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lundi, 15 octobre 2007

Vendanges de porte-feuilles à Montmartre.

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Difficile de ne pas dire deux mots sur les (fameuses, plus que la cuvée du même nom!) vendanges de Montmartre qui se sont déroulées ce week-end à Paris, surtout lorsqu’on habite à deux pas de la rue Saint-Vincent, cette petite voie paisible qui mène aux vignes. Véritable institution dans le quartier, cette manifestation fêtait hier son 74ème anniversaire (l’âge de Daniel Vaillant, présent hier sur la Place des Tertres ?), sous le sceau de la cuvée Georges Brassens (qui dans Le vin chantait : Quand on est un sage, Et qu'on a du savoir-boire, On se garde à vue, En cas de soif, Une poire, Une poire ou deux, Mais en forme de Bonbonne, Au ventre replet, Rempli du bon lait D'l'automne...) 

Michou supporter des bleus. Que retenir de cette fête bon enfant et un brin franchouillarde? Entre la parade des confréries viticoles, les fanfares, le long manteau bleu de Michou, il y avait de quoi amuser la galerie. Sans compter cet orchestre incongru au stand Val de Loire d’où des notes plus fausses les unes que les autres tentaient d’échapper à des instruments que même l’ouï d’un connaisseur n’eût pas forcément reconnues.  

Les Xantias, au garage! Bordées de stands artisanaux, les rues étroites et pavées ont connu plus large public : peut-être est-ce d’ailleurs ce qui dissuada le chaland de faire le déplacement tant le lieu est irrespirable sous forte affluence, surtout lorsque les banlieusards imposent aux flâneurs les échappements de leurs Xantias qui n’ont pas quitté le garage de la semaine, dans un Paris modèle réduit comme est Montmartre.

Cinq euros le verre de rouge ! On vendait là des produits artisanaux de France et de Navarre aux parisiens en mal de campagne. Pains d’épices des Pyrénées, jambons et saucissons de Savoie, Floc de Gascogne et, produit phare des vendanges, du vin, autant de gourmandises qui devaient réjouir des franciliens dont les fleurons ramenés à la maison cet été n’étaient plus que de vastes souvenirs périmés. Sauf que les prix affichés offraient une deuxième raison de rester à la maison ou d’éviter cette foire au pigeon parigot : une faillie part de tartiflette à 7€, idem pour un petit pain d’épice « nature », j’en passe et des meilleurs.

Du vin en plastique. Quoique, il y avait meilleur : les dégustations étaient payantes. Certes, rien de choquant en soit si l’on considère en effet qu’au vu du monde, cela reviendrait cher aux vignerons. Mais 4€ (et même 5€) le verre de vin ! Les commerçants provinciaux croient-ils que les parisiens sont pleins aux as et naïfs à ce point pour se laisser faire assassiner de la sorte ? Si oui, les stéréotypes vont encore bon train… Cinq euros un verre de vin qui souvent n’en vaut pas plus une fois en bouteille de 75cl, dans un verre en plastique, à 18h00 lorsque le vin n’en a plus que le nom : les prix sont encore moins chers dans les bars à vin parisiens ! Question : le vin, produit de luxe à Paris?

Les Abbesses aux Abysses. Impossible donc de vous faire une petite rubrique sur les bons vins que l’on pouvait déguster dimanche sur Montmartre tant les méthodes de dégustations, elles-mêmes, n’incitaient pas à la découverte. Dieu merci, le ciel étant d’une pureté comme on n’en verra peu cet hiver et le temps d’une douceur incomparable, la vue sur Paris depuis le Sacré Cœur et la descente vers les Abbesses furent un régal. Des plaisirs qui, eux, n’ont pas de prix, mais restent abordables de tous.

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