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samedi, 22 septembre 2007

En été, fais ce qu'il te plé. En septembre?

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Je sais pas vous, mais moi, en ce moment, je sais pas trop quel(s) vin(s) boire. Cette réflexion m'est venue ce soir alors que j'étais en pleine descente (vers la cave). Tandis que l'ascenceur s'enfonçait dans les entrailles de mon immeuble (ce bon vieil immeuble, sorti de terre en 1893, approximativement l'année de naissance de Joseph, mon arrière grand-père, revenu passablement irrité de la guerre de 14, qui ne devait boire que du cidre sans digresser comme je passe mon temps à le faire), j'étais là, seul, dans cet cage d'acier et de moquette murale rouge, entrain de me tâter.

Pour accompagner un clafoutis aux asperges et au poulet, met léger, un vin de Loire eût été adéquate : saumur-champigny, (saint-nicolas de) bourgueil, chinon... Un gamay également : de Touraine, de Saint-Pourçain-sur-Sioule. Problème : il s'avère parfois que le choix du vin soit guidé par de basses questions logistiques. Peu enclin à me rendre en Loire dans les semaines à venir, je pouponne les chinons de Christelle Pérais-Sourdais, de Laurent Gilloire (la Cuvée des Cigales...) et de Bernard Baudry (les Grézeaux). En attendant de me rendre au Domaine Alliet.

J'ai quelques flacons de Mareuil, fief des vins vendéens. Je dois avouer que ma première expérience avec un vin vendéen (le domaine Saint-Nicolas de Thierry Michon) ne m'avait pas laissé insensible. Manquant singulièrement de d'attaque à l'ouverture, puis de corps, mais très fruité, le vin s'était progressivement ouvert pour offrir une complexité arômatique intéressante, une jolie concentration et une bouche non dénuée de longueur. Un souvenir très positif mais trop récent pour s'en fendre d'un ce soir. Et puis, il y aura de la tapenade en amuse-bouche. Un vin de la moitié nord de la France ne (me) conviendra pas. Je lorgne sur un Vacqueyras. Ramené de Gigondas cet été, ce dernier est jeune (2005) : il offrira donc plus de vivacité aujourd'hui que de puissance, comme ce sera le cas avec l'âge. Sur le clafoutis, il sera bien présent mais pas outrageusement dominant. Il me permettra également de mieux le juger (personnalité, potentiel...) que je ne l'ai fait cet été chez son vigneron (Boutière, du domaine du Pesquier, Gigondas). Mon choix est fait. Le vin s'avérera un peu dur à l'ouverture (jeunesse oblige, des tanins un peu agressifs)  pour céder à la souplesse et l'onctuosité. Une superbe palette arômatique de fruits confiturés, du gras en bouche, de la longueur épicée...

Septembre est une sorte de période transition dans la dégustation et le choix du vin. Nous quittons l'été, délaissons les rosés tout en ayant encore besoin de fraîcheur eu égard aux températures fort clémentes, et à notre esprit encore bercé par les paysages et les ambiances qui agrémentaient notre quotidien il y a de cela quelques semaines, un périple dans les paysages arides du sud-est de la France ne prenant jamais fin quand notre village de villégiature apparaît dans le rétroviseur. Et encore moins à la vue du panneau "maison". Nous entrons, petit à petit, dans l'automne et déjà les champignons et autres odeurs de sous-bois font leur apparition. Il sera l'heure de nous tourner vers de charnus vins de Loire, vers le sud-ouest (Cahors, Bergerac...), le minervois et même les bordeaux! Et vous, vous ouvrez quoi?

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