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vendredi, 28 avril 2006

A deux pas de Bastille

 

Aux Petits Joueurs

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8, rue de la Main d'Or
75011 Paris
Tel : 06 62 32 50 66

A la bonne franquette !

Ne vous fiez pas au nom : Aux Petits Joueurs est un bar-restau qui manie l'ironie aussi bien que Rabelais. Des repas traditionnels, copieux et délicieux, un choix de vin sobre mais de qualité ainsi qu'une ambiance "parigo" font de cet endroit un lieu convivial où les fourchettes se délient entre deux ballons de rouge.

BARON ROUGE

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1, Rue Théophile Roussel
75012 Paris
Tel : 01 43 43 14 32

S'il est un bar à vin à Paris qui mérite le terme de mythique c'est bien le Baron Rouge. Cependant, ce lieu possède un inconvénient majeur: il est ENFUMME comme c'est pas permis. Si cela vous pose problème, dirigez-vous rue de la Main d'Or (perpendiculaire à la rue du Faubourg Saint-Antoine, prendre le "passage") ou vous pourrez dégotter deux super bars à vins, bien planqués, bien sympas, qui vaudront une note prochainement. Vous trouverez ci-dessous un florilège de divers avis trouvés sur www.cityvox.fr.

 

Le bar à vins du marché d'Aligre

"Cet établissement est bien au-delà d'un bar à vin convivial et populaire avec son vieux zinc et ses tonneaux autour desquels on se retrouve pour boire un verre accompagné d'une assiette de charcuterie. Le dimanche matin l'endroit s'anime, c'est un incontournable du marché d'Aligre, emblème du Paris populaire. La clientèle déborde souvent sur le trottoir pour déguster autour d'une cave riche la charcuterie habituelle mais aussi des huîtres. Un foyer de vie franchouillard, dispensant une chaude ambiance."

Un vrai bar à vin
"Ici pas de chichi, l'endroit est étriqué, pas vraiment de table, seulement un long comptoir, et des tonneaux, encore des tonneaux, toujours des tonneaux. Le vin y est vraiment délicieux, servi au verre ou bien à la bouteille pour des prix vraiment abordables. Le tout accompagné de bon morceau de fromage et de charcutaille de très bonne qualité! Vraiment très bien pour débuter la soirée avec les copains!"
Pour l'ambiance
"C'est un lieu devenu mythique, dont on peut profiter même sans consommer (mais l'ambiance vous convaincra vite). On peut se servir au tonneau, ce qui est très sympa, et selon le prix qu'on veut mettre , on aura du très simple honnête ou du très bon ! Clientèle un peu bobo, mais gentillette.ambiance incomparable les dimanches, à l'heure où les gens normaux vont bruncher, et où les piliers du Baron ( et ils sont nombreux) commencent à picoler!!! Génial!"


 

Bon plan resto dans le 17ème pop.

LE 17ème POP, KEZAKO?

Cela correspondrait en gros au quartier dit des Epinettes (ancien cépage pinot blanc de l'Auxerrois, comme par hasard!). Prenez les quartiers au nord de l'avenue de Saint-Ouen et vous y êtes. Ceci dit, j'associerais plus la rue des Dames au 17ème pop. qu'aux Batignolles (plus m'as-tu-vu et inintéressant au possible d'un point de vue culinaire). La rue Legendre possède également un lot de restaurants sympas, bons, pas chers, sur lesquels nous reviendrons incessemment sous peu.

AUJOURD'HUI: LA RUE GUY MOQUET!

Guy Môquet, ce quartier à l'ombre de Montmartre (mais pas forcément dans l'ombre de Montmartre), bien caché mais tellement vivant! A un tel point que des restos branchouilles commencent à faire leur apparition de toute part. Oh, oh... Mais ce n'est pas qu'une mauvaise nouvelle. Surtout quand des bars à vin simples et généreux comme Le Refuge Des Moines (angle rue des Moines, rue Guy Môquet) pose ses bagages. Il suffisait de regarder à travers les portes vitrées pour ne voir que la palette de vins proposés, à première vue. L'acceuil est soigné, sympa, amical. Ambiance bistrot avec ses tables rondes et hautes + hauts tabourets, lumière provenant de la rue à travers des stores vénitiens (ambiance Cédric Klapiche!). Cuisine simple mais soignée (une pièce de beuf sauce cognac + petits légumes ou côte de veau + sauce citron conseillée avec un verre de Côteau du Giennois). Plats à 15 / 17€ - desserts 6€, petits verres de vins à partir de 4/5 €.

