles est soudain mise à mal lorsque, tel un vendeur de chez Leroy-Merlin, j’assure à Eric qu’ ils ont peut-être mis un parquet flottant mais qu’est-ce qu’il est beau, avant de me faire reprendre par la maîtresse de maison : « pas du tout, c’est un chêne massif ». Ben, évidemment. Bon, je vais descendre goûter la troisième cuvée que Bertrand est entrain de présenter : est-ce la Grande Réserve, composée de pinots noir et meunier, et de chardonnay ? Celle-ci est radicalement différente puisqu’elle nous emmène vers des notes briochées, de la souplesse mais aussi de la fraîcheur. Ce vin est excellent : c’est d’ailleurs celui que j’adule en général mais ce soir, le blanc-de-blanc m’a particulièrement séduit.

Enfin nous rencontrons le maître de cérémonie et échangeons avec lui. Mesdames, mesdemoiselles : j’ai l’honneur et l’avantage de vous annoncer que, selon toutes vraisemblances, un Tupperwine (ou Tupperwife) vous sera bientôt consacré et animé par Bertrand Lhopital, en personne. Désolé pour les amatrices de rouge et de blanc, mais ce sera champagne…

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, je rencontre Arnaud Larher, et sa charmante épouse. Arnaud Larher, maître pâtissier chocolatier, a pignon sur rue, rue Caulaincourt, à Montmartre. Il vient surtout de se voir remettre le titre de Meilleur Ouvrier de France 2007. Timide, presque réservé, il devient prolixe lorsque nous abordons les accords mets et vins. Je lui explique rapidement le troubadour que je suis et il se montre très intéressé par un Tupperwine Spécial accord dessert et vin. Nous nous rencontrerons bientôt et réfléchirons sur ma meilleure façon de préparer ce Tupperwine, qui devrait s’avérer fascinant.

Une soirée dédiée au vin qui se déroule dans une atmosphère chaleureuse et détendue, et qui se solde par des rencontres et des surprises. Ca me rappelle quelquechose… Je ressors de cette dégustation la tête pleine d’idées et les yeux plein de bulles, celles de la hâte de pouvoir bientôt partager avec vous, lecteurs et lectrices de VINSURVIN, mes découvertes et mes allégresses.

 

Champagne J. De Telmont, 1 avenue de Champagne, 51480 Damery. Tél : O3 26 58 40 33. Réception sur place.

vendredi, 21 décembre 2007

SOUSCRIPTION TUPPERTHON : Le prix.

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« OPERATION TUPPERTHON »

APPEL AU BON CŒUR DES LECTEURS ET DES LECTRICES DE VINSURVIN ! ! !

APRES LA REUSSITE DE LA PREMIERE DES TUPPERWINE,

NOMBREUX SONT CEUX QUI ME POUSSENT A DEPOSER LE CONCEPT AUPRES DE L’INPI

(Institut National de la Propriété Intellectuelle ).

CELA COUTE 225€…

JE VOUS PROPOSE DONC DE PARTICIPER A L’OPERATION

« TUPPERTHON »

EN ME FAISANT PARVENIR UNE MODIQUE SOMME PAR CHEQUE (A PARTIR DE 1€) !

Pour faire les choses en toute transparence, il vous suffit de laisser un commentaire

en spécifiant la somme de votre « promesse de don »…

(mon adresse postale vous sera donnée par mail via vinsurvin2020@yahoo.fr)).

Lorsque la somme sera atteinte, quitus sera fait sur VINSURVIN !

LES GENEREUX PARTICIPANTS SERONT D’OFFICE INVITES

A UN TUPPERWARE SPECIAL INPI !!!

D'avance, merci de croire en ce concept.

VIN POUR TOUS, TUPPERWINE !!

QUATRE PERSONNES M’ONT DEJA VERSE 20,00€ CHACUNE

Daniel, Laure, Dorian et Fredo : encore merci !

Promesses : Pichot (20€), Sancho et Cédric.

