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vendredi, 29 décembre 2006

Merci Père Noël.

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     "Allez, Stef, à ton tour d'ouvrir un cadeau!", s'exclama d'une voix stridente, Marie-Line, la belle-soeur qui tient un commerce d'accessoires auto dans une de ces grandes zones commerciales que les gens investissent désormais le dimanche comme on se rendait jadis à la messe.

     "Mais j'en ai déjà eu douze," répondit, blasé par la déferlante de "cadeaux" qui s'était abattue sur lui ces dernière minutes, le jeune étudiant descendu de Paris vers sa Mayenne natale pour les fêtes de fin d'année. Couteau Opinel, coffret de verres à ricard, housses de sièges auto, dernier CD de Florent Pagny, dessous de verres, la liste de présents qui se finiraient au vide-grenier annuel de Laval ne cessaient de s'allonger. Comme chaque année. 

     "Et bien, ça fera treize! Oh, celui-là alors... T'aimes pas les cadeaux ou quoi?", s'écria presque Marie-Line, sa voix donnant l'impression qu'un wagon allait quitter ses rails, et ses roues crisser sous l'effet des freins.

     "Il faut croire que non," réussit-il à formuler.

     "Allez, ouvre celui-là, tu vas voir, je suis sûre qui va't'plaîre!" Après avoir jeté un oeil sur le post-it rose, elle informa Stéphane qu'il était de la part de son jule et que ç'avait pas été facile de trouver parce qu'on a toujours peur de se tromper ou que bon on sait pas si ça va plaire. Mais avant même qu'il se saisissât du paquet, elle lui demanda de deviner qu'est-ce qui pouvait bien se cacher là-dessous. "Allons, bon, maintenant on va jouer aux devinettes, comme si seule la distribution de cadeaux ne suffisaient pas à me taper sur les nerfs," pensa-t-il. "Toujours d'excellentes idées la Marie-Line."

     Le papier épousait la forme d'une bouteille. Pour l'effet de surprise, les choses étaient compromises. Un coup d'oeil averti sur l'étiquette marron-or signala à Stéphane que l'objet en question provenait des Caves du 53. "Une cave, c'est déjà ça," pensa-t-il. Une bouteille de cidre? De chouchen? D'eau de vie? Il faisait tourner la bouteille entre ses mains pendant que dix paires d'yeux les fixaient attentivement comme des rapaces ne lâchant guère leur proie du regard. Stéphane eut la malencontreuse idée de faire durer l'attente.

     "Bon, tu vas l'ouvrir c'te bouteille oui ou m...?" demanda Jean-Pierre, un beau-frère de Stéphane, déjà passablement émêché.

     "Oh, le con!" ne put s'empêcher Marie-Line s'adressant au beau-frère en question, alors que les autres membres de la famille soupiraient de concert. "Tu peux pas la fermer deux minutes, toi, c'est pas possible, hein?"

     "En même temps, j'avais un peu deviner," avoua Stéphane tout en libérant l'objet en question de son papier cadeau ocre. Ou jaunâtre, difficile à dire. "Bon allez, je l'ouvre! En tous cas, ce n'est pas un livre!"

     "Des livres, t'en as assez. Y pourraient caller mes étagères au garage!!", s'exclama Régis, un autre beau-frère, qui n'avait jamais compris comment on pouvait passer trois heures dans un fauteuil à lire. Le reste de la belle-famille explosa de rire. "Et pour allumer mes feux de cheminée aussi!" Tout le monde ria encore plus fort, sauf Pascal, le cousin, qui ne compatissait pas pour autant, tout simplement car il ne riait jamais. Patrice hésita mais ne jugea pas utile de faire référence à l'autodafé en de telles circonstances. Surtout à un garagiste qui aurait sûrement fait le rapprochement avec un terme technique relatif à l'auto-mobile.

En échange, Patrice tenta vainement d'esquisser un rictus et révéla enfin à l'assemblée la bouteille de vin qu'il venait de se voir offrir. Il réitéra une tentative de manifestation extérieure de bonheur, qui échoua. Il étudia rapidement la bouteille et comprit rapidement à quoi il avait affaire. Il fallait maintenant remercier l'assemblée et, pire, le beau-frère. Il prit sa respiration, s'apprêta à extraire le mot "merci" de sa bouche pour la treizième fois mais se fit aussitôt interrompre.

     "Elle est belle hein tu trouves pas?" lui demanda l'auteur du cadeau. "Et puis, oh, hè, attends, la preuve que c'est pas d'la m..., enfin d'la qualité j'veux dire." L'individu à la peau sèche, aux traits tirés, au visage buriné et recouvert d'une barbe grise de plusieurs jours pointa l'étiquette du doigt et informa Patrice. 

     "Grand Vin de Bordeaux, Vieilli en fûts de chêne, et Médaillé à Blagnac. Le gars m'a dit que tu pouvais la garder au moins dix ans, sans problème, il bougera pas, c'est à cause que c'est vieilli en fût, comment dire, ça bouge pas quoi. Enfin, tu vois quoi. Mettons que ça tourne pas au vinaigre!"

A ces mots, le mari de Mari-Line explosa de rire en répétant sa dernière phrase à qui voulait l'entendre. Stéphane parvint à sourire tout en éloignant la bouteille de ses yeux comme pour mieux la contempler. C'est alors que dans un excès de familiarité, le beau-frère tapa sur l'épaule de Stéphane afin de lui signifier toute son amitié soudain retrouvée. Le geste surprit Stéphane qui lâcha la bouteille, laquelle se brisa contre le carrelage, éclaboussant le pantalon blanc du beau-frère et la robe saumon de la Marie-Line.

