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mercredi, 31 mai 2006

Les vins doux

Aujourd'hui, présentation de deux vins discrets mais d'exception: le MAURY (Vin rouge, doux naturel du Roussillon) et LE PACHERENC du VIC-BILH (Blanc moelleux de Gascogne).

                 1. Avec un dessert à base de chocolat noir: un vin doux naturel.

Maury, de Mas Amiel.

"Robe aux reflets tuilés. Le nez, aux notes franches de cacao, de pruneaux cuits, de fruits confits et d'épices. Toutes ces notes se retrouvent en bouche, sur une belle harmonie. La finale est chaleureuse et longue. Certainement le vin le plus digne d'accompagner le chocolat."

Exemple de desserts: Délice au chocolat, Profiterolles au Chocolat, Fondant au Chocolat mais également Pruneaux à l'Armagnac, Far Breton...

Déroutant au départ pour un vin rouge, surtout lorsqu'on n'est pas vin doux à la base, il faut se laisser séduire par ses aromes et la générosité qu'il offre en bouche. Le Maury s'avère une très agréable surprise lorsqu'il vient se marier avec un vrai chocolat noir, puissant, corsé et suave à la fois. Un vin à découvrir avec des amateurs de vin aventuriers et novateurs et amoureux des bonnes choses!

Le Mas Amiel se déguste également avec des hors d'oeuvre comme un foie gras pôélé au pain d'épice, marmelade d'oignons doux.

Gastronomie
Idéal à l’apéritif, ce Mas Amiel permet aussi des accords surprenants.
Soupe de Melon au Mas Amiel.
Magret de canard aux girolles.
Tiramisu, pain perdu à la canelle.

             2. Le dessert chaud/froid : un vin blanc moelleux de Gascogne.

LE VIN RETENU: Pacherenc du Vic-Bilh.

Pacherenc signifie " piquets en rang " en béarnais et Vic-Bilh équivaut à " vieux pays " en langue d'Oc. Le vignoble se décline en vins blancs secs et vins blancs moelleux. Le Pacherenc du Vic-Bilh sec révèle à la fois la fraîcheur des arômes floraux et la maturité des fruits exotiques. Tout aussi frais en bouche, le vin moelleux exprime pour sa part un riche éventail d'arômes et parfums d'ananas, pamplemousse et écorce d'orange, assortis de délicates notes de pain d'épices et de miel. Servis aux environs de 8°, les vins secs séduisent sur coquillages et poissons, tandis que les vins moelleux font véritablement merveille en apéritif, ainsi qu'avec foies gras et fromages au lait de brebis. Ils s'accordent superbement avec une multitude de desserts des plus sobres (tarte aux pommes, nougat glacé, quatre-quarts aux agrumes) aux plus élaborés (soufflé au citron -chaud- enrobant une boule de glasse vanille).
L'aire de l'appellation se confond avec celle du Madiran, aux confins des trois départements des Hautes-Pyrénées, du Gers et des Pyrénées-Atlantiques. Le climat local doux et tempéré convient idéalement à la production du Pacherenc du Vic-Bilh qui affectionne surtout les versants orientés à l'ouest. Les vignerons continuent ici à privilégier quatre vieux cépages autochtones en parfaite osmose avec le terroir : l'Arrufiac, le Courbu, le Gros Manseng et le Petit Manseng. Ce dernier, particulièrement apte au passerillage et aux vendanges tardives, est le cépage roi des grands moelleux pyrénéens. Une politique qualitative sans faille et un plafonnement drastique du rendement à l'hectare conduisent l'appellation Pacherenc du Vic-Bilh à s'illustrer par des vins d'exception.
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A vous de tenter l'expérience maintenant et pourquoi pas de me donner vos impressions!

 

 

vendredi, 26 mai 2006

Tourisme numérique. De l'art de ne rien voir.

