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mercredi, 30 août 2006

ON MANGE OU CE SOIR?

medium_18906_restaurant5.jpg PAS CHEZ RAMULAUD, C'EST PAS LE BON SOIR.

269, rue du faubourg Saint-Antoine / 75011 Paris    
Métro Faidherbe
01 43 72 23 29

 

Le quartier Feydherbe-Chaligny à deux pas du Faubourg Saint-Antoine est déjà tout un programme... Qu'on y arrive par la rue de Chaligny, par Nation ou par le Faubourg, une ambiance particulière s'y dégage. Les immeubles de cinq étages, blancs et humbles, typiques des 11ème et 12ème arrondissements y sont pour quelquechose. Esthétiquement, Chez Ramulaud et son côté vieux bistrot parisien vaut le détour. Le carrelage, surtout lorsqu'il vient d'être briqué, est magnifique. L'atmosphère n'est pas conviviale à proprement parler car ce n'est pas franchement ce qu'il faut aller chercher là-bas. Il y a dans l'air de la culture, de la politique et le plaisir d'être à table. On ne se rend pas dans ce restaurant du bas de Nation pour sa cuisine non plus: si la carte offre une gamme de saveurs intéressantes, l'impression finale est d'avoir bien mangé, ni plus, ni moins. Relativement variés et autour des 28€, les plats oscillent entre cuisine de grand-mère et de maman. Point crucial: la carte des vins justifie son appellation, contrairement à la plupart des établissments qui se réclament "restaurants" dans cette ville. Les conseils en sus du somelier sont toujours bons à prendre, pour ceux qui n'y connaissent rien. Quant à l'acceuil, il est possible que le charmant serveur à lunette ait ses têtes. Surtout le WE lorqu'ils sont débordés...

 

Ci-joint, critique du Fiagaroscope.

Gilles Bénard, la fureur de vivre Gilles Bénard, patron de Ramulaud, un excellent bistrot du XIe, a des familles électives. Celle du cinéma avec Jean-Pierre Darroussin, son pote d’enfance, qui a mis de l’argent dans le restaurant. Celle de l’engagement (Collectif de soutien aux exilés, Réseau d’action et de réflexion pour un renouvellement de la gauche). Celle du vin, une passion qui va bien au-delà du produit. « A un certain niveau de talent, le vigneron offre un produit qui interpelle tout un chacun dans sa propre histoire. On appelle ça l’humanisme. Moi, dans tout ça, je suis un passeur, j’explique ce qu’il voulait raconter en faisant ce vin-là. » Et bien sûr celle de la cuisine, à travers des figures tutélaires qui ne sont autres qu’Yves Camdeborde (ex-Régalade), Michel Picart (ex-Astier), Olivier Gaslain (Villaret), Raquel (Baratin), excusez du peu ! Des gens qui ont la même vision de la bouffe que lui, la même volonté d’avancer, de se remettre en question. « Manger, c’est la capacité à rassembler, à faire de la civilisation, sinon on avalerait deux bananes et basta ! » Vivre à fond, être dans le mouvement et surtout dans le désir, toujours, jusqu’au bout, tel est le moteur de Gilles Bénard. Un peu gêné tout de même qu’on braque le projecteur sur lui. « Je fais le mariole, alors comme d’habitude, on ne parle que des grandes gueules ! Mais il y a Gérard, l’ami en salle, qui est de l’aventure depuis le début, Laurence, ma compagne et la vraie directrice au plan juridique, Jean-Philippe, le chef, notre magicien, sans oublier nos petits potes sri-lankais. » Entre l’engagement, la famille, l’amour, le travail, l’homme avoue être debout 100 heures par semaine. Tout en caressant le projet d’ouvrir, un jour, un restaurant d’abats. « Les abats, c’est comme la société : ce qui est à la marge est au coeur du problème. » C’est peu dire que, pour Gilles Bénard, la langue est aussi un langage !