    "Putain, mais qu'est-ce qu'il est con!" vociféra alors le beau-frère au moment même où le reste de la belle-famille exprima un "oh" extrêmement agacé.

    "Oh, je suis désolé," dit Stéphane. "Attendez, je vais chercher du sopalin."

    Cinq minutes plus tard, Stéphane n'était toujours pas revenu et tout le monde commença à se demander ce qu'il pouvait bien être entrain de fabriquer. Mais ils ne tardirent pas à comprendre qu'il avait tout simplement fini par prendre sa veste et déguerpir.

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Le cousin qui parlait pas.

 

jeudi, 21 décembre 2006

BON PLAN VIN de BOURGOGNE PAS CHER

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Au secours! Vous êtes tellement débordé(e) que vous vous êtes réveillé(e) ce matin en réalisant que Noël, c'est (déjà) dans trois jours: "Oh, putain, chuis mal(e), ma soeur, mon frère, ma belle-mère - quoi que elle cette année je la zappe... Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur acheter?" Evidemment, à vivre sur une autre planète comme vous le faites, vous vous retrouvez littéralement débordé(e) au moindre imprévu. Car dans l'échelle des événements essentiels qui régissent votre vie se trouvent aujourd'hui des deadlines tels que le staff meeting de 9h au sujet de la mise en réseau de l'antenne parisienne d'un grand groupe d'assurances allemand, le debriefing du projet Simmons and Simmons de 14h (avec un correspondant japonnais hyper important), ou encore la réunion de copro avec cette conne du 5ème qui va encore mettre son véto sur la moindre décision: "Changer l'ampoule sur le palier du 3ème, non mais, attendez, vous plaisantez j'espère? Vous avez vu combien ça coûte? Et puis on vient de changer la poignée de la porte de la cave." Alors, de deux choses l'une. Ou vous êtes du genre masochisto-suicidaire et vous entreprenez dès demain une expédition commando de la dernière chance Boulevard Hausmann (mais je ne garantis pas le retour), ou vous suivez mon conseil. Autre cas de figure qui vous avez coûté des sueurs ce matin devant votre bol de café à 6h55 au son de la voix de Joël Collado: vous aviez complètement zappé que le réveillon de Noël, cette année, c'est chez vous. Et question pinard, vous n'y connaissez rien, sauf que vous savez qu'avec la viande faisandée, le Bourgogne, il n'y a rien de tel. Mais où le trouver? Lequel acheter? Et surtout, il va falloir plusieurs bouteilles et ça va coûter bonbon. Sauf que vinsurvin est là pour vous sortir de la panade. Merci qui? Non, de rien, ça me fait plaisir. 

medium_free_shipping_image.gifLe conseil en question, c'est quoi? Et bien, c'est simple. Vous cliquez ici et vous entrez... dans un monde meilleur. Celui de le20.fr, un site qui regroupe des producteurs bourguignons (et du Rhône depuis peu) qui vendent leur vin à des tarifs défiant toute concurrence (voir sélection, parfois un peu chère j'en conviens, mais quand on aime...). Malheureusement, il y a un bémol. Il va falloir casser votre tirelire ou vous y mettre à plusieurs si vous voulez éviter les frais de port (raisonnables au demeurant).

MORGON 2004, 9€95 au lieu de 15€00, soit 34% d'économie.
Prix par bouteille, vendu par 6

Pierre de Chabliseau 

PULIGNY-MONTRACHET 1er CRU Champs Gains 2001, 25€00 au lieu de 33€00, soit 25% d'économie.
Prix par bouteille, vendu par 6

Stéphan Maroslavac 

POMMARD 1er Cru 2004, 19€00 au lieu de 27€00, soit 30% d'économie
Prix par bouteille, vendu par 3

Domaine de la Combe 

Gigondas Tour de L'Isle 2004, 9,50€ au lieu de 14,60€, soit 35€ d'économie.
Prix par bouteille, vendu par 6

André Gras & Fils 

Côtes du Rhône CAIRANNE 1996, 16,30€ au lieu de 27,00€, soit 40% d'économie.
Prix par bouteille, vendu par 6

Antique Séminaros 

19:40 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 20 décembre 2006

On fait quoi ce week-end à Paris?

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Tu pars pas en week-end? Pas grave! (Enfin, si, c'est quand même un peu les boules.) On va quand même essayer d'optimiser le resting à Paris.

Y'en a qui pensent qu'à ça. Préparer leur week-end, trouver "un truc à faire", une expo à voir, un concert à écouter, un nouveau bistrot à dégotter, un super resto à découvrir... "ché pas, kekchoz kwà!" A défaut de passer pour un nanti ou un pédant, votre humble serviteur ne court pas les restos le week-end. C'est même devenu une sorte de principe: pas de resto le week-end. Forcément bondés, nos restaurants souffrent de la déferlante week-endiste provenant de tous horizons. Service, acceuil, ambiance, voire mets patissent du succès dont jouissent pleinement ces lieus en semaine. Ce n'est pas une généralité, loin s'en faut, mais... Ah, le mardi, le mercredi, le jeudi (seuil critique limite)! A 21h, vous arrivez les premiers! Vous avez l'embarras du choix pour l'emplacement et surtout le serveur, que dis-je, le patron pour vous parler de ses plats, vous conseiller, vous séduire. Diner réussi assuré. Je pense en l'occurence aux derniers en date: le Lamarck (restaurant corse au pied du Sacré Coeur, 18ème) et le Jujubier (cuisine classico-française de quartier, rue Legendre, 17è). 