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Rendez-vous hier après-midi au musée d'Orsay avec Clare, une amie anglaise de passage à Paris. Je suis d'autant plus content de m'y rendre que je trouve ce lieu absolument magnifique. Je serai heureux de me retrouver sous la grande horloge en-bas des marches, de me sentir tout petit et presque intimidé sous "Le lion Assis" d'Antoine-Louis Barye, de sillonner les diverses statues qui parsèment notre visite du rez-de-chaussée. Pire qu'un enfant, j'ai hâte de prendre l'escalator pour me retrouver dans les entrailles de cette ancienne gare et de voir défiler ses structures effeiliennes. Je frémis d'avance de me planter littéralement derrière une des deux grosses horloges qui surplombent la scène, afin de projeter mon regard en direction du Nord et de voir le Sacré-Coeur majestueux et de marbre sur la Butte Montmartres. Clou du spectacle, de là, je me trouverai à deux pas des oeuvres d'un des plus grands peintres que l'Impressionisme ait connu, Vincent Van Gogh. Je suis également très excité de revoir ses oeuvres car je me trouvais à Auvers-sur-Oise début Avril.

Consumérisme numérique.

Je pénètre donc dans la salle dédiée à l'artiste à l'oreille coupée. Et là, c'est l'horreur. Avant même d'approcher les oeuvres relatant la période de Van Gogh à Arles, je me prends un gros coup de flash en pleine poire! Puis, je me fais bousculer par une créature à la stature défiant toutes les lois de l'humanité et concentrée sur le mini-écran de sa "video camera". Pardon? Non, rien. Sac à dos solidement plaqués contre le ventre, casquettes vissées sur la tête, jean's - T-shirts - baskets blanches, le balai des touristes s'arqueboutte, se disloque, s'aglutine autour de ce que je considère comme des oeuvres. Je tente tant bien que mal de me frayer un passage afin de me tenir à quelques mètres de l'objet de convoitise et de prendre du plaisir mais c'est chose impossible. ILS sont là, ils virevoltent, butinent, et surtout, ne cessent d'appuyer sur leurs gachettes. Caméras au point, appareils photos numériques dernier cri (ou riquiqui), bras tendus téléphones portables à la main, ils filment, ils SE filment, ils prennent des photos, ils SE prennent en photo - devant les oeuvres. Mais pourquoi donc? Pourquoi faire? A quoi bon? A quoi ça sert? Je m'interroge sur le bien fondé d'attitudes aussi inutiles que ridicules. Une oeuvre est-elle plus belle à travers l'objectif d'un appareil photo? Ou alors, sera-t-elle plus belle lorsqu'ils rentreront à la maison et la visionneront sur leur écran d'ordinateur? L'oeuvre est-elle plus belle lorsqu'un ami ou un membre de ma famille pause à côté? Ou l'oeuvre rend-elle mon compagnon plus beau? Ou bien encore, cherchent-ils un alibi, une preuve afin qu'on les croie sur parole qu'ils se trouvaient bien au musée d'Orsay, à Paris, le jeudi 25 mai 2006?! Qu'on m'explique. Qu'on m'explique ce trouble obsessionnel compulsif qui s'est développé avec l'arrivée du numérique. Qu'on m'explique cette nécessité de vivre l'instant à travers le prisme de l'écran. Qu'on m'explique cette manie de mettre un véritable mur entre la réalité et soi-même. Cela soutend-il que ces gens s'adresseront bientôt la parole uniquement à travers un portable? Je vois déjà le tableau. (...). Mais l'absurde ne s'arrête pas là: lorsque vous vous plantez désormais devant un tableau afin, tout simplement, de l'admirer, vous dérangez! Vous dérangez ces imbéciles qui ne sont pas venus pour les tableaux, mais pour eux-mêmes. Pour leur vanité. Pour justifier un misérable "j'y étais". En outre, ils ne réalisent même pas (même plus) la chance (car c'en est une) qu'ils ont de pouvoir contempler un vrai tableau de Van Gogh: cette notion leur est devenue complètement abstraite, voire abconse. Ils ne sont pas là pour l'artiste, mais pour ce qu'il représente, et dans la seule idée de se faire tirer le portrait devant une oeuvre que finalement ils banalisent, renient, méprisent. Tourisme de masse, consumérisme effréné, carences culturelles et comportementales manifestes, ces nouveaux comportements se retrouvent également à l'étranger et s'inscrivent entre autre dans l'abrutissement généré par les nouvelles technologies, sans compter qu'on relève des dérives extrêmement graves tel que le "happy slapping" où cela fait rire une bande d'idiots de voir sur leurs téléphones portables le film de quelqu'un comme vous et moi entrain de se faire tabasser. Violence physique, violence intellectuelle: la frontière est minime. Finalement, je n'ai pu résister à l'envie de dégainer mon portable et de prendre à mon tour quelques photos. Que je vous laisse apprécier. 