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jeudi, 20 décembre 2007

The Man of ze Year

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A l’occasion de la demie-finale de la Coupe du Monde de Rugby de l’été dernier, un vigneron qui fait du chablis, ce magnifique chardonnay bourguignon à l’Est de l’A6, m’a envoyé la photo d’un escargot et d’une grenouille, posés sur une bouteille de chablis. Le but : illustrer un article de VINSURVIN intitulé " Quel vin avec un France-Angleterre ? ". L’homme, récemment récompensé pour son travail par le magazine Bourgogne Aujourd’hui, et surnommé " ambassadeur d’une certaine idée du vin ", se propose aujourd’hui de venir animer un TUPPERWINE à Paris. Que demande le peuple ?

Il est viticulteur dans le Chablisien, il adore VINSURVIN et il vient d’être élu Homme de l’Année par le magazine Bourgogne Aujourd’hui : j’ai nommé Daniel-Etienne Defaix. A défaut de parler de ses vins que je n’ai pas encore eu l’honneur de goûter, je commencerai par parler de l’homme qui dans un mail du 16 décembre dernier m’écrit que " pour vous répondre enfin sur une éventuelle dégustation sur Paris ; en toute simplicité : oui avec plaisir. Et même mieux, au lieu de vous expédier des échantillons, je crois que j’apprécierai de venir à votre tasting et partager ce moment avec vous et vos amis du vin. Car le vin est d’abord un partage ! "

Décrit comme " précurseur de l’œnotourisme, amoureux du patrimoine de son vignoble, promoteur infatigable de Chablis ", Daniel-Etienne Defaix œuvre pour la cause de la Bourgogne. Il y a vingt ans, cet homme de quarante-sept ans, à qui l’on vendrait le bon dieu sans concession tant son sourire déborde de convivialité, ouvrait Le Monde du Vin, un caveau de dégustation dans le centre de Chablis. En 1995, il reprenait le domaine familial, soit 26 hectares de vigne. En 2005, le restaurant " la Cuisine au Vin " à Chablis.

Côté vin, car Daniel-Etienne Defaix n’est pas fait que de " clairvoyance commerciale " (dixit Bourgogne Aujourd’hui), on relèvera la patience du viticulteur qui " n’hésite pas à élever ses vins jusqu’à dix-huit mois et à les garder encore quelques mois en cave avant commercialisation. Des vins arrivés à plénitude à leur rythme. Et non au rythme du marché. "

Par ailleurs, le bi-mensuel bourguignon fait le vœu que " rencontres, convivialité et bons moments entre amateurs " demeureront pour longtemps l’esprit bourguignon. Enfin, il enjoint l’Homme de l’Année de ne pas verser dans le grand luxe et tout ce qu’il comporte d’ " inaccessible, de carcan et de snobisme ". A lire les e-mails de Monsieur Defaix et son enthousiasme à animer un prochain Tupperwine, il y a peu de risque que cela se produise. Alors, au plaisir de vous recevoir à Paris pour un prochain Tupperwine, Monsieur Defaix !

mardi, 18 décembre 2007

Un "Château" en Espagne.

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Souvenez-vous. Il y a quelques mois, VINSURVIN proposait une critique de la publicité papier pour les vins de Bordeaux. En feuilletant un journal gratuit londonien cette semaine, Metro pour ne pas le nommer, sur quoi tombe-je ? La copie conforme de la publicité en question. Quel pouvoir d’attraction une telle publicité peut-elle avoir sur les british ? Pourquoi tant d’acharnement à jouer la carte de l’apparence ?

Vin commercial.  Je suis verte et blanche, j’affiche un château sur mon étiquette, je fais 23cm de haut, 15 de large. Je suis, je suis… Non, il ne s’agit pas de la nouvelle venue des bouteilles de bordeaux. Simplement de la publicité pour le vin le plus connu au monde : le bordeaux. Petit budget, relance sur le marché anglais, ou simple manque d’imagination ? En tous cas, cette même affiche était placardée dans la presse française il y a de cela un an. Et elle n’a pas été remise au goût du jour ! Preuve en est le millésime sur la table : toujours un 2005 ! 