Mais revenons à nos bons plans pour ce week-end. Un coup d'oeil sur la météo: plutôt fraîche d'ici à ce week-end (d'après météofrance.fr). Ca n'empêche pas de sortir. Le ciel va être bleu, la lumière magnifique, surtout au bord de la Seine. Genre, dimanche après-midi... Concentrons-nous sur le plus urgent. Ce soir!

Où manger?

Découvrez (avant moi), la Villa, un restaurant argentin, rue Saint-Blaise. Ici, critique de ce resto dans CityVox. Ca m'a l'air très très bien. Vin argentin de Mendoza à boire impérativement. Ou espagnol.

Où boire un bon petit verre de vin dans un lieu très sympa?

Découvrez à deux pas de la Maroquinerie (une fois de plus avant moi...) Vin Chai Moi, dont je vous livre quelques commentaires glanés à droite à gauche (surtout à gauche, d'ailleurs).  

  • Excellente surprise que ce petit bar à vin qui se transforme en très bon restaurant le soir, abordable et fraîche, la cuisine est recherchée et ne se contente pas de reproduire une carte que l'on peut trouver ailleurs. Point super positif, nous avions un concert à la Maroquinerie à 20h. Nous avons été exceptionnellement servis à 19h au lieu de 19h30 sans aucune protestations, enfin un resto tourné vers le client !
  • Une bonne surprise dans la quartier de Gambetta ! Un vrai bar à vins, avec de bons produits dans votre assiette (outre les excellentes tartines, une carte qui change tout le temps) et des découvertes dans vos verres, notamment avec les déroutants et néanmoins fameux cocktails de vins ! Et un accueil très sympathique avec le duo Delphine et Luc Menier (ancien chef sommelier de chez Guy Savoy s'il vous plaît !). Et si vous voulez devenir des habitués, vous pourrez vous inscrire sur place à leur newsletter pour toutes les manifestations sur place (soirées dégustation, concerts, etc.) !!
Où écouter de la musique jeudi soir? A la FLECHE D'OR!

La Flêche d'Or, INDIE-ROCK & ELECTRO CLUB
102 BIS RUE DE BAGNOLET 75020 PARIS / FRANCE
3 live shows each day in Free Entrance.

  • OPTIMO (The Republic of Desire / Kompakt / Kill The Dj). Twitch, alias Keith McIvor s’est taillé une solide réputation dans la scène Dirty House avec notamment la seconde compilation Kill The Dj. Optimo a remixé Franz Ferdinand, Tom Vek, Playgroup ou encore Aswefall et produit sous le pseudo de NAUM une electro house plus minimaliste.

Vendredi, même adresse.

  • MADEMOISSELLE K en concert le Vendredi 22 Décembre - de 20h à Minuit dans le cadre des concerts outrageusement publics de Radio Néo ; avec The Marxmallows, Neïmo. Mademoiselle K : (Fr) : Rock. Atypique, électrique, charismatique : Mademoiselle K pousse aujourd'hui les portes du rock made in France. Guitare au background classique passée à l'électrique, cette auteur compositeur vient de terminer l'enregistrement de son premier album "Ca Me Vexe".

Jeudi, vendredi, autre lieu, autre ambiance au limonaire bistrot à vin et à chansons (chansonniers et paroliers).

  • A l'écart des cabarets pour touristes et à l'écart tout court car caché au fond de la cité Bergère, le Limonaire est un lieu particulier. Chaleureux, il acceuille des spectacles divers sur une petite scène en coin et propose des plats simples autour de 10 euros. Les dimanches vous avez le choix entre les "cabarets-soupe", un "p'tit bal" ou du cinéma muet et piano parlant. Ce week-end: Nicolas Jules, un fou chantant, plein d'énergie.

Electro house ou chansons? A vous de voir! Allez, au revoir. Et bonne soirée! "Chérie, tu n'aurais pas vu mon caban et ma vareuse par hasard? Non, parce que ce week-end, va pas faire chaud au bord de la Manche!"

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Vous avez des invités ce week-end. Génial! Sauf que...

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En attendant les prochaines notes...

Vous avez des invités ce week-end. Un couple dans leurs early thirties. Lui vient de créer sa boite, elle travaille "dans la com". Des anciens parisiens - banlieusards pour être précis -  qui ont tout plaqué pour s'installer en Bourgogne afin de respirer l'air frais et de quitter cette ville qui n'en finit plus d'agacer et où l'on risque de se faire agresser à tous les coins de rues. Soit. Ils sont là pour un week-end prolongé et seront donc à la maison samedi soir. Des gens qui aiment la bonne gastronomie française. Ils sont assez amateurs de vin. Lui possède un grand nombre de grand crus classés du bordelais datant de sa période golden boy à Paris, et s'avère très friand des vins du sud de la France: souvenez-vous la dernière fois que vous êtes passés chez eux, ce petit rosé du Roussillon ne vous avait pas laissé insensible. Et ce Bas-Armagnac de pas moins de vingt ans d'âge accompagné d'un Cohiba - où était-ce un Montecristo? Bref, des bons vivants. Seuls problèmes: leur vision économico-libéral du monde qui vous exaspère à chaque fin de repas.