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mercredi, 24 mai 2006

BONS PLANS CE WEEK-END

Note auto-promotionnelle.

Pas que j'ai plus rien à dire, que le vin ne m'intéresse plus, que je ne sors plus, que je n'ai plus envie de coucher sur écran mes bons plans sorties, que vous chers lecteurs ne m'intéressez plus, que je suis en pleine dépression post-mariage, que j'ai finalement tiré un trait sur les évenement politico-économico-cul-turello-sportivo-culinairo médiatiques de la semaine. Non, rien de tout ça. C'est juste que 1. mon ordi est en rade et que bien que là je vous écrive du lycée j'estime que c'est pas vraiment le lieu pour bloguer (problème de conscience professionnelle, c'est tout - le contribuable ne me paie pas que j'aille surfer sur le net, non mais vous croyez quoi?) 2. En fait, réfléchissez deux secondes, on est fin mai, donc on est en plein conseils de classe, remplissages de bulletins, gribouillages de dossiers scolaires, rencontrages de parents d'élèves, organisage de  futures soirées entre collègues...............), je me retrouve donc overbooké, au bord de la crise de nerf, sans une seule seconde à moi. Et à vous. Bon, là, je viens de faire une pause pour éviter la crampe du poigné droit mais c'est une exception et d'ailleurs je commence à avoir mauvaise conscience. Bon, et puis, cette note va permettre à vinsurvin de  revenir un peu sur le devant de la scène avant ce mini week-end (je travaille vendredi, chuis vert). Elle va aussi vous permettre de jeter un oeil sur les bons plans week-end à se faire à Paris, notamment en terme de restos et de bars à vin. En attendant, bon week-end à tous, et à très très vite!

POUR LES BONS PLANS A PARIS CE WEEK-END, VOIR RUBRIQUES: BONS PLANS / BARS A VIN / ART DE VIVRE... et les autres bien sûr!

jeudi, 18 mai 2006

VINSURVIN REVIENT!!!

medium_110506_0005.2.jpgJUST MARRIED.

Pas de nouvelles depuis le 7 mai! Désolé! Votre humble serviteur a les meilleures raisons du monde de se confondre en excuses: il vient de se marier! Et de baptiser Hippolyte (de façon républicaine et non religieuse). Voilà que je parle de moi à la troisième personne maintenant! Bon, à moins que vous ne manifestiez une profonde volonté (style pétition, rassemblement devant chez moi, coup de fils anonymes...) de voir apparaître sur ce blog quelques clichés de la fête, je vous épargnerai l'angoisse des photos genre "Moi devant la voiture... là, c'est moi avec ma femme devant le lilas de ma belle-mère... Alors, là, c'est encore moi, à moins que..." Mais, non, voyons... Cependant, un blog "spécial mariage" sera en ligne dans les jours à venir afin que tous nos chers invités puissent prendre du plaisir à se moquer de moi fermant les yeux sur 99% des photos.

A venir: Rungis. Le Baptême Républicain. 

Si ce blog n'a pas vocation à raconter la vie de son auteur, quoique des fois..., j'aimerais cependant vous faire part de quelques expériences vécues ce week-end. Ainsi, dans le prochain numéro de vinsurvin trouverez vous une note sur RUNGIS. Effectivement, j'ai eu la chance de me rendre au plus grand marché profesionnel d'Ile-de-France jeudi 11 mai, à 4h du matin. Je vous ferai donc très vite part de mon sentiment sur ce lieu absolument fascinant. En outre, il sera intéressant de décoder un peu les termes et la philosophie qui se "cachent" derrière la notion de "Baptême Républicain".

Alors, à très bientôt!

mercredi, 03 mai 2006

Coup de Coeur à Saint-Nicolas de Bourgueil

medium_troglodyte_saint-nicolas.jpgNathalie et David Drussé: la passion du vin bien fait.