Les châteaux sont en Loire, pas à Bordeaux. A gauche du programme TV de Metro, toujours cet austère cliché noir et blanc, cette écriteau qui masque les chevilles de la demoiselle et ce décors type "Monsieur Meuble". Le jeune homme n’a pas pris une ride. Il a toujours la même idée derrière la tête (ouvrir un bourgogne). La jolie jeune femme, elle, affiche toujours cet air blasé. Guère besoin de mots pour nous faire comprendre son affliction : "Qu’est-ce qu’il est lourd ce mec. En plus, il a mauvaise haleine : on dirait mon prof d’éco à Paul Langevin.". Le slogan lui-même n’a pas changé d’un iota. Et il a été traduit du Français vers l’anglais mot pour mot. Certains vous offrent juste un verre. D’autres vous offrent un château devient dans la langue de Shakespeare : Some offer you just a drink. Others offer you a château. Le flegme anglais vous répondra certainement qu’un drink, c’est déjà pas mal, certains ne vous offrant simplement rien du tout. Et puis en anglais, on offer pas un drink. On pay un drink… Quant au vin, pas un canon-fronsac, toujours pas un entre-deux-mers, encore moins un pomerol. Non. Toujours un bordeaux. Soit le vin générique représentant le quart des appellations contrôlées françaises et pouvant être produit n’importe où dans les 130 000 ha du vignoble bordelais. Issu d’une grande variété de terroirs, plus ou moins bien élaboré, on trouve sous son étiquette le meilleur, et surtout, le pire. La qualification « château », symbole de grandeur et de puissance est donc présomptueuse, voire mensongère, tant la plupart sont en ruines. En fait, plus j’y pense et plus je me dis qu’un "château", un vrai, pour l’œnophile un brin amateur d’Histoire de France, c’est un vin de Loire.

Femme morose, femme moderne. Un peu comme la plupart de ses vins, bordeaux.com continue d’axer sa campagne sur l’image des vins bordelais plus que sur leur personnalité. Sur leur apparence plutôt que sur leur matière. La forme prévaut sur le fond : leitmotiv bordelais par excellence. D’où cette scène un peu superficielle, où le vin est relégué à l’état de bouteille sur le coin d’une table. On ne peut s’empêcher de se demander quelle image bordeaux veut donner à son vin. Le blanc du canapé : métaphore de la fadeur ? La morosité de la jeune femme : symbole des sensations éprouvées en dégustant un cabernet-merlot de Bordeaux ? Ou de la nouvelle femme moderne bordelaise ? La nature sombre en arrière plan : allusion à des lendemains pénibles ? La France , pays aux habitants torturés, noyant leur déprime dans un triste vin rouge : nouveau cliché Outre-Manche ? Je conçois que l’on veuille ici mettre en avant un moment privilégié, intime, amical. Le problème, c’est que la scène ne véhicule qu’hostilité, apparat et ennui. 

La vache, nouveau symbole de puissance. Comparativement, la publicité pour les vins de Bourgogne dans Bourgogne Aujourd’hui de décembre 2007 offre (comme ses vins) plus de complexité, et n’hésite pas à mettre le terroir en avant (les champs gras et riches ; la vache, qui dégage une superbe puissance). On insiste également sur la robe du vin (comme dans une publicité précédente), la couleur "intense et éclatante". Par ailleurs, le cépage "pinot noir" y joue un rôle prépondérant. La Bourgogne , incisive, va jusqu’à revendiquer sa paternité en assénant qu’il "donne le meilleur de lui-même sur la terre de Bourgogne". Autres méthodes, autre philosophie, autre monde. 

Oh la la, la Deurdeugne , le chardeuneille, l’affreux mage! Les concepteurs de cette affiche se sont-ils au moins posé la question de savoir ce qui attire les anglais end France. Il est curieux en effet de croire qu’un message et une photo puissent s’adresser indifféremment aux français et aux anglais. Comme si les anglais voyaient la France à travers le prisme d’un jeune couple qui s’ennuie. Quid des amis, des copains, de la famille, du repas, du partage, de la convivialité ? Et nos régions, nos routes, nos villages, nos fromages ? Les aspects culturels fondamentaux relatifs à l’esprit du vin en France sont littéralement laminés. Pas étonnant alors que les anglais soient de plus en plus nombreux à aller chercher leurs châteaux… en Espagne.

Tupperwine : les photos!