mardi, 29 août 2006

BONS PLANS RESTOS A PARIS

 

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Heureusement qu'il n'est point besoin d'attendre le week-end pour se faire un resto, aller boire un verre entre amis ou recevoir! VINSURVIN, fort de sa (très) longue expérience (6 mois), est là pour vous épauler dans vos recherches des meilleurs lieus afin de vous faciliter la vie et vous faire passer un excellent moment. Trouver un p'tit resto, un bar à vin, un lieu intimiste, peu éclairé et chaleureux ou un rade super bruyant, enfumé mais pas cher: rien de plus facile. Consulter la banque de données pour faire court peut s'avérer très utile. Ou les différentes notes réservées à des restaurants bien précis. Eventuellement, trouvez LA bouteille qui rendra vos invités jaloux et fera de vous un certain connoisseur en la matière lors de l'apéritif dinatoire que vous leur aurez concoqueté (rubrique oenologie).

Bonne recherche, bon week-end!

DEGOTTER UN RESTAURANT SYMPA ET ORIGINAL DANS PARIS.

Ci-joint une petite sélection de très bons sites qui vous aideront à faire un rapide choix de restaurants dans la capitale.

 

samedi, 26 août 2006

Foires aux Vins

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(Photo Henry Comte) 

Si Septembre est synonyme de rentrée, il rime aussi (et surtout) avec Foires aux Vins. Facicules et autres brochures réservées à cet événement commencent à parsemer ma boite aux lettres. Avant que les Carrefours ou Champions ne se manifestent, c'est le Savour Club du Bld du Montparnasse qui remporte la palme de la rapidité cette année, suivi, de très près, par le Lavinia du Bld de la Madeleine. Après consultation des deux catalogues, j'ai pensé qu'une petite sélection ne serait pas pour vous déplaire. N'ayez crainte, je ferai de mon mieux pour ne pas sombrer dans le catastrophisme à la M6, du type: "Foires aux Vins: attention aux arnaques!" ou "Vins bradés: nous avons enquêté sur un réseau d'Europe de l'Est: c'est édifiant."

Il va de soi que cette sélection est faite de critères subjectifs, que je n'ai pas goûté les vins sélectionnés et qu'un produit qui peut me sembler satisfaisant à première vue peut ne pas vous plaire du tout. Je ne suis qu'un modeste oenophile! Alors, me demanderez-vous, quels critères sont retenus pour cette sélection? C'est simple: 1. la couleur des étiquettes. 2. le prénom du viticulteur 3. le prix au litre.

Plus sérieusement: 1. Le désir de vous faire découvrir des régions ou des appellations vers lesquelles on n'ose aller, par peur de se tromper. 2. Le cépage (sauvignon et chardonnay pour le blanc par exemple garantissent d'excellents moments. Désolé pour le chenin et le romorantin, que je trouve, dans l'ensemble, imbuvables.) 3. le prix (ou potentiel rapport qualité/prix, mais là ça sonne un peu Ecole de Commerce) 4. l'audace, car je vois parfois dans mon supermarché local ces quidams, l'air hagard, seuls au monde, devant un rayonnage de trente mètres de long et de trois mètres de haut, qui se demandent quelle bouteille ils vont bien pouvoir acheter. Ils aimeraient faire preuve d'audace ("Bon, allez, je me lâche, je prends un Côtes du Rhône. Ouais, mais si il est pas bon? Je vais avoir l'air con, moi. Bon, ben, un Bordeaux. Ouais, un Bordeaux! Ou un Côtes de Bordeaux? Heu, d'accord, mais y'en a cinq cent. Je prends lequel, moi?") mais ce n'est pas chose facile.

Trêve de plaisanterie, sachez également que je reviendrai avec une "sélection foires aux vins supermarchés" dès que j'aurai mis la main sur leurs prospectus. Enfin, des informations sont disponibles sur les termes soulignés et de couleur rose, en cliquant simplement sur le terme en question.