    "J'veux dire, si tu ne connais pas les tenants et les aboutissants des théories économiques actuelles qui régissent le monde, tu peux pas... (pause) comprendre".

Sans compter cette habitude qu'ils ont de vous traiter de bobos. Avec beaucoup de malice bien sûr! Tout cela parce que vous n'avez pas de voiture, passez le plus clair de votre temps dans les salles obscures (cinéma, théâtre, concert, restaurants...) et prenez le large de temps à autres - dixit votre blog sur vos week-end chez les vignerons de France et de Navarre. Ces clichés ont le don, finalement, non pas de vous énerver, mais de voir dans ces postures une forme de  fatuité ou d'orgeuil pathétiques et bouleversants à la fois. Ceci dit, en dehors de ces quelques fortuites divergences, l'humeur est souvent à la galéjade. Et puis, le bonheur de se fondre corps et âmes dans un met si finement conçu, si raffiné, n'a d'égal que les conversations les plus artificielles. En vérité, il vous est souvent venu à l'esprit de tordre le cou à ces stéréotypes infondés. Pire, à ceux qui les véhiculent. Vous avez hâte de savoir comment va se passer (se finir) cette soirée. Le cas échéant, et à la demande, vous vous ferez un plaisir de nous raconter! (Publiée le 09 juin 2006) 

Menu:

Apéritif dînatoire composé d'un

Côtes de Saint-Mont 2005 (Gers): un vin à boire frais. Fruité, aromatique, beau bouquet, notes d'agrumes

Petit carpaccio de légumes

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Blancs de poulet laqués arrosé d'une sauce à base de citron vert, gingembre, moutarde et miel

 Assortiment de crudités (radis, tomates cerises)

Sancerre 2004 (Gitton Père et Fils)

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Plateau de fromage

Corbières 2004

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Minestrone de fruits

Pacherenc de Vic-Bihl 2003

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Surprise.

 

 

12:50 Publié dans VIN & METS | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 11 décembre 2006

Le vin "nouveau bouc émissaire" après le tabac, craint la FNSEA.

Dernières, glânées sur la Tribune.fr du 06.12.2006.
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Fûts de vin (Drussé, St Nicolas de Bourgeuil). La FNSEA prévient que le vin
ne sera pas "le nouveau bouc émissaire" de la san-
té publique, après le tabac
dont la consommation sera interdite dans les lieux publics en France à partir
du 1er février 2007.

PARIS (Reuters) - La FNSEA prévient que le vin ne sera pas "le nouveau bouc émissaire" de la santé publique, après le tabac dont la consommation sera interdite dans les lieux publics en France à partir du 1er février 2007.

"Nous nous battons pour que l'alcool ne soit pas le nouveau bouc émissaire inscrit dans une nouvelle mode. La qualité et la tradition méritent mieux que cela", déclare mercredi dans un communiqué la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles.

La puissante organisation agricole réagissait aux propos du ministre de la Santé liés à la publication, mercredi, d'un rapport parlementaire sur la viticulture française qui prône l'éducation du goût du vin dès le plus jeune âge.

"Je sais que certains rapports parlementaires s'intéressent à l'apprentissage du goût des vins dès le plus jeune âge. Je préférerais que l'on s'intéresse à l'apprentissage de bons réflexes et des effets néfastes d'une consommation excessive d'alcool sur la santé", a déclaré mardi Xavier Bertrand, lors de la clôture des Etats généraux de l'alcool.

"Le ministre de la Santé, après s'être attaqué au tabac, s'en prend à l'alcool, avec une nouvelle fois la préférence à l'interdiction sur l'éducation", s'indigne la FNSEA dans son communiqué.

Chaque année, l'alcool tue 45.000 personnes en France et le président Jacques Chirac a fait de la lutte contre l'alcoolisme une priorité de son quinquennat

La FNSEA fait valoir que "le vin n'est pas un danger, c'est l'excès qui pose problème" et dénonce "une campagne insidieuse stipulant que toute consommation d'alcool est mauvaise".

Les viticulteurs, qui traversent une crise sans précédent liée à une baisse de la consommation et à la concurrence étrangère, espèrent voir le vin banalisé comme une denrée, comparé aux alcools forts.

20:00 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (1)

dimanche, 10 décembre 2006

Le vin français doit retrouver ses lettres de noblesse.

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VINSURVIN avait commencé sa campagne pour la sauvegarde des vins français et sa bataille contre le tout-bordeaux en mars 2006 par une note sur les vins à l'apéritif. A l'époque, je n'ai pas souvenir d'avoir repéré quelconque présence étrangère parmi les blancs secs et fruités conseillés. Même pas un Corse? Même pas! Touraine, Centre-Loire, Languedoc, Bourgogne résonnaient jadis comme d'indétronnables régions gravées dans le marbre de ma culture vinicole. Et si une pointe de patriotisme voire de conservatisme (qui a dit chauvisnisme?) ponctuait les premières chevalresques chroniques oenophiles, la croyance dans le vin made in france était intacte. Quelques mois et quelques dégustations plus tard, je trouvais intéressant de faire un bilan sur la situation actuelle du vin français, modeste mais nourri de diverses expériences, bonnes et moins bonnes.