Les flashs ont crépité lors de la première des Tupperwine! Lundi 3 décembre 2007, quelques internautes (et accessoirement lecteurs de VINSURVIN) se sont réunis Cave lya, rue d'Orsel, à Paris XVIII. Sans prétention, dans une atmosphère chaleureuse et décontractée, trois blancs du Mâconnais, quatre rouges de Cahors furent dégustés (ainsi que deux blancs du languedoc, mais il ne faut pas le dire!). Je vous propose une petite sélection des meilleurs clichés...

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Christophe (alias Sancho Panza!), Fabrice (le caviste!), et Raphaël (dit Laflute).
On hume, on fait tournoyer et respirer, on sirotte : ça, c'est (hy-per) Tupperwine!
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Eric (Bérénas), Fabrice... Et Fabrice (votre humble serviteur).
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Un homme satisfait : Cédric (le king du commentaire  sur VINSURVIN)
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Un (autre) homme satisfait. Et même comblé.
Manquent à l'appel Fabrice (l'écrivain) et Floriane (la fille).
Selon toute vraisemblance, prochain Tupperwine le 07 janvier 2008, rue des Dames, Paris XVII.
Ouverture des inscriptions dans les prochains jours... Tenez vous prêts (zé prêtes),
il n'y en aura pas pour tout le monde!
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dimanche, 16 décembre 2007

Au Café Rouge, on boit aussi du (gros) rouge.

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Voilà qui va rassurer les amateurs de bon vin : il n’y a pas qu’en France qu’on trouve du vin mauvais dans nombre de brasseries, cafés et restaurants. De retour de Londres après un séjour de trois jours, j’ai pu constater que les anglais servaient à leurs clients du vin qui n’en a que le nom. Seule différence : ce dernier n’est pas mauvais en soit. Il est juste adapté à un certain (mauvais) goût anglo-saxon.

An exotic chenin ! Mercredi soir, Londres, quartier de Knightsbridge, en face de chez Harrods. Pendant que mes élèves font leurs emplettes, je vais enfin pouvoir m’asseoir et souffler, au Café Rouge, une chaîne de cafés / restaurants prisée des londoniens après leur shopping et par des gens de passage ayant la naïveté de croire que l’on y sert du bon vin. Suivez mon regard. Au Café Rouge, on boit du "café" (que les anglais appellent "espresso", à différencier de l’eau colorée servie dans des mugs de 300ml), du "déca" ou des "crêmes", et même du vin. La maison a en outre le chic de nous décrire brièvement la (ou les ) caractéristique(s) des vins sur la carte : A full-bodied, spicy and yet fruity syrah with a beautiful, never-ending final. A superb energy that only wines from the Côte du Rhône can offer. On lit encore : A fresh, quick, floral, subtle, exotic chenin from the Loire Valley : a sample of what France can do best.

Seuls les bordeaux ont du corps. Quel lyrisme, quel verbe, quels portraits : moi qui allais me diriger vers une noisette, je me surprendrais volontiers à goûter ces vins anglo-français. Même pendant le service. Mon collègue, qui m’a prévenu qu’il n’aimait que les vins de bordeaux « car ce sont les seuls vins français à avoir du corps », me laisse tout le loisir de choisir son vin. Ce sera la fameuse syrah décrite ci-dessus. Un vin rouge élaboré à partir du cépage roi en Rhône. J’opte pour le chenin d’Anjou, un vin blanc sec, minéral mais néanmoins fruité et floral, dont le Savennières serait le meilleur ambassadeur. 

Surcharge pondéral. Le rouge de mon acolyte arrive. Puis repart, le serveur se mélangeant les pinceaux. Ce dernier revient cette fois-ci avec le "syrah" qu’il nous présente avec un accent de l’Est. Mon collègue m’autorise à étudier son drink. Le nez semble flatteur de fruits rouges très mûrs. Il est rond, lourd, volumineux. Puis il vire au boisé, et présente des notes vanillées. Inutile d’aller plus loin. Dix huit mois de barriques, ou copeaux de bois en intra-veineuse, le vin est peut-être même issu d’un laboratoire pharmaceutique. En bouche, il présente une surcharge pondéral inquiétante. Il est sec, boiseux, sucré. C’est proprement lamentable. Mais mon collègue l’apprécie. Et je ne vais tout de même pas lui gâcher son plaisir.