LAVINIA. 3, bld de la Madeleine, 75001, PARIS.

Languedoc-Roussillon, Vin de Pays (VDP) Côtes-de-Thongue, Les Chemins de Barsac, Isa, 2004, rouge. 5,00€. Dans cette magnifique région du Languedoc (voir notes par ailleurs), les vins de pays ne sont pas à sous-estimer. Bien  au contraire. On trouve des choses très bien faites, et en Côtes de Thongue notamment. Assemblage de syrah, grenache et cabernet-sauvignon ou merlot. Des vins dégageant des arômes de fruits rouges et noirs (groseille, mûre, cassis) réhaussés de notes légèrement poivrées. Bouche structurée et fruitée. A boire sur des viandes blanches, fromages légers.

Languedoc -Roussillon, Faugères, L'Ancienne Mercerie, Les Petites Mains, 2004, rouge. 7,10€. L'appellation Faugères est à retenir. AOC (avec Saint-Chinian) depuis seulement 1982, les vignerons ont su axer leur travail sur la qualité de leur produit et relever la notoriété de l'appellation, alors en pleine perdition. Voici une bonne façon d'aborder Faugères, terre minérale de part le schiste qui compose ses sols. Nez de fruits noirs mûrs et d'épices, ou arômes de fruits compotés (original et agréable).  Structure élégante, souple, parfois grasse. Bouche ample. Finale parfois mentolée. Cépages: grenache, syrah, mourvèdre, en règle générale.

Languedoc-Roussillon, Saint-Chinian, Domaine Yannick Pelletier, L'Oiselet 2005, rouge.  8,00€. Appellation voisine de Faugères, ces vins s'avèrent souvent excellents. Yannick Pelletier est un tout jeune viticulteur (avec une bonne bouille). Son assemblage de vieilles vignes de grenache, accompagnées de cinsault donnent (selon Lavinia) "un rouge savoureusement frais, fruité et élégant." Banco! Ca me suffit pour faire confiance à ce jeune vigneron. Devrait convenir sur une viande rouge et vos fromages. 

Argentine, Mendoza, Catena Zapata, Alamos Malbec 2004, rouge. 9,90€. Dans ces régions du monde où il fait très chaud, je suis de plus en surpris par la qualité des vins produits dans le pays de Diego Maradonna, en général, et dans la région de Mendoza, en particulier. Le dernier Chardonnay provenant de cette région, dégusté cet été, a conquis les trois amateurs qui m'accompagnaient. De plus, alors que le cépage Malbec est cultivé en très petite quantité en France (notamment  dans le bordelais, pour ses caractéristiques tanniques),  les argentins parviennent à magnifier ce cousin du côt (Val de Loire) et en faire un vin rassé et élégant, comme j'ai pu le constater, encore cet été, en Equateur. Des vins à découvrir impérativement.

Vous aurez relevé que la sélection ne contient pas de vins de Bordeaux. Vous commencez à me connaître: ils ne m'intéressent pas. Disons que je les garde pour mes vieux jours! Pas de rouges du Val de Loire non plus, ni du Rhône, du Maconnais, du sud-ouest... La raison? Lavinia n'en suggère quasiment pas. Par contre, gros effort sur les vins du Nouveau Monde cet année. La sélection de vins issus d'Italie, d'Espagne, d'Australie, d'Argentine ou encore des Etats-Unis est pléthorique.

Vins du Nouveau Monde: A SUIVRE!

Vins blancs: je regrette de voir que la gamme de prix des premiers blancs sélectionnés par Lavinia commence à 11,00€. J'en sélectionnerai deux, pour ceux et celles qui veulent se faire plaisir. On pourra les boire à l'apéritif ou sur un poulet au citron par exemple.