Depuis près de vingt ans, la France viticole est confrontée à une baisse dramatique de la consommation du vin français. Plusieurs facteurs expliquent la désertification des rayons de vin. Certains sont indépendants de la bonne volonté des gens du métier: montée en puissance de très nombreux pays producteurs de vin - souvent de qualité homogène de surcroît - (Italie, Espagne, Californie, Chili, Argentine...), lois interdisant la publicité pour le vin, changements de comportements (prise de conscience des méfaits de l'abus d'alcool sur la santé, réduction de la consommation d'alcool en soirée pour les conducteurs de voitures responsables), méconnaissance générale française du vignoble maison, consommation abusive de bordeaux, tolérance massive pour le vin médiocre, ignorance des bienfaits du vin sur la santé, et enfin intérêt croissant chez les moins de vingt ans pour la bière et les alcools forts. En dépit de tous ces facteurs, les producteurs de vin français, les consommateurs et autres têtes "pensantes" des régions viticoles françaises ont également leur part de responsabilité dans le changement de profil de la carte des vins mondiale. Pour commencer par ce qui fâche, un certain sentiment de supériorité mêlé d'arrogance, d'ellitisme et de conservatisme biens de chez nous auront réussi à faire vaciller  l'empire viticole français, jusqu'à lui faire mettre un genou à terre. Producteurs et gens du milieu sont loins d'être les seuls responsables. Nous, consommateurs, avons également notre part de responsabilité. Croire que vanter les produits étrangers fait de la concurrence à notre propre vin est une hérésie: bien au contraire, cela lui sert. Demeurer condescendant et dédaigneux à l'endroit de vins de qualité élaborés dans certains pays depuis plusieurs siècles relève non seulement de l'ignorance mais aussi de l'étroitesse d'esprit. Gémir des cocoricos aux seuls sons des bordeaux, bourgogne et languedoc, c'est se tirer une balle dans le pied. A un tel point que lorsque je lève mon verre, j'ai de plus en plus l'impression que nous avons un train de retard.

Constation récurrente: trop de vins français médiocres, voire pas bons. 

Il va de soi que certaines politiques auraient dû être menées depuis longtemps face à l'évolution de la situation qui se présente aujourd'hui. L'anticipation n'étant pas une vertue française, il faudra certainement effectuer des virages à 180 degrés dans certains domaines. Au propre comme au figuré. L'arrachage de plus de 200.000 hectares de vigne préconisé par Bruxelles en 1994 ne fut pas la solution même si elle apparut comme une première voix. L'étiquetage à la française est-il à remettre en question? Pour l'exportation, pourquoi pas? Mais en France, il est difficile de croire que dans un pays où 80% d'une classe d'âge décroche le baccalauréat, où sa population se voit de plus en plus bardée de diplômes, les gens seraient irrémédiablement incapables de déchiffrer des étiquettes! Nom du vin, région de production, nom du producteur, degré d'alcool, présence de sulfites: cela vous pose-t-il des problèmes de compréhension? Ceci dit, il faut impérativement interdire les termes "grand vin de Bordeaux" et "élevé en fûts" qui n'ont aucune valeur légale et induisent les consommateurs en erreur. En tant que simple consommateur, je pense qu'il faut surtout se débarrasser de toutes ces piquettes à moins de 2, voire 3 € en élevant considérablement le niveau de l'AOC. Comment se fait-il qu'on puisse encore boire des vins tristes et sans saveur dans ce pays, même en ayant déboursé entre 5 et 7€? 

Deuxième constation: beaucoup de vin étrangers rarement décevants, voire systématiquement "intéressants".

Ces derniers temps, VINSURVIN a vu apparaître un grand nombre de notes sur des vins étrangers. D'un point de vue purement esthétique, votre humble serviteur n'achète pas un vin parce que son étiquette lui fait de l'oeil. Contrairement à beaucoup de consommateurs. Alors peut-être y aurait-il un créneau.Remettre la noblesse du vin au centre du débat ainsi que ces bienfaits sur la santé; relancer la publicité pour le vin dans son ensemble et non que pour certaines marques ou domaines aisés; rayer les termes "picrate" et "piquette" du paysage viticole français; augmenter significativement le rapport qualité/prix de la prodution française; à l'image du boucher ou du poissonnier (bien qu'en voix d'extinction), mettre en place un sommelier, un vrai, dans chaque grande surface française; organiser des voyages scolaires chez les vignerons français (bien moins nocifs que chez Mickey) sont autant d'idées guère sorties de la cuisse de Jupiter pour enrayer les difficultés que l'on connaît.

Dernière bouteille en date, un très bon espagnol: Mas Rabell 2004 de chez Torres. Prix: 6,90€. Comment se fait-il que depuis que je suis entré dans ma période espagnole, je n'aie jamais été déçu par une seule bouteille issue de ce pays? Dois-je rappeller ma dernière expérience française? Cliquez ici alors. Si le vin est une question de goût, il va de soi que certains n'ont pas leur place sur le marché français. A condition que l'on veuille que notre trésor national retrouve ses lettres de noblesse.

15:35 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (2)

vendredi, 08 décembre 2006

Bon plan: où manger ce soir à Paris (attention, parisianisme de base)?