Egarement pathologique. Mon blanc est fantastique. Sa couleur est tellement ambrée que je le prends pour un cognac. Au nez : zéro fruit, zéro fleur, zéro minéral. Nous constatons l’expression du chêne dans toute sa splendeur, une rondeur pantagruélique, des arômes d’E220, E230 et E550. En bouche, c’est la foire du Trône : miel, caramel, et sucre glace contraignent l’amateur à réviser le sens des mots "fresh", "floral" et"subtle". Le produit est littéralement écœurant. Face à de tels concepts, mes incantations oenophiles quotidiennes apparaissent comme les pures produits de l’imagination d’un cerveau illuminé. Elles confèrent à l’égarement pathologique, celui que quelques extravagants (dont je suis victime et acteur) essaiment emphatiquement et prosaïquement sur les écrans blancs de lors ordinateurs et dans les réunions d’amateurs soit-disant éclairés.

My carte des wines is poor. Un quartier chic, une maison réputée, la simple présence de la description des vins sur la carte, leurs prix élevés (autour de 7€ le verre de 200ml) : autant d’éléments qui nous autorisent, dans l’absolu, à espérer des vins d’une bonne qualité. Mais à y voir de plus près, ces deux vins (que l’on eût la naïveté de croire "français") répondent indéniablement à un style. Voire à une qualité. Les vins ronds, sucrés, boisés, charmeurs, (sensés être) faciles à boire semblent donc correspondre à un goût incongru et à des critères étudiés. Pire, désirés.  Conclusion, si my tailor is rich, my carte des wines, elle, is poor.

Photo ci-dessus, VINSURVIN : Westminster et la Tamise, depuis le London Eye.

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mercredi, 12 décembre 2007

Je hais France Télécom (et les autres)

 

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VOUS AVEZ SANS DOUTE REMARQUE QUE LES CHRONIQUES SE FAISAIENT RARES EN CE MOMMENT SUR VINSURVIN... MAIS NE CROYEZ QUE JE NE PEUX PAS ORGANISER DES DEGUST@TIONS ET LAISSER MON ESPRIT VAGUER A CES VICISSITUDES QUOTIDIENNES. LA RAISON EST PUREMENT TECHNIQUE. ELLE INCOMBE A L'INCOMPETENCE DES SERVICES DE FRANCE TELLECOM QUI NE SONT PAS FICHUS DE ME CREER UNE LIGNE INTERNET DEPUIS DEUX MOIS.

DES QUE CE PROBLEME SERA REGLE, CROYEZ-MOI, JE ME VENGERAI...

 

lundi, 10 décembre 2007

Je me suis régalé!

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Prenez l’accent du sud de la France, un accueil chaleureux et authentique, des produits simples et cuisinés à la perfection, et vous obtenez un incroyable dîner à l’Assiette Aveyronnaise, rue de la Coquillère, dans le 1er arrondissement de Paris.

Je m’assieds en terrasse, commande un pouilly fumé mais on me dirige vers un sauvignon. Je tique un peu mais cette moue trahit ma simple méconnaissance de la maison : ce vin est carrément énorme. Rien à voir avec le pouilly fumé pâle, acide et asthénique que j’ai bu aujourd’hui, chose rare au Jujubier, rue Legendre dans le XVIIème.

Eric arrive avec douze heures de retard, les mains pleines de découvertes qu’il est avide de me faire découvrir et de partager. Monsieur est comme chez lui chez l’adorable Georges (photo) et l'hédoniste Dorian : avec notre foie gras poêlé, il ouvre un délicieux 100% sémillon des coteaux du Verdon. La bouteille voyage alentour : un restaurateur de Neuilly, accompagné de sa femme et d’un ami profitent de l’aubaine. Un espagnol à droite y goûte aussi. L’accord met et vin est habile. Ce foie gras poêlé est somptueux. La crème qui l’accompagne vient d’un autre monde. Je suis sur une autre planète.