Loire, Sancerre, Domaine Paul Prieur et fils, 2005, blanc. 11,00€. Un vrai, bon Sancerre peut dérouter les premières fois. Vin minéral s'il en est, son côté pierre-à-fusil peut en decontenancer plus d'un (e). Mais les arômes de fruits (notamment d'agrumes ou de pomme selon les millésimes) qu'il dégage au nez et en bouche n'ont pas leurs pareils. (En Pouilly Fumé aussi? Je vous l'accorde!).

Bourgogne, Chablis, Domaine William Févre, 2005. 11,90€. Je vais me faire des ennemis du côté de Fleys, mais croyez-moi Monsieur Laroche (Nicolas), je ne pouvais pas ramener plus de cartons que cela la dernière fois! Pour ce Chablis là, disons que je vante l'appellation dans son ensemble (pour ratisser large!). J'ai assez vanté les qualités de ce chardonnay reconnu dans le monde entier. A ce prix là, on va dire que ça reste raisonnable. A ouvrir une demie-heure avant service. Frais. Sans cacahuètes salées et autres tueurs de vin du même type. 

La bonne idée de Lavinia: proposer des "coffrets cépages" de trois bouteilles issues de pays différents. Personnellement, je craquerais bien sur leur coffret sauvignon (Espagne, Afrique du Sud, Suisse, 33,90€) ou chardonnay (Etats-Unis, Argentine, Israël), 31,90€. En voilà une bonne façon que découvrir des vins issus des quatres coins de la planète!

Et pour finir, la sélection PREMIUM. J'ai nommé un Bordeaux, Pomerol, Petrus, 1995. Prix: 1390,00€ (au lieu de 1600,00€!!! Ca, c'est une affaire!). Papa, si tu lis cette note...

Bons achats, bonnes dégustations! 

 

jeudi, 24 août 2006

Les bouteilles de la rentrée!

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L'été s'achève tristement à Paris et sur le pays. Les souvenirs de vacances s'embrouillent avec les dures réalités de la rentrée et déjà nous tournons-nous vers des événements futurs susceptibles de nous réjouir et de nous embellir le paysage. Les réunions entre amis où l'on se racontera nos vacances en s'échageant anecdotes, photos et objets glanés sur nos lieus de villégiatures ne devraient pas manquer. A ce propos, je pense avoir ce qu'il vous faut, côté flacons rouges ou blancs, pour accompagner ces délicieux moments.

Apéro qui traîne.

Il va sans aucun doute y avoir cet apéritif informel avec ces quelques voisins, habitants de la rue ou du quartier avec qui l'on ne cesse d'évoquer les vacances sur le trottoir jusqu'à qu'on finisse par s'inviter à venir  discuter de l'ile de Bréhat, de la Croatie ou de l'Amazonie. Des amateurs de vin, on le sait.

L'exotisme nous pousserait à sortir cet excellent Chardonnay Argentin ramené de Quito. Problème: il n'y en a qu'un dans la cave. On ne pourra en servir deux... Et puis, Quito, ça fait de la route pour acheter un Chardonnay... Solution numéro une: se rendre chez Lavinia, Bld de la Madeleine où on trouve un Chardonnay du Chili. Pour être franc avec vous, je ne l'ai pas goûté mais je pense que l'on peut faire confiance à ce magasin, dans lequel il m'arrive de me rendre (voir note sur Mas des Brousses). Le  cas échéant, se rabattre sur un autre Chardonnay, type Chablis. Et pourquoi pas partir sur un très jeune Pouilly Fumé? Chez ton caviste du coin tu te rendras (éviter Nicolas aussi bien que faire se peut, ici lien vers quelques cavistes parisiens). Une petite demie-heure au préalable tu aéreras ton vin, et frais tu le serviras. Cependant, les amis peuvent aussi préférer un rouge léger (nous sommes tout de même encore en été, non?!). Peut-être aurez-vous quelque cochonaille ramenée des marchés provençaux? L'idéal serait un rosé du Languedoc, type Faugères du Domaine de Valambelle ou, le top, du Domaine de l'Estanille, trouvable dans les bonnes maisons. Autrement, partons sur un Brouilly ou un Morgon (le cépage gamay plaira particulièrement à ces dames). Faites-vous bien conseiller car il y a Brouilly et Brouilly. Faites confiance à votre caviste et dites lui pour quelle occasion vous désirez ce type de bouteille. Apéro et repas ne requièrent pas les mêmes types de vin.  