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Même si Paris, c'est un peu ça ce soir, ça ne nous empêchera pas de sortir! Un coup d'oeil à droite dans la rubrique "BON PLANS" ou dans "BARS A VIN" et vous trouverez forcément un endroit pour vous réchauffer le coeur et vous réconcilier avec l'automne! Forcément, les moins courageux sortiront en bas de chez eux! Les autres vont s'engouffrer dans une station de métro et tracer les rails vers leur spots favoris. Personnellement, je monte au Lamark, jamais mis les pieds, mais grâce aux critiques de CityVox.fr, j'ai trouvé un p'tit corse qui devrait être pas mal. J'espère qu'ils ont de bons Patrimonio à nous faire déguster. Sinon, du côté de la rue Tholozé, il y a un nouveau bistrot à vin qui vient d'ouvrir: la déco est très sympa (rouge, fleurs, petite table en contre-bas...), l'acceuil y est très sympa, on y mange des petits plats soignés, on y déguste des bons p'tit crus. Pour ceux que les Abbesses tentent ce soir... Quoi? "Un Zèbre...", non merci. A moins qu'ils aient changé le personnel.

Bon surfing sur VINSURVIN, bonne soirée et bon rentring!

Les histoires du petit Nicolas.

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Bonne nouvelle dans le quartier Guy Môquet: un de nos deux compères qui animaient si bien la boutique à vin Nicolas est de retour! Mauvaise nouvelle, le vin y est toujours aussi inégal.

Ayant un besoin urgent d'acheter du vin que je n'avais plus en stock à la cave, je me rends la semaine dernière chez celui qui se targue d'être le spécialiste du vin depuis 1822 et que l'on tiendrait pour un peu responsable de la crise vinicole française tant la "qualité" des produits laisse trop souvent à désirer.

medium_corbieres.jpgJe suis pressé. Je recherche un vin de saison. Les adjectifs défilent dans ma tête. Epais. Charnu. Puissant. Généreux. Il ne faudra pas être trop précis. On est chez Nicolas, souviens toi. A boire à température. Ca ira ça, "à boire à température"? Non, ils vont me sortir un Bordeaux. Bon, on va vers quoi? Pourquoi pas un Buzet? Non, un Bergerac, ouiiii, un Bergerac, bien fait, sur le fruit, ample... Ou alors, peut-être qu'un Pécharmant ce serait pas mal. Ah ouais, un Pécharmant ... Même un p'tit Côte de Saint-Mont! Duras? Déçu ces derniers temps, il faudra m'en faire découvrir un super pour que j'y revienne. Cahors? Le cépage Malbec me tente bien. Mais il faudra me sortir un Château Quattre de Simon Bley.

Je scrute les rayons des yeux imaginant déjà qu'avec un peu de chance, je peux peut-être faire la trouvaille du siècle. Mais, ça commence bien, je ne trouve pas le Sud-Ouest. Ils l'ont caché ou quoi? Finalement, mes yeux tombent sur une belle bouteille de Corbières: je décide de changer de région pour aller vers le Languedoc-Roussillon. Tant pis pour les Buzet, Bergerac et autres Cahors. De toute façon, je m'y rends bientôt. Ca vaudra mieux. Alors, Corbières, Corbières... Je ne prends même pas la peine de consulter le Domaine des Gardioles à 4,10€. Restent un Château de Belle Isle Vieilles Vignes à 5,60€ et un Domaine de Villemajou à 8,90€. Pourquoi crois-je instantanément que ce dernier sera forcément le meilleur des trois? Pour tordre le cou aux idées reçues, j'opte pour celui du milieu. Vérifions si l'on peut encore trouver des vins buvables, à ce prix, en magasins, à Paris. Deux minutes trente se sont écoulées. Il me faut un deuxième flacon.

Tout près des Corbières dans le rayonnage, je me dirige vers  sa (presque) voisine d'appellation, à une seule centaine de kilomètres sur la carte: Faugères. Je ne risque pas de passer deux heures devant le rayon puisqu'il n'y a qu'un flacon en magasin! Un seul Faugères, on croit rêver... Domaine de l'Ort d'Amorel, à 6,90€. Les meilleurs Faugères (Domaine de l'Estanille?) offre un nez opulent de cuir, de cèdre, de cacao s'ouvrant généreusement sur des arômes de fruits noirs très mûrs. La bouche est tendre, les tanins soyeux et élégants. Le plasir est incommensurable. Certes, il faut compter de 15 à 20€. Quand bien même, et vinsurvin l'a toujours défendu, point besoin de mettre des fortunes dans le vin pour se faire plaisir. Les vins de tables et de pays de Montpeyroux à Saint-Félix de Lodèves en pays héraultais (par exemple) ont cause défendue ici même. De même que dans certains restaurants parisiens tel que Chez Ramulaud. J'opte donc pour ce Faugères. Trois minutes quarante deux.

Fort de mes deux sélections (faites en un temps record), je me dirige vers la caissière lorsqu'un jeune homme m'interpelle. "Alors, on ne dit plus bonjour?" m'adresse-t-il d'un ton enjoué. Il s'agit de ce sympathique vendeur qui m'avait acceuilli fort chaleureusement lorsque je m'étais installé dans le quartier. Effectivement, la première chose que j'avais fait, afin de prendre un peu la température du quartier, fut de passer le pas de la porte du premier magasin de vin en vue. Je n'avais pas été déçu. Le duo de vendeur était formidable. L'arrivée du Beaujolais fut assez épique... Jusqu'au jour où ils nous annoncèrent qu'ils quittaient le quartier pour voguer chacun de leur côté. Bonjour tristesse. Un couple marié les remplacèrent. Commerçants, formatés Nicolas, discours convenu. Ils ne tenèrent pas six mois. Puis se succédèrent différents vendeurs. Pire que les trois/huit à l'usine, le turn-over à la Nicolas marcha à plein régime. Je m'aperçus de cet état de fait car il s'avère que le magasin se trouve au niveau de l'arrêt du bus 31. Quoi de mieux que de reluquer les vitrines du spéciçaliste du vin depuis 1822 en attendant son bus? Ne le prenant qu'occasionnellement pour me rendre dans le coeur du 17ème siècle arrondissement, les têtes derrière les tabliers changeaient à vitesse grand V. Le retour d'un vrai amateur de vin n'est donc pas pour nous déplaire. Seulement, les carences du catalogue restent déplorables.