Un assemblage syrah, grenache rythme la dégustation du gigot d’agneau "sept heures" de Georges. Ce plat dépasse l’entendement. La viande est on ne peut plus tendre. Les saveurs, les arômes et les parfums qui se dégagent de mon assiette me laissent pantois.

D’un énorme mille-feuilles, on nous découpe une jolie part. Léger, aérien et doté d’une fine tranche de poire en son milieu, ce dessert est l’idéal pour terminer ce somptueux dîner.

En substance, un repas gargantuesque pour un prix mini (de l'ordre de 25€ le menu, si je ne m'abuse), dans une ambiance chaleureuse et décontractée : ce serait dommage de rater cela...

L’Assiette Aveyronnaise

14 rue Coquillère
75001 Paris
Tél. 01 42 36 51 60
Fax. 01 42 36 53 93

Métro et Parking : Châtelet

Fermé Dimanche soir et lundi. Contact Email : lesaubergistes2@hotmail.fr

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THE mille-feuilles...

 

 

jeudi, 06 décembre 2007

A GOUTER IMPERATIVEMENT!!

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PARISIENS, PARISIENNES !

VINSURVIN

NE SAURAIT MIEUX VOUS RECOMMANDER

DE VOUS RENDRE

VENDREDI 7, SAMEDI 8, DIMANCHE 9 DECEMBRE

AU MARCHE DE NOEL DU KREMLIN-BICETRE

AFIN DE GOUTER LE SAINT-NICOLAS DE BOURGUEIL 2006

DE DAVID DRUSSE.

(LIRE CHRONIQUES PAR AILLEURS)

Tupperwine : la première !

 

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Du virtuel au réel : la première dégustation de vin de vigneron entre internautes plus amateurs de vin les uns que les autres chez un caviste parisien a battu son plein : qualifier cette première édition des Tupperwine de grande réussite n’est pas usurpée!

Paris. Lundi 3 décembre 2007. 19h30. Accompagné de Christophe (alias Sancho Pansa), je sors de la station Abbesses pour me retrouver sous un ciel noir et pluvieux. " Tupperwine pluvieux, Tupperwine heureux ? " je m’interroge alors, y voyant une sorte de bon présage pour cette première édition, qui, il faut bien le dire, me noue un peu le ventre. Mon sac réfrigérant (contenant pas moins de sept bouteilles) à la main, j’ai plus des airs de commercial sur le déclin que de simple amateur se rendant à une dégustation.

Tout le monde arrive à l’heure et c’est le moment de découvrir les visages de ceux qui, depuis, plusieurs mois déjà, y vont de leurs commentaires sur le blog : Cédric, Fabrice, Floriane, Raphaël, alias Laflute. Qui a dit que l’Internet cloisonnait les gens chez eux et nourrissait leur vie de rencontres artificielles ? Ces internautes là sont tous passés de l’autre côté de leur écran d’ordinateur pour pénétrer le monde réel de la dégustation, personnifié ici par la chaleureuse échoppe de Fabrice, rue d’Orsel. Eric, du domaine Bérénas (Languedoc), nous a également rejoint.

Nous démarrons avec les vins blancs (100% chardonnay) du Domaine Mathias, situé à Chaintré en Bourgogne Mâconnaise. Le Mâcon-Chaintré 2006 est un vin léger, de soif, à boire entre copains. On ne lui en demande pas plus et il remplit très bien son rôle. On note dans l’assemblée qu’il présente un léger déséquilibre entre le nez et la bouche mais qu’il conviendra très bien à des femmes et à des jeunes qui s’initient au vin. A 6,40€, il offre un rapport qualité-prix raisonnable.

Vient ensuite le Pouilly-Vinzelles 2006. Une robe plus foncée, une bouche riche. Un nez aérien de fleurs blanches, de noisettes et de notes mentholées comme l’eucalyptus. Des arômes de fruits blancs en bouche mais. Un finale plus longue. On est manifestement passé à un vin plus complexe. Les 8€ départ cave sont justifiés.

