lundi, 03 juillet 2006
Vente aux enchères à la Mairie de Paris
Cave à vin. 500.000€ espérés aux enchères. (une info JDD du 02/07/06)
Pétrus, Margaux, Haut-Brion, Latour... (...) La mairie de Paris a décidé de se séparer de la majeure partie de ces "vins de collection": près de 5000 bouteilles prestigieuses - sur 7000 en cave - seront vendues aux enchères cet automne dans les grands salons. Cette décision devrait être votée au Conseil de Paris le 10 juillet. Elle fait suite à un rapport de l'inspection générale d'octobre 2005 qui pointait "un stock disproportionné par rapport à la consommation" et un "prix très élevé de certaines bouteilles". Le risque d'une crue (...) est aussi évoqué. (...) La vente confiée au Crédit municipal, pourrait rapporter plus de 500.000€.
"On ne gardera que quelques belles bouteilles pour les invités de marque, mais on n'a pas besoin de crus aussi exceptionnels", explique le maire de Paris, Bertrand Delanoë. Si le nombre de réceptions n'a pas diminué depuis 2001 (500 par an), la consommation de vin et d'alcool a beaucoup baissé (28.821 bouteilles en 2000, 15.193 en 2004), souligne l'inspection générale. (...) Christophe Caresche, adjoint au maire (PS): "On ne peut décemment mettre sur la table une bouteille qui coûte plus de 1500€. Cela dit, ces vins n'ont pas été achetés très chers à l'époque et ont pris beaucoup de valeur." De son côté, Bernard Bled - aujourd'hui directeur général de l'établissement public d'aménagement de la Défense - se désole de cette vente: "Ces vins ont été achetés sous Chirac-Tibéri pour tenir notre rang de capitale de la France dans le prestige mondial. Je les ai choisis moi-même. Je suis navré qu'ils n'aient pas été bus."
Alors, de deux choses l'une au regard des chiffres de la consommation d'alcool sous un Chirac et sous un Delanoë: où l'actuel président de la République était un gros fêtard (on sait qu'il adore la bière) et ça ne devait pas être triste à la mairie les soirs de "teufs" où on s'emmerde royallement depuis l'arrivée de "trandber".
Quoiqu'il en soit, on ne m'empêchera pas de penser que cette vente aux enchères serait une catastrophe pour la ville de Paris et surtout pour les parisiens. Un tel trésor distribué aux plus nantis de la capitale, voilà qui n'est pas très socialiste! Cette idée montre également le manque cruel d'imagination de la municipalité en place. Effectivement, ce trop-plein de bonnes bouteilles est l'occasion de remercier les parisiens et les parisiennes. Pas n'importe lesquels, cela va sans dire! On pourrait, tous les ans, après le 11 novembre par exemple (qui nous rappelle de tristes souvenirs et nous renvoie à la douleur collective), offrir un flacon à ceux qui parlent de leur ville, qui félicitent ses commerçants pour la qualité de leurs acceuil, gastronomie et cartes des vins notamment, qui incitent ses habitants à sortir et à consommer, participant par là même au bien-être économique, social et culturel de la ville lumière. D'aucuns ont à l'esprit ces écrivains de l'ombre, ces journaleux en macadam, ces gastronomes masqués qui se précipitent devant leurs ordinateurs, éclairés d'une simple bougie, pour coucher sur leur blog les impressions nées de ces longs et fastidieux moments passés à table. Remercions-les, encourageons-les, décorons-les!
11:25 Publié dans VIN & ACTU | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note










Commentaires
Je sais que c'est la Coupe du Monde en ce moment, mais il s'agit du duo "Chirac-Tibéry" plutôt que "Chirac- Ribéry"... AH, ces footeux...
Écrit par : Christophe | lundi, 03 juillet 2006
Tu as carrément raison Christophe, j'avais pas remarqué malgré mes 72 relectures!!! En même temps c'est trop drôle!! Je laisse!
Écrit par : Fabrice (de vinsurvin) | lundi, 03 juillet 2006
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