LE VIN. Point esentiel dans ce bistrot, le choix en vin. C'est quand même un peu pour ça qu'on y va. Prenons en compte que ce jeune restaurateur n'a ouvert que depuis un an et qu'il lui faut bien sûr encore du temps pour bien lancer la machine, cela va de soi.

  • Un (trop) grand choix de Bordeaux à mon goût (surtout pour un amateur de Bourgogne comme se revendique le patron!)  et aucun vin du Sud-Ouest, qui s'accorderaient pourtant parfaitement avec l'ambiance et la cuisine. Je pense notamment à des Côtes de Duras ou du Marmandais, au Bergerac ou encore aux sublimes vins de Cahors. Le Languedoc est chichement représenté.
  • La Loire apparaît comme la région forte, surtout en blanc, et l'apéro se passe donc à merveille! : Pouilly, Menetou-Salon, Sancerre. Trop de 2003 à mon avis, 2004  étant superbe (voir les notes précédentes). Etonnantes car ces vins sont tout bonnement inaborables (90€ un Gevrey-Chambertin!!! Surtout dans un bistrot, ce n'est pas vraiment le lieu pour!  Emporté par l'excellent moment que je passais avec ma tendre et douce compagne, j'ai craqué pour un verre d'un Mercurey 1er Cru, pas si exceptionnel que ça.
  • Il manque une gamme de vins de pays ou de petits récoltants indépendants à prix très abordables.

En somme, on retiendra qu'une telle adresse en bas de chez soi à de quoi vous ravir. J'oubliais, la musique est sympa et a pas mal varié autour de Cuba ce soir là.

 

Le Refuge des Moines 85 rue des Moines 75017 PARIS (01 42 28 92 52)  
   

samedi, 22 avril 2006

La bouteille de la semaine: un Saumur Champigny.

SAUMUR-CHAMPIGNY 2004.

Elle s'appelle la cuvée "Pélo", elle est rouge, elle est 100 % Cabernet Franc. Elle est issue de vignes âgées de 50 ans.
Dégustation : Couleur soutenue, nez intense et complexe de fruits noirs bien mûrs, longueur en bouche, vin gras avec une belle structure. Tanins puissants mais fondus et riches. Bon équilibre entre le fruit mûr et la fraîcheur du cabernet Franc (Revue du vin de France). Vous l'apprécierez avec une viande blanche et le servirez à 13°. Enjoy!

Renseignements: http://www.petit-saint-vincent.com/index.html

 

vendredi, 21 avril 2006

Millésime 2005: année acidulée. (Genre Haribot)

medium_Vignoble_du_Val_de_Loire.jpgMillésime 2005. Et bien voilà, ça commence bien, il arrive, il débarque, c'est bien parti, il s'annonce excellent... quoi donc? Le millésime 2005, tiens, pardi! Après avoir eu le privilège de goûter préalablement le Pouilly Fumé 2005 de Jean-Pierre Bailly (à Tracy/Loire dans la Nièvre http://www.domaine-bailly.com/) qui reposait en cuve il y a encore un mois, ce dernier vient à peine d'être mis en bouteille! Et alors? Et alors? Ca donne quoi? Minute papillon!

Petit rappel. Souvenez-vous du millésime 2003 (celui dit de la canicule): rond, souple, soyeux, gorgé de soleil, sur des fruits (murs) tels que la pêche ou la poire, à boire avec des plats en sauce et donc peu recommendable à l'apéritif. Il est d'ailleurs très intéressant de se fendre d'un 2003 pour mieux apprécier la spécificité du 2005, et Dieu sait qu'il n'y a pas besoin d'être un pro tant c'est flagrant. Vous ne pourrez d'ailleurs vous empêcher de réagir par des "ah, ouais... ben moi je préfère le 2003!" "Ah, moi ce serait plus le 2005." Remémorez-vous le 2004, merveilleux, complexe, offrant un bouquet sur une composition de fruits généreuse et fraîche, proche des Sancerres même si son aspect "pierre à fusil" ne domine pas les fruits finalement: au final, un vin délicat pour ne pas dire précieux à déguster à l'apéritif mais également avec un poisson (idée recette: dos de cabilleau arrosé à l'huile d'olive et saupoudré d'herbes de Provence passé à la poêle accompagné d'un trio de fondu - poireaux / échalottes / dés de carottes-).