Budget blanc: Chardonnay du Chili: 6,90€ / Chablis (ou même Petit Chablis): pas plus de 10€ / Pouilly Fumé (ou même gamme - Ménetou Salon, Quincy, Reuilly): pas plus de 10 € non plus.

Budget rosé: de 7 à 9 € pour un bon Faugères. Les Estanilles: 11,50€ au Domaine... (me contacter)

Budget rosé: Brouilly, Morgon: entre 7 et 10€ chez les bons cavistes. Exemple: Cave Pouchet, rue Pouchet, Paris 17! Bus 66, Métro Guy Môquet.

Bonne rentrée, bonnes dégustations!

*Photo prise cet été au bord du Rio Arajuna, Amazonie, Equateur. Arrivée dans la communauté indigène de Campo Cocha.

- RAPPELONS QUE L'ABUS D'ALCOOL EST DANGEUREUX POUR LA SANTE. CONSOMMEZ AVEC MODERATION -

 

15:40 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (2)

mercredi, 23 août 2006

Languedoc: beau potentiel au Mas des Brousses.

medium_Le_Pont_du_Diable_34_.JPGLe petit village de Puéchabon faisait partie des destinations phares de cette tournée des grands ducs cru Août 2006. Tout d'abord parce qu'il se trouve à un jet de pierre du fameux Pont du Diable (photo), petit pont enjambant l'Hérault entre Aniane et Saint-Guilhem du Désert, édifié par les Romains, un jour de canicule (pure invention personnelle). Et puis parce que dans ce village se trouve un jeune couple de vignerons dont je découvris le Chasseur des Brousses chez un grand (par la taille) spécialiste parisien du côté de Madeleine un beau matin d'automne (ou de printemps, je ne sais plus trop). Ce vin de Pays d'Oc glané pour la modique somme de (quelquechose comme) 6€ m'avait conquis dès son ouverture: arômes de fruits rouges, presque acidulés, assez exubérants, un trait épicé et garrigué; bouche relativement ample avec des tanins discrets mais arborant l'ensemble de belle manière. J'étais donc curieux de rencontrer ceux qui se cachaient derrière cet humble et plaisant breuvage. Si nous n'eûmes pas la chance de rencontrer Géraldine Combes (dont le nom apparaît sur les étiquettes)Monsieur Peyraud, bien que non prévenu, nous réserva un acceuil chaleureux. Après avoir goûté le VDP, nous ne tardîmes pas à nous diriger vers l'AOC, dont le nez symbolise pleinement les vins et les arômes dont on rafolle dans le Languedoc: une robe foncée, profonde, dotée de reflets violacés. Si certains y voient des arômes de truffe blanche, de lichens et de bois de cèdre (sous la torture certainement), on ne manquera pas de relever les fruits compotés, les notes franches de garrigue, de thym et d'épice. Le vin tapisse la bouche de sa matière, fait corps avec nos sens et offre un grand moment de plaisir. Comme si cela ne suffisait pas, notre hôte nous fit déguster l'huile d'olive de sa fabrication. Ce petit goût épicé en finale nous fit craquer et nous projeta déjà vers l'été 2007 lorsque nous en assaisonnerons nos salades. Nous passâmes, une fois de plus, un délicieux moment avant que Monsieur Peyraud ne nous dirigeât vers un chouette restaurant de Saint-Guilhem du Désert.

