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dimanche, 26 mars 2006

sale vie de prof

Bon, j'ai encore un tas de copies qui m'attend et je suis là entrain de raconter ma vie sur mon blog. Et toi voyeur de lecteur, tu entres pas à pas dans la vie d'un prof. Tant de fantasmes sur le quotidien de ces bêtes curieuses. Une fenêtre ouverte sur ces longs dimanches passés devant des copies d'anglais de terminales.  L'angoisse de l'écrivain dit-on, c'est la feuille blanche. L'angoisse du prof, c'est ce fichu tas de copies toutes aussi brillantes les unes que les autres et dont il va falloir se délecter. "The man don't know what he will can done if it would to rain." Mais par quel processus mental l'élève est-il passé pour produire une telle phrase après quelque sept années d'apprentissage? Peut-être n'est-il tout simplement passé par aucun processus mental. Mais simplement par la machine infernale qu'est devenu le systême éducatif français. Classes surchargées, apprentissages collectifs et non individualisés, heures d'anglais extrêmement restreintes (2 en moyenne par semaine). Si une minorité de têtes blondes et brunes s'en sortent, il en reste bien trop sur le carreau. Nuls (pour ne pas tomber dans le P-C), démotivés, inintéressés, désolés, confus, agacés, balbutiant dans les ténèbres chimiques et métaphysiques des mathématiques et des langues, ils ne trouvent guère leur voix dans l'imbroglio scolaire dressé par l'Ecole. Et pendant se temps là, les profs corrigeaient. Car comment accepter, tolérer, continuer à procéder de la sorte quand en terminale, la majorité écrit "je garda", "il aperceva", "il vena", ne fait pas la différence entre le singulier et le pluriel "deux homme arriva", le féminin et le singulier "elle était étonné", ne ponctue pas et n'emploie pas les majuscules, néglige la simplissime construction sujet-verbe-complément, confond "to be" et "to have" ("today is better when you are money"). Alors, la faute à qui? Pour racourcir (car mine de rien, j'ai des copies qui m'attendent, moi!) certainement à une société qui à force de vouloir trop communiquer, ne sait plus comment le faire. Ceci n'est qu'un constat sur la gravissime situation dans laquelle se trouve et l'école, et les élèves, et les profs et la société française d'aujourd'hui. Malaise rempant, lancinant et invisible qui viendra bientôt s'ajouter à la crise profonde que l'on vit aujourd'hui et dont souffrent nombre d'adolescents et  jeunes adultes. Le problème avec cette carence , c'est qu'elle ne se voit pas et qu'à la limite elle ne fait pas souffrir en tant que telle. Il en résulte des orientations différentes, des carrières différentes et des positions socio-professionnelles variées. Et un niveau culturel général en chute libre.

vendredi, 24 mars 2006

Bar Jazz vraiment cool...

Mon adresse de la semaine: Jawad K-Fé: (Tel: 0143677335. 114 rue de Bagnolet 75020)

C'est en ayant envie de bouger dans un endroit avec de la bonne zic, un peu de monde, un bar, un quartier à l'autre bout de mon 17ème que nous avons tout simplement décidé de tracer le pavé vers LA FLECHE D'OR  dans le 20ème. Après avoir passé le barrage de molosses à l'entrée, nous pénétrons dans l'antre bruyante, bondée et enfummée: au secours. Sur scène, un groupe local super moyen mais semblant attirer le chaland. Une question nous vient à l'esprit: "comment diable font-ils pour supporter une atmosphère aussi irrespirable après avoir subit les affres du métro  et autre RER?" Vamos! On se tire de là. Ouais mais où? Descendons vers la Place Saint-Blaise et son adorable Eglise Saint-Germain de Charonne pour tomber sur le JAWAD K-Fé. Le rade par exellence d'un point de vue visuel. Et puis surtout, très peu de monde (ce soir là). Un couple à droite en entrant, pas très beau, mais amoureux,  discutant et sirottant un jus d'abricot avec deux pailles, ne tenant guère compte de notre entrée ni même de la musique dans laquelle se noyent leurs regards languissants. Le zinc est sur notre gauche, le serveur essuie ses verres et nous dit bonjour du bout des lèvres. Une magnifique jeune femme noire est assise au fond de la salle, absorbée par le groupe de jazz. Nous nous asseyons et commandons deux demis. Nous ne nous parlons plus mais écoutons la musique. Deux heures plus tard: "on y va?" "On y va."

jeudi, 23 mars 2006

RESTO

Bon Oberkampf n'étant plus branchouille d'après les rois de la branchitude parisienne (c'est Olivier qui habite rue Saint-Maur qui le dit, et quand Olivier il dit quelquechose, et ben tout le monde l'écoute). Mais passe-t-on pour un mytho quand on dit qu'on est tombé dans cette rue Jean-Pierre Timbaud par le plus pire des hasards un dimanche après-midi cherchant la rue des Bluets où est né Hippolyte il y a un an et demi? Bon, allez, t'accouches, tu nous parles de ton Juan et Juanita? Attendez, ça se mérite une super adresse. Et puis si je donne tous mes bons plans moi, je mange où après? A Saint-Ouen? Ben pourquoi pas, tiens? Derrière les puces, rue des Rosiers (non, pas celle là, l'autre), avec les deux guitaristes de jazz-manouche. Voilà, fallait pas me presser, genre j'ai un métro à prendre. Parce qu'on peut prendre le temps (ou se le donner) de vivre dans Paris. Allez faire un tour à Saint-Ouen. Et on en reparle. Tiens je vais descendre à la cave me chercher un petit flacon, moi. 

 
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