Enfin, le Pouilly-Fuissé 2006. Sa couleur est plus ambrée dû au passage en fût de chêne pendant six mois. Son nez n’est pas marqué par le bois, il est d’ailleurs assez complexe, herbacé, de noisettes rehaussé de notes de miel et de fumé. La bouche est ample et dense au saveur de beurre. Un vin riche et déjà assez mûr rappelant davantage les vins de Bourgogne. 10,70€ : excellent rapport qualité prix. Je repasse le lendemain soir Cave Lya et Fabrice me rappelle que nos avions carafé ce vin. Une rasade ? Bon alors, rapide… Le nez a peut-être un peu perdu en intensité (logique après une journée en carafe) mais il a gardé beaucoup de vivacité, d’ampleur et d’arôme. Confirmation que c’est assurément un très bon vin, et qu’il ne faut pas hésiter à carafer les vins blancs.

Eric, du Domaine Bérénas, nous suggère deux de ses blancs (Colline d’Oc et Impatiens ; il en fera de même en rouge). Je vous invite à lire CETTE NOTE pour mes impressions.

Les tupper-dégustateurs sont manifestement ravis par cette première salve. Et ils en redemandent !

Nous quittons le Mâconnais (sans même un détour par la Roche de Solutré) pour traverser la France et nous retrouver dans le Sud-Ouest, à Cahors. Le Tradition 2004, Lacapelle-Cabanac de Thierry Simon et Philippe Vérax (80% malbec, 20% merlot) que nous débouchons sera sans doute mon préféré. Plein de fruit (notamment la cerise), il est jeune, instinctif et relativement ample. Une bonne viande rouge lui siéra à merveille. 6,19€ : difficile de se priver.

Le Prestige 2004 (85 malbec, 15% merlot) offre un nez flatteur pour certains, stéréotypés de bordeaux pour d’autres. Mêmes impressions en bouche. Elégance, rondeur, fruit confit à droite. Boisé, caramélisé et d’une sucrosité outrecuidante, à gauche. L’archétype du vin que je redoute. Il plaira aux novices.

Le (100%) Malbec XL 2004 nous ramène à des choses plus authentiques. Difficile de ne pas s’extasier sur sa couleur d’un noir profond et intense. Est-ce sa complexité ou les deux expériences précédentes qui nous rendent un peu sceptiques ? Christophe me regarde et lui trouve un beau potentiel. J’acquiesce.

Nous finissons par le (100%) Malbec Original. Assez déroutant de part sa nature biologique probablement, tout le monde est d’accord pour dire que ce vin est puissant et concentré, et qu’un passage en carafe nous dévoilerait sa vraie nature. Sur le fruit mais aussi le sous-bois, le tabac (!), chacun y va de son commentaire et de son appréciation. Les avis sont partagés. Fabrice, le caviste, est réservé. Le bio nécessite beaucoup de maîtrise nous prévient-il. En outre, Cahors est une terre particulière, qui requiert une grosse expérience. Il faudra en goûter d’autres pour "comparer". Château Quattre?

L’impression qui domine suite à cette première édition des TUPPERWINE est l’enthousiasme des invités. L’objectif était de faire découvrir des vins bien faits du terroir français et, accessoirement, d’étonner et donner du plaisir. Il semble en toute objectivité que cet objectif ait été atteint. Rendez-vous le 1er lundi de janvier pour une prochaine dégustation. Et… vin pour tous. Tupperwine !

dimanche, 02 décembre 2007

Grand Tasting. Grand Casting.

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A Paris, les dégustations s’accumulent, se ressemblent et suscitent la réflexion: entre assistances apprêtées, ambiances tropicales et déroulages de poncifs, ces réunions aussi bondées que la Place de l’Etoile à 18h00 interpellent davantage l’esprit de l’auteur que celui du dégustateur, qui parvient, somme toute, isolé dans son scaphandre de gourmet, à se satisfaire de jolies découvertes, fussent-elles vinicoles ou humaines. 

Mon avant-dernière dégustation en date s’est déroulée dans le bar d’un hôtel chic de la rue de Rivoli où le vin était excellent et l’ambiance antinomique avec sa région d’origine. La dernière en date s’est déroulée hier au Carrousel du Louvre dans des conditions à la Wine Spectator  : sous 3, 10m de faux-plafond, à la lumière sélénite des néons aveuglants, dans un rassurant cocon de moiteur et d’hygrométrie à trois chiffres.