Au Mas des Brousses
Géraldine COMBES, vigneronne

34150 PUECHABON

TEL/FAX : 04 67 57 33 75
email: geraldine.combes@wanadoo.fr

Vin en vente, notamment chez Lavinia 3/5 bd de la Madeleine 75001 Paris www.lavinia.fr / (fiche Mas des Brousses)
Cave du Panthéon. 174 Rue Saint jacques. 75005 Paris
Le J'go, 4 Rue Drouot. 75009 Paris
La campagne à Paris. 210 Bd des pyrennées.75020 Paris
Legrand Filles et Fils. 1 Rue du Chateau. 75014 Paris
Les crus du soleil. 21 Rue d'Aligre. 75012 Paris

mardi, 22 août 2006

Un Coste Coûte Que Coûte

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Rencontré en 2004 lors d'une dégustation dans un mas à Aniane (34) Monsieur Coste démarrait avec une petite production de l'ordre de 2,5 hectares. Ce jour là, son Chemin des Fées (2002) m'avait sidéré :  un Sauvignon blanc d'une couleur ambrée dégageant des arômes généreux de garrigue et une pointe d'épice discrête et harmonieuse. En bouche accompagnés des notes de miel et de pêche. Direction Saint-Félix de Lodez samedi matin pour une nouvelle dégustation.

La dégustation commença par son fameux Sauvignon blanc. La couleur n'est plus celle que je décrivais ci-dessus. Néanmoins, elle est très belle: un jaune or brillant (pour ne pas dire étincelant) et limpide, c'est absolument sidérant. Le nez ne se dévoile pas de suite après ouverture. Comme le vigneron, il faut lui laisser un peu de temps avant de se découvrir, voire de se révéler. Après aération, le nez offre toujours ces notes typiques de garrigue: un mélange complexe de pomme de pin, de thym, de romarin, de maquis. Mais il a évolué vers plus de fraicheur, sur le fruit, et le miel (sensiblement présent) laisse place à des notes de citron vert. La bouche est franche, ample, pas ronde. L'acidité est quasiment nulle car l'équilibre se fait avec les notes de poivre et d'agrume. Les Cornouillers est définitivement un très grand vin. Mais l'homme ne faisant ni dans la communication ni dans dans l'administratif, le Chemin des Fées n'est toujours pas en A.O.C et demeure un (simple) V.D.Q.S, ce qui est proprement hallucinant. Ce blanc se dégustera à l'apéritif accompagné par exemple de tartines de pain de campagne et de tapenade. Il se mariera très bien avec des fruits de mer, notamment avec des huîtres, car, cela me revient, je lui ai trouvé un côté un peu iodé dès que je l'ai eu en bouche. M. Coste nous raconta à cette occasion qu'il aime effectivement boire son vin avec des huîtres achetées sur le marché de Saint-Félix.  

Mais s'il n'y avait que le blanc! Son rouge nous a également bleuffé. Assemblage de grenache, carignan et syrah, le 2001 offre des note de fruits compotés, de pruneaux mariés au thym et à l'épice. La syrah offre des tannins discrets et soyeux. La bouche est ample, profonde, longue et ne semble jamais finir tant elle s'estompe lentement et délicatement. C'est du grand art. Un vin qui peut encore se garder cinq à six années sans problème. Servi avec un lapereau aux pruneaux, olives et herbes de provence, vous passerez un grand moment!

Le 2003 est superbe également mais évolue davantage sur des notes de petits fruits rouges. Guilhem nous fit également sa vendange tardive: un petit bijou que l'on appréciera à l'apéritif, sur un foie gras ou un dessert.

Guilhem Coste, 4 Placette, 34700 Saint-Félix de Lodez. (Téléphone disponible sur demande sur  vinsurvin)

Les prochaines notes seront consacrées à Marc Cros, de Montpeyroux, et Géraldine Combes-Peyraud, de Puéchabon.

 
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