Alors ce 2005? A l'image des Sauvignons de Touraine (notamment de chez M. Percereau à Limeray - 37 http://www.amboise-valdeloire.com/francais/terroir/viticu...), le Sauvignon du Centre Loire regorge de notes d'agrumes frais, tel que le pamplemousse ou le citron vert. Très frais, il vous donnera beaucoup de bonheur à l'apéritif. Il saura également trouvé une place très honorable avec des huitres (de Cancale, mais pas de discrimination: d'Oléron également!). Moins minéral, plus floral et surtout très porté sur l'agrume (de part une acidité souple mais longue en finale) le 2005 se révèle un vin relativement nerveux qui pourrait s'assouplir avec le temps ou qui mériterait d'être préalablement passé en fûts (jeunes de préférence pour ne pas perdre de leur spécificité dans de vieux fûts plein d'expérience et fort de diverses rencontres au fil des ans).

ROUGE 2005. Nos chers David et Nathalie DRUSSE à Saint-Nicolas de Bourgeuil viennent de mettre le 2005 en bouteille. Signe de qualité chez les grands vins, 2005 est encore aussi gras que le 2004 (un très grand cru à mon humble avis). Signe particulier: un vin au né ouvert et franc sur les fruits rouges très murs (fraise des bois notamment) évoluant sur des notes plus complexes aux arômes divers.  Un vin extrêmement généreux et séducteur qui fera fondre plus d'une femme!

 

mardi, 11 avril 2006

Copeaux de vins: démarche ridicule.

"Ah, il est boisé ton vin!" " C'est justement le problème."


podcast
Je vous invite à écouter ce fichier-son issu du site de Libération. Je reviendrai prochainement sur les leurres affichés sur certaines bouteilles afin de tromper le consommateur lambda. Restez vigilents!

 

jeudi, 06 avril 2006

DU VIN... EN BEAUCE!!!

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Champ de colza, près de Rambouillet.

 La vigne en Beauce

La présence des vignes dans cette région n’avait pas échappé à Émile ZOLA lors de son séjour à Romilly-sur-Aigre. Car si le plateau (le Pays Plat ou le Haut Pays) était déjà voué à la culture des céréales et des plantes fourragères, les coteaux des vallées constituaient par leurs ensoleillements et leurs pentes un terrain de prédilection pour la vigne. À cette époque la vigne était présente dans presque toutes les régions. Le vignoble de l’Ile de France voisine, totalisa jusqu’à 44.000 ha dans les années 1850. Mais deux évènements majeurs allait modifier profondément la viticulture dans notre pays, le chemin de fer et la maladie.

Les premières vignes

La cathédrale de Chartres fournit des témoignages intéressant du 13ème siècle. Un vitrail de la série des " corporations " représente deux vignerons taillant la vigne, un autre montre un tonnelier ajustant un cercle. Sur le portail sud, parmi les douze personnages figurant " les travaux du mois ", celui du mois de mars reprend le thème de la taille et celui de septembre illustre la vendange (foulage du raisin dans une cuve). D’autre part des manuscrits relatifs aux biens du Chapitre prouve l’existence de vigne au 11ème siècle.

D'autre documents attestent que la vigne était cultivait dans le Perche (aujoud'hui dans le département voisin de l'Orne) à l'époque Mérovingienne (VI ème siècle). Il devait s'agir des vestiges d'un vignoble planté par d'anciens légionnaires romains qui avaient éte gratifiés dans ces lieux d'une concession après la proclamation de l'édit de l'Empereur Probus en 281 aprèsJ.-C.

La culture de la vigne

Le vignoble était le plus souvent planté sans alignement, en " vigne mêlée " . Chaque plant de vigne était soutenu par un tuteur appelé " charnier " . Il est à noter que ce mode de palissage est toujours utilisé dans les vignobles en fortes pentes comme les Côtes-Rôties, appellation prestigieuse des Côtes-du-Rhônes septentrionales. Dans quelques secteurs, comme à Jouy, la culture en rangées séparées par des " riots, riaux ou réaux " était déjà pratiquée.