L’environnement de certaines dégustations a quelque chose qui tient de la commedia dell'arte ou du grotesque. Le casting de rêve, en quelque sorte, pour l’observateur. Madame de la Rombière de Lassant la Sueur juxtapose les clichés comme on aligne les chrysanthèmes sur les tombes le premier novembre ; des jeunes cadres dynamiques, pompeux, racontent leurs expériences bordelaises comme on éructe un cours de marketing ; des grands propriétaires inintéressés par l’amateur lambda le méprisent au point de ne lui adresser la moindre considération ; des nababs examinent, reniflent, ingurgitent un puligny 2006 avant de se gargariser, deus ex machina, d’un « encore un peu jeune » ; des quidams égarés réclament le « meilleur » qu’ait le vigneron, à la question « qu’aimeriez-vous déguster messieurs, dames ? », et sera alors servie de la confiture à des cochons. Le Grand Tasting porte bien son nom : tout y grand. Grandiloquent même. Surtout dans la forme.

Côté vin, presque accessoire, ce n’est pas parce que le blanc, supposé sec, d’un lauréat du Roussillon (le Clos des Fées), était sirupeux, rond et quelconque, que ses rouges étaient concentrés, bordelais et dénués de fruit (les premiers véritables effets du réchauffement climatique ?), que l’on peut se réserver le droit de décrier tous les vins étalés. Car, objectivement, le peu que je goûtai fut dans l’ensemble de bonne qualité.

A mon arrivée dans la foire, je me posai d’abord la question de savoir si je ne m’étais pas trompé d’adresse. On se serait cru au rayon cosmétique du Printemps, boulevard Haussman. Ma première envie fut de faire demi-tour. Mais je ne pouvais pas ne pas honorer l’accréditation offerte par la délicieuse Aurélie, de Vizioz Communication, qui par la suite, allait me présenter Philippe Guillon de chez Riedel (les verres). Et voilà, malgré mes réserves, je ne pouvais plus faire demi-tour et plongeai dans le monde de la dégustation à la parisienne. Il fallait à présent que je me décide à me mettre aux diapasons des gens présents : me faire plaisir et profiter.

Un premier Puligny-Montrachet d’un domaine dont j’ai oublié le nom me ravit complètement. Mais sur le stand, le neveu du propriétaire (absent à cet instant) m’irrita rapidement avec ses plaisanteries grasses et son insistance à se faire passer pour un alcoolique. Déplacé pour un vin d’une si grande qualité. Leur chablis montra de suite ses limites face au puligny.

Je retiendrai le Domaine Charles Joguet, de Chinon, où j’ai goûté des vins délicieux, notamment les Varennes du Grand Clos et le Clos de la Dioterie, que je dois impérativement redéguster, sur place.

Chez Aegerter, où obtenir un droit à la considération prit un temps considérable, le nuits-saint-georges 2006 souffre d’effluves d’alcool outrecuidantes (au nez comme en bouche), et non de fruit comme on tenta vainement de me corriger. Vin capiteux : problème récurrent semble-t-il en 2006 sur le territoire et nouvel ennemi numéro un chez le vigneron.

Les vin du Domaine Chapoutier (Côte-Rôtie, Saint-Joseph, Ermitage, Crozes-Ermitage, entre autres) nécessiteront également de plus amples dégustations, de même que ceux de chez Ferraton, père et fils.

A l’antithèse du Grand Tasting : les Tupperwine de VINSURVIN, Producteur de Chroniques Oenophiles. Se retrouver en petit comité d’amateurs éclairés ou complètement novices mais avides de découvrir des vins, dans un endroit à taille humaine, en la présence d’un ou deux professionnels (le vigneron, le caviste ; un sommelier, un œnologue…), entouré de bouteilles de vin, de casiers en bois et d’ardoises estampillés noms de vins de France et de l’étranger : telle est l’ambition des Tupperwine. Un Petit Casting, pour un petit Tasting.

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Peinture : La Commedia Dell'arte, par Pitro Longhi, 1757, National Gallery, Londres.

Photo: les heureux gagnants des Grands Prix Bettane et Desseauve, vendredi 30 décembre 2007.

 
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