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vendredi, 10 août 2007

De l'égard pour Edgar.

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Hier soir, chez Edgar. Pas de Poe, le menu du Square (227, rue Marcadet, Paris 18), quoi qu'alléchant, ne nous dit rien. Le Jujubier (129, rue Legendre) est fermé. Reste ce restaurant un peu plus bas dans la rue Legendre qui, il y a encore peu, s'appelait Le Morosophe et se nomme aujourd'hui Edgar. En espérant que la soirée soit fantastique. La carte est séduisante. La décoration est classieuse, épurée, jouant entre gris, beige et marron glacé. La lumière provenant des spots du plafond est agressive et l'on regrette, à la nuit tombée, qu'elle ne se fasse pas plus discrète, surtout avec du jazz (un peu dépressif) en fond sonore. L'ambiance se veut chic mais pas guindée. L'acceuil est chaleureux.

Nous optons en entrée pour des marinade d'écrevisses à l'huile de truffe sur son lit de céléri remoulade et un duo de saumon en sashimi et mariné, coulis de mangue et caramel de soja. Dans les deux cas, la présentation est très soignée. La première entrée est fade. Le saumon manque également d'assaisonnement mais l'idée est bonne, le met est fin et le plaisir prend forme grâce au Mercurey dont l'acidité et les notes de citron jaune notamment relèvent l'ensemble. Acte I : convenable.

A suivre. Elle : un risotto crémeux au parmesan et pousse d'épinard, et sa brochette de gambas grillées. Très bon, rien à redire. Lui : filets de dorade royale poêlés, tatin de navet au miel au sirop de vin rouge à la canelle. Filets avec un "s"? Mais il n'y en a qu'un! Un malheureux filet de dorade avec un tatin riquiqui et au "croquant" pas très agréable. Ne nous méprenons pas, je ne suis pas venu pour m'empiffrer. Bien au contraire. Mais, tout de même, l'impression d'être servi chichement devient une réalité. Surtout après l'entrée, délicate dans l'esprit, mais très sobre en quantité. Cependant, le filet de sauce accompagnant le filet de dorade est, lui, délicieux. Moi, cynique? Acte II : satisfaisant chez Dorothée. Trop juste pour votre humble serviteur. Où pas de chance ce soir là! Pas le temps de faire une pause, le service est bien trop rapide.

Place aux desserts. Je prendrais bien une assiette de fromage pour me remplir le ventre pour accompagner le vin blanc. Mais il est aux abonnés absents. Pas grave (heum). De fait, ce sera, dans l'ordre, un millefeuille de mascarpone aux fruits rouges et tuiles aux amandes  et un cassolette de poires au romarin et miel d'acacia (servie dans un verre à cognac, accompagné d'une boule de vanille). Acte III : très bien. 

Et côté vin? Impossible de manquer l'intérêt (si ce n'est la passion) du maître des lieus pour la Bourgogne. Il vient de Dijon. Et ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre! En Cote de Nuit rouge (fautes d'orthographes comprises) : Vosnes Romanée 2004 et Clos Vougeot 1er Cru 2001 (Domaine Mongeard Mugneret) ; Nuits Saint-Georges 1er Cru 2002 (Domaine Faiveley). En Côte de Beaune, on relève un Savigny-lès-Beaune 2004 (sans tiret, sans accent grave, sans "B" majuscule) ainsi qu'un Aloxe-Corton 1er Cru de chez Joseph Drouhin. Nous optons pour un vin de la Côte Chalonnaise, donc ; bien qu'un Chassagne-Montrachet nous tend les bras (enfin, un seul, vu le prix!). Notre Mercurey "Clos Rochette" 2005 du Domaine Faiveley m'est fait goûter chambré. Au secours. A la fin du repas, baignant dans le seau à la glace, il est... glacé! Bonjour les écarts de température. Entre chaud et froid, le vin (qui a souffert) se révèle quand même très bon. La carte des vins est donc très soignée. Pas comme le service. Au final, l'impression générale est mitigée. Si l'on sent que la maison vise la qualité et la finesse, rien de fantastique, ni de catastrophique ne se produisit hier soir chez Edgar. Si ce n'est ces bruits de pas étranges derrière nous sur le chemin du retour. 

Voir par ailleurs la critique d'A Nous Paris: Chez Edgar.

Commentaires

Bizarrement j'étais dans le même restaurant en début de semaine.
Habitant dans le quartier depuis une dizaine d'années je me félicite enfin que cette adresse ai enfin changé de propriétaire...
La décoration effectivement est chic sans en faire trop.
La cuisine est fine et délicate.
Ce restaurant n'est pas effectivement l'endroit idéal pour un repas entre potes de rugby ayant fait un match et prêts à démonter un boeuf entier.
Mais la carte du soir avec la présence de carré d'agneau et soufflé au Grand Marnier me fait penser aux adresses chics et prestigieuses de la rive droite...mais pas au même prix.

Quant au vin trouver un beaune Clos de Mouches (en plus du Chassagne,Puligny et Mercurey Clos des rochettes monopole Faiveley) à 85 euros dans Paris BON COURAGE!
Seul regret effectivement le fromage:avec une carte des vins comme çà c'est regrettable de ne pas avoir un accord mets/vins...

Finalement heureux qu'un restaurant de qualité soit dans mon quartier...avec deux mois d'ouverture je leurs tire mon chapeau mais espèrons que cela va durer.

Pour l'article en haut de page Vanille avec 2 L ....;o)

Écrit par : develet | vendredi, 10 août 2007

Je suis allée deux fois dans ce restaurant depuis son ouverture.
Et bah plutôt pas mal.
Service un peu tendu la première fois ...du progrès surtout du côté du patron (beau mec soit dit en passant...)
Au niveau de l'assiette la qualité des produits ainsi que la présentation sont au rdv.
Les prix sont plus que raisonnables:formule à 30 le soir pour un foie gras maison/ un carré d'agneau et un fondant au caramel (mortel le fondant..)
La carte des champagnes est elle aussi complète à des tarifs plus que louable: une bouteille d'Inflorescence rose de Jeanne à 45 euros.

En résumé endroit idéal pour un moment de qualité à des tarifs plutôt light.
Un seul regret pas de fromage.

Écrit par : saint clair | vendredi, 10 août 2007

Enfin ce restaurant renoue avec son histoire.
Les anciens propriétaires en avaient fait un endroit infâme (assiette et personnel tout simplement repoussant!)...
Cette transformation arrive idéalement dans ce quartier des batignolles ne plein transformation.
Pour faire court :prix plus que républicains (A NOUS PARIS...) carte des vins mortelle...
L'endroit est chic et le service est efficace.
Ca fait plaisir d'avoir enfin un restaurant qui sort de cette pseudo culture bobo bistot..les récentes ouvertures des puces ou du 17 m'ont franchement laissé sur ma fin:pourquoi faire mieux quand on peut faire comme tout le monde:et bien non Edgar change et nous retourne la tête...en tout cas après un repas au bourgogne et fin de repas avec un Frappin!!!

Seul bémol: le fromage..courage en tout cas au patron et son équipe continuez.

Écrit par : schaun | vendredi, 10 août 2007

Les commentaires sont fermés.

 
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