"On aimerait insuffler un esprit convivial à notre vin ; faire un vin qui se partage facilement entre amis, en famille." C'est ainsi que Nathalie, petit bout de femme aide soignante reconvertie dans le vin (pour suivre David, le fils de vigneron!),   définissait son vin un matin d'avril 2005, alors que nous errions dans la région à la recherche de ce qu'elle venait de nous décrire! C'est ainsi que naissait aussi notre véritable histoire d'amour avec le Saint-Nicolas de Bourgueil. Nous n'en étions qu'au début de nos surprises puisqu'elle nous convia rapidement à visiter la cave troglodyte dans laquelle quelques dizaines de vignerons stockent leur vin dans des conditions que nombreux amateurs de vin aimeraient avoir à la maison, surtout lorqu'on vit à Paris! Sombre, fraîche, haute, on est vite submergé par l'ambiance qui s'en dégage. Passée la majestueuse grille en fer forgé, quelques trente ou quarante fûts en rang d'oignons sont disposés là, contenant le nectar des deux derniers millésimes. Munie d'un panier en osier et de trois verres, elle plonge généreusement une pipette de verre dans des fûts sélectionnés au hasard. Nous ferons trois dégustations. Chacune d'entre elles s'avère différente et, chose étonnante, plus subtile, plus somptueuse, plus riche à mesure que la dégustation progresse. Une robe rubis éclatant, un nez expressif et pur, des arômes de fruits rouges évoluant vers des notes d'épices et de fruits macérés dans l'alcool, une bouche ronde et grasse se développant avec un équilibre parfait et une élégance rare. Une trame tanique présente mais pas outrancière. Réservée mais pas avare de détails fort intéressants, Nathalie nous livre un secret: "Les quelques jours qui précèdent la récolte, on croque quotidiennement dans un pépin de raisin issu des vignes, et lorsqu'on lui trouve ce goût de noisette et ce croquant bien ferme (qui donneront au vin cet aspect gras caractéristique), nous savons qu'il est temps de vendanger." Effectivement, 2003 et 2004 sont deux millésimes exceptionnels. J'ai abordé 2005 dans une note récente, de grande qualité également et qui ravira les amateurs de vins fruités (fraises des bois), généreux et harmonieux. Un vin définitivement à boire entre amis!

Nathalie et David Drussé, 1 Impasse de la Villatte, 37140 Saint Nicolas de Bourgueil. 02.47.97.98.24 / 06.88.88.77.75 - drusse@wanadoo.fr / http://www.drusse-vindeloire.com/page.php?lang=fr&pag... 

mardi, 02 mai 2006

Carafe ou carafe pas?

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Cette carafe Mikasa, Grand Final, ne vous en coûtera que 280€.

 

L'opération qui consiste à transvaser le vin de sa bouteille d'origine  dans une carafe est plus qu'un simple signe de raffinement. Il y a deux raisons essentielles à la décantation d'un vin.

  • Un vin vieux, en particulier un vin rouge, doit être séparé des dépôts qui sont tombés au fond de la bouteille au fil des ans, et qui, accessoirement, lui ont permis de s'alimenter pendant ces (longues) années.
  • Un vin plus jeune doit être mis en contact avec l'air pour laisser mûrir ses tanins (cette substance qui donne au vin un aspect un peu âpre).

Notons que les réactions chimiques du vin lors de sa décantation n'ont pas encore étudiées de près par les scientifiques. On ne sait pas très bien expliquer pourquoi certains vins exhalent à peine leurs arômes après avoir été débouchés, puis les libèrent pleinement une fois transvasés dans la carafe ; pourquoi d'autres s'expriment pour se taire aussitôt. J'ai le souvenir d'avoir choisi de décanter un Santenay 1er Cru 1999 (1) avec un plateau de fromage. Le but non avoué était d'obtenir ces notes de griottes, de fruits confis caractéristiques de ces nectars bourguignons. Et puis, rien. Pas de griottes, pas de cerises, pas de fruits confis! Rien! Attention, ce vin fut succulent mais je ne parvins pas à obtenir les notes attendues. Je me souviens que nous ne finissames pas la bouteille, et le lendemain, avec le fromage, je m'empressai de me servir un "reste" de ce fameux Santenay. Et là!!! En l'espace de quelques heures (après décantation), en l'espace d'une nuit, ou pendant la matinée (au réveil!), que sais-je, notre Santenay révélait toute les qualités que je m'étais en vain appliqué à faire jaillir la veille. Je me suis parfois demandé si les invités ne lui avait tout simplement pas plu...