Malheureusement, le Corbières fut tout simplement lamentable. D'une tristesse incomparable, le vin donnait l'impression d'être en pleine dépression. Il se révéla cependant après trois jours d'ouverture (oui, juste trois), mais soit quelques heures avant de rendre l'âme comme semblant vouloir me signifier dans un dernier souffle qu'il n'était pas si mauvais que cela. Intransigeant et sans pitié pour le picrate, je lui fermai le goulot d'un coup de paume énergique et l'envoyai en aller-simple au cimetière des bouteilles (pas tout à fait) vides, matérialisé par cette énorme benne verte sur le trottoir de l'avenue de Saint-Ouen. Le contact de son verre se brisant sur ses acolytes fut assez bruyant, ingrat et frondeur. A croire que même là, il n'était pas le bienvenu. Je n'ose imaginer la réaction qu'eut mon foie...

medium_rioja.gifLe Faugères fut tout aussi décevant. Servi avec un joli plateau de fromage, il venait après un magnifique et fruité pinot noir du Chili ramené cet été d'Equateur. Il ne fit pas illusion longtemps. Fade, sans arôme ni saveur, court en bouche, ce domaine de l'Ort d'Amorel se ferait surclassé par les premiers vins de tables cités ci-dessus. A 6,90€, c'est tout simplement lamentable. Pas étonnant qu'étrangers et français se tournent vers des vins sortant de l'exagone. Adieu mes désirs, que dis-je, mes fantasmes Estanilliens. Le pauvre finit dans l'évier dès le lendemain. A ce prix là, je conseille un vin espagnol de chez Lavinia (3 Bd de la Madeleine, Paris 1) : Bodega Abel Mendoza Monge, Jarrarte Joven, 2005. Un rapport qualité/prix incomparable. Et ne craignez pas l'année 2005! De par leur fortes expositions au soleil les vins espagnols arrivent très vite à maturité. Et pour remplacer le Corbières à 5,60€, Bodegas Campos Reales, Canforrales Tempranillo, 2005: 5,90€, même adresse.

Moralité, acheter du vin pas bon chez Nicolas, pourtant spécialiste bla, bla, bla, bla... c'est drôlement pas juste. C'est vrai, quoi, à la fin.

17:15 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 07 décembre 2006

Les "effets bénéfiques du vin" enseignés à l’école?

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Qui a encore oublié son tire-boulon? Heu, tire-bouchon, hic!

lefigaro.fr (avec AFP) le 05 décembre 2006

Des parlementaires préconisent d’enseigner aux élèves les bénéfices du vin pour la santé. De quoi choquer mardi le ministre de la Santé Xavier Bertrand qui ironise : et pourquoi pas du vin à la cantine !

A quelques heures de la clôture des états généraux sur l’alcool, une polémique lancée par des parlementaires tourne au vinaigre. Dans un rapport qui sera présenté mercredi, deux députés UMP préconisent en effet la mise en place de «programmes d'éducation pour la santé informant des effets bénéfiques du vin dans le cadre d'une consommation appropriée». Selon Philippe-Armand Martin (Marne) et Gérard Voisin (Saône-et-Loire), «l'apprentissage d'une bonne hygiène de vie commence dès l'enfance et l'école primaire.» Objectif annoncé : que le vin, dont la consommation stagne, reparte «à la conquête des Français».
Bertrand dénonce l'alcoolisation extrême des jeunes
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a vivement réagi. «Certains me disent qu'on a évité le pire, on n'a pas recommandé la mini canette de bière ou de vin à la cantine», a-t-il déclaré. «On ne va pas apprendre quel est l'effet bénéfique de l'alcool, ou alors je suis désolé, il va falloir passer les quatre-cinquième du programme pour parler des risques liés aux premix (boissons alcoolisées), des risques liés à l'alcool aux dépendances, aux addictions», a également souligné le ministre qui entend «casser ce lien entre fête et alcool». «Si on doit travailler sur la question des plus jeunes, on a un nouveau phénomène qui se développe c'est l'alcoolisation extrême, notamment les week-ends», a-t-il précisé.
Ce rapport qui livre 11 propositions sur la viticulture préconise également la création d'un observatoire du consommateur mondial de vin, le réexamen de la réglementation œnologique, ou encore création d'une Maison des vins de France.

22:05 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 04 décembre 2006

Bon-plan-resto-confortable.com

 

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Avant tout, ne pas oublier, sur VINSURVIN, la rubrique BONS PLANS RESTOS A PARIS. Il y a de quoi se régaler.

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Le plan-resto-confortable. Vous ne connaissez pas?! Normal, c'est pas une nouvelle tendance, c'est vieux comme le monde. Et ça peut servir.