Dans la vallée de l’Eure le sol est constitué d’argile à silex. Avant de planter les ceps de vignes sur ces coteaux escarpés, il fallait retirer du sol une quantité fabuleuse de pierres. Les silex transportés dans les hottes étaient entassés aux extrémités de chaque parcelle sur des hauteurs pouvant atteindre plusieurs mètres. Ces tas était appelés des " murgers " ( prononciation " meurgers") .

Par endroits, ils sont encore visibles, délimitants les anciennes parcelles. Mais souvent, ils ont été utilisés pour empierrer les chemins communaux ou les voies ferrées. Seuls les buissons d’épines sont assez rustiques pour pousser sur ces " culots de murgers " . Comme pour le reste des productions agricoles, les vignes étaient très morcelées suite aux partages successifs. Toujours divisée dans le sens de la pente, chaque membre de la famille exigeait un morceau de chaque parcelle. Cette pratique imposa, avant l’invention du système métrique, l’utilisation d’une multitude de mesures.  " L’arpent ", puis le " quart " ou encore le " minot " . Divisé en trois, celui-ci devenait une " danrée " . Il y avait aussi la " maillée " et la " parisées " .

Le vin

Le principal cépage adopté en Pays Chartrain était le " petit meunier ", raisin noir à grain serré provenant de Bourgogne. Il donnait un vin léger (8° au maximum), fruité et peu coloré. D’après les vignerons " on pouvait en boire autant qu'on voulait, il ne rendait pas malade ! " . Sa qualité variait suivant la nature du terrain et l’exposition. Les parcelles situées sur la côte ouest étaient généralement plus renommées que celles de la côte est. Déjà à l’époque les jurys de dégustations récompensaient les meilleurs crus. La notion de " terroir " n’était donc pas l’apanage des grands vignobles. Elle existait également ici. Il arrivait dans les années humides que certains vins trop légers en alcool et en tannins tournaient après l’hiver. Ils " tournaient canon " . Le vin ainsi produit était avant tout destiné à être vendu dans le " Pays Haut " assurant ainsi un revenu relativement bon aux vignerons. Venant de " Grande Beauce ", les voitures apportaient le blé aux moulins à eau de la vallée et remontaient avec un tonneau de vin. Ce vin de pays améliorait l’ordinaire dans les fermes du plateau où la boisson principale était un cidre de piètre qualité baptisait " à quatorze chevaux... un pour aller aux pommes, treize pour aller à l'iau " . À côté de cette vente légale mais taxée, était pratiqué des ventes frauduleuses dites " à la musse ou à musse-pot " . Ce type de vente était de vieille tradition mais s’accentua lors de la construction des lignes de chemin de fer de part la présence d’une main d’œuvre importante à proximité des habitations des vignerons. Toutes les occasions étaient bonnes pour aller " tirer une chopine " ou " à bouère " dans " le geigneux ", la chopine en terre cuite. Les fêtes de village étaient réputées pour y trouver " bon vin et bons gâteaux " . Au café, chaque jeune commandait sa bouteille et ensemble ils mangeaient la galette feuilletée au beurre. D’ordinaire le beurre était remplacé par la graisse et quand le four était allumé pour faire le pain, l’on faisait la " fouée ou fouace " . Lors des réunions et des soirées, crêpes ou gaufres étaient arrosées copieusement de vin du pays.

La disparition de la vigne

Le vin coûtait plus chère à produire et ne rapportait pratiquement plus rien. Après la guerre de 14-18 on renonça à la vigne. Les anciens poilus qui avaient survécu à la boucherie de la guerre et qui avaient un cheval mirent en culture les vignes " déroquées " (arrachées) . Dans les endroits trop difficiles d’accès, ils plantèrent des pommiers où laissèrent le taillis repousser. Quelques-uns, obstinés, replantèrent quelques rangs de vigne pour assurer la consommation familiale. Si en 1812, 5374 hectares de vigne produisaient un peu plus de 100.000 hectolitres de vin, en 1900 il ne restait plus que 600 ha de plantés produisant 16.000 hectolitres. Après les guerres de religions (1568-1591), les faubourgs de Chartres furent abandonnés jusqu’en 1804, date du comblement des fossés et du démantèlement des remparts. La vigne était cultivée jusqu’au porte du centre ville actuel. à la place du théâtre existait le " le clos Notre-Dame ". En descendant le Boulevard de la Courtille, il y avait le vignoble dit le " Champ-Saint-Père ". A Jouy il ne restait en 1935 qu’un hectare de vigne sur les 140 recensés en 1823 ! En 1962 aux " Belles-Croix " (terroir de Saint-Prest, hameau de La Villette) non loin de la croix historique, la vigne, redevenue sauvage, atteint le sommet des arbres, recouvre les vieux murs et se mêle aux broussailles des talus... .

mardi, 04 avril 2006

Du picrate à boire dans trop d'établissements français.