Carafer un vin, à quoi ça sert? On peut supputer que cette opération sert à l'assouplir et l'aide à se révéler. Parce qu'il a été enfermé pendant un certain temps. Le vin s'ouvre probablement, se décontracte. Les molécules qui le composent ont certainement besoin de se refaire une petite santé, de s'étirer, de reprendre leur forme "initiale". Mais cela ne sont que des supputations d'amateur ou plutôt des conclusions / constatations d'intéressé. Ces remarques se font sur le temps, notamment lorsque vous avez la chance de garder du vin et donc d'ouvrir des mêmes bouteilles de façon échelonnée. 

Doit-on systématiquement décanter?  Le problème lorsqu'on aère un vin, c'est qu'on lui fait également perdre un certain nombre de ses caractéristiques jusque là enfermées, concentrées, voire "stockées" dans le flacon. Aérer un vin trop longtemps risque de lui faire perdre de sa "personnalité" (ces arômes de fruits notamment) . Par ailleurs, certains vins (comme les vins très âgés) s'oxydent au contact de l'air: cette opération ne leur réussit pas du tout. Ajoutez-y la lumière et le choc termique dû à la température qui passe rapidement de 12° à 19/20° et votre nectare de vigne s'en trouve fortement bouleversé. Faire, donc, les choses en douceur.

Quels vins décanter alors? Par expérience, je pense aux vins rouges de la Côtes du Rhône (Vaqueyras, Gigondas, AOC Côtes du Rhône) ou à certains Languedoc (Issus des terrasses du Larzac par exemple http://www.coteaux-languedoc.com/terrasses_du_larzac_fich...) . Ces derniers sont souvent puissants (ils atteignent les 14° facilement) et s'avèrent parfois difficilement accessibles. Ils sont riches, concentrés, charnus, amples, nerveux occasionnellement. De fait, un passage en caraffe leur fait parfois le plus grand bien. Ils s'oxygènent, se calment, sans perdre de leur superbe. Certains vins du Val de Loire où le Cabernet est roi apprécient un passage en caraffe ou d'être ouvert 30 à 45 minutes avant le repas (les Chinon en particulier). Les jeunes vins du Sud-Ouest peuvent également être aérés (Cahors, Buzet, Bergerac...). Ils s'assouplissent et s'avèrent bien plus agréables en bouche. Les Côtes du Marmandais et de Duras peuvent être ouverts une petite demi-heure à l'avance, mais pas nécessairement pour les "chambrer". 

(1) Origine: Sud de la Côte de Beaune, Bourgogne.

lundi, 01 mai 2006

On boit quoi avec des lasagnes aux trois fromages?

Attention, voici le dilemne de la semaine. Culino-viticole, s'entend!

Au menu du déjeuner ce midi: lasagnes aux trois fromages - sans viande - (fromages doux, tels que mozarella, parmesan, ricotta). Ma petite femme aimerait boire un vin léger, sur le fruit, ce que je comprends tout à fait. Nous pensons donc à un Saint-Nicolas de Bourgueil, à un Brouilly voire un Côteau du Giennois. Mais en fait, je pense personnellement à un vin blanc. Notamment à un Pouilly Fumé, voire un Sancerre. Que faire? Mais, que faire?!

Je pense que le réflexe franco-français de sortir du rouge avec le fromage ne doit pas se respecter à la lettre. Bien sûr, le fromage en fin de repas (avec la salade!!!) s'apprécie fortement avec un vin rouge. Ce dernier sera d'ailleurs aussi voire plus puissant que le vin bu avec le plat principal - sachant qu'on part toujours d'un vin léger vers un vin plus corsé. Mais cet adage n'est pas forcément valable dans tous les cas de figure. Un plat principal (comme celui cité ci-dessus) ou une entrée à base de fromage - même de brebis - s'accompagnera superbement avec certains blancs.

Bon, je vais descendre à la cave et j'improviserai sur place! Mais je pense que je vais opter pour un Pouilly Fumé de 2003 car ce millésime à la particularité de "produire" des vins extrêmement ronds qui s'accordent avec des plats chauds.

PS: ORDRE DES VINS. Essayez par exemple lors d'un repas la combinaison: blanc fruité (type Sauvignon de Touraine / Chablis) - rouge léger (Gamay / vin de Loire) - rouge plus élaboré (Languedoc / Rhône / Sud-Ouest / Corse...).

12:55 Publié dans VIN & METS | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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