Comment ça marche? C'est simple. Enfilez votre veste. Mettez vos chaussures. Munissez-vous de votre carte bleue. Ayez faim, mais pas trop. Il s'agit de descendre en bas de chez soi et d'entrer dans le premier resto venu. Vous habitez dans un bled de 600 habitants? Effectivement, ça ne va pas être facile. En banlieue retirée. Mince. il est vrai que, parfois, VINSURVIN fait dans le parisianisme précaire. Comprenez, c'est tout de même sa raison de vivre.

Quel est l'intérêt du P-R-C? Eviter la prise de métro. Et de tête. Faire un home-rentring sans difficultés. Apprécier les joies de la bouffe dans son quartier. Eviter les foules dans les resto les plus prisés de la capitale alors que le resto en-bas de chez vous assure.

As-tu un bon P-R-C à nous soumettre? Mais bien sûr. Quartier Guy Môquet. Enfin, pas trop loin. Ce soir: la BAIGNOIRE, rue Marcadet, 18è. Un plan typique vinsurvin. quel spot paisible. Cuisine gastronomico-classique rajeunie. Carte des vins étudiée. Prix minis.

La BAIGNOIRE, 151 bis rue Marcadet, 75018 PARIS. 01.53.41.63.04

samedi, 02 décembre 2006

Les sulfites, ça suffit!

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Sulfite et Sulfate sont dans un bateau. Sulfate tombe dans l'eau. Que se passe-t-il? Sulfite reste dans le vin. Et j'ai une migraine le lendemain.  

C'est décidé, cinq ans après avoir envoyé ma voiture à la casse, quatre ans après avoir arrêté le beurre (breton) avec la tartine de pain, trois ans après avoir arrêté de fumer, j'arrête le vin blanc! Mais que va-t-il me rester? Mon médecin vient de me prévenir que le chocolat noir n'avait pas que des vertues, un mois avant Noël! J'arrête le chocolat noir ou mon médecin?

Nous avions passé une merveilleuse soirée chez ce couple lyonnais, grand amateur de vin et possédant une cave à faire saliver plus d'un caviste (de chez Nicolas). Ce Savigny-Les-Beaune blanc de quelques dizaines d'années d'âge flirte encore avec mes pailles gustatives et il sera impossible d'oublier un Cariñena Bodegas del Señorio Reserva 1970. Ou peut-être n'était-ce qu'un Sancerre du Château de Thauvenay ou un Chablis Grand Cru de William Fèvre le lendemain midi? Quoiqu'il en fut, ces dégustations ô combien merveilleuses et fantasmagoriques furent ponctuées à l'aube de migraines assez démentielles, sans compter le désir de devenir cul-de-jatte. La casquette quoi. La faute à quoi? Pas à la qualité du vin tout de même! "Plus le plaisir est grand, plus la migraine est insoutenable" serait-il le nouvel adage des sociétés modernes? Impossible. La faute aux sulfites seulement, qui, même absorbées en petite quantité me sont insupportables. Et pourtant, saviez-vous que même notre corps produit des sulfites? Sa production est un sous-produit naturel de la plupart des formes de vie. Je risquerais donc d'avoir mal à la tête même en buvant de l'eau?

Le dioxyde de soufre (SO2) est employé en vinification sous forme de différents dérivés. Mais oui, c’est bien lui: l’anhydride sulfureux, l’un des polluants atmosphériques les plus agressifs. Imaginez: une pluie acide rien que pour votre gosier! "J'ai servi un Tchernobyl 1986 récemment, une légère acidité, mais un vin sulfureux et puissant, à vous couper le souffre!" Trois propriétés lui valent la célébrité. Antioxydant, il permet de stopper l’action dégradante de l’oxygène quand la pulpe du raisin ou le vin en évolution y sont exposés. Antiseptique, il permet de contrôler les bactéries nuisibles pour laisser se développer les levures. C’est encore lui qui est le plus efficace pour stopper la fermentation des levures et prévenir sa reprise en flacons. Tant de qualités en un seul produit ont, depuis longtemps, fait oublier à beaucoup le danger pour la santé. Le risque est donc très grand puisque les sulfites sont maintenant abondamment répandus dans l’alimentation industrielle pour allonger les durées de conservation. Tous les sulfites s’additionnant, il n’est, donc, même plus nécessaire de boire deux ou trois verres de mauvais vin pour être malade. Un plat préparé, une poignée de fruits secs aux couleurs attrayantes et un verre de jus de fruits pasteurisé peuvent suffire. (1)

Après ma décision d'éliminer le vin blanc à l'apéritif, qui plus est toujours "mélangé" au rouge par la suite, il fallait bien le remplacer par quelque suave liqueur, détenant si possible, un taux d'alcool inférieur à 14,5° et supérieur à 12,5°, et un taux de sulfite de zéro. Mais quoi donc? Se tourner vers les vins bio me paraissait quelque peu manichéen dans le sens où ils existent des viticulteurs non bio qui n'utilisent pas de sulfites. Fallait-il systématiquement s'assurer de l'absence total de polluant à l'achat de vin blanc?  Allez remplacer du vin blanc, vous! La réflexion ne dura pas longtemps: et pourquoi pas employer du vin rouge? (Oui je sais, il y en a là-dedans). Contenant pourtant des sulfites aussi, les domages collatéraux sont nettement moins sévères le lendemain. L'astuce réside désormais dans la subtile adéquation vin rouge apéro / vin rouge repas. Attention en effet que le premier ne prenne pas le dessus sur le second. M'enfin, même si tel était le cas, les réveils sont tellement moins douloureux!

(1) Endehors.org.

16:35 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (3)

 
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