Combien sont-ils ces restaurateurs, ces bistrotiers, ces français à tenir le discours selon lequel « en France, on a du bon vin » ? Et combien sont-ils à servir et/ou à boire de la vinasse? Car, avez-vous remarqué combien les cartes des vins dans la plupart des cafés et restaurants français font pitié par leur médiocrité ? Récemment encore, alors que les premiers rayons de soleil perçaient le ciel de Paris, je me rendais rue des Abbesses (dans un bar portant le nom d’un grand vin du Val de Loire), dans l’idée de boire un petit vin des bords de Loire, accompagné d’un ami. Il faut bien le dire, le premier apéro en terrasse de l’année à quelque chose d’assez jouissif et devrait se dérouler dans les meilleures conditions. Malheureusement, au premier coup d’œil de la bien maigre carte des vins, grosse déception. Effectivement le café proposait bien un « Sancerre » mais dont l’origine n’était nullement précisée. En déduire que c’est un vin générique, extrêmement moyen. En dehors de ce vin, qui d’ailleurs, lorsque excellent peut en dérouter plus d’un de par sa minéralité, on proposait un « Chardonnay », (cépage que l’on cultive… dans le monde entier) et dont la provenance n’était ici guère précisée. Il y avait donc fort à croire de par ces manques de renseignements que ce vin serait très moyen. Egalement sur la carte, un Bourgogne aligoté (censé être meilleur – et donc un peu plus cher – car portant l’appellation « Bourgogne »). Ces aligotés sont en règle général entre convenables et passables. Rien d’extraordinaire donc. J’ai oublié le nom du quatrième et dernier vin proposé, fort probablement car banal. Nous optâmes pour le Chardonnay. Fade, sans arôme ni relief à l’acidité prononcée. Un picrate de comptoir quoi. On aurait attendu d’un bar se trouvant dans une des rues les plus charmantes de Paris de se targuer d’une carte des vins bien plus élaborée. En outre, avec un nom évoquant l’un des plus grand vins de la Loire, on était également en droit de s’attendre à la présence de flacons tels que Pouilly Fumé, Ménetou Salon, Reuilly, Quincy ou même un simple Sauvignon de Touraine. Mais non, rien. En France. A Paris. D’où vient cette négligence? Il est possible qu’elle vienne du manque d’intérêt pour le vin des patrons de ces établissements. Car certains petits bars nettement moins rutilants offrent parfois des choses magnifiques, tout simplement parce qu’ils s’intéressent à la chose. Ce manque d’intérêt traduit également l’aveu que le but n’est pas de satisfaire les clients mais de faire de l’argent, notamment dans ce quartier avec des étrangers qui n’y connaissent rien. Ce qui est un cliché, et fort regrettable.

Notons également la domination des vins de Bordeaux dans grand nombre de restaurants. Comme si la Loire, Le Rhône, le Languedoc, le Roussillon, la Corse, le Sud-Ouest, l’Alsace n’existaient pas, le Bordeaux restant dans la tête du consommateur lambda la référence suprême. Il faut savoir que tous les plus grands vins français quittent illico presto le territoire pour les Etats-Unis ou le Japon. En outre, s’il est d’excellents vins en Gironde, vous avez dû remarquer qu’on en trouve de plus en plus à des prix défiant toute concurrence (genre 1€), et de qualité extrêmement douteuse, la faute à la surproduction. Et je ne parle pas de ces vins boisés dans lesquels on fait macérer des copeaux de bois… (ndlr, à ce sujet lire et écouter http://vinsurvin.20minutes-blogs.fr/archive/2006/04/11/co... )

Alors que faut-il boire mon bon Monsieur ? Continuer à boire du vin mais en essayant préalablement de se renseigner sur ce que propose l’établissement, lorsqu’on le peut. Et effectivement ne pas être trop regardant dans certains cas. Profiter du soleil et de la présence des amis. Car normalement, eux sont de très bonne facture !

 

 
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